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Minismaliste

  • Minimaliste du dressing #4 : le cas du body

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    Après les premiers épisodes de la saga Minimaliste du dressing, je reviens pour vous partager une petite réflexion autour de l'exemple du body. 

    Episode #1 : le bilan

    Episode #2 : le rapport au corps

    Episode #3 : mon cheminement pour comprendre ce que je dois privilégier

    Je crois que ce que j'aime le plus dans le minimalisme, ce sont ces phases de réflexion. Essayer de comprendre pourquoi un vêtement ne me convient pas ou comment faire pour porter plus régulièrement certains vêtements que j'aime. En réalité, le minimalisme dans le dressing, c'est une vraie introspection ! Un processus évidemment très égocentrique où on apprends à mieux se connaitre et à mieux s'accepter. 

    Quand j'ai commencé, je me suis vite rendue compte de mes points faibles : les tenues un peu habillées - pas forcément pour les soirées mais tout ce qui sort du jean/pull ! - et les périodes de froid. J'ai prévu de vous faire un article dédié à ces points faibles pour vous raconter comment j'essaye de les surmonter, mais aujourd'hui, je vais vous partager une petite découverte qui m'a un peu changé la vie !

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    Quand j'ai commencé à réfléchir à ses points faibles, je me suis rendue compte qu'ils avaient plusieurs points communs qui tenaient à mon rapport avec les vêtements et sans doute un peu avec mon corps.

    1/ JE SUIS UNE FRILEUSE

    Et une vraie ! J'ai toujours beaucoup de difficulté à la fin de l'automne, quand les températures commencent à baisser. Comme si mon corps avait besoin de plusieurs semaines pour s'habituer et ne plus me demander de m'habiller comme en Sibérie. 

    Du coup, cette tendance à avoir toujours froid me faisait acheter des tonnes de pulls, souvent à bas prix donc pas vraiment chauds, mais des pulls d'un style plutôt douillet. Résultat, s'ils sont sympa le weekend en jean, la majorité ne faisaient pas assez habillés pour la semaine ou pour les occasions où je dois lâcher un peu mon jean. 

    Le problème étant que je déteste les vêtements près du corps et notamment pour les pulls. Je prends d'ailleurs toujours une taille au-dessus pour mes pulls et j'adore piquer ceux de mon mec...en L !! C'est chouette mais je dois avouer que c'est loin d'être joli sur ma mini silhouette ^^

    2/ JE NE SAIS PAS GERER LES DIFFERENCES DE TEMPERATURE

    Je suis une fille monostyle ^^ Je peux m'habiller quand il va faire 30°C ou quand il va faire 10°C. Le problème c'est que je vis dans une région où les variations de température sont importantes au cours d'une seule journée. 

    En Automne ou en hiver, il n'est pas rare de commencer la journée à 4/5°C pour avoir 20°C dans l'après-midi. 

    Résultat, je suis constamment habillée trop chaudement ou trop léger ! Et tout ça vient aussi du point suivant...

    3/ JE DETESTE LES SUPERPOSITIONS

    Je crois que la pire superposition pour moi, c'est une chemise cintrée sous un pull ! Je me sens étriquée, pas à l'aise, j'ai rapidement trop chaud...bref rien ne va (je suis chiante, je vous l'ai déjà dit?).

    De manière générale, je n'aime pas "la technique de l'oignon" qui semble pourtant être une bonne idée quand on subit comme moi de fortes variations de température dans une journée : plusieurs couches de vêtements pour avoir chaud le matin et pouvoir les enlever si les degrés grimpent. 

    La majorité du temps, je ne supporte que deux couches de vêtements : teeshirt/pull, blouse/gilet. 

    Du coup, une quantité de vêtements plus légers, les robes ou blouses d'été, n'étaient plus portées en automne ou hiver, ou alors je finissais toujours par avoir trop froid !

    4/ JE SUIS UNE MANIAQUE DU COL

    Chacun ses petites travers n'est-ce pas ? Si vous avez suivie les épisodes précédents, vous savez déjà que je déteste les cols trop serrés. Mais ça va au-delà, je suis une vraie maniaque pour certaines détails : je ne supporte pas qu'on puisse voir un vêtement sous un pull ! Et comme j'ai déjà des pulls au col pas trop serrés - en V, rond large, col bateau - ça complique énormément la tâche !!!

    C'est comme ça qu'on finit par dire le fameux "je n'ai rien à me mettre" ! C'est pas qu'on a rien dans les placards, c'est qu'on a rien qui nous corresponde ! 

    RESULTATS

    La majorité du temps, je suis donc en jean/teeshirt/pull ou jean/blouse/gilet, peu importe la température. Et évidemment, si ça convient pour les journées fraîches, dès qu'il fait froid, je suis gelée ^^

    Je n'arrive pas à mettre aussi facilement mes robes l'hiver, puisque là encore, elles sont souvent légères donc un seul gilet ne suffit pas à me réchauffer ! Mais vu mon aversion des superpositions, je ne peux rien rajouter d'autre, sinon, c'est l'inverse, je meurs de chaud !!!

    Voilà comment on se retrouve avec des vêtements qu'on aime bien mais qu'on ne sait pas porter, avec des tenues très classiques qu'on a du mal à rendre un peu plus habillées, bref comment on est pas à l'aise dans son dressing!

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    L'idée du body 

    En réalité, j'ai trouvé plusieurs astuces pour faciliter mes tenues hivernales, notamment un peu plus habillées. Mais je vous garde ça pour le prochain épisode !

    L'idée - et surtout mon addiction! - du body est venue doucement l'hiver dernier. Au départ, le body m'était un peu étranger et je le pensais surtout réservé à la partie lingerie, voir lingerie un peu sexy ;) 

    Mais en décembre dernier, je suis partie à Amsterdam avec l'amoureux et la météo était plutôt clémente : il allait faire froid mais très beau. Donc en ballade toute la journée, on aurait froid le matin et le soir mais rapidement chaud en journée. On est habitué des destinations froides (notre voyage de noce était en Laponie) donc j'avais quelques idées pour m'habiller afin de ne pas avoir ni trop froid ni trop chaud. C'est comme ça que j'ai investi dans un body Uniqlo de la gamme Heattech Extra Warm. Gris, col très arrondi (donc on ne le voit pas sous le pull^^), et manches 3/4. 

    Ce fut une super idée et ça a fait son chemin dans mon esprit...

    Les avantages du body pour moi

    Depuis, j'ai une mini collection de body : à manches 3/4, forme teeshirt, débardeur, échancré dans le dos, etc.

    Ils ont tous un point commun : ils sont invisibles sous un pull ! Et plutôt foncé, afin de pouvoir les mettre avec tout (et en no-bra, ça aussi on en parlera une autre fois^^). 

    L'avantage inestimable pour moi c'est qu'un body tient beaucoup plus chaud qu'un tee-shirt un peu ample. On peut facilement choisir sa forme en fonction de la température : celui à manches 3/4 est réservé aux périodes vraiment froides ! La plupart du temps, un body forme teeshirt ou débardeur suffissent amplement. Au-delà du fait que vous pouvez le choisir en matière chaude, c'est surtout l'effet "body pour enfant" (si t'es parent, tu me comprends!) : le body vous permet d'avoir chaud dans le dos et au ventre, sans vous soucier des vêtements qui remontent, se coincent, gênent. 

    Et deuxième avantage, il s'oublie ! Pour l'allergique aux superpositions que je suis, c'est parfait ! Il me permet d'ajouter une couche de vêtement sans avoir l'impression de faire l'oignon et surtout sans y penser pendant la journée. 

    Résultat : je peux remettre mes vêtements plus légers sans avoir froid. Je met un body sous une robe légère, avec un gilet par dessus et c'est parfait, peu importe les variations de températures ! Idem avec des chemises, des blouses, etc. Je peux aussi porter des pulls au col un peu trop large, sous lesquels je ne pouvais rien mettre sans que ça se voit. Si le pull est assez chaud ou si je passe la journée à l'intérieur, un body et un pull suffisent !

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Voilà comment fonctionne le minimalisme dans le dressing pour moi : beaucoup de réflexions et une recherche de solution. Ce n'est pas normal de toujours penser qu'on a rien à se mettre, il y a forcément plusieurs raisons à ce sentiment. A vous de les identifier et surtout de trouver une solution adéquate pour vous. Et ce n'est pas toujours une solution drastique ! Pour moi, il m'a suffit de quelques body pour pouvoir reporter certains vêtements plus régulièrement et être plus à l'aise. C'est sans doute tout bête mais je n'aurais pas "conceptualiser" l'avantage du body comme ça si je n'y avais pas réfléchi dans le cadre du minimalisme. Avant ça, je restais en boucle sur l'achat de nouveaux pulls, nouvelles robes, que je ne mettais pas forcément plus ! Ce cercle vicieux s'arrête quand on se pose, qu'on réfléchit et qu'on l'adapte au cadre du minimalisme : avoir moins mais beaucoup mieux. Et surtout être toujours à l'aise dans ces vêtements !

    Shopping : mes bodys ne viennent pas du tout de marques éthiques ou écologiques. Pour la simple raison que je n'ai pas le budget et que je préfère les essayer vu ma morphologie. En général, je les trouve chez Uniqlo pour les chauds, chez H&M, Etam ou Kiabi pour les plus classiques. 

    Mais il en existe quand même dans des marques plus responsables, voici une petite sélection :

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    Le body made in France des Petites jupes de Prune

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    Le body en micro-modal, made in France de Le slip français

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    Le body Gatsby en coton biologique de Luz

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    Le body en fibre de pin blanc, made in France, de Do you Green.

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    Un body en coton made in Spain, de The Nude.

     

  • Minimaliste du dressing #3

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    Je n'ai pas eu le temps de faire une photo de mon dressing, je vais attendre la fin de cette série d'articles ! (source : Pinterest?)

    Enfin le n°3 de ma série Minimalisme et dressing ! 

    Pour rattraper, direction le #1 où je vous fait un petit pré-bilan et le #2 où je vous parle du rapport au corps !

    Aujourd'hui, je vous explique où j'en suis, ce que j'ai appris et comment j'ai procédé. 

    La démarche du minimalisme dans le dressing se fait forcément petit à petit. Je réfléchis à tout ça depuis longtemps et je suis loin d'avoir encore terminé. Mais petit à petit, les erreurs sont font plus rares et les vêtements que je garde me procure plus de plaisir. J'accepte mieux l'image que j'ai de moi, celle que je veux renvoyer et non celle qu'on me commande de renvoyer (ou que je me commande toute seule). J'arrive à faire la différence entre ce que j'aime d'ans l'absolu et ce que j'aime sur moi. La grosse différence, c'est que j'arrive à mieux supporter le flux des images que je vois : je suis de moins en moins tentée par les achats des autres quand ils ne me correspondent pas. 

    Pour vous expliquer un peu mieux en pratique, voilà comment j'ai procédé (et comme je procède encore!) :

    J'ai commencé à trier mes vêtements et à chaque fois que ça allait dans une catégorie "jamais mis", "rarement mis", "je garde au cas où", "je n'aime pas vraiment mais je pense en avoir besoin", etc., je suis allée plus loin en me demandant pourquoi ? Qu'est-ce que ça renvoie sur ma propre image ? En les mettant, je me regardais longuement (exercice très narcissique...ou très compliqué) et j'essayais de voir pourquoi ça ne fonctionnait pas sur moi. 

    Je fais ça pour tous les vêtements, les coupes, les couleurs.... 

    Les jours "bons", ceux où on se sent bien dans ses vêtements, je notais mentalement pourquoi tel ou tel vêtement me procurait cette sensation. Idem avec les jours moins bons. 

    Je suis aussi devenue encore plus accro à Pinterest : ça me permet de faire des tableaux avec mes propres envies, de vérifier que c'est bien en cohérence avec ce que je veux pour moi, à organiser mon futur shopping...

    J'ai développé mes premières réflexions dans mon article sur les basiques mais depuis, mon regard s'est affiné en prenant davantage en compte le rapport à mon corps. 

    Désormais, c'est devenu presque un réflexe. Je repère immédiatement dans les magasins ce que j'aurais acheté avant alors que ça ne me correspond pas. Et je fais des achats que je n'aurais pas envisagé avant, uniquement parce que je sais que ça me va et que je l'utiliserais.

    Pour résumer, je garde désormais ce petit tableau dans ma tête (et mon carnet). Cela ne signifie pas que je le respecte toujours à 100% mais je m'améliore de jour en jour !  

    A privilégier A éviter
    Les jeans/jupes taille haute Les jeans/jupes taille basse
    Les jeans 7/8 resserrés à la chevilles Les jeans trop longs ou trop évasés
    Les cols larges, en rond ou en V Les cols trop serrés au coup, notamment sur les blouses
    Les gilets loose, d'une longueur au minimum sur le haut des fesses Les gilets légers, longueur à la taille
    Les robes ou les hauts de forme "peplum" ou amples  Les robes ou les hauts resserrés à la poitrine, taille ou au ventre
    Les jupes croisées sur le devant Les jupes "boules" ou tout ce qui a du volume
    Longueur des robes/jupes : mi-cuisses ou mi-mollets Longueur des robes/jupes autour du genou
    Les collants clairs ou noir transparents Les collants opaques
    Les blouses à coupe "simple" Les blouses "compliquées" : col lavallière, manches à volants, etc.
    Des pulls amples et doux, non transparents Des pulls fins, courts à la taille et ceux qui sont tricotés trop lâches (donc transparent)
    Des chaussures plates : baskets claires ou style derbys. Ou des talons carrés Des talons hauts, des couleurs vives, des ballerines.

    Par exemple, j'ai accepté ne pas aimer les "débardeurs" classiques, souvent trop près du corps (coucou l'absence d'abdos) et avec une découpe aux épaules et au cou qui ne me convient pas. J'ai un top sans manche gris foncé, un peu peplum (avec un volant à la taille quoi) et finalement, c'est avec lui que je me sens le mieux. Elle est donc à la base de mon dressing, dans la catégorie "hauts sans manches" et je suis partie à la recherche d'un deuxième haut sur cette forme, dans un ton plus pâle.

    Après des semaines de recherche du côté "éthique", j'ai finalement trouvé mon bonheur chez Kiabi. C'est donc complètement de la "fast-fashion" mais je le rentre dans la catégorie "responsable parce que rentable". Je préfère évidemment trouver des alternatives plus éthiques mais j'estime qu'il convient surtout de moins consommer donc parfois il faut faire des concessions quand on sait que ce sera un achat utile, raisonnable ou nécessaire.

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    Le col, la découpe des manches, le volant sur la taille, la matière un peu effet "lange" : c'est un 100% réussite dans mon évaluation du dressing. 

    Maintenant, le plus compliqué, c'est que j'ai remarqué que je ne met ce genre de haut qu'avec des pantalons ou short. Et j'ai enfin compris pourquoi ça ne passe pas avec mes jupes : en général elles sont évasées ou taille haute donc ça donne une silhouette un peu étrange avec ce genre de haut. Du coup, je sais avec quoi les mettre (et pourquoi) et je sais qu'il me faut un autre style de haut pour correspondre à mes jupes. 

    Bien entendu, savoir ce qu'on veut précisément, cela complique le shopping. Quand on a une idée bien précise, c'est souvent compliqué à trouver en boutique. Surtout que pour moi, il y a aussi une question de matière : j'ai vite compris que je n'aime pas les matières rigides, qui se froissent facilement ou qui donnent chaud. 

    Ce que j'ai appris sur moi/sur mon rapport aux vêtements

    Depuis que j'ai commencé à vider, et surtout à me poser des questions, j'ai appris plein de choses sur moi et sur le pourquoi de ces choses qui ne me correspondent pas. 

    J'ai compris par exemple que certains problèmes de coupes ne viennent pas de moi mais de la marque. Ca semble évident mais la plupart des marques taillent différemment et même dans une seule marque, vous avez des coupes complètement différentes. Alors oui je connais MA taille mais en vrai ça ne veut rien dire : parfois il faudra prendre une taille en dessous ou au dessus. Pour résumé, je suis un petit gabarit et parfois c'est compliqué d'avoir des vêtements ajustés. Mais ce n'est pas grave, j'ai compris qu'en fait, il est impossible qu'une même taille corresponde à autant de morphologie différente, peu importe si vous faites du 36 ou du 54. J'ai sais pourquoi je n'étais pas à l'aise dans mes jeans ou dans mes robes : c'est pas mon corps le problème, c'est le vêtement qui n'est pas fait pour lui ! J'ai d'ailleurs aussi accepté que vu ma morphologie, je dois parfois regarder dans le rayon kid (chez zara par exemple, le 13/14 ans est parfait pour moi)

    Du coup, je fais doucement le deuil du jean ajusté ou de la jupe ni trop grande ni trop serrée. J'ai découvert qu'il y avait des gens formidables dont le métier est de coudre et qu'il est ainsi possible de retoucher les vêtements. En vrai, je pense que tout le monde devrait faire retoucher ses vêtements pour s'y sentir à l'aise !

    Sinon, je fais aussi du cheminement sur certains complexes, je tente des associations de vêtements que je n'aurais pas osé, etc. Disons que sans encore m'accepter complètement, je suis un peu plus en paix depuis que je comprends ce qui me bloque avec certains vêtements ou style.

    J'accepte aussi sans problème de me tromper sur certaines conclusions que je tire. Le rouge par exemple, je l'ai rapidement banni parce que le peu de vêtements rouges que j'avais, je ne les mettais jamais. En fait, cela tenait plus aux vêtements en question et au style. Et aussi au fait que le rouge, ça attire l'oeil, ce que globalement, je n'aime pas trop. Aujourd'hui, je ne bannis plus le rouge mais je le choisi par petites touches ou dans des coupes plus "cool" où je n'ai pas l'impression de dire "youhou regarde moi". En clair, je suis pas prête pour la robe de soirée rouge ^^ 

    Clairement, depuis quelques mois, je suis HYPER bien dans mes fringues 80% du temps et c'est déjà énorme ! J'ai encore du travail pour les 20% restants et les quelques erreurs d'achats (très rare quand même). Mais je savoure déjà l'étendue de l'amélioration. Il y a 2 ou 3 ans, ou même avant ma fille, j'avais 2 fois plus de vêtements (minimum!) et je devais être à l'aise la moitié du temps, dans 30% de mon placard !! 

    Mes prochains défis ? le tout prochain, c'est d'arriver à gérer les vacances avec moins de vêtements, j'ai beaucoup trié les affaires d'été. En prendre moins quand on partira et essayer de voir si ça fonctionne et si je suis à l'aise. 

    A la rentrée, il faudra que je me lance dans la partie la plus complexe pour moi, les tenues "habillées", d'automne ou d'hiver, où je suis nulle et je ne trouve rien que je garde longtemps. 

    Mais tout ça, c'est pour le prochain numéro #4 ! 

  • Minimaliste du dressing #2

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    Hop Hop on rattrape l'épisode #1 du Minimalisme et Dressing. Un conseil, fais toi du café avant d'entamer l'article !

    Quand on débute dans le minimalisme pour son dressing, on affronte plusieurs difficultés : résoudre les vêtements "au cas où", arriver à se séparer des vêtements-sentimentaux, trouver une méthode de tri efficace... Pourtant, on oublie une des difficultés principales qui ralentit considérablement le tri qu'on effectue : le rapport qu'on entretient vis à vis de son corps et de son image. 

    Non ce n'est pas qu'une histoire de "fringues". Que vous aimiez ou non la mode, les vêtements ont souvent un rôle dans notre vie qu'on sous-estime : se sentir bien, se cacher les jours de déprime, mettre en valeur la réussite de son régime ou cacher les quelques kilos pris, se vieillir ou paraître plus jeune, exprimer sa personnalité ou entrer dans le moule, etc. 

    "Ce n'est pas qu'une histoire de fringues"

    Si vous ne faites pas une analyse de ce que vos vêtements disent sur vous, vous passerez à côté de l'apport principal d'un dressing "minimaliste" : se sentir bien dans ses vêtements et peu à peu dans son corps. 

    Il n'y a pas de méthode définie, cela dépend beaucoup trop de la situation de chacune. Mais je vous propose quelques astuces pour se poser les bonnes questions avant et pendant le tri que vous effectuez. Pas de panique, c'est un cheminement long, souvent difficile. Un jour pourtant, vous achèterez un vêtement en étant sûr qu'il vous corresponde, qu'il vous procurera du plaisir et qu'il soit en accord avec ce que votre corps et votre esprit racontent.

    Catégoriser les vêtements jamais mis

    Sans doute la meilleure des astuces pour comprendre les erreurs que l'on fait entre les vêtements que l'on achète et ce que l'on met est de regarder quelle frontière on trace inconsciemment. 

    Sortez tous les vêtements que vous n'avez jamais mis et dont vous pouvez vous séparer facilement. A côté, ajoutez les vêtements jamais ou presque mis mais que vous n'arrivez pas encore à donner avec assurance : souvent des vêtements "au cas où", "si jamais", etc. De ces deux tas, essayer de trouver des cohérences, des catégories similaires soit par style de vêtements, de tailles, de coupe, de couleurs... Certaines catégories se croisent, notez bien toutes les "sous-catégories" (catégorie "jeans" et catégorie "trop grand" par exemple). 

    Par ma part, j'ai rapidement pu faire plusieurs catégories similaires dont certaines se croisent : 

    - des vêtements noirs

    - des vêtements "habillés"

    - des imprimés très marqués 

    - des robes arrivant au genou

    - des vêtements marqués à la taille

    Pour le moment, il n'est pas question d'en tirer des conséquences mais uniquement de marquer tout ça et de le conserver (c'est le moment d'utiliser un de 345 carnets que vous conservez!). Cela doit vous aidez peu à peu à cerner les catégories "délicates" sur lesquelles vous devrez ensuite réfléchir : pourquoi autant de vêtements noirs ? Pourquoi autant de vêtements habillés ? Etc. 

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    Trouver son style

    En réalité, ça peut commencer par la même méthode que précédemment mais à l'inverse : catégoriser vos vêtements préférés. Pas besoin d'en sortir beaucoup, choisissez ceux que vous mettez au moins une fois par semaine, ceux que vous emportez toujours en vacances, etc. Et là encore, essayez de trouver ce qu'est ce qu'ils ont en commun : des tons ? une coupe ? une matière particulière ? 

    Ensuite, il s'agit d'aller plus loin que cet exercice : il faut comprendre ce qu'on aime, quel est son style, ce qu'on cherche à raconter avec ses vêtements, bref peu importe comme vous l'appelez !

    Au-delà de son corps et ses complexes, le dressing en dit long sur le "style" d'une personne et le message qu'elle veut faire passer. Et en général, le message est paradoxal : dans un dressing qui correspond en partie à son "style", on y retrouve beaucoup de vêtements qui évoque "le style que j'aimerais avoir".

    "Ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes"

    Là encore c'est une erreur. Et c'est sans doute l'erreur principale qui nous pousse à l'excès de consommation de vêtements : les changements de mode ou les vêtements que l'on voit chez les autres, tout ça nous pousse à acheter pour "y ressembler", pour "être comme". On en revient au conseil du dessus : ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes. Vous ne le porterez pas ou vous n'en retirez jamais aucun "plaisir". 

    Evidemment, il ne s'agit pas d'avoir une armoire forcément cohérente, où on y trouverait toujours les mêmes vêtements. C'est plus subtil que ça. Vous avez bien sûr le droit d'avoir un style différent chaque jour, déjà parce qu'on a la plupart du temps des "obligations" liées au travail dans la semaine. Mais en général, il s'agit plus de variantes de son style que d'un changement radical. Sinon, cela explique souvent les armoires qui débordent...

    En réalité, définir son style ne devrait pas être si compliqué. Il faut déjà éviter de se placer dans les catégories des magazines : non vous n'êtes pas que "classy", "sportive", "preppy" ou autre. 

    Son style, c'est l'assemblage des coupes/couleurs/formes qui nous plaisent, conviennent à notre corps, à nos complexes et nos atouts, à notre personnalité. 

    D'où l'intérêt d'avoir des catégories déjà un peu étudiées : si on se sépare de beaucoup de vêtements noirs et qu'on aime particulièrement nos deux hauts blancs, peut être qu'il faut arrêter de se forcer à acheter du noir ? Sans doute que cela raconte quelque chose sur son style et sur ses erreurs : achetez vous du noir parce qu'il faut avoir certains vêtements noirs (la fameuse petite robe noire) ou est-ce parce que cela vous rassure par rapport à votre corps (on dit bien que le noir amincit!) ?

    Pour éviter de se perdre dans la recherche de son propre style, il est important de procéder par style de vêtements et non par style global. Il est plus compliqué de savoir quel est style global car on est rarement aussi marqué dans son ensemble. Il est bien plus simple d'identifier son style petit à petit : quel style de jean vous convient le mien et lequel vous ne mettez jamais ? Quel style de décolleté vous mettez le plus facilement ? Etc. Aidez-vous de vos photos et de votre mémoire pour vous rappelez les moments où vous n'avez pas été à l'aise dans vos vêtements et inversement. 

    Portez une attention particulière aux vêtements très éloignés de vos habitudes (et en général peu portés!) : pourquoi les avoir acheter à ce moment là ? Quel message vous vouliez faire passer ? Je vous parie que 9 fois sur 10, il s'agissait de copier votre image sur celle d'une autre : acheter le haut repérée sur d'autres filles sur Instagram, le jean qui faisait des jambes de 2m sur le mannequin chez Zara, etc. Si vous êtes sujette à ça, je n'ai qu'un conseil : faites votre tri et votre démarche de minimalisme en vous désabonnant des comptes de "modeuses", en enlevant vos applis d'eshop et autre. Je n'ai rien contre dans l'absolu mais les réseaux sociaux et internet en géénral nous pousse à la consommation sans se questionner sur soi-même. On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un. Si ça peut être un bon moyen de s'inspirer, ça peut aussi brouiller votre réflexion. Gardez tout ça quand vous aurez cerner mieux qui vous êtes. Vous résisterez mieux à la tentation d'être quelqu'un d'autre. 

    "On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un"

    Encore un exemple avec moi pour illustrer : j'ai trié pas mal de robes noires, toutes plus ou moins similaires en terme de coupe. Droite, longueur juste au dessus du mollet, en général resserrées à la taille ou juste sur le ventre et avec un col rond assez proche du cou. Finalement, je ne les ai pas ou très peu porté et j'ai accepté que je ne me sentais même pas bien dans elles. C'était juste la forme classique de la fameuse robe noire que toute fille devrait avoir, pour bosser, sortir ou autre.

    Ben finalement, ça ne me convient pas du tout. Ce n'est pas moi, pas mon style, pas ce que j'ai envie de raconter et ce qui me permet d'être à l'aise. Je n'irais pas jusqu'à dire que les robes ou le style classique n'est pas le mien. Mais les robes noirs classiques assez strictes oui ! C'est là toute la différence ^^

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    Comprendre son corps

    Une dernier étape pas facile est nécessaire pour compléter les deux conseils précédents. Au-delà de son style qu'on affine peu à peu, il faut arriver à comprendre ce qui fonctionne avec son propre corps et inversement. Avoir un oeil objectif, comprendre ce qui nous met en valeur, pourquoi notre rapport à notre corps explique certains vêtements jamais mis : c'est compliqué. C'est l'aspect "psychothérapie" du minimalisme : avoir moins de vêtements, c'est surtout avoir des vêtements plus "justes" et dans lesquels on se sent bien pour pouvoir les mettre plus souvent. Et donc être en paix (toute relative) avec son corps. 

    L'immense bénéfice du minimalisme, c'est bien ça. Plus qu'un placard léger et des dépenses évitées, c'est un cheminement vers un peu plus de paix envers soi.

    Si tu crois encore que trier son dressing, ce n'est que du rangement, pose-toi plusieurs questions

    - est-ce que je garde des vêtements qui ne sont pas à ma taille ?  

    - est-ce que je garde des vêtements que je n'aime pas mais que j'aime avoir et parfois mettre

    - est-ce que je garde des vêtements dans lesquels je ne me sens pas à l'aise ? 

    - est-ce que je garde des vêtements que j'aime sur le cintre mais pas sur moi ?

    Tu réponds oui à certaines questions ? Alors oui, le regard que tu portes sur ton corps influence ton dressing et sans aucun doute, t'empêche de trier sereinement. 

    Comment on fait alors pour avoir un regard plus objectif sur soi ? 

    Déjà, il y a une chose essentielle à accepter en commençant le tri de son placard dans une optique de minimalisme : il faut faire le deuil du corps que vous aimeriez

    On est trop ci, pas assez ça, on pense arriver à perdre ces 3 kgs un jour, se mettre au sport pour avec des abdos en béton...Je ne veux pas dire par là qu'on ne peut pas changer un corps qui nous complexe : un rééquilibrage alimentaire, du sport, une consultation chez une diététicienne voir chez un psy si vos kilos sont fonction de vos émotions, tout ça peut "améliorer" votre apparence. 

    Mais si vous décidez de vous lancer dans un tri de votre garde robe, c'est aussi pour vous faire du bien à l'esprit et à votre rapport au corps. C'est pour maintenant et pas pour "quand-j'aurais-perdu-3kgs". Le minimalisme dans le dressing, je vous l'ai dis, c'est vraiment une épreuve pour sa propre estime. Mais le gros avantage, c'est qu'en ayant uniquement des vêtements dont vous serez fière et dans lesquels vous vous sentirez bien, votre rapport avec votre corps va changer...et peut être même que vous perdrez ces 3 kgs plus facilement ou que vous trouverez la motivation pour chausser des baskets. Mais n'attendez pas d'être bien pour changer votre rapport à votre dressing, changez-le pour être bien immédiatement !

    Ok mais comment on fait pour se voir réellement et pas dans le prisme de nos complexes et nos envies ? Vaste sujet qui sera assez différent d'une personne à l'autre. Néanmoins, il y a quelques astuces. 

    - regarder les photos de soi dans plusieurs situations et vêtements. Notez ce qu'on trouve de flatteur, en style de coupe, de couleurs, de style de vêtements. Et à l'inverse, ce qu'on trouve qui ne rend pas bien, en essayant de savoir pourquoi : jupe trop longue, pantalon taille basse, haut trop large, etc.

    - se regarder de plein pied...de préférence nue ! Une étape pas forcément agréable et pourtant je vous assure qu'au fur et à mesure ça aide ! La forme des vêtements modifie notre apparence sans jamais nous permettre d'avoir un regard global. On trouve nos hanches trop larges, nos fesses trop grosses, nos seins trop petits...mais dans l'ensemble ? Alors avant ou après la douche, on prends 2 min pour se regarder, sans chercher à se critiquer, juste en observateur. On essaye de se mettre dans la peau d'un tiers : jamais une personne ne remarque en premier un défaut ciblé ! Vous même quand vous regardez quelqu'un, vous le détaillez point par point ou vous regardez un équilibre général de silhouette ? 

    - demander l'avis des tiers qui nous connaissent bien (amoureux, amis, maman...) : qu'est-ce qu'ils aiment chez nous ? Est-ce qu'ils ont souvenir d'un vêtement qui nous mettait en valeur ? et inversement ? L'avis des autres n'est pas à prendre à la lettre, vous avez entièrement le droit de ne pas être d'accord. Mais dites vous bien qu'ils vous voient forcément dans la globalité, donc sans focaliser sur un défaut qui vous obsède. 

    - commencer le tri de son armoire dans un jour bon ! Cela semble idiot mais on a toutes des phases moins sympa avec soi. Alors on choisit un jour où on n'a pas ses règles (sinon merci l'impression d'avoir 5 kilos de plus), où nos cheveux sont dans un bon jour, où on a eu le temps de se maquiller un peu ou encore en été quand on est un peu hâlée. A vous de voir, mais surtout, si c'est un jour sans, on laisse son corps de côté, on n'arrivera pas à être objective dans ces moments-là. Indulgence je vous dis, indulgence ! 

    Maintenant, faites le lien avec les catégories réalisées au dessus : vous trouverez sans aucun doute un lien entre les vêtements pas assez mis ou ceux dont vous n'arrivez pas à vous séparer avec votre vision du corps, vos complexes, votre silhouette ! 

    Le coup de pouce : morphologie et colorimétrie

    Pour mieux comprendre le lien entre son corps et ses vêtements, il peut être utile de s'aider des guides de morphologies, voir de la colorimétrie. 

    Attention cependant, je trouve ça trop incomplet de s'en tenir à "je suis une poire" (en plus, je suis pas sûre que ce soit bon pour son estime personnelle de penser être une poire!!) pour construire sa garde robe. Déjà, il faut y ajouter du détail : mes jambes sont fines, je n'aime pas ma poitrine trop généreuse, j'ai un joli décolleté, etc... Et puis certaines morphologies appellent des vêtements particuliers qui peuvent ne pas vous convenir. 

    Par exemple, mon type de morphologie me demanderait d'insister sur la taille notamment, avec des vêtements cintrés et près du corps. Mais pour moi, ça oublie une chose essentielle : justement le rapport que j'ai avec mon corps. Je n'aime pas les vêtements cintrés, ni mettre spécialement en valeur ma taille. Par contre, ça m'a aidé à comprendre pourquoi il fallait que je privilégie les tailles hautes pour les pantalons. 

    Je ne suis pas une spécialiste de la question, si ça vous intéresse particulièrement, je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog Pin-up bio et notamment de vous abonner à sa newsletter qui vous donnera quelques astuces pour connaître un peu mieux son corps. 

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    La colorimétrie, c'est un peu similaire, vous pouvez regarder les couleurs qui vous conviennent à priori mieux en fonction de votre couleur de peau ou de cheveux. Mais ne restez pas bloqué sur ça, si vous aimez vraiment une couleur qui ne vous met pas en valeur, il suffit peut être de la privilégier en accessoire ou pour les bas.

    Pour ma part, j'arrive de mieux en mieux à cerner les couleurs qui me plaisent et qui me vont. Mais les deux ne sont pas toujours en accord. L'exemple du maquillage est flagrant chez moi. Ayant les yeux verts, la colorimétrie voudrait que j'opte pour les tons de violets...que je déteste ! 

    De façon générale, en triant vos vêtements, essayez de repérer s'il n'y a pas un problème de couleurs et en les essayant, vous repérerez peut être que telle ou telle couleur ne vous "va" pas. Attention, cela peut aussi être fonction de la saison puisqu'en été, on a tendance à bronzer !

    Donc oui au guide, mais on ne s'y perds pas. On ne peut pas résumer une personne à sa morphologie et à sa couleur de peau/cheveux. Certains aiment changer de tons avec les saisons, d'autres ont une passion pour une couleur a priori incohérente. Peu importe, ce qui compte, c'est d'écouter son ressenti.  

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Après ce long discours, cela semble assez compliqué à mettre en pratique. Il est déjà compliqué d'avoir un oeil bienveillant sur son corps alors en ressortir un style, un dressing idéal et des erreurs à éviter, c'est le bout du monde !

    Promis, on s'améliore petit à petit une fois qu'on a compris que, définitivement, ce n'est pas qu'une histoire de fringues !

    Dans l'épisode #3, je vous démontrerais tout ça sur ma petite personne ^^

  • Minimaliste du dressing #1

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    (Source : Pinterest)

    Pour lire la suite

    Minimalisme du dressing #2

    Minimalisme du dressing #3

    Me revoilà! Un long moment d'absence sur le blog, je m'en excuse mais une grosse période de travail m'a forcée à revoir mes priorités. Et j'ai souvent tendance à oublier que le blog n'est pas mon activité principale et qu'il me prends énormément de temps. Ce petit temps de pause m'a fait du bien, j'ai beaucoup d'articles en stock et je suis motivée pour vous parler de pleins de choses. Vous savez, c'est pas toujours simple de garder la motivation avec une thématique aussi sensible que le "lifestyle green". Beaucoup de choses polluent ma motivation, un jour, je vous ferais un article avec quelques astuces pour récupérer cette motivation ^^

    Aujourd'hui, on va papoter minimalisme ! Ca fait assez longtemps qu'il n'y a pas eu d'article sur ce thème, pourtant, je continue à être persuadée que c'est un "courant" parfois plus pertinent, d'un point de vue environnemental, que le zéro déchet ou autre. 

    Pour rappel, je vous ai déjà parlé du minimalisme à la maison, des idées de rangement spécial minimalisme, d'une capsule "beauty" (le #2 arrive bientôt !) ou encore du Minsgame.  Vous trouverez aussi mon avis sur le livre "La magie du rangement" de Marie Kondo. Niveau dressing, je vous ai donné des astuces pour éviter de répéter l'excuse du "au cas où" et je me suis lancée dans une réflexion approfondie pour mon futur shopping

     

    Le minimalisme, c'est un courant qui prône la consommation raisonnée, responsable et surtout la dé-consommation. On apprends à se séparer du surplus, de l'inutile, de ce qui ne nous rends pas heureux... Les achats deviennent alors plus rares, plus réfléchis, plus construits. 

     

    Il y a bien évidemment beaucoup de façon de vivre son minimalisme. Personnellement, je me suis d'abord lancée dans la thématique à la maison en faisant un tri drastique puis en continuant peu à peu à me concentrer sur l'essentiel. Ce n'est pas encore parfait mais je peux déjà vous dire que je me sens bien mieux chez moi et que le rangement/ménage prends beaucoup moins de temps ! Et le printemps, c'est le bon moment pour se lancer dans un aperçu de ce qui vous "pollue" l'intérieur, ce qui vous prend beaucoup de temps à ranger... 

    Mon mantra à la maison : chaque chose à une place (bien pensée, ça doit être pratique) et chaque activité à la maison doit prendre le moins de temps possible. Tout est donc pensé pour être accessible quand c'est nécessaire ou bien rangé quand c'est moins utile au quotidien. De cette façon, je cuisine plus rapidement, je range mes courses plus rapidement, je ne retrouve pas des papiers importants partout et je perçois de mieux en mieux les choses qui me manquent ou les rangements que je dois encore améliorer. 

    Minimalisme et dressing

    Mais aujourd'hui, on va parler du plus sensible : être minimaliste dans son dressing. Clairement, c'est ma bête noire, mon Everest à moi. 

    J'avais déjà lancé une réflexion sur le sujet dans l'article "Shopping : investir dans mes basiques". L'objectif était de réfléchir à moins acheter mais à acheter "utile". Donc réfléchir à ce qui me va, en terme de coupes, de couleurs, de motifs...

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    Aujourd'hui, je fais un petit bilan presque un an après et d'autres articles suivront. 

    Un mini rappel du minimalisme dans la penderie : l'objectif ici est bien entendu d'acheter moins. Mais c'est plus vaste que ça, c'est réellement une quête de son propre style, une lutte contre la tentation de la nouveauté, un rapport au corps et aux vêtements plus simple. En pratique, être minimaliste dans son dressing, c'est arrêter d'avoir des vêtements dans lesquels on se sent mal. C'est aussi arrêter d'avoir 10 exemplaires d'un même vêtement. C'est savoir se satisfaire de moins et prendre plaisir à trouver une nouvelle qui s'insèrera parfaite dans notre dressing. 

    Où j'en suis ? Je n'ai pas beaucoup avancé mais je remarque quand même quelques changements : je fais moins d'erreurs dans mes achats, j'ose des achats qui me vont même s'ils ne plaisent pas (coucou le pantalon large et fluide!), je prends beaucoup trop de temps avant de faire un achat, etc. 

     

    Le point positif : les chaussures

     

    Là où je me suis améliorée : les chaussures. J'ai investi dans deux paires (soldées) cet hiver : des baskets claires mais qui passent partout (et qui font moins sportwear que les Stan Smith) et une paire de chaussures noirs qui font autant cool qu'un peu habillée. J'ai enfin compris que je ne marche que comme ça : il me faut des choses qui me font les dimanches en famille et les jeudi au boulot. Bien sûr, je garde quelques paires plus "marquées" : une paire de talons, une paire de converses et de Stan smith classique...

    Mais petit à petit, je réduis considérablement le nombre de mes chaussures (et on part de loin les gars!) et je vais des achats beaucoup plus raisonnés ! J'ai prévu deux nouvelles paires pour les beaux jours : une paire de basket noires légères plus féminines et une paire de sandales camel (ou doré, j'hésite encore, finalement le doré c'est hyper passe partout). 

    Je vais finir mon chemin dans le domaine des chaussures en vendant les nombreuses paires que je ne mets jamais. C'est un gros pas pour moi puisque ça concerne essentiellement des baskets et que j'y tiens. Mais ce n'est plus possible d'avoir 36 paires de converses ou autres. Je ne les mets pas, elles m'encombrent et elles seront plus heureuses ailleurs. 

    Je vous ai déjà parlé de ma problématique du "Au cas où", la phrase que l'on dit le plus souvent à propos de la tonne de choses que l'on garde. Il ne faut pas oublier que les vêtements ou chaussures ont souvent une part affective ou sentimentale, qu'ils sont souvent associés à une image que l'on projette sur soi et qu'il peut ainsi être compliqué de s'en séparer. 

    Pour moi, ces baskets, c'est souvent des cadeaux mais aussi une image qui me renvoie à la fille que j'étais avant, qui n'est plus tout à fait la même qu'aujourd'hui. Mais je sais aussi combien je me sentirais plus légère avec moins de paires qui dorment dans mon placard et moins de culpabilité envers toutes ces choses que je ne mets pas. 

     

    Le point à améliorer : les vêtements

     

    Au niveau des vêtements : il y a de l'amélioration mais je suis encore loin du sommet de mon Everest.

    Les points positifs : avoir réfléchie aux couleurs, aux formes ou associations qui me plaisent m'aident énormément dans mon shopping. Je sais clairement distinguer ce qui me plaît sur cintre (ou sur les autres) et ce qui me plaît sur moi. Je n'ai plus d'hésitations à préférer les jeans taille haute ou les hauts évasés. Je fais beaucoup moins d'erreurs en terme de couleurs et j'arrive "presque" à tout mettre dans mon placard. Dans les vêtements basiques, j'arrive aussi de plus en plus à me satisfaire de ce que j'aime. Un exemple tout simple mais qui m'a montré à quel point j'ai évolué : j'ai vu récemment un haut "peplum" noir, sans manches, dans un prix abordable qui plus est. Après avoir flashé dessus, j'ai vite identifié que 1/ j'avais raison parce que c'est pile la forme que j'aime mais 2/ j'en avais un gris foncé, quasiment le même modèle, que j'adore. J'ai donc trouvé inutile d'en ajouter un à ma collection. Sur le coup, je suis fière d'avoir menée ce petit combat interne !

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    Mon uniforme le plus "minimaliste" (Pinterest)

    Les points négatifs : il me reste encore des vêtements que je ne garde que pour le "au cas où" et j'ai surtout un problème pour les évènements habillés (boulot, soirée ou autre).  

    Petit à petit, je prends conscience que j'envisage le problème à l'envers et qu'il va falloir améliorer ça. J'ai l'habitude d'avoir des vêtements pour "occasions spéciales" mais finalement, je ne les aime pas vraiment, je me sens déguisée et je ne les mets donc jamais en dehors de ces occasions. 

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    La parfaite silhouette "sophistiquée" (que j'aime!) qui, en réalité, ne me convient pas! (Sézane)

    J'ai aussi compris que trier sa penderie, c'est faire le deuil du corps qu'on voudrait, du style qu'on aimerait avoir et de l'image qu'on aimerait renvoyer. On dirait pas comme ça, mais se lancer dans le minimalisme dans la penderie, c'est une vraie psychanalyse sur ce qu'on pense de soi et de son image. 

    En additionnant tout ça, j'en viens à une conclusion assez simple : je ne suis pas faite pour les "vêtements d'occasion" classiques, notamment les robes noires cintrées ou autres costumes/tailleurs classiques. J'ai besoin d'être à l'aise et surtout que ça me corresponde à moi, pas au style que j'aime chez les autres dans les mêmes circonstances. En pratique, je commence à lister les choses à éviter et les choses à envisager : à la place des robes noires, des collants opaques, des chaussures à talons, du combo "pantalon de costume noir/chemise bleue", il faut que je m'oriente vers du jean noir, de la chemise blanche, des robes moins marquées "soirées", des blouses plus claires, des collants noirs transparents, des chaussures plates...

    Dans le reste de ma penderie, je me prépare aux beaux jours en limitant les futurs achats : j'ai un vrai problème avec les achats d'été ! J'adore les vêtements d'été mais en réalité, on a rarement besoin de 150. Surtout que dans le sud ouest, soit il fait bon et je peux facilement mettre tee-shirt, blouses légères et gilet sur robe, soit il fait 46°C et là, deux ou trois tenues légères suffisent. 

    Un prochain tri arrive donc, pour essayer de diminuer encore, de ne garder que les exemplaires qui me vont parfaitement et arriver à cibler ce qu'il "manque" pour l'optimiser !

    Pour ça, deux astuces : penser minimalisme quand je trie (un ou deux exemplaire d'une même catégorie me suffit en général sauf exception comme les teeshirts blancs) et construire un tableau Pinterest de look qui m'inspire avec des vêtements que j'ai déjà ou que j'aimerais avoir pour affiner mes choix. Je vais surtout en avoir besoin pour les robes et les jupes, à première vue, mon tri va me conduire à presque vider mon stock !

    Pour rappel, j'utilise encore la méthode de Marie Kondo pour trier : la seule question qui compte (plus que le nombre de fois où vous avez mis un vêtement), c'est "est-ce qu'il me procure du bonheur" que j'entends dans plusieurs sens : est-ce que je suis heureuse de l'avoir, de le mettre, de le retrouver, de l'associer ? 

    Dans l'épisode #2, on abordera la difficile question du rapport au corps et à son image pour trier sa penderie et tendre vers le minimalisme. 

    Mon objectif (et j'aimerais que vous me forciez à l'atteindre!!!) sera de vous montrer mon dressing à la fin et d'être complètement en paix avec ce qu'il contient. Je ne m'attends pas à avoir 20 vêtements mais j'aimerais être heureuse quand j'ouvre mon placard et non plus perpétuellement frustrée ou honteuse du nombre que je ne mets pas.