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Minismaliste

  • Minimaliste du dressing #2

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    Hop Hop on rattrape l'épisode #1 du Minimalisme et Dressing. Un conseil, fais toi du café avant d'entamer l'article !

    Quand on débute dans le minimalisme pour son dressing, on affronte plusieurs difficultés : résoudre les vêtements "au cas où", arriver à se séparer des vêtements-sentimentaux, trouver une méthode de tri efficace... Pourtant, on oublie une des difficultés principales qui ralentit considérablement le tri qu'on effectue : le rapport qu'on entretient vis à vis de son corps et de son image. 

    Non ce n'est pas qu'une histoire de "fringues". Que vous aimiez ou non la mode, les vêtements ont souvent un rôle dans notre vie qu'on sous-estime : se sentir bien, se cacher les jours de déprime, mettre en valeur la réussite de son régime ou cacher les quelques kilos pris, se vieillir ou paraître plus jeune, exprimer sa personnalité ou entrer dans le moule, etc. 

    "Ce n'est pas qu'une histoire de fringues"

    Si vous ne faites pas une analyse de ce que vos vêtements disent sur vous, vous passerez à côté de l'apport principal d'un dressing "minimaliste" : se sentir bien dans ses vêtements et peu à peu dans son corps. 

    Il n'y a pas de méthode définie, cela dépend beaucoup trop de la situation de chacune. Mais je vous propose quelques astuces pour se poser les bonnes questions avant et pendant le tri que vous effectuez. Pas de panique, c'est un cheminement long, souvent difficile. Un jour pourtant, vous achèterez un vêtement en étant sûr qu'il vous corresponde, qu'il vous procurera du plaisir et qu'il soit en accord avec ce que votre corps et votre esprit racontent.

    Catégoriser les vêtements jamais mis

    Sans doute la meilleure des astuces pour comprendre les erreurs que l'on fait entre les vêtements que l'on achète et ce que l'on met est de regarder quelle frontière on trace inconsciemment. 

    Sortez tous les vêtements que vous n'avez jamais mis et dont vous pouvez vous séparer facilement. A côté, ajoutez les vêtements jamais ou presque mis mais que vous n'arrivez pas encore à donner avec assurance : souvent des vêtements "au cas où", "si jamais", etc. De ces deux tas, essayer de trouver des cohérences, des catégories similaires soit par style de vêtements, de tailles, de coupe, de couleurs... Certaines catégories se croisent, notez bien toutes les "sous-catégories" (catégorie "jeans" et catégorie "trop grand" par exemple). 

    Par ma part, j'ai rapidement pu faire plusieurs catégories similaires dont certaines se croisent : 

    - des vêtements noirs

    - des vêtements "habillés"

    - des imprimés très marqués 

    - des robes arrivant au genou

    - des vêtements marqués à la taille

    Pour le moment, il n'est pas question d'en tirer des conséquences mais uniquement de marquer tout ça et de le conserver (c'est le moment d'utiliser un de 345 carnets que vous conservez!). Cela doit vous aidez peu à peu à cerner les catégories "délicates" sur lesquelles vous devrez ensuite réfléchir : pourquoi autant de vêtements noirs ? Pourquoi autant de vêtements habillés ? Etc. 

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    Trouver son style

    En réalité, ça peut commencer par la même méthode que précédemment mais à l'inverse : catégoriser vos vêtements préférés. Pas besoin d'en sortir beaucoup, choisissez ceux que vous mettez au moins une fois par semaine, ceux que vous emportez toujours en vacances, etc. Et là encore, essayez de trouver ce qu'est ce qu'ils ont en commun : des tons ? une coupe ? une matière particulière ? 

    Ensuite, il s'agit d'aller plus loin que cet exercice : il faut comprendre ce qu'on aime, quel est son style, ce qu'on cherche à raconter avec ses vêtements, bref peu importe comme vous l'appelez !

    Au-delà de son corps et ses complexes, le dressing en dit long sur le "style" d'une personne et le message qu'elle veut faire passer. Et en général, le message est paradoxal : dans un dressing qui correspond en partie à son "style", on y retrouve beaucoup de vêtements qui évoque "le style que j'aimerais avoir".

    "Ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes"

    Là encore c'est une erreur. Et c'est sans doute l'erreur principale qui nous pousse à l'excès de consommation de vêtements : les changements de mode ou les vêtements que l'on voit chez les autres, tout ça nous pousse à acheter pour "y ressembler", pour "être comme". On en revient au conseil du dessus : ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes. Vous ne le porterez pas ou vous n'en retirez jamais aucun "plaisir". 

    Evidemment, il ne s'agit pas d'avoir une armoire forcément cohérente, où on y trouverait toujours les mêmes vêtements. C'est plus subtil que ça. Vous avez bien sûr le droit d'avoir un style différent chaque jour, déjà parce qu'on a la plupart du temps des "obligations" liées au travail dans la semaine. Mais en général, il s'agit plus de variantes de son style que d'un changement radical. Sinon, cela explique souvent les armoires qui débordent...

    En réalité, définir son style ne devrait pas être si compliqué. Il faut déjà éviter de se placer dans les catégories des magazines : non vous n'êtes pas que "classy", "sportive", "preppy" ou autre. 

    Son style, c'est l'assemblage des coupes/couleurs/formes qui nous plaisent, conviennent à notre corps, à nos complexes et nos atouts, à notre personnalité. 

    D'où l'intérêt d'avoir des catégories déjà un peu étudiées : si on se sépare de beaucoup de vêtements noirs et qu'on aime particulièrement nos deux hauts blancs, peut être qu'il faut arrêter de se forcer à acheter du noir ? Sans doute que cela raconte quelque chose sur son style et sur ses erreurs : achetez vous du noir parce qu'il faut avoir certains vêtements noirs (la fameuse petite robe noire) ou est-ce parce que cela vous rassure par rapport à votre corps (on dit bien que le noir amincit!) ?

    Pour éviter de se perdre dans la recherche de son propre style, il est important de procéder par style de vêtements et non par style global. Il est plus compliqué de savoir quel est style global car on est rarement aussi marqué dans son ensemble. Il est bien plus simple d'identifier son style petit à petit : quel style de jean vous convient le mien et lequel vous ne mettez jamais ? Quel style de décolleté vous mettez le plus facilement ? Etc. Aidez-vous de vos photos et de votre mémoire pour vous rappelez les moments où vous n'avez pas été à l'aise dans vos vêtements et inversement. 

    Portez une attention particulière aux vêtements très éloignés de vos habitudes (et en général peu portés!) : pourquoi les avoir acheter à ce moment là ? Quel message vous vouliez faire passer ? Je vous parie que 9 fois sur 10, il s'agissait de copier votre image sur celle d'une autre : acheter le haut repérée sur d'autres filles sur Instagram, le jean qui faisait des jambes de 2m sur le mannequin chez Zara, etc. Si vous êtes sujette à ça, je n'ai qu'un conseil : faites votre tri et votre démarche de minimalisme en vous désabonnant des comptes de "modeuses", en enlevant vos applis d'eshop et autre. Je n'ai rien contre dans l'absolu mais les réseaux sociaux et internet en géénral nous pousse à la consommation sans se questionner sur soi-même. On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un. Si ça peut être un bon moyen de s'inspirer, ça peut aussi brouiller votre réflexion. Gardez tout ça quand vous aurez cerner mieux qui vous êtes. Vous résisterez mieux à la tentation d'être quelqu'un d'autre. 

    "On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un"

    Encore un exemple avec moi pour illustrer : j'ai trié pas mal de robes noires, toutes plus ou moins similaires en terme de coupe. Droite, longueur juste au dessus du mollet, en général resserrées à la taille ou juste sur le ventre et avec un col rond assez proche du cou. Finalement, je ne les ai pas ou très peu porté et j'ai accepté que je ne me sentais même pas bien dans elles. C'était juste la forme classique de la fameuse robe noire que toute fille devrait avoir, pour bosser, sortir ou autre.

    Ben finalement, ça ne me convient pas du tout. Ce n'est pas moi, pas mon style, pas ce que j'ai envie de raconter et ce qui me permet d'être à l'aise. Je n'irais pas jusqu'à dire que les robes ou le style classique n'est pas le mien. Mais les robes noirs classiques assez strictes oui ! C'est là toute la différence ^^

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    Comprendre son corps

    Une dernier étape pas facile est nécessaire pour compléter les deux conseils précédents. Au-delà de son style qu'on affine peu à peu, il faut arriver à comprendre ce qui fonctionne avec son propre corps et inversement. Avoir un oeil objectif, comprendre ce qui nous met en valeur, pourquoi notre rapport à notre corps explique certains vêtements jamais mis : c'est compliqué. C'est l'aspect "psychothérapie" du minimalisme : avoir moins de vêtements, c'est surtout avoir des vêtements plus "justes" et dans lesquels on se sent bien pour pouvoir les mettre plus souvent. Et donc être en paix (toute relative) avec son corps. 

    L'immense bénéfice du minimalisme, c'est bien ça. Plus qu'un placard léger et des dépenses évitées, c'est un cheminement vers un peu plus de paix envers soi.

    Si tu crois encore que trier son dressing, ce n'est que du rangement, pose-toi plusieurs questions

    - est-ce que je garde des vêtements qui ne sont pas à ma taille ?  

    - est-ce que je garde des vêtements que je n'aime pas mais que j'aime avoir et parfois mettre

    - est-ce que je garde des vêtements dans lesquels je ne me sens pas à l'aise ? 

    - est-ce que je garde des vêtements que j'aime sur le cintre mais pas sur moi ?

    Tu réponds oui à certaines questions ? Alors oui, le regard que tu portes sur ton corps influence ton dressing et sans aucun doute, t'empêche de trier sereinement. 

    Comment on fait alors pour avoir un regard plus objectif sur soi ? 

    Déjà, il y a une chose essentielle à accepter en commençant le tri de son placard dans une optique de minimalisme : il faut faire le deuil du corps que vous aimeriez

    On est trop ci, pas assez ça, on pense arriver à perdre ces 3 kgs un jour, se mettre au sport pour avec des abdos en béton...Je ne veux pas dire par là qu'on ne peut pas changer un corps qui nous complexe : un rééquilibrage alimentaire, du sport, une consultation chez une diététicienne voir chez un psy si vos kilos sont fonction de vos émotions, tout ça peut "améliorer" votre apparence. 

    Mais si vous décidez de vous lancer dans un tri de votre garde robe, c'est aussi pour vous faire du bien à l'esprit et à votre rapport au corps. C'est pour maintenant et pas pour "quand-j'aurais-perdu-3kgs". Le minimalisme dans le dressing, je vous l'ai dis, c'est vraiment une épreuve pour sa propre estime. Mais le gros avantage, c'est qu'en ayant uniquement des vêtements dont vous serez fière et dans lesquels vous vous sentirez bien, votre rapport avec votre corps va changer...et peut être même que vous perdrez ces 3 kgs plus facilement ou que vous trouverez la motivation pour chausser des baskets. Mais n'attendez pas d'être bien pour changer votre rapport à votre dressing, changez-le pour être bien immédiatement !

    Ok mais comment on fait pour se voir réellement et pas dans le prisme de nos complexes et nos envies ? Vaste sujet qui sera assez différent d'une personne à l'autre. Néanmoins, il y a quelques astuces. 

    - regarder les photos de soi dans plusieurs situations et vêtements. Notez ce qu'on trouve de flatteur, en style de coupe, de couleurs, de style de vêtements. Et à l'inverse, ce qu'on trouve qui ne rend pas bien, en essayant de savoir pourquoi : jupe trop longue, pantalon taille basse, haut trop large, etc.

    - se regarder de plein pied...de préférence nue ! Une étape pas forcément agréable et pourtant je vous assure qu'au fur et à mesure ça aide ! La forme des vêtements modifie notre apparence sans jamais nous permettre d'avoir un regard global. On trouve nos hanches trop larges, nos fesses trop grosses, nos seins trop petits...mais dans l'ensemble ? Alors avant ou après la douche, on prends 2 min pour se regarder, sans chercher à se critiquer, juste en observateur. On essaye de se mettre dans la peau d'un tiers : jamais une personne ne remarque en premier un défaut ciblé ! Vous même quand vous regardez quelqu'un, vous le détaillez point par point ou vous regardez un équilibre général de silhouette ? 

    - demander l'avis des tiers qui nous connaissent bien (amoureux, amis, maman...) : qu'est-ce qu'ils aiment chez nous ? Est-ce qu'ils ont souvenir d'un vêtement qui nous mettait en valeur ? et inversement ? L'avis des autres n'est pas à prendre à la lettre, vous avez entièrement le droit de ne pas être d'accord. Mais dites vous bien qu'ils vous voient forcément dans la globalité, donc sans focaliser sur un défaut qui vous obsède. 

    - commencer le tri de son armoire dans un jour bon ! Cela semble idiot mais on a toutes des phases moins sympa avec soi. Alors on choisit un jour où on n'a pas ses règles (sinon merci l'impression d'avoir 5 kilos de plus), où nos cheveux sont dans un bon jour, où on a eu le temps de se maquiller un peu ou encore en été quand on est un peu hâlée. A vous de voir, mais surtout, si c'est un jour sans, on laisse son corps de côté, on n'arrivera pas à être objective dans ces moments-là. Indulgence je vous dis, indulgence ! 

    Maintenant, faites le lien avec les catégories réalisées au dessus : vous trouverez sans aucun doute un lien entre les vêtements pas assez mis ou ceux dont vous n'arrivez pas à vous séparer avec votre vision du corps, vos complexes, votre silhouette ! 

    Le coup de pouce : morphologie et colorimétrie

    Pour mieux comprendre le lien entre son corps et ses vêtements, il peut être utile de s'aider des guides de morphologies, voir de la colorimétrie. 

    Attention cependant, je trouve ça trop incomplet de s'en tenir à "je suis une poire" (en plus, je suis pas sûre que ce soit bon pour son estime personnelle de penser être une poire!!) pour construire sa garde robe. Déjà, il faut y ajouter du détail : mes jambes sont fines, je n'aime pas ma poitrine trop généreuse, j'ai un joli décolleté, etc... Et puis certaines morphologies appellent des vêtements particuliers qui peuvent ne pas vous convenir. 

    Par exemple, mon type de morphologie me demanderait d'insister sur la taille notamment, avec des vêtements cintrés et près du corps. Mais pour moi, ça oublie une chose essentielle : justement le rapport que j'ai avec mon corps. Je n'aime pas les vêtements cintrés, ni mettre spécialement en valeur ma taille. Par contre, ça m'a aidé à comprendre pourquoi il fallait que je privilégie les tailles hautes pour les pantalons. 

    Je ne suis pas une spécialiste de la question, si ça vous intéresse particulièrement, je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog Pin-up bio et notamment de vous abonner à sa newsletter qui vous donnera quelques astuces pour connaître un peu mieux son corps. 

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    La colorimétrie, c'est un peu similaire, vous pouvez regarder les couleurs qui vous conviennent à priori mieux en fonction de votre couleur de peau ou de cheveux. Mais ne restez pas bloqué sur ça, si vous aimez vraiment une couleur qui ne vous met pas en valeur, il suffit peut être de la privilégier en accessoire ou pour les bas.

    Pour ma part, j'arrive de mieux en mieux à cerner les couleurs qui me plaisent et qui me vont. Mais les deux ne sont pas toujours en accord. L'exemple du maquillage est flagrant chez moi. Ayant les yeux verts, la colorimétrie voudrait que j'opte pour les tons de violets...que je déteste ! 

    De façon générale, en triant vos vêtements, essayez de repérer s'il n'y a pas un problème de couleurs et en les essayant, vous repérerez peut être que telle ou telle couleur ne vous "va" pas. Attention, cela peut aussi être fonction de la saison puisqu'en été, on a tendance à bronzer !

    Donc oui au guide, mais on ne s'y perds pas. On ne peut pas résumer une personne à sa morphologie et à sa couleur de peau/cheveux. Certains aiment changer de tons avec les saisons, d'autres ont une passion pour une couleur a priori incohérente. Peu importe, ce qui compte, c'est d'écouter son ressenti.  

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Après ce long discours, cela semble assez compliqué à mettre en pratique. Il est déjà compliqué d'avoir un oeil bienveillant sur son corps alors en ressortir un style, un dressing idéal et des erreurs à éviter, c'est le bout du monde !

    Promis, on s'améliore petit à petit une fois qu'on a compris que, définitivement, ce n'est pas qu'une histoire de fringues !

    Dans l'épisode #3, je vous démontrerais tout ça sur ma petite personne ^^

  • Minimaliste du dressing #1

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    (Source : Pinterest)

    Me revoilà! Un long moment d'absence sur le blog, je m'en excuse mais une grosse période de travail m'a forcée à revoir mes priorités. Et j'ai souvent tendance à oublier que le blog n'est pas mon activité principale et qu'il me prends énormément de temps. Ce petit temps de pause m'a fait du bien, j'ai beaucoup d'articles en stock et je suis motivée pour vous parler de pleins de choses. Vous savez, c'est pas toujours simple de garder la motivation avec une thématique aussi sensible que le "lifestyle green". Beaucoup de choses polluent ma motivation, un jour, je vous ferais un article avec quelques astuces pour récupérer cette motivation ^^

    Aujourd'hui, on va papoter minimalisme ! Ca fait assez longtemps qu'il n'y a pas eu d'article sur ce thème, pourtant, je continue à être persuadée que c'est un "courant" parfois plus pertinent, d'un point de vue environnemental, que le zéro déchet ou autre. 

    Pour rappel, je vous ai déjà parlé du minimalisme à la maison, des idées de rangement spécial minimalisme, d'une capsule "beauty" (le #2 arrive bientôt !) ou encore du Minsgame.  Vous trouverez aussi mon avis sur le livre "La magie du rangement" de Marie Kondo. Niveau dressing, je vous ai donné des astuces pour éviter de répéter l'excuse du "au cas où" et je me suis lancée dans une réflexion approfondie pour mon futur shopping

     

    Le minimalisme, c'est un courant qui prône la consommation raisonnée, responsable et surtout la dé-consommation. On apprends à se séparer du surplus, de l'inutile, de ce qui ne nous rends pas heureux... Les achats deviennent alors plus rares, plus réfléchis, plus construits. 

     

    Il y a bien évidemment beaucoup de façon de vivre son minimalisme. Personnellement, je me suis d'abord lancée dans la thématique à la maison en faisant un tri drastique puis en continuant peu à peu à me concentrer sur l'essentiel. Ce n'est pas encore parfait mais je peux déjà vous dire que je me sens bien mieux chez moi et que le rangement/ménage prends beaucoup moins de temps ! Et le printemps, c'est le bon moment pour se lancer dans un aperçu de ce qui vous "pollue" l'intérieur, ce qui vous prend beaucoup de temps à ranger... 

    Mon mantra à la maison : chaque chose à une place (bien pensée, ça doit être pratique) et chaque activité à la maison doit prendre le moins de temps possible. Tout est donc pensé pour être accessible quand c'est nécessaire ou bien rangé quand c'est moins utile au quotidien. De cette façon, je cuisine plus rapidement, je range mes courses plus rapidement, je ne retrouve pas des papiers importants partout et je perçois de mieux en mieux les choses qui me manquent ou les rangements que je dois encore améliorer. 

    Minimalisme et dressing

    Mais aujourd'hui, on va parler du plus sensible : être minimaliste dans son dressing. Clairement, c'est ma bête noire, mon Everest à moi. 

    J'avais déjà lancé une réflexion sur le sujet dans l'article "Shopping : investir dans mes basiques". L'objectif était de réfléchir à moins acheter mais à acheter "utile". Donc réfléchir à ce qui me va, en terme de coupes, de couleurs, de motifs...

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    Aujourd'hui, je fais un petit bilan presque un an après et d'autres articles suivront. 

    Un mini rappel du minimalisme dans la penderie : l'objectif ici est bien entendu d'acheter moins. Mais c'est plus vaste que ça, c'est réellement une quête de son propre style, une lutte contre la tentation de la nouveauté, un rapport au corps et aux vêtements plus simple. En pratique, être minimaliste dans son dressing, c'est arrêter d'avoir des vêtements dans lesquels on se sent mal. C'est aussi arrêter d'avoir 10 exemplaires d'un même vêtement. C'est savoir se satisfaire de moins et prendre plaisir à trouver une nouvelle qui s'insèrera parfaite dans notre dressing. 

    Où j'en suis ? Je n'ai pas beaucoup avancé mais je remarque quand même quelques changements : je fais moins d'erreurs dans mes achats, j'ose des achats qui me vont même s'ils ne plaisent pas (coucou le pantalon large et fluide!), je prends beaucoup trop de temps avant de faire un achat, etc. 

     

    Le point positif : les chaussures

     

    Là où je me suis améliorée : les chaussures. J'ai investi dans deux paires (soldées) cet hiver : des baskets claires mais qui passent partout (et qui font moins sportwear que les Stan Smith) et une paire de chaussures noirs qui font autant cool qu'un peu habillée. J'ai enfin compris que je ne marche que comme ça : il me faut des choses qui me font les dimanches en famille et les jeudi au boulot. Bien sûr, je garde quelques paires plus "marquées" : une paire de talons, une paire de converses et de Stan smith classique...

    Mais petit à petit, je réduis considérablement le nombre de mes chaussures (et on part de loin les gars!) et je vais des achats beaucoup plus raisonnés ! J'ai prévu deux nouvelles paires pour les beaux jours : une paire de basket noires légères plus féminines et une paire de sandales camel (ou doré, j'hésite encore, finalement le doré c'est hyper passe partout). 

    Je vais finir mon chemin dans le domaine des chaussures en vendant les nombreuses paires que je ne mets jamais. C'est un gros pas pour moi puisque ça concerne essentiellement des baskets et que j'y tiens. Mais ce n'est plus possible d'avoir 36 paires de converses ou autres. Je ne les mets pas, elles m'encombrent et elles seront plus heureuses ailleurs. 

    Je vous ai déjà parlé de ma problématique du "Au cas où", la phrase que l'on dit le plus souvent à propos de la tonne de choses que l'on garde. Il ne faut pas oublier que les vêtements ou chaussures ont souvent une part affective ou sentimentale, qu'ils sont souvent associés à une image que l'on projette sur soi et qu'il peut ainsi être compliqué de s'en séparer. 

    Pour moi, ces baskets, c'est souvent des cadeaux mais aussi une image qui me renvoie à la fille que j'étais avant, qui n'est plus tout à fait la même qu'aujourd'hui. Mais je sais aussi combien je me sentirais plus légère avec moins de paires qui dorment dans mon placard et moins de culpabilité envers toutes ces choses que je ne mets pas. 

     

    Le point à améliorer : les vêtements

     

    Au niveau des vêtements : il y a de l'amélioration mais je suis encore loin du sommet de mon Everest.

    Les points positifs : avoir réfléchie aux couleurs, aux formes ou associations qui me plaisent m'aident énormément dans mon shopping. Je sais clairement distinguer ce qui me plaît sur cintre (ou sur les autres) et ce qui me plaît sur moi. Je n'ai plus d'hésitations à préférer les jeans taille haute ou les hauts évasés. Je fais beaucoup moins d'erreurs en terme de couleurs et j'arrive "presque" à tout mettre dans mon placard. Dans les vêtements basiques, j'arrive aussi de plus en plus à me satisfaire de ce que j'aime. Un exemple tout simple mais qui m'a montré à quel point j'ai évolué : j'ai vu récemment un haut "peplum" noir, sans manches, dans un prix abordable qui plus est. Après avoir flashé dessus, j'ai vite identifié que 1/ j'avais raison parce que c'est pile la forme que j'aime mais 2/ j'en avais un gris foncé, quasiment le même modèle, que j'adore. J'ai donc trouvé inutile d'en ajouter un à ma collection. Sur le coup, je suis fière d'avoir menée ce petit combat interne !

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    Mon uniforme le plus "minimaliste" (Pinterest)

    Les points négatifs : il me reste encore des vêtements que je ne garde que pour le "au cas où" et j'ai surtout un problème pour les évènements habillés (boulot, soirée ou autre).  

    Petit à petit, je prends conscience que j'envisage le problème à l'envers et qu'il va falloir améliorer ça. J'ai l'habitude d'avoir des vêtements pour "occasions spéciales" mais finalement, je ne les aime pas vraiment, je me sens déguisée et je ne les mets donc jamais en dehors de ces occasions. 

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    La parfaite silhouette "sophistiquée" (que j'aime!) qui, en réalité, ne me convient pas! (Sézane)

    J'ai aussi compris que trier sa penderie, c'est faire le deuil du corps qu'on voudrait, du style qu'on aimerait avoir et de l'image qu'on aimerait renvoyer. On dirait pas comme ça, mais se lancer dans le minimalisme dans la penderie, c'est une vraie psychanalyse sur ce qu'on pense de soi et de son image. 

    En additionnant tout ça, j'en viens à une conclusion assez simple : je ne suis pas faite pour les "vêtements d'occasion" classiques, notamment les robes noires cintrées ou autres costumes/tailleurs classiques. J'ai besoin d'être à l'aise et surtout que ça me corresponde à moi, pas au style que j'aime chez les autres dans les mêmes circonstances. En pratique, je commence à lister les choses à éviter et les choses à envisager : à la place des robes noires, des collants opaques, des chaussures à talons, du combo "pantalon de costume noir/chemise bleue", il faut que je m'oriente vers du jean noir, de la chemise blanche, des robes moins marquées "soirées", des blouses plus claires, des collants noirs transparents, des chaussures plates...

    Dans le reste de ma penderie, je me prépare aux beaux jours en limitant les futurs achats : j'ai un vrai problème avec les achats d'été ! J'adore les vêtements d'été mais en réalité, on a rarement besoin de 150. Surtout que dans le sud ouest, soit il fait bon et je peux facilement mettre tee-shirt, blouses légères et gilet sur robe, soit il fait 46°C et là, deux ou trois tenues légères suffisent. 

    Un prochain tri arrive donc, pour essayer de diminuer encore, de ne garder que les exemplaires qui me vont parfaitement et arriver à cibler ce qu'il "manque" pour l'optimiser !

    Pour ça, deux astuces : penser minimalisme quand je trie (un ou deux exemplaire d'une même catégorie me suffit en général sauf exception comme les teeshirts blancs) et construire un tableau Pinterest de look qui m'inspire avec des vêtements que j'ai déjà ou que j'aimerais avoir pour affiner mes choix. Je vais surtout en avoir besoin pour les robes et les jupes, à première vue, mon tri va me conduire à presque vider mon stock !

    Pour rappel, j'utilise encore la méthode de Marie Kondo pour trier : la seule question qui compte (plus que le nombre de fois où vous avez mis un vêtement), c'est "est-ce qu'il me procure du bonheur" que j'entends dans plusieurs sens : est-ce que je suis heureuse de l'avoir, de le mettre, de le retrouver, de l'associer ? 

    Dans l'épisode #2, on abordera la difficile question du rapport au corps et à son image pour trier sa penderie et tendre vers le minimalisme. 

    Mon objectif (et j'aimerais que vous me forciez à l'atteindre!!!) sera de vous montrer mon dressing à la fin et d'être complètement en paix avec ce qu'il contient. Je ne m'attends pas à avoir 20 vêtements mais j'aimerais être heureuse quand j'ouvre mon placard et non plus perpétuellement frustrée ou honteuse du nombre que je ne mets pas. 

  • Shopping : Investir dans MES basiques

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    basique, shopping, consommation responsable, éthique, mode

    L'article de Coline sur Le prix des choses m'a donné envie d'une wishlist spécial "consommation responsable".

    Acheter un vêtement fait par un petit créateur ou fabriqué de manière écologique a forcément un coup. J'estime qu'il faut donc bien réfléchir à son achat, vérifier qu'il tiendra la distance et qu'il pourra être porté régulièrement. J'ai beaucoup aimé l'article sur Tom Cridland qui lance une marque garantie 30ans et qui explique très honnêtement les difficultés rencontrées.

    J'ai investi dans une jupe en plumetis de la marque Les petites jupes de Prune et je dois dire que je suis ravie. D'abord d'avoir contribué à aider cette marque et à pouvoir vous en parler. Mais aussi parce que mon rapport à cette jupe est différent de mes autres jupes. Comme en parle très bien Marie Kondo dans son livre La magie du rangement, avoir moins de vêtements mais uniquement des vêtements de qualité et qui nous plaise, ça change notre comportement. J'en prends soin quand je la porte, quand je la lave et j'ai tout de suite l'automatisme de la ranger dans mon placard (quand le reste des mes fringues échouent sur une chaise...).

    J'ai eu envie de réfléchir à ce que j'aimerais acheter à l'avenir, dans l'optique d'avoir moins de choses mais des choses qui me sont précieuses.

    Le plus important est de trouver SES basiques. Ce n'est surtout pas un "basique" au sens commun c'est à dire un vêtement de couleur neutre et pouvant "passer avec tout". Comme le dit si bien Charlotte de Balibulle (à suivre sur IG, elle est toujours pleine de bon sens!), un basique pour quelqu'un pourra très bien être une pièce forte pour d'autres. En d'autres termes, si vous portez non stop votre gilet léopard, c'est un basique pour vous malgré un imprimé fort!

    Ce qui compte c'est que vous puisiez l'associer de plusieurs manières, qu'il soit dans vos couleurs et d'une coupe qui vous convienne. Cela demande un peu de réflexion et de recul pour trouver ses basiques...

    Je n'en suis qu'au début de ma réflexion mais voilà les enseignements que j'ai retiré pour l'instant :

    Mes coupes basiques

    Pour les pantalons : une coupe slim, pas trop serré aux chevilles mais coupé 7/8 et une taille normale (ni basse, ni haute). J'aime avoir des poches aussi.

    J'oublie donc les pantalons évasés, trop larges ou amples voir les coupes sarouel. Je trouve ça magnifique mais ça ne me va pas et je n'investirais pas dans un pantalon comme ça.

    Pour les jupes/robes : une longueur plutôt courte, mi-cuisses. Sinon j'ai l'impression de mesurer 1m50. Pour les jupes, la forme sera classique, légèrement évasée ou croisée devant. Pour les robes, j'ai enfin compris ce que je n'aime pas (et pourquoi je galère) : les formes resserrées à la taille. Alors que c'est la mode, que souvent on ajoute une ceinture pour resserrer la taille ou qu'il y a lien à ce niveau là. Et bien, je n'aime pas, je ne me sens pas à l'aise et je trouve que cela ne me va pas. Voilà pourquoi je galère à trouver des robes qui me plaisent, elles sont très souvent resserrées à la taille !

    Du coup, je privilégie les robes droites, évasées, plutôt taille empire ou même amples l'été (autrement appelée par ma mère "le sac à patate").

    Pour les décolletés : pas de ras du cou, j'ai l'impression d'étouffer. Il me reste encore des pulls comme ça et je ne comprenais pas pourquoi je les mettais jamais...Il me fait un léger décolleté, soit V, soit bateau, soit dans le dos.

    Pour les pulls/gilets : surtout des gilets ! C'est ce que je met le plus souvent et ce qui correspond bien plus au climat de mon sud-ouest. Sinon en matière de pull, il faut que ce soit ample, souple, pas trop chaud et assez long.

    Pour les chaussures : en hiver, des boots pas trop hautes. Sinon des baskets en cuir. En été : des sandales plates assez minimalistes ou des espadrilles. Exit les bottes hautes, les escarpins, les sandales compensées.

    En veste/manteau : une veste de costume plutôt épaisse et sans col. Ou une veste style militaire courte. En manteau, je n'ai pas encore lancer la réflexion !

    En matière de silhouette : le court et le serré en bas, le ample et le haut en haut. Pas de superposition ni de transparence qui nécessite un top en dessous.

    Mes matières/motifs basiques

    Le jean évidemment mais le jean assez épais pour le bas et à l'inverse le tissu denim tout léger pour le haut.

    La dentelle "grossière" tendance napperon de mamie et non pas la petite dentelle que l'on voit partout. Et le plumetis, plutôt sur du blanc.

    Les rayures, verticales ou horizontales. Les boutons (sur un haut, une jupe, une robe). Les carreaux passent encore mais plutôt classiques (pas trop gros ni trop petits). Et si imprimés je dois choisir, ils doivent être petits et "délicats" : des oiseaux, des fleurs ou autres mais assez fin et unis. 

    Le coton et la laine mais surtout pas le lin. Pas de crêpe ni de matière trop rigide.

    Mes couleurs

    C'est très dur de déterminer ses couleurs. J'ai d'abord chercher mes couleurs préférées, puis celles qui sont les plus présentes dans mon dressing puis celle que j'ai envie de porter le plus régulièrement. Et enfin celles que j'aime mais qui ne me vont pas.

    La grosse dominante de mon dressing est le bleu. Cela va du bleu clair, au bleu jean jusqu’au bleu marine. il n'y a que le bleu roi que j'ai du mal à porter. Ma couleur "neutre" par excellence est le blanc mais aussi le gris clair, le beige (presque écru) et le camel mais uniquement en accessoire. En couleur "forte", il y a le vert sapin et le "rouille" (ni rouge ni orange).

    En couleur qu'il me faut oublier : le orange, le rose fushia, le violet, le rouge, le prune et le corail.

    Et bien sûr, je compte le noir qui s'ajoute mais surtout l'hiver et que porte souvent en total look. J'ai encore certains vêtements dans ces tons mais finalement je les porte très peu et ils finissent souvent pas être donnés. Il n'y a que le rouge qui je garde et que je mets peu mais toujours avec plaisir.

    J'ai tenté une petite combinaison rapide de "mes" couleurs. Je vais améliorer tout ça pour la rentrée pour avoir une idée plus précise des couleurs sur lesquels investir ou me tourner à l'avenir et éviter d'acheter une couleur qui n'entre pas en combinaison avec le reste.

    couleurs.jpg

    En haut, mes couleurs de base et en bas, une idée des différentes combinaisons possibles (qui sont infinies en réalité). La croix correspond à du blanc ;)

    Conclusion

    Mes basiques sont assez "basiques" finalement mais ils me correspondent bien. Je sais par exemple que je n'aime pas les coupes de pull ou tee-shirt "ras du cou" ou encore que certaines couleurs classiques pour certaines finissent invariablement par être délaissées dans mon placard.

    Depuis que je réfléchis à cette question, j'avoue avoir reposé beaucoup de vêtements en magasins, qui me plaisaient mais qui ne correspondaient pas à mon "profil". Ça ne veut pas dire que je n’achèterais jamais rien qui en sortira, mais plutôt que je réserverais ces vêtements à des achats ponctuels. Pour le reste, je préfère prendre le temps de choisir, d'essayer et de comparer dans achats certes plus "chers" mais qui seront bien plus rentabilisés.

    Et voici une idée du type de vêtements que j'aimerais acquérir en mode "consommation responsable". J'affinerais sans doute mes choix en septembre, en fonction de ce qui me "manque" après l'été. Mais ça vous donne une idée des marques pour consommer plus intelligemment.

     

    investir

     

    PULL KYARA
    ekyog.com

    Top
    otoctones.com

    Jeans
    bonoboplanet.com

    Robe Blacky
    carrousel-clothing.com

     
     

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  • La magie du rangement #1

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    Je viens de terminer La Magie du rangement de Marie Kondo et j'ai beaucoup aimé.

    Le mot de l'éditeur :

    Mettre de l'ordre dans votre intérieur afin d'améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s'agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde. Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l'on a fait du tri. Dans cet essai pratique déjà best-seller, l'auteur nous explique simplement, mais fermement, d'oublier nos bonnes vieilles habitudes : passer une journée par an à tout jeter ne sert à rien ! S'attaquer à chaque pièce l'une après l'autre non plus... En procédant ainsi, dans quelques jours, vous nagerez de nouveau en plein désordre. Le rangement doit être un moment privilégié. Et chaque objet qui nous entoure doit nous procurer de la joie. Vraiment. Si ce n'est pas le cas, alors il faut s'en débarrasser. Tout de suite. Vous voulez en savoir plus? Entrez dans le monde magique du rangement, et attendez-vous à quelques surprises, car lorsqu'on y voit clair, notre regard sur la vie change...
     
    Formellement, le livre est très agréable à lire. Beaucoup de chapitres, un déroulement logique de sa méthode et des anecdotes illustrant sa mise en pratique.
     
    Sur le fond, je le rapprocherai de Zéro Déchets de Béa Johnson. De très bonnes astuces, une réflexion qui fait écho en moi mais un changement assez radical et une approche pas toujours adapté à notre mode de vie.
     
    Le concept de sa méthode de rangement KonMari : trier et ranger.
     
    Pour le tri, il faut agir par catégorie, du plus simple au plus sentimental : vêtements, livres, objets, photos. Vous pouvez procéder par sous-catégories si vous avez beaucoup d'affaires : les hauts, les bas, les manteaux...
     
    Pour chaque catégorie à trier, il faut tout sortir et tout rassembler par terre. Ensuite, chaque vêtement ou chaque objet doit passer entre vos mains (très important) et vous devez vous poser qu'une seule question : est-ce qu'il me ressentir du plaisir ?
     
    J'ai beaucoup apprécié ses réflexions à ce stade. J'ai toujours eu l'habitude de trier petit à petit et en me demandant si je l'avais utilisé dans l'année généralement. Marie Kondo explique pourquoi cette méthode ne peut fonctionner à long terme. Il est alors important de vraiment tout sortir et tout trier d'un seul coup en touchant chaque objet. L'avantage est qu'on se rend mieux compte de la quantité de choses que l'on a et que l'on apprécie mieux les choses que l'on décide de garder.
     
    Un fois que l'on a décidé quoi garder, il faut trouver une place et appliquer une méthode de rangement particulière. Mais je garde cette deuxième étape pour un autre article.
     
    J'aime : la simplicité de sa démarche et la réalité qu'elle prône sur nos problèmes de rangement. Sa réflexion m'a frappé de justesse : on aura beau trier et ranger différemment, le désordre reviendra toujours si on est incapables de savoir quoi garder et quoi jeter. On a beaucoup trop de choses dans nos intérieur, que l'on garde sans nécessité ni plaisir. C'est une perte de temps et d'espace considérables et un catalyseur de bazar !
    Et j'ai adoré son critère pour le tri : le plaisir. Pour l'avoir déjà tester, il est beaucoup plus efficace que ceux qui consistent à ne garder que ce qu'on a utilisé dans l'année ou autre. Il faut un petit temps d'adaptation pour cerner en quoi il consiste mais je le trouve très juste.
     
    J'aime moins : la radicalité de sa méthode qui nécessite beaucoup de temps et une liberté que l'on a peu en famille. Elle estime la durée de la première phase à 6 mois donc il ne s'agit pas de tout faire en un weekend. Mais il faut quand même trier chaque catégorie d'objets en une seule fois et c'est assez contraignant. Son rapport aux vêtements est assez perturbant aussi même si j'avoue être sensible au respect qu'elle montre pour ses affaires. Je lui reprocherais surtout d'être écrit pour la société japonaise qui ne connaît ni nos habitudes ni nos obligations sur les papiers à conserver. Enfin, je regrette qu'elle utilise tant le terme "jeter" et non trier qui laisse penser qu'il faut vraiment jeter ses affaires. Par pitié, donner aux œuvres caritatives, à votre voisin dans le besoin ou autre! 
     
    Résultat : en bonne psychopathe du rangement, je vais tester sa méthode ! Et je vous ferais un rapport à chaque étape. J'ai bien conscience des efforts qu'il va falloir faire et des possibilités d'échec.
     
    Alors pourquoi je tente ? Déjà, parce que j'aime trier et ranger. Mais, je m'épuise souvent à le faire constamment, sans comprendre pourquoi le bazar revient. Je suis maintenant convaincue que j'ai juste trop de choses et que beaucoup de choses n'ont pas de places attitrées.
     
    Je vous renvoie à mes articles Home minimalize ou Résoudre le "au cas où" qui finalement ne m'ont pas permis de résoudre mon désordre sur le long terme! Je me suis même arrêtée en plein Mins Game, tellement je n'arrivais pas à gérer le temps. Finalement, je ne me posais pas les bonnes questions...
     
    Ensuite, comme elle le dit au début, il faut se demander quelles raisons nous pousse à ranger. Pour cela, sa méthode est simple. Demandez vous pourquoi vous voulez vous lancer dans un tel rangement. Par exemple pour passer moins de temps à ranger et faire le ménage ensuite ? Ne vous arrêtez pas là et continuez à vous demander pourquoi : parce que je préfère passer plus de temps avec ma famille. Pourquoi ? Parce que je travaille beaucoup et qu'ils me manquent. Pourquoi ? Et ainsi de suite !

    Pour moi ça donne ça :

    • Je veux me lancer dans un tel rangement car j'en ai marre de m'épuiser à ranger.
    • Pourquoi ?
    • Parce que le désordre me rend anxieuse et me prends trop de temps.
    • Pourquoi ?
    • Parce que j'ai l'impression d'être en guerre contre ma maison et de ne rien faire d'autres
    • Pourquoi ?
    • Parce que j'aimerais avoir un intérieur apaisant et une place pour chaque chose. J'aimerais que ma maison me ressemble davantage et me permette de me détendre autrement qu'en rangeant.

    En procédant ainsi, on saisit mieux pourquoi on veut ranger mais surtout à quoi on veut arriver. Chaque maison est différente et le nombre d'objets à garder sera variable en fonction des personnes. Il faut donc trouver ce qui VOUS convient et pourquoi cela vous convient.

    Un exemple pour moi : les vêtements. Je vous en ai parlé pour ma période de no-shopping. J'ai un vrai problème de dépense en vêtements et je n'arrive pas à le résoudre. En commençant à appliquer sa méthode, je me suis déjà aperçue de deux choses : 1/3 de mes vêtements ne me procurent aucun plaisir. Non pas qu'ils sont moches ou pas à ma taille mais je ne ressens pas de plaisir en les manipulant. Un problème de couleur, de coupe ou juste le sentiment qu'ils ne me plaisent pas vraiment. Pourtant je les porte et je n'aurais donc jamais eu le courage de m'en séparer avant. Ensuite, je n'ai aucune conscience de ce que j'ai et de ce qui me manque. Ce qui fait que j'achète souvent des choses inutiles.

    Première étape : le tri des vêtements. J'ai déjà commencé mais je n'ai pas encore terminé. Comme je le dis plus haut, le côté radical de sa méthode fait que je ne pourrais jamais tout trier d'un coup vu mon emploi du temps. Donc, j'essaye de m'occuper du maximum en une fois et de faire par sous-catégorie. En une fois, j'ai trié 13 sacs !!

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    Ca fait peur hein ? 

    Mon ressenti : la majorité de mon tri n'était pas difficile. Entre les vêtements trop grands ou abîmés, je ne ressentais aucun plaisir et aucun remord à m'en séparer. Je me suis aussi déjà intéressée au tri depuis 1 an environ donc j'ai déjà évacué pas mal de choses.

    Je dirais que deux sacs ont été plus compliqués. Typiquement, des vêtements que je mets encore, voir même achetés récemment. En appliquant son critère du plaisir, j'ai dû me rendre à l'évidence que je devais m'en séparer. Alors, oui, j'ai déjà l'impression de ne plus rien avoir à me mettre et j'ai un peu honte de la quantité d'affaires dont je me sépare. Néanmoins, je suis aussi soulagée quand je vois les vêtements que j'ai gardé et le plaisir que je ressens à les toucher ou à les porter.

    Il ne faut pas prendre à la légère cette première étape du "tri". Ce n'est jamais simple de se débarrasser d'affaires que l'on a acheté consciemment. Mais je crois beaucoup que la simplicité m'aidera à mieux voir ce que j'ai et ce dont j'ai besoin.

    Il me reste encore quelques sous-catégories de vêtements à trier avant de pouvoir vraiment réaliser l'impact sur ma garde-robe.

    En attendant, j'ai décidé de me freiner sur les achats jusqu'aux soldes de juillet pour éviter de remplir inutilement ma penderie. Je suis encore trop fragile niveau "shopping" ! Et puis, je me dis que son critère du plaisir doit pouvoir me servir pour le shopping aussi, quand j'aurais mieux cerner ce que j'aime vraiment. Ne rien acheter en vêtements va vraiment être difficile mais rien que de se le dire, c'est déjà un problème non ? 

    Et vous, vous gérez comment le désordre et le rangement ? Vous avez lu La Magie du rangement ?