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Lifestyle

  • Dernières lectures et PAL pour l'été

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    Un des petits plaisirs de l'été pour moi est de réfléchir à mes lectures. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez sans doute que la thèse m'a beaucoup occupé pendant les mois d'été et je n'avais jamais beaucoup de temps pour lire autre chose que du droit. 

    Depuis 2 ans, je profite donc de pouvoir accélérer le rythme en ajoutant des livres que je n'ai pas le temps de lire le reste de l'année ! Comme mon rythme de lecture est assez rapide, il se peut que j'en ajoute encore quelques uns, je ne suis pas sûre de tenir jusqu'en août avec ceux là !

    Et comme vous me le demandez souvent, je vous parle de mes dernières lectures si jamais ça peut vous donner des idées pour l'été !

    Livres terminés

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    Shannara de Terry Brooks (trilogie)

    La trilogie fantastique se déroule sur un très long laps de temps, avec des personnages différents, il est donc difficile de faire un résumé pour l'ensemble. Cependant, la structure des trois tomes est identique : une lignée de descendant qui est au coeur de la lutte contre le mal pour empêcher aux forces maléfiques de revenir.

    Pour situer : les Quatre Terres vivent des temps de paix après de nombreuses guerres qui ont successivement modifiées les races. Humains, elfes, gnomes, nains et beaucoup d'autres créatures se sont répartis sur les Quatre Terres après la destruction du Roi-Sorcier Brona. Pourtant, un matin, le druide Allanon part chercher le premier des descendants de la lignée des Shannara pour éviter que le monde bascule de nouveau dans les forces maléfiques... Quel est donc ce pouvoir que détient les descendants des Shannara et qui sera la clé du fragile équilibre qui règne sur les Quatre Terres ? 

    Mon avis : le premier tome est celui qui me fait le plus penser à l'univers de Tolkien. Une quête, un héro malgré lui, un druide qui détient des secrets, une force maléfique indestructible...J'ai eu plus de difficulté en entrer dans le tome 2 puisque l'on change de personnage dans la lignée mais finalement c'est mon tome préféré. C'est aussi celui qui a inspiré la série Les chroniques de Shannara qui est plutôt à regarder. La construction de l'intrigue s'éloigne davantage de l'univers de Tolkien pour développer les propres particularités du monde imaginé par Terry Brooks. Le troisième tome m'a laissé plus perplexe. J'hésite entre une lassitude face à une intrigue toujours construite de la même façon entre les tomes et des personnages bien plus intéressants. Peut-être qu'il est utile de faire une pause entre chaque tome pour éviter cette lassitude !

    En un mot : en grande fan de Tolkien, j'ai adoré l'univers de de Terry Brooks et l'évolution du monde que l'on comprends au fil des trois tomes. Par contre, évitez de les enchaîner, la différence d'époque entre chacun est assez perturbante. 

    La mémoire de Babel (La Passe-miroir Tome 3) de Christelle Dabos

    Je voudrais en dire le moins possible sur l'intrigue vu que sa sortie est récente. Et puis pour ceux qui n'ont pas encore lu les premiers tomes, le moindre commentaire donne trop d'indices que je trouve regrettable ! Pour moi, la Passe-miroir se lit sans rien savoir de l'intrigue avec la seule condition qu'il vaut quand même mieux aimer l'univers fantastique. Si vous voulez un résumé pas trop détaillé, direction le blog de Victoria !

    Mon avis : j'ai adoré ! Tout comme le tome 2, j'ai retrouvé la même construction : une mise en place de l'intrigue pendant la première moitié du livre et petit à petit, le suspense vous fait tourner les pages jusqu'à s'endormir dessus ! J'ai aimé les évolutions d'Ophélie, ses doutes, son courage mais aussi en apprendre davantage sur les arches si mystérieuses !

    Livres pour l'été

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    Harry Potter and The Goblet of Fire (tome 4 VO) de J.K Rowling

    Si vous me suivez un peu, j'ai décidé il y a quelques temps de relire les Harry Potter en VO. J'avais commencé le tome 4 en livre audio et bien que j'adore la lecture par Stephen Fry, force est de constater que je n'arrive pas à trouver le temps d'avancer. En majorité, je lis pendant la sieste de ma fille ou le soir et la version audio m'endors très rapidement (c'est mon manque de sommeil, pas la lecture qui endort hein!). Et je trouve encore difficile de me concentrer sur la lecture VO dès que je fais quelque chose en même temps. 

    Bref, je fais donc le lire en version papier, un peu sur tout l'été parce que ma lecture VO est plus lente qu'en français et que ça me frustre souvent si je m'en dis à un livre en VO ! 

    Divergente de Veronica Roth

    Si j'ai bien aperçu quelques avis sur les films issus des livres, je n'ai jamais rien vu ni lu. J'ai eu envie de commencer par la lecture, j'aime bien pouvoir imaginer par moi-même au départ. L'histoire me fait un peu pensé à Hunger Games et j'avais clairement préféré les livres aux films ! 

    Edit : finalement, j'ai commencé par lui..et je l'ai fini en 2 jours ! Certes je lis vite mais l'intrigue est aussi très prenante donc j'ai eu du mal à le lâcher. Les ressemblances avec Hunger Games ne sont que dans le style d'intrigue, l'histoire et les personnages s'éloignent complètement de cet univers. C'est clairement une saga qu'on pourrait qualifier pour "ado" mais l'intrigue n'est pas niaise du tout et j'adore les histoires d'amour qui fonctionnent sur le schéma de l'improbable (un peu comme la Passe miroir). Du coup, je vais continuer avec le reste de la saga ! 

    Les âmes croisées de Pierre Bottero

    Cela fait très longtemps que l'on me parle de Bottero en lecture fantastique et je n'avais jamais pris le temps de m'y intéresser. L'été est parfait pour ça et j'ai choisi Les âmes croisées parce que c'est un roman posthume et que j'aime généralement beaucoup "sentir" le style d'un auteur dans les publications posthumes. A priori, la fin est ouverte puisque non terminée et ça me tente bien ! 

    Si vous connaissez des romans de Bottero à lire ensuite en priorité, je suis preneuse !

    La servante écarlate de Margaret Atwood

    L'histoire de ce choix est rigolote. On m'a d'abord parlé il y a quelques temps de la série phénomène de OCS "The Handmaid's Tale". Le synopsis en quelques mots m'avait complètement fasciné : "dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l'entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction". 

    Je n'avais pas fait le lien avec le roman de Margaret Atwood jusqu'à voir Emma Watson distribuer des romans un peu partout dans Paris. Mais comme tout roman devenu "populaire", il est devenu difficile à trouver chez moi (en tout cas dans des librairies que je fréquente). 

    C'est complètement par hasard que je suis tombée dessus mercredi dans une librairie où il était affiché en rupture ! Directement embarqué, je dois désormais lutter pour ne pas le commencer directement !

    J'avoue que le style et la dureté de l'histoire (rappelez-vous, j'ai une fille, j'aimerais bien que ce ne soit pas son futur!) me font un peu peur mais je pense qu'il s'agit d'une lecture essentielle dans le monde dans lequel on vit. 

    Edit : je l'ai commencé aussi et j'adore complètement ! Il n'est pas si angoissant que certains avis laissent paraître et est surtout très intéressant sur la construction de l'histoire (avec pleins de flash back). A suivre !

    Le rivage des Syrtes de Julien Gracq

    Celui-là, c'est entièrement la faute de Victoria ! Après avoir lu son avis, il m'est complètement resté en tête. Mais il me semblait exigeant et surtout j'ai voulu attendre d'avoir l'esprit en vacances pour l'apprécier complètement. Je suis ravie de m'y plonger cet été et je ne manquerais pas de vous donner mon avis !

    Pour avis, mon libraire m'a suggéré "En remontant les ruisseaux" de Jean Rodier pour les amateurs de ce type de plume. Aucune idée de ce qu'il vaut, n'hésitez pas à me dire si vous l'avez lu!

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous comptez lire ou ce que vous avez particulièrement aimé cette année. Sinon, vous pouvez toujours suivre mes avis sur GoodReads ou sur Instagram en général !

  • Minimaliste du dressing #3

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    Je n'ai pas eu le temps de faire une photo de mon dressing, je vais attendre la fin de cette série d'articles ! (source : Pinterest?)

    Enfin le n°3 de ma série Minimalisme et dressing ! 

    Pour rattraper, direction le #1 où je vous fait un petit pré-bilan et le #2 où je vous parle du rapport au corps !

    Aujourd'hui, je vous explique où j'en suis, ce que j'ai appris et comment j'ai procédé. 

    La démarche du minimalisme dans le dressing se fait forcément petit à petit. Je réfléchis à tout ça depuis longtemps et je suis loin d'avoir encore terminé. Mais petit à petit, les erreurs sont font plus rares et les vêtements que je garde me procure plus de plaisir. J'accepte mieux l'image que j'ai de moi, celle que je veux renvoyer et non celle qu'on me commande de renvoyer (ou que je me commande toute seule). J'arrive à faire la différence entre ce que j'aime d'ans l'absolu et ce que j'aime sur moi. La grosse différence, c'est que j'arrive à mieux supporter le flux des images que je vois : je suis de moins en moins tentée par les achats des autres quand ils ne me correspondent pas. 

    Pour vous expliquer un peu mieux en pratique, voilà comment j'ai procédé (et comme je procède encore!) :

    J'ai commencé à trier mes vêtements et à chaque fois que ça allait dans une catégorie "jamais mis", "rarement mis", "je garde au cas où", "je n'aime pas vraiment mais je pense en avoir besoin", etc., je suis allée plus loin en me demandant pourquoi ? Qu'est-ce que ça renvoie sur ma propre image ? En les mettant, je me regardais longuement (exercice très narcissique...ou très compliqué) et j'essayais de voir pourquoi ça ne fonctionnait pas sur moi. 

    Je fais ça pour tous les vêtements, les coupes, les couleurs.... 

    Les jours "bons", ceux où on se sent bien dans ses vêtements, je notais mentalement pourquoi tel ou tel vêtement me procurait cette sensation. Idem avec les jours moins bons. 

    Je suis aussi devenue encore plus accro à Pinterest : ça me permet de faire des tableaux avec mes propres envies, de vérifier que c'est bien en cohérence avec ce que je veux pour moi, à organiser mon futur shopping...

    J'ai développé mes premières réflexions dans mon article sur les basiques mais depuis, mon regard s'est affiné en prenant davantage en compte le rapport à mon corps. 

    Désormais, c'est devenu presque un réflexe. Je repère immédiatement dans les magasins ce que j'aurais acheté avant alors que ça ne me correspond pas. Et je fais des achats que je n'aurais pas envisagé avant, uniquement parce que je sais que ça me va et que je l'utiliserais.

    Pour résumer, je garde désormais ce petit tableau dans ma tête (et mon carnet). Cela ne signifie pas que je le respecte toujours à 100% mais je m'améliore de jour en jour !  

    A privilégier A éviter
    Les jeans/jupes taille haute Les jeans/jupes taille basse
    Les jeans 7/8 resserrés à la chevilles Les jeans trop longs ou trop évasés
    Les cols larges, en rond ou en V Les cols trop serrés au coup, notamment sur les blouses
    Les gilets loose, d'une longueur au minimum sur le haut des fesses Les gilets légers, longueur à la taille
    Les robes ou les hauts de forme "peplum" ou amples  Les robes ou les hauts resserrés à la poitrine, taille ou au ventre
    Les jupes croisées sur le devant Les jupes "boules" ou tout ce qui a du volume
    Longueur des robes/jupes : mi-cuisses ou mi-mollets Longueur des robes/jupes autour du genou
    Les collants clairs ou noir transparents Les collants opaques
    Les blouses à coupe "simple" Les blouses "compliquées" : col lavallière, manches à volants, etc.
    Des pulls amples et doux, non transparents Des pulls fins, courts à la taille et ceux qui sont tricotés trop lâches (donc transparent)
    Des chaussures plates : baskets claires ou style derbys. Ou des talons carrés Des talons hauts, des couleurs vives, des ballerines.

    Par exemple, j'ai accepté ne pas aimer les "débardeurs" classiques, souvent trop près du corps (coucou l'absence d'abdos) et avec une découpe aux épaules et au cou qui ne me convient pas. J'ai un top sans manche gris foncé, un peu peplum (avec un volant à la taille quoi) et finalement, c'est avec lui que je me sens le mieux. Elle est donc à la base de mon dressing, dans la catégorie "hauts sans manches" et je suis partie à la recherche d'un deuxième haut sur cette forme, dans un ton plus pâle.

    Après des semaines de recherche du côté "éthique", j'ai finalement trouvé mon bonheur chez Kiabi. C'est donc complètement de la "fast-fashion" mais je le rentre dans la catégorie "responsable parce que rentable". Je préfère évidemment trouver des alternatives plus éthiques mais j'estime qu'il convient surtout de moins consommer donc parfois il faut faire des concessions quand on sait que ce sera un achat utile, raisonnable ou nécessaire.

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    Le col, la découpe des manches, le volant sur la taille, la matière un peu effet "lange" : c'est un 100% réussite dans mon évaluation du dressing. 

    Maintenant, le plus compliqué, c'est que j'ai remarqué que je ne met ce genre de haut qu'avec des pantalons ou short. Et j'ai enfin compris pourquoi ça ne passe pas avec mes jupes : en général elles sont évasées ou taille haute donc ça donne une silhouette un peu étrange avec ce genre de haut. Du coup, je sais avec quoi les mettre (et pourquoi) et je sais qu'il me faut un autre style de haut pour correspondre à mes jupes. 

    Bien entendu, savoir ce qu'on veut précisément, cela complique le shopping. Quand on a une idée bien précise, c'est souvent compliqué à trouver en boutique. Surtout que pour moi, il y a aussi une question de matière : j'ai vite compris que je n'aime pas les matières rigides, qui se froissent facilement ou qui donnent chaud. 

    Ce que j'ai appris sur moi/sur mon rapport aux vêtements

    Depuis que j'ai commencé à vider, et surtout à me poser des questions, j'ai appris plein de choses sur moi et sur le pourquoi de ces choses qui ne me correspondent pas. 

    J'ai compris par exemple que certains problèmes de coupes ne viennent pas de moi mais de la marque. Ca semble évident mais la plupart des marques taillent différemment et même dans une seule marque, vous avez des coupes complètement différentes. Alors oui je connais MA taille mais en vrai ça ne veut rien dire : parfois il faudra prendre une taille en dessous ou au dessus. Pour résumé, je suis un petit gabarit et parfois c'est compliqué d'avoir des vêtements ajustés. Mais ce n'est pas grave, j'ai compris qu'en fait, il est impossible qu'une même taille corresponde à autant de morphologie différente, peu importe si vous faites du 36 ou du 54. J'ai sais pourquoi je n'étais pas à l'aise dans mes jeans ou dans mes robes : c'est pas mon corps le problème, c'est le vêtement qui n'est pas fait pour lui ! J'ai d'ailleurs aussi accepté que vu ma morphologie, je dois parfois regarder dans le rayon kid (chez zara par exemple, le 13/14 ans est parfait pour moi)

    Du coup, je fais doucement le deuil du jean ajusté ou de la jupe ni trop grande ni trop serrée. J'ai découvert qu'il y avait des gens formidables dont le métier est de coudre et qu'il est ainsi possible de retoucher les vêtements. En vrai, je pense que tout le monde devrait faire retoucher ses vêtements pour s'y sentir à l'aise !

    Sinon, je fais aussi du cheminement sur certains complexes, je tente des associations de vêtements que je n'aurais pas osé, etc. Disons que sans encore m'accepter complètement, je suis un peu plus en paix depuis que je comprends ce qui me bloque avec certains vêtements ou style.

    J'accepte aussi sans problème de me tromper sur certaines conclusions que je tire. Le rouge par exemple, je l'ai rapidement banni parce que le peu de vêtements rouges que j'avais, je ne les mettais jamais. En fait, cela tenait plus aux vêtements en question et au style. Et aussi au fait que le rouge, ça attire l'oeil, ce que globalement, je n'aime pas trop. Aujourd'hui, je ne bannis plus le rouge mais je le choisi par petites touches ou dans des coupes plus "cool" où je n'ai pas l'impression de dire "youhou regarde moi". En clair, je suis pas prête pour la robe de soirée rouge ^^ 

    Clairement, depuis quelques mois, je suis HYPER bien dans mes fringues 80% du temps et c'est déjà énorme ! J'ai encore du travail pour les 20% restants et les quelques erreurs d'achats (très rare quand même). Mais je savoure déjà l'étendue de l'amélioration. Il y a 2 ou 3 ans, ou même avant ma fille, j'avais 2 fois plus de vêtements (minimum!) et je devais être à l'aise la moitié du temps, dans 30% de mon placard !! 

    Mes prochains défis ? le tout prochain, c'est d'arriver à gérer les vacances avec moins de vêtements, j'ai beaucoup trié les affaires d'été. En prendre moins quand on partira et essayer de voir si ça fonctionne et si je suis à l'aise. 

    A la rentrée, il faudra que je me lance dans la partie la plus complexe pour moi, les tenues "habillées", d'automne ou d'hiver, où je suis nulle et je ne trouve rien que je garde longtemps. 

    Mais tout ça, c'est pour le prochain numéro #4 ! 

  • Lire éthique

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    On a tous un rapport différent avec la lecture. Certains dévorent les livres, d'autres lisent plusieurs livres en même temps et d'autres encore, ne lisent que deux pages avant de s'endormir. Sincèrement, peu importe. Lire - des livres, des magazines, des journaux - c'est tout ce qui compte. Lire un roman classique de 600 pages ou une bande dessinée, ça permet de s'évader, de ressentir des émotions mais aussi (et là c'est l'ancienne chargée de TD à l'Université qui parle) d'améliorer son vocabulaire et son écriture. 

    Personnellement, j'ai toujours adoré lire mais j'ai eu beaucoup de difficultés à être assidue pendant mes années de thèse. Ma journée se résumait déjà à lire non stop alors mon cerveau et mes yeux étaient bien fatigués le soir. Néanmoins, je suis incapable de m'endormir sans avoir lu quelques pages, d'un livre ou d'une revue, comme pour faire une coupure avec l'activité de la journée. Je lis aussi beaucoup à ma fille, même si maintenant elle préfère me lire les histoires (comprendre les inventer vu qu'elle n'a pas encore 4 ans). 

    Je me suis alors demandée si le comportement de lecteur pouvait être "éthique". Quand on se penche deux minutes sur la question, on voit rapidement que lire, si c'est évidemment bénéfique, fait peser des lourdes conséquences sur l'environnement. 

    Alors quelles sont les possibilités pour lire éthique ? 

    L'impact des livres sur l'environnement 

    Un livre, c'est de la pâte à papier qui consomme énormément d'eau, d'énergie et de produits chimiques, notamment pour le blanchissement. C'est aussi la réalisation de la couverture qui nécessite un film de polypropylène ou d’acétate. Ou encore la phase d'emballage (et ses déchets) et de distribution et transport. Selon WWF, la consommation mondiale de papier dépasse les 330 millions de tonnes par an et rien qu'en France et chez un seul éditeur, les émissions carbones dépassent les 210 000 tonnes de CO2 à l'année. 

    Les éditions Terre Vivante ont réalisé une étude du coût du cycle de vie de leurs livres si cela vous intéresse. 

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    Il y a de nombreuses améliorations possibles pour réduire cet impact : utilisation d'encres végétales, utilisation de papier recyclé, diminution du blanchissement du papier, utilisation d'énergie renouvelable, d'emballages cartons, rapprochement des entreprises du même secteur pour limiter les coûts de transport, etc. Mais toutes ces solutions sont, a priori, entre les mains des éditeurs et des imprimeurs, qui prennent peu à peu conscience de l'impact gigantesque de leur secteur d'activité sur l'environnement.  

    Alors, en tant que lecteur, que peut-on faire ? 

    L'alternative des e-books ? 

    La solution classique que l'on voit parfois est la lecture numérique, l'ebook. Il est évident qu'il est toujours intéressant de diversifier les formes de lecture pour séduire plus largement le public, notamment les plus jeunes. Néanmoins, rien que pour le bilan carbone, l'ebook a un impact environnemental plus néfaste : une dernière étude estime qu'un ebook génère 250 kg de CO2, sans compter l'impact impressionnant de l'extraction des métaux lourds nécessaires à la production des supports numériques. A titre de comparaison, un livre papier génère environ 1,3kg de CO2. 

    A priori, ce n'est donc pas une alternative a favoriser pour devenir un lecteur "éthique". 

    Réduire ses achats de livres neufs

    Encore une fois, une consommation plus responsable s'accompagne d'une dé-consommation. La grande problématique du secteur du livre est sans aucun doute la quantité impressionnante de livres neufs qui arrive sur le marché chaque année. Et ainsi la quantité tout aussi folle de livre qui sont achetés et lu "une seule fois" par une seule personne. En terme de rentabilité, on ne fait pas pire !

    Une très chouette initiative vient de voir le jour : Tonbooktoo. Une communauté sur laquelle on s'inscrit, enregistre ses livres (avec le code comme sur Goodreads) et on peut entrer en contact avec des lecteurs près de chez nous pour échanger ou vendre des livres ! 

    Il y a plusieurs alternatives pour éviter de consommer du neuf à chaque envie de lecture : 

    • acheter entre ami(e)s, par exemple quand on est plusieurs à lire la même saga. 
    • s'inscrire à la médiathèque de votre ville. On hésite souvent, pourtant c'est rapide et pratique à utiliser. Vous pouvez souvent réserver vos livres, être conseillé et l'offre est aujourd'hui bien plus complète. 
    • jeter un oeil aux boîtes à livres qui fleurissent un peu partout en France, on y trouve parfois des petites pépites.
    • ne pas oubliez les brocantes, les dépôts ventes ou autre centre Emmaüs où vous pouvez trouver des classiques à bas prix. 

    Bien entendu, toutes ces astuces valent aussi pour donner une seconde vie à vos livres neufs ! Si vous ne savez pas où les donner chez vous, il est aussi possible de passer par certains organismes comme Recyclivres qui permet d'envoyer ou de déposer des livres que l'on utilise plus.

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    Favoriser l'achat responsable

    Pour les achats neufs inévitables, il peut être intéressant d'oublier les géants Fnac et Amazon qui ne favorise pas vraiment la réduction de l'impact environnemental (et social) du secteur du livre. 

    Vous pouvez déjà trouvez une petite librairie indépendante chez vous et vous deviendrez vite accro à l'accueil et aux conseils sans pareil (s'il y a des palois dans la salle, j'aime beaucoup L'escampette, rue des cordeliers).

    Pour pouvez aussi garder vos habitudes d'achats en ligne mais en passant par des réseaux indépendants. Vous avez par exemple le réseau national des Libraires mais aussi plusieurs sites en fonction de votre lieu d'habitation. Par exemple, je passe par Libraires Atlantiques qui est top (cliquez pour retrouver tous les réseaux) : on cherche, on commande, on paye et on choisit une libraire pour aller le chercher.

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    Privilégier les livres en papier recyclé

    Quand vous choisissez un livre neuf, vous pouvez aussi privilégier les livres en papier recyclé. La présence du logo garantit que le papier est fabriqué à base de 50% minimum de papier recyclé. Dans le carré blanc est ensuite écrit le taux total (60% par exemple) et en dessous un numéro d'identification pour s'assurer du processus de fabrication. 

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    Vous pouvez aussi vérifier que le papier a un label FSC ou PEFC qui garantissent une gestion plus durable des forêts (explication des garanties de ces deux labels). En très rapide, la certification permet de s'assurer que la gestion de la forêt dont est issu le bois respecte les capacités de régénération de celle-ci. En gros, on évite la déforestation ou la plante d'eucalyptus (comme en Chine) qui ne permet pas de rattraper les besoins en absorption de CO2.

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    Voilà quelques idées pour lire éthique, être plus responsable et essayer de ne pas faire supporter à la planète notre passion pour les livres ! Si jamais vous ne savez toujours pas quoi faire de vos livres, vous pouvez toujours essayer l'upcycling et les transformer en oeuvres d'art ^^

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  • Minimaliste du dressing #2

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    Hop Hop on rattrape l'épisode #1 du Minimalisme et Dressing. Un conseil, fais toi du café avant d'entamer l'article !

    Quand on débute dans le minimalisme pour son dressing, on affronte plusieurs difficultés : résoudre les vêtements "au cas où", arriver à se séparer des vêtements-sentimentaux, trouver une méthode de tri efficace... Pourtant, on oublie une des difficultés principales qui ralentit considérablement le tri qu'on effectue : le rapport qu'on entretient vis à vis de son corps et de son image. 

    Non ce n'est pas qu'une histoire de "fringues". Que vous aimiez ou non la mode, les vêtements ont souvent un rôle dans notre vie qu'on sous-estime : se sentir bien, se cacher les jours de déprime, mettre en valeur la réussite de son régime ou cacher les quelques kilos pris, se vieillir ou paraître plus jeune, exprimer sa personnalité ou entrer dans le moule, etc. 

    "Ce n'est pas qu'une histoire de fringues"

    Si vous ne faites pas une analyse de ce que vos vêtements disent sur vous, vous passerez à côté de l'apport principal d'un dressing "minimaliste" : se sentir bien dans ses vêtements et peu à peu dans son corps. 

    Il n'y a pas de méthode définie, cela dépend beaucoup trop de la situation de chacune. Mais je vous propose quelques astuces pour se poser les bonnes questions avant et pendant le tri que vous effectuez. Pas de panique, c'est un cheminement long, souvent difficile. Un jour pourtant, vous achèterez un vêtement en étant sûr qu'il vous corresponde, qu'il vous procurera du plaisir et qu'il soit en accord avec ce que votre corps et votre esprit racontent.

    Catégoriser les vêtements jamais mis

    Sans doute la meilleure des astuces pour comprendre les erreurs que l'on fait entre les vêtements que l'on achète et ce que l'on met est de regarder quelle frontière on trace inconsciemment. 

    Sortez tous les vêtements que vous n'avez jamais mis et dont vous pouvez vous séparer facilement. A côté, ajoutez les vêtements jamais ou presque mis mais que vous n'arrivez pas encore à donner avec assurance : souvent des vêtements "au cas où", "si jamais", etc. De ces deux tas, essayer de trouver des cohérences, des catégories similaires soit par style de vêtements, de tailles, de coupe, de couleurs... Certaines catégories se croisent, notez bien toutes les "sous-catégories" (catégorie "jeans" et catégorie "trop grand" par exemple). 

    Par ma part, j'ai rapidement pu faire plusieurs catégories similaires dont certaines se croisent : 

    - des vêtements noirs

    - des vêtements "habillés"

    - des imprimés très marqués 

    - des robes arrivant au genou

    - des vêtements marqués à la taille

    Pour le moment, il n'est pas question d'en tirer des conséquences mais uniquement de marquer tout ça et de le conserver (c'est le moment d'utiliser un de 345 carnets que vous conservez!). Cela doit vous aidez peu à peu à cerner les catégories "délicates" sur lesquelles vous devrez ensuite réfléchir : pourquoi autant de vêtements noirs ? Pourquoi autant de vêtements habillés ? Etc. 

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    Trouver son style

    En réalité, ça peut commencer par la même méthode que précédemment mais à l'inverse : catégoriser vos vêtements préférés. Pas besoin d'en sortir beaucoup, choisissez ceux que vous mettez au moins une fois par semaine, ceux que vous emportez toujours en vacances, etc. Et là encore, essayez de trouver ce qu'est ce qu'ils ont en commun : des tons ? une coupe ? une matière particulière ? 

    Ensuite, il s'agit d'aller plus loin que cet exercice : il faut comprendre ce qu'on aime, quel est son style, ce qu'on cherche à raconter avec ses vêtements, bref peu importe comme vous l'appelez !

    Au-delà de son corps et ses complexes, le dressing en dit long sur le "style" d'une personne et le message qu'elle veut faire passer. Et en général, le message est paradoxal : dans un dressing qui correspond en partie à son "style", on y retrouve beaucoup de vêtements qui évoque "le style que j'aimerais avoir".

    "Ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes"

    Là encore c'est une erreur. Et c'est sans doute l'erreur principale qui nous pousse à l'excès de consommation de vêtements : les changements de mode ou les vêtements que l'on voit chez les autres, tout ça nous pousse à acheter pour "y ressembler", pour "être comme". On en revient au conseil du dessus : ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes. Vous ne le porterez pas ou vous n'en retirez jamais aucun "plaisir". 

    Evidemment, il ne s'agit pas d'avoir une armoire forcément cohérente, où on y trouverait toujours les mêmes vêtements. C'est plus subtil que ça. Vous avez bien sûr le droit d'avoir un style différent chaque jour, déjà parce qu'on a la plupart du temps des "obligations" liées au travail dans la semaine. Mais en général, il s'agit plus de variantes de son style que d'un changement radical. Sinon, cela explique souvent les armoires qui débordent...

    En réalité, définir son style ne devrait pas être si compliqué. Il faut déjà éviter de se placer dans les catégories des magazines : non vous n'êtes pas que "classy", "sportive", "preppy" ou autre. 

    Son style, c'est l'assemblage des coupes/couleurs/formes qui nous plaisent, conviennent à notre corps, à nos complexes et nos atouts, à notre personnalité. 

    D'où l'intérêt d'avoir des catégories déjà un peu étudiées : si on se sépare de beaucoup de vêtements noirs et qu'on aime particulièrement nos deux hauts blancs, peut être qu'il faut arrêter de se forcer à acheter du noir ? Sans doute que cela raconte quelque chose sur son style et sur ses erreurs : achetez vous du noir parce qu'il faut avoir certains vêtements noirs (la fameuse petite robe noire) ou est-ce parce que cela vous rassure par rapport à votre corps (on dit bien que le noir amincit!) ?

    Pour éviter de se perdre dans la recherche de son propre style, il est important de procéder par style de vêtements et non par style global. Il est plus compliqué de savoir quel est style global car on est rarement aussi marqué dans son ensemble. Il est bien plus simple d'identifier son style petit à petit : quel style de jean vous convient le mien et lequel vous ne mettez jamais ? Quel style de décolleté vous mettez le plus facilement ? Etc. Aidez-vous de vos photos et de votre mémoire pour vous rappelez les moments où vous n'avez pas été à l'aise dans vos vêtements et inversement. 

    Portez une attention particulière aux vêtements très éloignés de vos habitudes (et en général peu portés!) : pourquoi les avoir acheter à ce moment là ? Quel message vous vouliez faire passer ? Je vous parie que 9 fois sur 10, il s'agissait de copier votre image sur celle d'une autre : acheter le haut repérée sur d'autres filles sur Instagram, le jean qui faisait des jambes de 2m sur le mannequin chez Zara, etc. Si vous êtes sujette à ça, je n'ai qu'un conseil : faites votre tri et votre démarche de minimalisme en vous désabonnant des comptes de "modeuses", en enlevant vos applis d'eshop et autre. Je n'ai rien contre dans l'absolu mais les réseaux sociaux et internet en géénral nous pousse à la consommation sans se questionner sur soi-même. On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un. Si ça peut être un bon moyen de s'inspirer, ça peut aussi brouiller votre réflexion. Gardez tout ça quand vous aurez cerner mieux qui vous êtes. Vous résisterez mieux à la tentation d'être quelqu'un d'autre. 

    "On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un"

    Encore un exemple avec moi pour illustrer : j'ai trié pas mal de robes noires, toutes plus ou moins similaires en terme de coupe. Droite, longueur juste au dessus du mollet, en général resserrées à la taille ou juste sur le ventre et avec un col rond assez proche du cou. Finalement, je ne les ai pas ou très peu porté et j'ai accepté que je ne me sentais même pas bien dans elles. C'était juste la forme classique de la fameuse robe noire que toute fille devrait avoir, pour bosser, sortir ou autre.

    Ben finalement, ça ne me convient pas du tout. Ce n'est pas moi, pas mon style, pas ce que j'ai envie de raconter et ce qui me permet d'être à l'aise. Je n'irais pas jusqu'à dire que les robes ou le style classique n'est pas le mien. Mais les robes noirs classiques assez strictes oui ! C'est là toute la différence ^^

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    Comprendre son corps

    Une dernier étape pas facile est nécessaire pour compléter les deux conseils précédents. Au-delà de son style qu'on affine peu à peu, il faut arriver à comprendre ce qui fonctionne avec son propre corps et inversement. Avoir un oeil objectif, comprendre ce qui nous met en valeur, pourquoi notre rapport à notre corps explique certains vêtements jamais mis : c'est compliqué. C'est l'aspect "psychothérapie" du minimalisme : avoir moins de vêtements, c'est surtout avoir des vêtements plus "justes" et dans lesquels on se sent bien pour pouvoir les mettre plus souvent. Et donc être en paix (toute relative) avec son corps. 

    L'immense bénéfice du minimalisme, c'est bien ça. Plus qu'un placard léger et des dépenses évitées, c'est un cheminement vers un peu plus de paix envers soi.

    Si tu crois encore que trier son dressing, ce n'est que du rangement, pose-toi plusieurs questions

    - est-ce que je garde des vêtements qui ne sont pas à ma taille ?  

    - est-ce que je garde des vêtements que je n'aime pas mais que j'aime avoir et parfois mettre

    - est-ce que je garde des vêtements dans lesquels je ne me sens pas à l'aise ? 

    - est-ce que je garde des vêtements que j'aime sur le cintre mais pas sur moi ?

    Tu réponds oui à certaines questions ? Alors oui, le regard que tu portes sur ton corps influence ton dressing et sans aucun doute, t'empêche de trier sereinement. 

    Comment on fait alors pour avoir un regard plus objectif sur soi ? 

    Déjà, il y a une chose essentielle à accepter en commençant le tri de son placard dans une optique de minimalisme : il faut faire le deuil du corps que vous aimeriez

    On est trop ci, pas assez ça, on pense arriver à perdre ces 3 kgs un jour, se mettre au sport pour avec des abdos en béton...Je ne veux pas dire par là qu'on ne peut pas changer un corps qui nous complexe : un rééquilibrage alimentaire, du sport, une consultation chez une diététicienne voir chez un psy si vos kilos sont fonction de vos émotions, tout ça peut "améliorer" votre apparence. 

    Mais si vous décidez de vous lancer dans un tri de votre garde robe, c'est aussi pour vous faire du bien à l'esprit et à votre rapport au corps. C'est pour maintenant et pas pour "quand-j'aurais-perdu-3kgs". Le minimalisme dans le dressing, je vous l'ai dis, c'est vraiment une épreuve pour sa propre estime. Mais le gros avantage, c'est qu'en ayant uniquement des vêtements dont vous serez fière et dans lesquels vous vous sentirez bien, votre rapport avec votre corps va changer...et peut être même que vous perdrez ces 3 kgs plus facilement ou que vous trouverez la motivation pour chausser des baskets. Mais n'attendez pas d'être bien pour changer votre rapport à votre dressing, changez-le pour être bien immédiatement !

    Ok mais comment on fait pour se voir réellement et pas dans le prisme de nos complexes et nos envies ? Vaste sujet qui sera assez différent d'une personne à l'autre. Néanmoins, il y a quelques astuces. 

    - regarder les photos de soi dans plusieurs situations et vêtements. Notez ce qu'on trouve de flatteur, en style de coupe, de couleurs, de style de vêtements. Et à l'inverse, ce qu'on trouve qui ne rend pas bien, en essayant de savoir pourquoi : jupe trop longue, pantalon taille basse, haut trop large, etc.

    - se regarder de plein pied...de préférence nue ! Une étape pas forcément agréable et pourtant je vous assure qu'au fur et à mesure ça aide ! La forme des vêtements modifie notre apparence sans jamais nous permettre d'avoir un regard global. On trouve nos hanches trop larges, nos fesses trop grosses, nos seins trop petits...mais dans l'ensemble ? Alors avant ou après la douche, on prends 2 min pour se regarder, sans chercher à se critiquer, juste en observateur. On essaye de se mettre dans la peau d'un tiers : jamais une personne ne remarque en premier un défaut ciblé ! Vous même quand vous regardez quelqu'un, vous le détaillez point par point ou vous regardez un équilibre général de silhouette ? 

    - demander l'avis des tiers qui nous connaissent bien (amoureux, amis, maman...) : qu'est-ce qu'ils aiment chez nous ? Est-ce qu'ils ont souvenir d'un vêtement qui nous mettait en valeur ? et inversement ? L'avis des autres n'est pas à prendre à la lettre, vous avez entièrement le droit de ne pas être d'accord. Mais dites vous bien qu'ils vous voient forcément dans la globalité, donc sans focaliser sur un défaut qui vous obsède. 

    - commencer le tri de son armoire dans un jour bon ! Cela semble idiot mais on a toutes des phases moins sympa avec soi. Alors on choisit un jour où on n'a pas ses règles (sinon merci l'impression d'avoir 5 kilos de plus), où nos cheveux sont dans un bon jour, où on a eu le temps de se maquiller un peu ou encore en été quand on est un peu hâlée. A vous de voir, mais surtout, si c'est un jour sans, on laisse son corps de côté, on n'arrivera pas à être objective dans ces moments-là. Indulgence je vous dis, indulgence ! 

    Maintenant, faites le lien avec les catégories réalisées au dessus : vous trouverez sans aucun doute un lien entre les vêtements pas assez mis ou ceux dont vous n'arrivez pas à vous séparer avec votre vision du corps, vos complexes, votre silhouette ! 

    Le coup de pouce : morphologie et colorimétrie

    Pour mieux comprendre le lien entre son corps et ses vêtements, il peut être utile de s'aider des guides de morphologies, voir de la colorimétrie. 

    Attention cependant, je trouve ça trop incomplet de s'en tenir à "je suis une poire" (en plus, je suis pas sûre que ce soit bon pour son estime personnelle de penser être une poire!!) pour construire sa garde robe. Déjà, il faut y ajouter du détail : mes jambes sont fines, je n'aime pas ma poitrine trop généreuse, j'ai un joli décolleté, etc... Et puis certaines morphologies appellent des vêtements particuliers qui peuvent ne pas vous convenir. 

    Par exemple, mon type de morphologie me demanderait d'insister sur la taille notamment, avec des vêtements cintrés et près du corps. Mais pour moi, ça oublie une chose essentielle : justement le rapport que j'ai avec mon corps. Je n'aime pas les vêtements cintrés, ni mettre spécialement en valeur ma taille. Par contre, ça m'a aidé à comprendre pourquoi il fallait que je privilégie les tailles hautes pour les pantalons. 

    Je ne suis pas une spécialiste de la question, si ça vous intéresse particulièrement, je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog Pin-up bio et notamment de vous abonner à sa newsletter qui vous donnera quelques astuces pour connaître un peu mieux son corps. 

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    La colorimétrie, c'est un peu similaire, vous pouvez regarder les couleurs qui vous conviennent à priori mieux en fonction de votre couleur de peau ou de cheveux. Mais ne restez pas bloqué sur ça, si vous aimez vraiment une couleur qui ne vous met pas en valeur, il suffit peut être de la privilégier en accessoire ou pour les bas.

    Pour ma part, j'arrive de mieux en mieux à cerner les couleurs qui me plaisent et qui me vont. Mais les deux ne sont pas toujours en accord. L'exemple du maquillage est flagrant chez moi. Ayant les yeux verts, la colorimétrie voudrait que j'opte pour les tons de violets...que je déteste ! 

    De façon générale, en triant vos vêtements, essayez de repérer s'il n'y a pas un problème de couleurs et en les essayant, vous repérerez peut être que telle ou telle couleur ne vous "va" pas. Attention, cela peut aussi être fonction de la saison puisqu'en été, on a tendance à bronzer !

    Donc oui au guide, mais on ne s'y perds pas. On ne peut pas résumer une personne à sa morphologie et à sa couleur de peau/cheveux. Certains aiment changer de tons avec les saisons, d'autres ont une passion pour une couleur a priori incohérente. Peu importe, ce qui compte, c'est d'écouter son ressenti.  

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    Après ce long discours, cela semble assez compliqué à mettre en pratique. Il est déjà compliqué d'avoir un oeil bienveillant sur son corps alors en ressortir un style, un dressing idéal et des erreurs à éviter, c'est le bout du monde !

    Promis, on s'améliore petit à petit une fois qu'on a compris que, définitivement, ce n'est pas qu'une histoire de fringues !

    Dans l'épisode #3, je vous démontrerais tout ça sur ma petite personne ^^