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Ecologie

  • Les dérives du marché de l'occasion

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    Le marché de l'occasion est en plein essor. Les sites de vente d'occasion ne cessent de se multiplier et les géants du secteur attirent déjà des millions de visiteurs chaque année. Selon plusieurs études, un tiers de consommateurs ont acheté un vêtement d'occasion en 2017. D'une manière générale, la dynamique de ce secteur tient à la prise de conscience écologique ainsi qu'aux économies que permettent les achats d'occasion.

    D'un point de vue écologique, se tourner vers l'occasion plutôt que d'acheter systématiquement des objets ou vêtements neufs est une très bonne idée. Acheter de seconde main permet de ne pas générer une nouvelle production, d'éviter des déchets et de favoriser l'économie collaborative.

    Pourtant, l'idéologie derrière ce nouveau marché est loin d'être aussi simple, notamment pour les vêtements. Il y a encore peu d'études sur le sujet et donc peu de chiffres. Mais on connaît les nombres de ventes annuelles en occasion et on sait que c'est un marché à la croissance très rapide. Alors, quand tout le monde sacralise l'achat d'occasion, pourquoi est-ce que je vous parle de dérives ? 

    Un modèle bancal

    On le rappelle peu mais si ce marché est en plein essor, c'est surtout parce que notre modèle de société a crée la "fast-fashion" et la surconsommation de biens matériels. La mode est devenue jetable et éphémère. Désormais, on porte un nouveau vêtement en moyenne 35 jours dans sa vie.

    C'est donc parce qu'il y a des millions de vêtements non portés que l'offre est gigantesque. Le marché de l'occasion est ainsi un marché parallèle qui n'existe que parce que le marché de la surconsommation est encore aussi vivace. On peut trouver des milliers de pulls d'occasions parce qu'on en achète encore des milliers de pulls neufs !

    Certes, l'achat d'occasion est censé reporter sur cette filière un acte d'achat neuf. L'objectif serait ainsi, à terme, de faire diminuer les achats neufs afin de baisser les nécessités de production. Mais non seulement cet objectif est forcément réalisable sur un très long terme mais il est loin de se vérifier.

    L'occasion fast-fashion

    Vendre d'occasion devient parfois un moyen de racheter plus rapidement de nouveaux vêtements ou de se déculpabiliser d'un mauvais achat.

    La nouvelle publicité pour le célèbre site de vente d'occasion résume parfaitement la situation : "vends ta robe aussi vite que tu changes de style". L'occasion devient un marché de surconsommation parallèle, pour acheter tout autant, à moindre coût et sans culpabiliser.

    Comme l'occasion a "bonne presse", on arrive plus facilement à acheter des vêtements ou objets non nécessaires, renforcé par les prix attractifs du secteur. Et si jamais l'achat est une erreur, ce n'est jamais grave puisqu'on pourra le revendre sur le même site. Il est très compliqué de trouver des chiffres sur ce type de dérive mais il est évident que les sites d'occasion ont ouvert un nouveau mode de consommation, pas forcément plus durable. Si un vêtement reste dans la boucle de l'occasion, l'impact sera minimisé. Il est complètement mis à mal si la revente de vêtements d'occasion a pour objectif d'acheter plus de neufs, tout aussi peu durables pour les revendre ensuite. Les sites d'occasion deviennent un marché parallèle où l'offre et la demande constante ne sont pas forcément au service de l'écologie.

    Production de déchets

    Ensuite, la production de déchets générée par les achats d'occasion est sans aucun doute largement sous-estimée. Tout utilisateur d'un des sites d'achats d'occasion a sans doute fait l'expérience de la quantité astronomique d'emballages utilisée par les vendeurs. La réutilisation et l'optimisation des colis sont loin d'être toujours un réflexe. Certains vendeurs réalisent tellement de vente qu'ils sont obligés d'acheter de nouveaux emballages, n'optimisent pas forcément l'espace ou sont loin de privilégier les échanges en local. 

    Enfin, à cela s'ajoute l'incroyable voyage que l'on fait vivre à nos vêtements, d'un bout à l'autre de la France, parfois plusieurs fois, rajoutant des points au bilan carbone déjà lourd de l'industrie de la mode. Il serait extrêmement complexe à calculer mais un vêtement d'occasion qui repasse plusieurs fois sur un site de vente pour être vendu dans des villes différentes a évidemment un impact en terme de transport. 

    Alors, on arrête d'acheter d'occasion ?

    Non évidemment ! Acheter d'occasion reste un bon réflexe mais, comme pour tout, il ne faut pas oublier que l'écologie ne prône pas en priorité "d'acheter différemment" mais bien "d'acheter moins".

    Avant un achat d'occasion en ligne, il est bon de se demander si on aurait acheter le même article au prix neuf, si on l'achète pour répondre à un besoin, etc. De mon avis strictement personnel, il est impossible de se lancer dans la vente/achat d'occasion en ligner sans avoir déjà fait un petit cheminement dans le minimalisme, notamment pour les vêtements. L'idée est alors de chercher en priorité des choses dont vous avez besoin et non d'aller sur les sites à la recherche d'une bonne occasion. Et de toujours privilégier des achats durables (matières, qualité...) qui correspondent à votre garde-robe. 

    N'hésitez pas de demander au vendeur si vous pouvez faire un échange en direct ou s'il peut optimiser le colis.

    Enfin, n'oubliez pas que l'on peut acheter beaucoup de choses d'occasion...localement ! Les vide-greniers, dépôts-vente, Emmaüs, proches, etc. Cela limite les emballages, le transport et vous permet de voir en vrai ce que vous achetez. N'oubliez pas aussi que revendre d'occasion, c'est bien, mais qu'il est tout aussi bénéfique à la société de donner à des associations qui en feront un bon usage. 

    Pour finir, une petite note d'humour, si vous ne connaissez pas, je vous conseille le compte Instagram @lescassescouillesdevinted, recueil incroyable des perles du célèbre site.

    *cet article reprend ma chronique dans la République des Pyrénées, que vous pouvez retrouver après parution sur le blog

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  • Challenge Summer Green

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    challenge, ecolo, été

    L'été arrive ! Enfin la météo est encore drôlement capricieuse mais logiquement, les vacances ne sont pas loin pour une grande partie des gens. 

    Et je me suis dit que ce serait chouette de vous lancer un défi pour cet été, à faire pendant vos vacances ou non  ! Adopter un mode de vie plus green, ce n'est pas de tout repos. Il faut souvent se renseigner, tester, comparer, prendre de nouvelles habitudes, recommencer... Pendant l'année, on a pas toujours le temps de faire la recette de lessive qui attend depuis 6 mois ou de se renseigner sur les circuits-courts près de chez nous.

    Alors pourquoi ne pas profiter de cette période où on ralentit en général un peu, où l'on a plus de temps chez soi et en famille, pour se lancer dans ce qui attend depuis trop longtemps ? 

    Je vous ai fait un petit mémo que vous pouvez remplir et partager sur les réseaux, je le mettrais aussi sur Instagram.

    Télécharger le mémo Challenge Green Summer.

    L'objectif est de trouver 5 choses à faire cet été pour modifier/tester/réfléchir et rendre son mode de vie plus "écoresponsable". Pour vous donner quelques idées, je vous ai préparer une liste, il y en a pour tous les goûts, du plus débutant au plus confirmé, pour ceux qui ont le temps ou pas, etc. !

    N'hésitez pas à partager vos idées ou votre liste en commentaire, ça donnera des idées à tout le monde ! Et sur Instagram, vous le retrouverez en storie pour pouvoir le partager à votre tour.

    Idées Green pour le challenge

    1. Faire sa lessive maison
    2. Faire des conserves pour l'hiver
    3. Apprendre à faire des cookies pour le goûter
    4. Installer un composteur
    5. Acheter un livre de cuisine végétarienne
    6. Faire des beewraps
    7. Regarder "The True Cost" sur Netflix
    8. Faire du tri dans son armoire
    9. Apprendre à coudre des cotons lavables
    10. Acheter du café éthique
    11. Laisser ses cheveux au naturel
    12. Planter du persil
    13. Acheter du savon solide à la place du gel douche
    14. Apprendre les ingrédients à éviter en cosmétique
    15. Faire de la pâte à modeler maison 
    16. Tester de faire ses menus pour une semaine
    17. Faire un challenge "sans viande"
    18. Faire macérer des écorces d'orange dans du vinaigre blanc
    19. Tester la cup, les serviettes lavables ou les culottes menstruelles
    20. Achetez un ingrédient nouveau en vrac par semaine
    21. Utiliser de l'huile de coco comme soin corporel
    22. Ne pas aller au fast-food de l'été
    23. Regarder "Planète"sur Netflix
    24. Lire "Comment j'ai arrêté de manger les animaux", d'Hugo Clément
    25. Faire réparer quelque chose de casser 
    26. Acheter un vêtement d'occasion
    27. Se faire un moodboard Pinterest avec les marques éthiques repérées
    28. Changer ses ampoules pour les LED
    29. Ne pas prendre l'avion
    30. Nettoyer le sol au savon noir

    Si vous avez besoin d'autres idées, n'hésitez pas à fouiller sur le blog évidemment ou, attention auto-promo flagrante, à acheter mon livre pour trouver des idées pour réduire vos déchets.

    Je vais réfléchir à mon propre challenge et je vous montrerais ça sur Instagram !

  • A partir de quand est-on écolo ?

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    Source Medness

    *mini réflexion sur cette écologie à la mode qui oublie parfois d'y accoler la décroissance.

    C'est assez marrant comme on hiérarchise les changements à faire dans nos vies pour être plus écolo. C'est un peu comme si chacun choisissait un camp et le trouvait toujours plus "important" que le camp du voisin. Certains revoient leur alimentation, d'autres changent leurs cosmétiques ou s'intéressent à la mode éthique. Certains prônent le zéro déchet, d'autre le végétarisme et d'autre encore le zéro plastique. Bien sûr de nombreuses personnes cumulent les changements, dans des thèmes très divers. Et tant mieux.

    Mais le flou de ce qu'on appelle aujourd'hui l'écologie amène aussi un flou dans les réponses apportées à titre individuel. Certains découvrent l'écologie par le biais des scandales sanitaires, des risques alimentaires ou de la santé au sens large. D'autres grâce à un documentaire bien pensé sur la pollution plastique, l'impact de l'industrie de la mode ou l'élevage intensif. 

    Il existe une partie de ces personnes qui font des changements radicaux dans de nombreux domaines de leur vie et qui ont vraiment un avant/après la prise de conscience écologique. Mais il y a surtout une très grande majorité de personnes qui se sensibilisent petit à petit, grâce aux nombreuses informations dont on dispose aujourd'hui (surtout plus médiatisées depuis quelques années).

    J'appelle ça l'effet COP21. Ce n'est qu'un constat personnel mais 2015 a marqué une vague médiatique sur l'écologie et une prise de conscience plus générale. Les sujets autrefois réservés aux "écolos-hippies" sont devenus populaires, à la mode et, surtout, il est désormais compliqué d'en faire abstraction (certains y arrivent quand même encore vachement bien). J'ai commencé mon post-doctorat sur l'économie circulaire juste avant la COP21 et je devais constamment expliqué ce que signifié ce terme. Un an après, tout le monde avait son avis à donner sur mon sujet d'étude. 

    Les changements sont donc plus courants, parfois encore subtils, mais de nombreuses personnes réorientent leur mode de vie en ayant conscience de l'impact qu'il a sur la planète : la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, de produits locaux, l'attention portée aux cosmétiques, le tri sélectif, la diminution de la consommation de viande... Aujourd'hui, je croise très souvent des personnes qui "scannent" leurs produits alimentaires ou cosmétiques en magasin, cherchant à obtenir une validation écolo de leurs choix. 

    Pour tout cela, les cinq dernières années marquent un changement. Positif dans le sens où l'écologie n'est plus réservée à une élite informée mais se diffuse dans tous les foyers. Mais, sans être négatif, ce changement présente un inconvénient majeur : il perturbe l'essence même de l'écologie (ou plutôt de ce que devrait être l'écologie). 

    Entendons-nous bien. Je suis ravie que l'envie de changer son comportement quotidien se diffuse et touche des personnes qui étaient aux antipodes de ces questions. Chaque geste compte, c'est complètement vrai. Mais chaque geste ne vaut que si on est conscient du chemin qu'il reste à parcourir et non si on s'estime "écolo" parce que l'on mange bio ou que l'on a acheté une gourde en inox.

    A partir de quand est-on écolo ? 

    Je sais bien qu'il n'y a pas de "minimum", de critères à remplir, ni de vérité absolue. Le chemin n'a pas de fin, il est donc difficile de marquer son commencement. Mais l'écologie, ce n'est pas (que) adapter ses gestes non écolos du quotidien. C'est un peu le soucis des sujets à la mode qui créé de nouveaux segments de marché. On nous fait croire qu'il suffit d'acheter différemment : remplacer des objets polluants par des versions durables, acheter sous réserve d'un label reconnu, investir dans des nouvelles alternatives. C'est vrai pour l'essentiel mais cela efface complètement le message initial que sous-tend l'écologie : la décroissance

    La décroissance, c'est un concept qui prône la réduction de productions de biens (et de services) afin de préserver l'environnement. C'est le lien direct entre notre consommation et la destruction de nos ressources. Et même sans utiliser des théories économistes, être écolo ne peut se passer d'une réflexion sur la consommation, en terme quantitatif.

    Il y a, pour moi, une vraie incohérence entre "l'écologie à la mode" d'aujourd'hui, celle où tout le monde peut se revendiquer "écolo", écrire des articles sur toutes les thématiques de l'écologie...et continuer à consommer de la même manière. Pour résumer, acheter différemment c'est bien - acheter moins, c'est mieux. Vous savez que je tiens plus au concept du "minimalisme" qu'à tous les autres concepts de l'écologie. C'est parce que c'est le seul qui permet de passer des messages complètement cohérents : si tu as besoin d'acheter, fais le mieux (bio, local, made in France, sans pétrole ou sans exploitation animale, etc.). Mais la priorité des priorités devrait justement être de ne pas acheter !

    Je sais bien que ce n'est pas la démarche la plus simple. Notre société est construite sur la consommation, à tel point qu'elle se réadapte rapidement à ces questions environnementales en ouvrant de nouvelles parts de marché. L'overdose de produits à disposition - rapidement et à moindre coût - de sollicitations marketing, l'impact des inégalités sociales, l'épuisement des vies professionnelles, font qu'acheter quelque chose, c'est un geste devenu automatique et rassurant. Et que si l'on prends conscience de l'urgence écologique, on ne remet pas systématiquement en question ce geste, que l'on déplace vers des alternatives plus respectueuses de l'environnement. On continue d'acheter autant mais différemment.

    Alors, je ne sais toujours pas à partir de quand on peut s'appeler "écolo". Mais je sais que je continuerais à me sentir vaguement mal quand je verrais certains en prendre le terme tout en déballant quantité d'achats quotidiens. Je sais combien le monde nous tente pour acheter, tout le temps, partout, à chaque heure de la journée. Mais peu importe les petits gestes écolos du quotidien si on a pas encore pris en compte notre consommation en terme quantitatif. Elle est là l'incohérence écologique, pour moi, pas dans nos défauts du quotidien (et que tout le monde aime pointer du doigt). Votre voisin fait encore trop de déchet ? Votre copine ne veut pas lâcher son shampoing au pétrole ? Votre mec continue à s'enfiler du saucisson en cachette ? Spoiler : ce n'est pas grave. Chacun ses incohérences, son rythme et ses qualités. Mais consommer comme pendant les Trente Glorieuses, ce n'est plus possible, nos défis sont devant nous, pas dans la victoire d'après-guerre et la fin des restrictions. 

    Alors, s'il te plaît, range un peu ta CB. Arrête les déballages de colis quotidiens. Au moins certains jours ou quelques heures. Dis non à ton cerveau qui te fait croire qu'acheter une vingtième paire de chaussures c'est cool. Arrête de cumuler les produits cosmétiques sous prétexte qu'ils sont bio. Ne cours pas acheter la dernière nouveauté pour produire moins de déchets...sans te demander si tu t'en sers vraiment. Ne te lance pas dans l'achat des 12 sachets de poudres ayurvédique si ton shampoing te convient. Sors, respire, plantes des tomates ou re-regarde Friends pour la 17ème fois. Ou écris moi un commentaire tiens, c'est gratuit ;) 

  • Organiser son tri à la maison

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    Il est toujours rigolo de voir la différence entre mon monde "des réseaux sociaux" et mon monde "réel". Alors que sur Instagram, je vois des personnes revenir des courses 100% vrac, montrer l'achat d'une brosse à dent en bambou ou des recettes de ketchup maison, dans ma "vraie vie", je suis souvent confrontée à des personnes qui ne tri absolument aucun déchet, bouteille en verre compris. 

    Si c'est parfois un peu schizophrène (et si je ne suis pas toujours à l'aise venu le moment d'expliquer ce que je fais dans la vie), j'aime beaucoup ces piqûres de rappel : le monde est loin d'être uniforme et surtout, il est loin d'être majoritairement sensibilisé à l'écologie. Notre cercle proche et surtout le cercle que l'on choisit via les réseaux sociaux, ont souvent les mêmes sensibilités que nous. Du coup, on est parfois inefficace à partager des infos, idées, articles ou autres, à des gens qui sont déjà dans la même démarche que nous. 

    C'est un peu pour ça que j'ai décidé de faire des ateliers ou encore que j'écris parfois sur des choses qui vous paraissent un peu simple. Parce que si j'adore montrer que faire sa lessive maison c'est archi simple, je sais très que de nombreuses personnes ont déjà besoin d'aide pour simplement comprendre comment trier !

    Alors, on ne va pas parler des consignes de tri en pratique (mais on reparlera très vite quand même!). Si vous avez des difficultés à savoir comment trier chez vous, je vous conseille de télécharger l'appli Citeo ou encore de regarder sur le site de votre agglomération. Les consignes (et les couleurs des poubelles) ne sont pas encore harmonisées sur l'ensemble du territoire, mais en gros, partout on peut faire du tri sélectif. 

    J'aimerais surtout vous parler organisation de ce tri. Parce qu'une bonne organisation, c'est une vie plus simple et un tri plus efficace. Le seul mot d'ordre : pensez flemme ^^ Il faut que vos poubelles soient accessibles, faciles à transporter et reconnaissables. 

    On a trop tendance à cacher nos poubelles, à se compliquer la vie et du coup, à râler ensuite sur le fait qu'il est compliqué de trier. Alors, qu'il faut justement les rendre le plus visibles possibles, pour que ce soit plus simple, que ça devienne un réflexe et que même les plus petits puisent trier facilement. 

    Quel type de poubelle choisir ?

    Vous avez maintenant un choix important pour vos poubelles. Je trouve qu'il est important de surtout penser "pratique" c'est à dire des poubelles pas trop grandes ni trop lourdes. Vous pouvez aussi opter pour des paniers ou cagettes pour le tri plastique ou le verre.

    Ici, on a un trio de poubelles identiques mais avec un couvercle de couleur différente. Trouvées simplement à Gifi, elles sont surtout assez fines et pratiques à porter pour les descendre. Elles prennent la place d'une grande poubelle sauf qu'il y a les trois poubelles principales. Evidemment, j'aurais préféré une version pas en plastique mais je n'ai pas trouvé dans mes magasins les plus proches. N'hésitez pas à regarder aussi du côté de l'occasion ou chez Emmaüs !

    On note que la poubelle d'ordures ménagères est la seule à avoir un sac poubelle en plastique dedans puisqu'il faut la jeter fermée. Ne mettez pas de sacs poubelles dans les autres, le tri s'effectue toujours en vrac !

    Si vous habitez en maison et que vous avez des poubelles mises à disposition et à l'extérieur, n'oubliez pas de vous faciliter le tri en disposant une mini poubelle (ou autre) afin de ne pas avoir faire des allers-retours constants. 

    Enfin, si vous avez des enfants, pensez qu'il faut une ouverture facile pour eux. Il y a des poubelles qui s'ouvrent toute seule, d'autres avec un "bouton", bref, pensez aux plus petits !

    Combien de poubelles faut-il ? 

    Adapter le nombre de poubelles (et leur taille) à vos consignes de tri. Il vous faut au minimum trois "poubelles" : ordures ménagères, tri plastique/papier et tri du verre. A vous de choisir quel type de contenant pour chacune, notamment en fonction de là où vous les jetez et de la quantité de vos déchets. 

    Mais il est intéressant d'avoir d'autres zones de déchets, toujours en fonction de vos types de déchets : 

    - un panier, sac, cagette...pour les déchets à déposer en déchetterie ou à donner à une association par exemple (ou deux endroits distincts !) : les objets cassés, ceux dont vous ne voulez plus, etc. 

    - une petite boîte pour les piles et les ampoules usagés. 

    - une poubelle à compost : vous avez un composteur chez vous ou dans votre quartier ? Pour vous faciliter la vie, il est intéressant d'avoir une poubelle à compost pour pouvoir conserver vos déchets organiques quelques jours avant de les jeter dedans, sans avoir de problèmes d'odeur. Vous pouvez utiliser une boîte hermétique et la stocker au frigo ou investir dans une poubelle spécifique (Casa, Maison du monde, Natures et découvertes).

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    Et les autres poubelles alors ? Je suis partisane d'une méthode un peu radicale mais enlevez vos poubelles de salle de bain, de bureau. En général, on installe qu'un seul type de poubelle, ce qui ne permet pas de faire le tri et tout fini dans la poubelle des ordures ménagères. Mais c'est aussi une super idée pour se forcer à limiter les déchets dans ces endroits, vous trouverez tout de suite que les cotons lavables sont chouettes si vous devez faire les allers-retours pour jeter les cotons classiques :) 

    Où disposer ses poubelles ? 

    Un seul mot d'ordre ici, il faut que vos poubelles soient les plus proches de l'endroit où vous avez besoin de jeter et les plus visibles possibles, surtout si vous ne maîtrisez pas encore bien les consignes de tri. En général, il s'agit de la cuisine, trouvez un coin accessible pour tout le monde et bien en vue.

    On arrête de cacher ses poubelles, les déchets font partie de nos vies et vous n'aurez jamais envie de les réduire si vous ne le voyez pas !

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    Ma poubelle à compost est à côté de mon plan de travail et la boîte pour les ampoules/piles usagées dans un placard.Mais ces trois poubelles sont à l'entrée de la cuisine. 

    Comment les reconnaître facilement ?

    En général, les poubelles ne sont pas vraiment un point d'investissement qu'on aime. Déjà parce que ça coûte relativement cher mais aussi parce qu'on a du mal à mettre de l'argent dans quelque chose qui accueille nos déchets. Pourtant, vous les utilisez combien de fois par jour ? 

    Il est important de choisir des poubelles que vous pouvez différencier soit grâce à leur forme, taille ou à la couleur des couvercles, mais si vous ne voulez pas vraiment investir, il y a une chouette alternative de Ludilabel : les étiquettes pour le tri sélectif !

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    J'aime beaucoup les dessins, très pratiques pour les enfants à qui on apprend le tri, et le code couleur assez cohérent. Et big up pour avoir pensé aux déchets organiques, piles et ampoules usagées. Chez moi, la poubelle jaune réunie le plastique (étiquette jaune) et le papier (étiquette bleue), j'aurais pu me passer de coller les deux étiquettes mais je voulais que ce soit vraiment clair pour les enfants.

    Ludilabel m'a fait parvenir un petit set d'autocollants et si je ne pensais pas les utiliser au début (ici on est plutôt habitué à trier), j'ai finalement tenté l'expérience et gros succès ! J'aurais bien évité d'en coller une sur ma poubelle de compost que je trouve jolie mais ma fille m'a rappelé à l'ordre ! Dans tous les cas, ça nous a fait revoir le type de poubelle qu'on utilise pour que ce soit encore plus pratique pour les enfants, sans avoir à vérifier derrière eux (et ça si tu es parent, tu aimes ^^).

    Un dernier conseil ? On arrête de faire l'autruche et on regarde un peu ce qu'il y a dans nos poubelles pour trouver des idées afin de les réduire ! Si besoin, j'avais même fait un planning des déchets pour vous aider !

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    Et si jamais les étiquettes Ludilabel vous tentent, il y a un petit concours sur Instagram (@julie_pancakes).