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Humeurs

  • Paille or not paille

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    pailles, consommation,

    Les pailles. 

    J'avais dis que je ne ferais pas d'article dessus. Parce que le fond de mon "questionnement" reste un combat écologique important que je ne souhaite pas dénigrer. Mais aussi parce qu'en faire un article, c'est participer à ce que je dénonce précisément. Mais bon, comme toujours le clavier me démange et puis, ça me calmera peut-être d'ouvrir le débat ici ^^

    C'est quoi le problème écologique des pailles ? 

    En France, c'est 8,8 millions de pailles jetées chaque jour. Et encore, en regardant les chiffres des pailles jetées chaque seconde aux Etats-Unis, le vertige est encore plus grand ! Etant quasiment impossible à recycler, elles finissent avec les autres déchets plastiques...dans l'Océan. La plupart se dégradent en micro-billes ultra polluantes, toxiques pour les animaux marins et que l'on retrouve ensuite dans leurs estomacs (et ton assiette si tu manges du poisson). Mais certaines n'ont pas le temps de se dégrader qu'elles finissent avaler par un poisson ou une tortue, causant des blessures ou la mort. 

    Bref, la paille, c'est 5 min le temps de boire sa limonade et des années de pollution derrière. 

    Le combat contre les pailles 

    La lutte contre la pollution des pailles jetables est menée depuis plusieurs années par plusieurs associations et gagne désormais en visibilité sur les réseaux. 

    L'association Bas les pailles fait par exemple un travail formidable de sensibilisation.

    Depuis c'est des tonnes de blogueurs ou autres qui sensibilisent à utiliser des pailles réutilisables et à boycotter les pailles jetables en plastique.

    Bref, que du positif non? 

    Mais lâche moi avec ta paille en inox

    Alors pourquoi le sujet des pailles m'énerve tant ? 

    Premièrement, parce que le débat à tendance à éclipser les raisons principales de la pollution des Océans. Et là on rejoins un thème important qui mériterait un article rien qu'à lui : culpabiliser le consommateur face au désastre écologique et occulter les actions gigantesques qui pourraient être menées à côté. Alors oui le consommateur a un vrai pouvoir et on vote dès qu'on achète...MAIS culpabiliser le citoyen "lambda" parce qu'il n'a pas sa paille en inox ou sa brosse à dent en bambou me laisse franchement perplexe. 

    Un exemple tout simple ? Demandez aux gens ce qu'on retrouve en majorité dans les déchets plastiques de nos Océans. Une très large majorité des déchets plastiques sont composés par exemple des filets de pêche. Est-ce que l'on voit tout le monde parler des matériaux ou des techniques de pêche à privilégier ? Nope.

    Je sais bien que tout fonctionne par "mode" et je suis ravie quand c'est un truc plus responsable qui se retrouve sur le devant de la scène. Mais c'est un peu comme les blogueuses mode font le même partenariat, à la fin de la journée, je n'en peux plus de voir s'afficher le même produit partout sur les réseaux !

    Deuxièmement, parce que ce "buzz", aussi favorable soit-il, développe un nouveau marché et donc une nouvelle consommation. Tapez "paille réutilisable" dans google et vous verrez apparaître des tonnes de nouvelles marques, eshop ou autre proposant des pailles en bambou, en inox, en verre, compostable, etc. 

    C'est chouette si le marché économique se développe vers des produits réutilisables mais ça reste encore sur le même modèle de surconsommation où tous les articles finiront un jour sur Aliexpress ou chez Action. Clairement, je ne comprends pas qu'on puisse prôner une diminution de la pollution en créant un nouveau segment de marché qui fonctionnera selon exactement les mêmes principes!

    Troisièmement, et surtout, parce que tout ce nouveau marché crée un nouveau besoin pour répondre à un problème dont la solution est simple : n'utilise pas de pailles ! Et arrête de prendre les enfants comme excuse à la consommation de pailles !

    Il y a évidemment des situations particulières, des handicaps ou des maladies qui ne permettent pas de boire facilement au verre. Une paille restera sans doute nécessaire pour certaines personnes et dans ce cas-là, c'est chouette d'avoir des alternatives réutilisables. 

    Mais ce n'est pas l'exemple le plus fréquent que je vois ou que je lis. Et l'excuse la plus courante est celle des enfants : c'est plus pratique pour un enfant de boire à la paille. Mon article sur les trucs écolo pour les anniversaires des enfants m'a clairement fait peur : il n'y a pas une seule photo Pinterest sans paille et pour beaucoup de personnes, c'était vraiment le point compliqué pour la décoration. 

    Alors, soyons clairs, je ne juge pas. Tu aimes les pailles ou tes enfants aiment, pas de soucis et là encore c'est chouette de pouvoir trouver des alternatives non jetables. Mais pourquoi personne n'a jamais souligné le fait que la paille n'était pas un accessoire obligatoire ? 

    Un enfant sait parfaitement boire au verre. Oui il risque parfois de le renverser ou de boire trop vite...spoiler : il apprends, c'est normal ! Quand un enfant commence à manger à la cuillère, c'est un peu le bazar non ? C'est pas pour ça qu'on lui file tout en tube !

    Alors, paille, pas paille, paille réutilisable...

    Bref, si tu es #teampaille c'est super, tu as beaucoup d'option réutilisable aujourd'hui. 

    Shopping : en inox chez Brindilles ou chez GaspaJoe, en bambou chez Hakuna Tata, en verre sur Etsy.

    Si tu es un restaurant, bar, café, penses à demander si la paille est voulu et renseigne toi sur les pailles réutilisables! Personnellement, je trouves que le débat sur les pailles devraient s'arrêter aux portes des fast-food et autres bars, très grands consommateurs de pailles. 

    Si tu continues à utiliser parfois des pailles en plastique...oui c'est pas top mais ne te flagelles pas, n'aie pas honte et ne laisse personne te faire croire qu'il est mieux que toi parce qu'il a une paille en inox. 

    Sinon, tu as le droit de ne pas boire à la paille, de ne pas en proposer à tes enfants et même de rigoler quand ils boivent trop vite et qu'ils se renversent tout dessus ^^

  • Le salaire d'une blogueuse

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    Aujourd'hui, un petit article pour aborder un problème hautement sérieux : les blogs et leur modèle économique. Et plus particulièrement les blogs orientés lifestyle ou "green".

    Une réflexion un peu générale que je voulais aborder avec vous depuis longtemps. Comment vit-on de son blog ? Comment travaille une blogueuse ? Et surtout quels sont les problèmes.

    Derrière ce titre un peu pompeux, je voulais vous parler des critiques qui surgissent encore très souvent sur les blogs au sujet des partenariats divers et variés. Je lis régulièrement que c'est dommage que tel ou tel article soit un partenariat, que telle ou telle tenue contient majoritairement des vêtements offerts et souvent plus chers, encore que l'on regrette l'époque des blogs 100% libre des marques.

    Je connais bien les dérives de certains blogs ou même plus largement maintenant de certains "influenceurs" comme on dit. Cela fait longtemps que la quantité a laissé place à la qualité chez certains. Mais étrangement, les critiques que je lis sont rarement sur ces comptes et souvent plus difficiles sur des blogs orientés "lifestyle" voir "green". Il y a derrière l'idée que si on véhicule une idée écologique, une volonté de "mieux vivre", on ne doit pas tomber dans les travers des partenariats avec les marques...comme si les gens étaient encore plus déçus sur ces blogs-là.

    1 - Un blog pro c'est un vrai métier

    Commençons par le début : oui tenir un blog à temps plein c'est un vrai métier. Quand on a choisi cette voie, en général, le blog est alimenté régulièrement, les photos soignées, il y a parfois des vidéos ou des reportages. Je vous en ai déjà parlé dans mon article "mon blog, pas mon job", il y a une vrai différence entre tenir un blog à côté de son boulot et faire de son blog son boulot ! La principale c'est le temps : j'en suis la preuve, impossible de tenir un blog aussi régulièrement et de façon aussi soignée que je voudrais, vu que je passe déjà 12h par jour à mon boulot. 

    Une blogueuse "pro" a 1000 casquettes de métiers et les journées bien remplies. Et n'oubliez pas que comme tout boulot que l'on gère seul (autoentrepreneur, libéral...), si vous ne travaillez pas ou moins certains jours, vous ne gagnerez pas d'argent. La pression "créative" est certaine, il faut sans cesse de nouvelles idées, se renouveler, être original, garder sa ligne éditorial. Bref, les semaines d'une blogueuse autoentrepreneur font généralement bien plus de 35h. Il ne s'agit pas d'attendre sagement que des marques nous contacte, prendre 3 photos et garder les cadeaux!

    2- La blogueuse paye un loyer (et autres)

    Déjà, cassons un mythe : non les blogueurs ne sont pas des bisounours ! Et oui, comme nous tous, il faut aussi payer beaucoup de frais fixes : loyers, factures diverses, mutuelle, alimentation, frais courants... Ca c'est pour la base parce qu'on verra après qu'il y a encore d'autres frais.

    Pour moi, tout ça est payé par mon salaire qui arrive à la fin de chaque mois. Mais il vient d'où le salaire d'une blogueuse alors ?  

    La première originalité, c'est que contrairement à moi, il ne vient pas directement des personnes pour lesquels une blogueuse travaille : c'est à dire vous (et moi!), lecteurs. Vous consommez le travail de quelqu'un entièrement gratuitement, les blogs ayant tous gardé un accès gratuit (contrairement aux journaux en ligne vous remarquerez). 

    Du coup, le modèle économique des blogueuses nécessite de développer d'autres rentrées d'argent. On parlera ensuite principalement des partenariats mais les blogueuses ont développé bien d'autres manières pour se rémunérer : écriture de livre, lancement d'une marque, création d'un service, développe d'activités pro comme la rédaction web, le community-management, etc. 

    C'est là une de premières difficultés de la blogueuse pro : être confronter à des statuts et des situations perso très différentes. Beaucoup de blogueuses sont encore très jeunes, souvent étudiantes et bénéficient de plus de temps libre pour alimenter un blog. D'autres ont des situations plus confortables grâce aux parents ou au conjoint et peuvent se permettre plus de liberté sans rémunération. Mais une grande majorité vit comme vous et moi, a besoin d'un salaire pour payer tous les frais d'une vie au quotidien (et d'un avenir incertain...).

    3- Les partenariats, c'est pas cadeau

    C'est quoi un partenariat ? C'est une relation blogueur/marque qui peut prendre différentes formes : rédaction d'articles autour d'un produit ou d'un contenu, relais d'information, avis sur un produit, lien d'affiliation, collaboration diverse, etc.

    Et c'est évidemment ce qui est le plus souvent critiqué : le choix de tel ou tel partenariat ou le partenariat en lui même. Il y a beaucoup de critiques différentes mais celle qui me touche le plus c'est "trop facile de présenter ça, on te l'a offert". Sous-entendu, être une blogueuse c'est trop cool ça reçoit gratuitement pleins de cadeaux, ça fait des voyages trop chouettes mais du coup elle s'éloigne de ces lecteurs qui n'ont en majorité par les moyens de s'offrir toutes les choses qu'elle présente. 

    Cette phrase appelle beaucoup de remarques, on va essayer d'être pédagogique (et de ne pas s'énerver...) : 

    SPOILER : tu n'es pas obligée d'acheter ce qu'on te présente sur un blog. N'oubliez pas que les mentions "offert par xxx" ne sont pas des incitations à la consommation ! C'est quand même dingue de voir partout surgir des "c'est chiant de nous donner envie d'acheter des trucs qu'on peut pas". Ce n'est pas forcément la vocation de chaque blog et de chaque article. Parfois ça permet uniquement de faire connaître une marque et ses produits. Mais si ça vous donne envie d'acheter à chaque article et que ça vous frustre, à vous de revoir votre rapport à la consommation.

    un partenariat ce n'est pas un cadeau, c'est un travail. Temps, matériel pour la photo ou la vidéo, ordinateur, etc. Produire du contenu, ce n'est pas tangible matériellement mais ça a bien un coût pour la personne qui le fait!

    Et même lorsqu'il ne s'agit que d'un envoi d'un produit sans contreparties visibles, ça ne tombe pas du ciel. Les envois de "cadeaux" ne sont en réalité que des placements de produits qui ne disent pas le nom : on envoie tel ou tel produit à un blogueur parce que son avis compte et qu'il a une communauté qui lira cet avis. C'est donc une contrepartie au travail fourni en amont. 

    - et tout travail mérite salaire ! Offrir un cadeau à un blogueur ou faire un partenariat, c'est exactement comme insérer une page de pub dans un magazine, ça se paye ! Si la marque fait ce choix, ce n'est pas par gentillesse avec le blogueur, c'est pour profiter de sa visibilité et toucher une communauté souvent plus investie. C'est une opération de communication qui parfois demande beaucoup de travail pour un blogueur, donc sans surprise ça doit être rémunérer.

    Pourtant, beaucoup de partenariats ne sont pas rémunérés ou très faiblement. Notamment quand vous avez un blog orienté "green" et que vous traitez majoritairement avec des petites marques ou petits créateurs. Avoir une certaine ligne d'éthique éditoriale, ça complique généralement beaucoup la rémunération. Victoria, de Mango and Salt avait fait un chouette article sur ça, je vous le conseille. En clair, travailler avec l'Oréal ou Lancôme, c'est souvent plus simple qu'avec des marques sans budget communication. La plupart du temps, ça sera plutôt un envoi de produits et, attention encore un spoiler, les produits ça ne paye pas le loyer !

    Et je pourrais développer que la rémunération est complexe à établir dans son ensemble. Dans mon cas par exemple, mon salaire est fixe pour un certain nombre d'heure. Si j'en fais plus, je ne gagne pas plus (contrat dans la fonction publique oblige) mais je sais combien je "vaux" à l'heure pour mon travail (pas beaucoup hein ^^). Un blogueuse devra fixer sa rémunération en fonction du travail à effectuer mais cela ne prends généralement pas en compte le temps "blanc" : traitements de mails, gestion de la communauté, administratifs, etc. 

    4- La rémunération et le salaire

    Quand une blogueuse arrive quand même à faire des partenariats, à avoir quelques affiliations à des marques ou autre, elle touche donc une certaine rémunération à la fin du mois. Un peu comme mon salaire qui tombe à la fin du mois ? 

    Non rien à voir. Mon salaire est net à payer, c'est à dire qu'on a déjà enlevé une part pour les cotisations. Le salaire que je touche réellement a donc déjà payé ma sécurité sociale, ma retraite, etc. Je l'utilise alors pour payer mes frais fixes - loyer, charge, alimentation, etc. - et mes loisirs si besoin. 

    La rémunération que touche une blogueuse indépendante à la fin du mois est loin d'être son salaire. Comme toute entreprise indépendante, il faut y retirer les frais fixes liés à l'activité : les charges (internet, support de communication, achat de matériel, internet, etc.).

    Mais attends, c'est pas fini. Aux charges, tu dois aussi ajouter les différentes taxes. Il y a plusieurs statuts mais en règle générale pour un blogueur, ça donne une taxe de 22% pour les cotisations sociales, la CFE (cotisation foncière) qui dépend de votre lieu d'habitation. On pourrait ajouter une assurance professionnelle, une mutuelle (là où certains salariés bénéficient de la mutuelle de leur emploi), sans doute de l'argent à épargner si vous comptez prendre des vacances (ben oui pas de congés payés pour la blogueuse), etc. 

    Bref, entre la rémunération qui sous-estime le temps passé, et qui rapporte généralement bien plus à la marque, tous les frais et taxes à garder en mémoire...le business model des blogueurs a encore besoin d'idées novatrices pour être plus stable, pérenne et gage de qualité. 

    5- Les partenariats pour plus de liberté

    Quand une blogueuse souhaite vivre de son blog, il lui faut donc trouver des partenariats divers et variés pour s'assurer un salaire. Mais ce n'est pas le seul but. Avoir des rentrées d'argent prévisibles, c'est aussi gagner en liberté pour écrire sur d'autres sujets non rémunérés. Clairement, certains articles ne sont pas rentables puisqu'ils ne sont issus d'aucun partenariat et ne génère pas d'argent. Un peu comme un journaliste qui écrirait un reportage gratuitement. 

    Pourtant, la majorité des blogs continuent d'écrire des articles approfondis sur des sujets importants, uniquement parce que ça leur tient à coeur. Ces articles là, souvent les plus appréciés, ne sont possibles que parce que la blogueuse tire une rémunération ailleurs. 

    Un exemple tout bête, je vous fait souvent des articles "écolo" comme sur le choix d'un sapin de noël ou mon comparatif de routine beauté. Ce genre d'article me prends énormément de temps, de recherche, d'écriture, etc. Et il ne génère aucune rentrée d'argent directe pour moi. Je les écris quand j'ai le temps et évidemment ils sont bien rares. Si mon blog était mon boulot, je continuerais d'écrire des articles comme ceux-là mais ça ne serait pas viable de ne faire que ça ! Quel salaire me permettrait d'écrire encore ces articles ? 

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    Alors oui, les partenariats ça peut parfois être agaçant pour le lecteur mais clairement un blog ne peut pas produire du contenu professionnel sans avoir une source de rémunération ! 

    Pour résumé, l'article que je suis en train d'écrire me coûte sans doute un petit peu, au minimum du temps et l’hébergement du blog. Et si les articles se font rares c'est parce que si je voulais vous en proposer un tous les deux jours, je ne pourrais pas, ce serais-ce qu'au niveau du temps disponible. Il me faudra alors me consacrer uniquement à mon blog...mais ce type d'article ne payera pas le loyer, je serais donc obligée de proposer d'autres types de contenu qui me rémunère pour pouvoir, à terme continuer à écrire sur ce que je veux ! Cercle vicieux vous-dites ? Un peu oui !

    Un dernier petit mot en mode "coup de gueule". Si je sais bien que beaucoup de blogs abusent de partenariats pour nous pousser à la consommation ou nous présenter des aspirateurs ou autres crédits immobiliers, ce n'est pas le cas d'une grande majorité de la blogosphère qui survit depuis plusieurs années. Donc allez taper en priorité à la porte des gens qui dévalorisent le contenu de leur blog, pas à celle des blogs qui tentent de trouver leur modèle économique pour vous proposer un contenu toujours aussi qualitatif et libre. La quantité de gens qui suit des blogs qui usent et abusent des partenariats, des concours qui n'ont rien à voir avec le thème du blog ou qui ne produisent plus de contenu constructif...me laisse un peu dubitative face à la critique de blogs qui apportent réellement tout en faisant des partenariats choisis et intelligent.


    Enfin, ôtez-vous de la tête que la majorité des blogueurs pro vivent avec 5000€ par mois, surtout dans la catégorie lifestyle green. Ce qui vous énerve à la lecture d'un article est sans doute légitime mais c'est aussi à remettre en perspective avec le travail et la vie de la personne derrière le blog.

    Alors dernier conseil, blogueur pro ou non, on ne travaille pas gratuitement pour une marque, sauf exception particulières. Mais à partir du moment où un travail vous prends du temps et est susceptible de rapporter bien plus en notoriété à la marque, ne le faites pas gratuitement (ce n'est pas bien pour vous et pour les copains qui ne peuvent se le permettre).

    Dites moi votre avis sur la question, je serais ravie d'en discuter :) 

  • I quit Hellocoton

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    Ceci est un billet d'humeur, un peu à chaud en réaction aux changements qui s'opèrent sur Hellocoton. Evidemment, c'est un peu brouillon et quand on est brouillon, on peut froisser les autres. Donc en prévention, non je n'incite pas tout le monde à quitter Hellocoton, oui tu as le droit d'adorer et non je ne vise pas les gens qui y travaille. J'exprime uniquement mon opinion sur la dérive qu'implique le terme d'influenceur sur mon espace personnel qu'est le blog. 

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    Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois. Hellocoton et moi, ce n'est pas toujours une grande histoire d'amour.

    A la grande époque d'Hellocoton, je m'y suis inscrite, comme toute blogueuse qui cherche une plateforme pour communiquer avec se communauté et découvrir d'autres blogs.

    Et puis Instagram est arrivé et j'ai un peu délaissé Hellocoton. J'y passais de temps en temps pour voir les sélections mais clairement sans grand succès.

    Pour mon blog, Hellocoton n'a pas eu un effet miraculeux, vous êtes finalement peu à venir sur mon blog depuis cette plateforme et je n'ai eu que très peu d'échanges en commentaires sous mes articles.

    Je ne faisais pas vraiment d'efforts aussi il faut dire. Mais quand on tient un blog lifestyle "green", déjà on part avec un handicap : aucune catégorie ne permet de présenter son contenu de façon claire. La catégorie Lifestyle est bien plus alimentée de voyage et la catégorie Ecologie semble toujours un peu à l'abandon. Il faut alors changer de catégorie en fonction du thème de l'article et clairement je ne prenais jamais le temps de le faire.

    Et puis petit à petit, je suis passée d'un relatif désintérêt à parfois un franche énervement. Le temps que les blogs de moins de 10 ans ne connaissent pas est clairement révolu. A de très rares exceptions, les "sélections" ne m'ont jamais fait découvrir un blog et m'ont parfois même laissé un peu dubitative : forte présence des blogs déjà bien connus, sélection "d'articles" un peu vides ou reprenant du contenu présent sur d'autres blogs. Très peu de représentation de blogs lifestyle écolo et même d'article écolo tout court. Les dossiers à thème me donnaient aussi la même impression : peu à peu il ne s'agit plus de montrer la diversité de la blogosphère, les idées nouvelles ou originales mais de favoriser le nombre, la quantité, les followers, l'influence...

    Ne vous méprenez pas, les blogs très connus peuvent aussi avoir leur place sur Hellocoton mais c'est comme aux Jeux olympiques, ce qui nous plaît c'est la diversité ! Et ce n'est pas non plus en raison de ma propre représentation, mon blog a déjà été plusieurs fois en Une et je ne pense pas que ça change quoique ce soit à ce que j'écris ici (et si je m'arrêtais à ça, je ferais les choses bien différemment ici^^). 

    Plusieurs fois j'ai voulu me retirer de la plateforme mais finalement il me suffisait de ne plus y aller et si certains d'autres vous passent par là pour retrouver mes articles, je ne voulais pas enlever cette option.

    Mais voilà, c'est fait, j'ai envoyé un mail pour la suppression de mon compte. Pourquoi ce changement alors ?

    Parce que comme dirait ma fille "je suis colère tout rouge".

    Hellocoton a été racheté par Prisma Media et apparaît depuis quelques temps sous la bannière de Femme Actuelle. Le changement se ressent clairement pour qui à connu la plateforme d'il y a quelques années : la présentation, les bannières de publicité, le contenu sponsorisé, etc. Sans doute cela a aussi eu une influence sur les sélections opérées tant on a l'impression de voir le même contenu que les grands médias ou les plus grandes marques travaillant avec les blogueurs. Le modèle du grand groupe se ressent, les codes ont sans aucun doute complètement changé. 

    Mais depuis peu, Hellocoton devient Les Influenceuses...

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    Alors rapidement sur l'utilisation du féminin : les Influenceuses, évidemment ça laisse peu de place à ses messieurs les blogueurs. Vous me direz que le site Femme Actuelle s'adresse aux femmes et que la plateforme Hellocoton met en avant l'univers des blogs féminins (il y a pourtant beaucoup de blogs tenus par des hommes sur la plateforme). Ok mais c'est une erreur ! Si l'univers des blogs est majoritairement féminin, il y a beaucoup de très bons blogs tenus par des hommes, à commencer par des blogs de parentalité. Et à notre époque où les lignes bougent sur les questions d'égalité homme/femme, l'exclusion ne va rien arranger. Il ne faudrait rendre visible que les blogs de mamans ? Au risque d'encore et toujours critiquer le peu d'engagement des papa sur ces thématiques ? Bref, je comprends la logique mais je n'y adhère pas.

    Mais alors le terme Influenceuses !!! Là je suis désolée mais j'ai eu une réaction épidermique qui m'a amené droit vers "contact - demander la suppression du compte" !

    Je ne suis pas une Influenceuse, déjà parce que ma petite personne et mon blog n'avons pas "l'influence" nécessaire pour accéder à ce titre. Et surtout parce que je ne le veux pas et que ça ne veut rien dire.

    Je suis une blogueuse parce que je tiens un blog. Ce n'est pas mon job. Mais même si ça l'était, je ne serais certainement pas Influenceuse. Je serais créatrice, rédactrice, écrivaine, photographe, journaliste... Le job des blogueurs/blogueuses ce n'est pas d'être de l'influence mais d'influer !!

    Oui, c'est de la sémantique mais ce n'est pas la même chose : influencer c'est exercer une influence sur / influer c'est exercer une action sur. Les termes sont proches (au fond j'suis persuadée qu'un mec s'est trompé sur la traduction un jour) mais pas identiques. Exercer une influence enlève une part de décision et d'objectivité à la personne qui la subit. En traduction claire, parce que la blogueuse Y montre son nouveau jean, vous allez acheter le même immédiatement. Influencer, tout le monde le fait, les blogueurs, les acteurs, les chanteurs, la publicité, votre meilleure amie, votre mec, la voisine méga canon du 3ème, etc.

    Influer sur quelqu'un c'est pousser à l'action ou à la réflexion, ça peut être très proche de l'influence quand c'est dans le domaine de la consommation instantanée mais ça peut aussi être très différemment quand ça permet à des personnes de reprendre le sport/la lecture/trier ses déchets/prendre soin de soi/voir un film...

    Alors oui, certains blogs sont essentiellement dans l'influence mais ne mérite pas non plus le terme d'influenceurs : leur influence est éphémère, fragile et surtout peu fiable. Leur donner ce nom fait laisse d'autant plus de place à ce nouveau monde qui glorifie en 5 min et pour mettre des photos de rouge à lèvres/bébé/chat. 

    La grande majorité des blogs ont certes une part d'influence (mais comme ton mec/ta mère ou ta star préférée) mais surtout une grande majorité de pouvoir d'influer.

    Le grand malheur des blogs et surtout de ceux qui essayent d'en vivre est résumé dans ce mot d'influenceur. C'est oublier que derrière l'influence que certains ont, il y a tellement plus et surtout tellement qui mériterait d'être mieux rémunéré (mais c'est un autre débat qu'on ouvrira bientôt^^).

    Voilà, je refuse donc d'être présente sur une plateforme intitulée Les Influenceuses, nom trop réducteur et très mal représentatif de ce que font l'immense majorité des blogs, petits ou gros. Je suis désolée pour celles et ceux qui me suivaient depuis Hellocoton, je relaye mes articles sur ma page Facebook, sur Twitter et sur Instagram si besoin.

    Hellocoton, je t'aimais bien à l'origine mais vraiment on ne se comprends plus toi et moi.

  • Passion Podcast #2

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    Après un premier article sur les Podcasts, je reviens pour mettre à jour ma liste de Podcasts chouchou !

    J'écoute des Podcasts tous les jours sur le trajet du boulot et j'avoue que je ne pourrais plus m'en passer. Contrairement à la musique ou aux livres audio, l'aspect "conversation" des podcasts me maintient bien plus en éveil quand il est 7h30 et que j'ai 45 min de route !

    Vous me posez souvent des questions sur les Podcasts, voici quelques réponses rapides si j'ai oublié de vous répondre :

    - j'écoute les podcasts via l'appli Podcast de mon Iphone. Il existe évidemment d'autres applis, compatibles pour tous les téléphones.

    - j'installe mon téléphone sur le kit main libre, je branche mon chargeur et je monte le son à fond ! Petite astuce que l'on m'a envoyé : utilisez une petite enceinte Bluetooth pour connecter le téléphone dessus et ainsi avoir un meilleur son en voiture. La majorité des podcasts ont un son assez bas même en poussant au maximum le volume du téléphone. Je pense que la grande majorité réalise des podcasts en pensant à l'écoute avec un casque ou écouteurs (dans les transports en commun ou en balade) mais oublie un peu ceux qui sont en voiture, notamment les fenêtres ouvertes en été!

    - pour suivre mes podcasts préférés, je m'abonne à la "chaîne" et il me suffit ensuite d'aller dans "épisodes" pour avoir accès aux nouveaux. Je déniche des nouveaux podcasts sur l'onglet "explorer" ou voyant des retours sur des podcasts sur les réseaux !

    - vous pouvez retrouver tous les podcasts que j'écoute dans la storie Podcasts à la Une sur mon Instagram (julie_banana).

    - j'écoute essentiellement le même genre de podcasts "conversation" sur différents thèmes. Mais vous pouvez trouver pleins d'autres types de podcasts évidemment, je vous donne quelques idées de podcasts connus et appréciés dans d'autres domaines à la fin de l'article !

    Les classiques qui perdurent

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    Je vous parlais déjà de ceux-là dans mon premier article et ils me suivent toujours depuis. Je n'en rate aucun épisode et ils sont toujours dans mon top des Podcasts !

    Génération XX

    Des interviews de femmes qui comptent, qui ont de chouettes idées ou même des carrières inspirantes. Je suis pourtant de celles qui n'aiment pas cette mise en avant constante du modèle "start-up" mais j'avoue que chaque parcours est inspirant, intéressant et qu'on y découvre même de chouettes initiatives. 

    Mon préféré : dernièrement j'ai adore celui de Mathilde Cabanas, la créatrice du fameux "bisou". 

    La Poudre

    Clairement féministe, ce podcast met en avant des femmes exceptionnelles ou ordinaires, des sujets importants ou difficiles. J'aime particulièrement les interviews de femmes politiques. C'est doux et c'est instructif !

    Mon préféré : en dehors de mes préférés des femmes politiques, j'ai beaucoup aimé le dernier sur Fanny Herrero, scénariste qu'on aimerait beaucoup rencontrer !

    Basilic

    Le podcast qui porte les initiatives environnementales. Il est encore récent mais tous les épisodes sont très inspirants, on y découvre de chouettes parcours et des idées pour un avenir plus vert. 

    Mon préféré : l'épisode avec Emilie, fondatrice de Dressing responsable que j'aimais déjà énormément avant!

    ♥ Un épisode et j'arrête

    Pour les fans de séries, ce podcast est parfait ! Je me le réserve toujours pour le soir, j'aime leurs discussions vivantes et leurs engueulades sur certaines séries !

    Mon préféré : la battle des séries #1 avec notamment la lutte entre Friends et How I met your mother (me demandais pas de choisir, les deux sont de loin mes préférées au monde!).

    ♥ Nouvelle École

    Le désormais mythique Nouvelle Ecole, mené parfaitement par Antonin. Clairement mon interviewer préféré dans les podcasts, ses questions sont justes et originales, il partage autant sur lui que sur son invité, bref c'est que du bonheur à écouter. 

    Mon préféré : j'ai adoré l'interview de Fabrice Florent, le fondateur de Mamoizelle. 

    ♥ Chiffon

    Le podcast spécial mode mais pas que ! Ca rend encore plus accro aux fringues après mais j'adore voir le rapport tellement différent des gens aux fringues, au style, etc. 

    Mon préféré : sans comparaison, j'ai adoré celui d'Ariel Wizman avec son rapport complètement décalé aux fringues. 

    Les petits nouveaux devenus des classiques

    Depuis ma collection s'est agrandie ! Les podcasts qui suivent sont tous des coups de cœur, je n'écoute pas forcément tous les épisodes, soit par manque de temps soit parce que le sujet ne me concerne pas mais je les recommande chaudement.

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    ♥#2050 le podcast

    Quelle serait votre vision du monde en 2050 ? Comment faire pour que les actions d'aujourd'hui améliore le monde de 2050 ? Idée originale de ce podcast et beaucoup d'inspiration à y puiser !

    Mon préféré : l'épisode 57, il n'y a pas que les hommes dans la ville si les questions de genre et de géographie urbaine vous intéressent ! L'épisode 4 sur la mode est aussi immanquable. 

    ♥ Bons Plants

    Mon podcast préféré qui est bien trop rare ! Pour les amoureux des plantes, des jardins, des balcons, il me faudrait un épisode par jour ^^

    Mon préféré : tous ? ^^ Celui sur Diane qui élève des abeilles dans Paris est hallucinant !

    ♥ Commencer

    Mini podcast pour l'instant, il n'y a que 3 épisodes mais j'ai trouvé l'idée intéressante : suivre Caroline et Amélie dans leur projet de création. Les idées, les galères, c'est comme écouter la conversation de copines !

    ♥ Histoires de Darons

    On parle beaucoup des femmes, mais celui-ci est spécial papa et il est merveilleux. Des histoires drôles, émouvantes, c'est le seul podcast qui a réussi à me faire pleurer (et en voiture, tu as l'air un peu bête quand même!). 

    Mon préféré : celui de Bernard, le papa de Fabien qui tient le podcast (le coupable de mes larmes) !

    ♥ La causerie

    Le petit nouveau, assez proche de nouvelle école ou de génération XX dans l'idée. J'aime beaucoup ces petites histoires de vie, ces parcours inspirants !

    Mon préféré : celui de Julie Chapon, fondatrice de l'appli Yuka !

    ♥ Nouveau Chapitre

    Le petit nouveau pour moi, lancé par JoliBump, il est consacré aux mamans, au sujet de la grossesse, des enfants, de la conciliation vie privée/vie pro, etc. Et pour l'instant il est très prometteur !

    Mon préféré : celui de Carole Tolila qui était aux Maternelles !

    ♥ Pardon Maman

    J'adore ce podcast ! Il fait très émission de radio, l'équipe parle de divers sujets, un peu en mode "aujourd'hui on apprends...". J'aime particulièrement la chronique de Camille sur l'Histoire, elle raconte merveilleusement bien les sujets le plus compliqués ! C'est mon petit plaisir du matin où j'ai l'impression d'arriver plus intelligente au boulot ^^

    Mon préféré : l'épisode 7 de la saison 2 sur Cléopâtre !  

    ♥ Vieille Branche

    Un très chouette podcast à l'idée original : interviewer les "anciens" qui ont changé le cours de l'histoire, de nos vies ou qui ont eu une vie incroyable. C'est extrêmement touchant et très instructif, ça compense un peu mon absence de grands-parents pour me raconter la vie d'il y a quelques années !

    Mon préféré : j'ai beaucoup aimé celui de Christine Delphy mais clairement il faut tous les écouter !

    Et si j'aime pas ton style de podcast ??

    Grand bien te fasse, la magie des podcasts c'est la diversité ! Tu trouveras sans aucun doute le podcast de ta vie quelque part !

    Va faire un tour chez Victoria de Mango and Salt qui écoute pleins d'autres style de podcasts (dans ses articles Favoris aussi).

    Sinon quelques idées comme ça : le Bureau des mystères pour ceux qui aiment frissonner en écoutant des histoires étranges ; Football recall pour les fans de foot ; Y'a plus de papiers pour les fans d'écriture et les créatifs ; Je t'emmène en voyage pour les globetrotteurs ; Maintenant que les enfants sont couchés pour les parents (ou non) qui ont besoin de rire ; Bibliomaniacs pour les fans de littérature en quête d'inspiration ; Crème de la crème pour les entrepreneurs ; et tellement d'autres ! 

    A vos Podcasts !