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Réflexion

  • 4 habitudes d'écriture

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    Vous le savez sans doute, désormais j'écris. Des livres, des chroniques, des articles...bref j'aligne des mots. 

    On pense souvent qu'il suffit d'ouvrir un fichier vierge et de commencer à écrire alors que la plupart du temps, il y a des rituels, des habitudes derrière le fait d'écrire. 

    Avant de vous expliquer "comment j'écris", je voulais débuter par quatre conseils d'écriture simples mais qui m'aident beaucoup au quotidien !

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    1- Les carnets

    J'écris la plupart du temps d'abord sur le papier. Des notes, des idées, un plan ou des phrases lues quelque part. J'ai besoin du stylo pour réfléchir, l'ordinateur me laisse souvent un syndrome de page blanche au départ. Je travaille aussi souvent sur des textes qui nécessitent des recherches et j'aime noter les références, les phrases, chiffres ou autre pour nourrir mon texte. 

    Désormais, j'ai un carnet général, découpé en plusieurs parties en fonction de mes activités. J'y note les idées d'articles, les références, etc. Puis, j'ai un carnet par activité différente afin de pouvoir m'y retrouver plus facilement : un pour mes livres, un pour les chroniques, un pour mon travail en rédaction freelance, etc. 

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    J'écris rarement tout un texte sur le papier mais j'aime réfléchir avec mon stylo plume. J'écris plus vite qu'avec un stylo bille, mais moins vite que sur l'ordinateur, c'est la vitesse parfaite pour réfléchir ! Pour le livre de Noël par exemple, j'ai beaucoup écrit sur le sommaire, l'organisation des thèmes, les histoires de Noël à placer. Et je m'en suis servie ensuite pour noter toutes les références sur la thématique, au fil de mes lectures ou de mes rencontres (un jour, je vous raconterais comment j'ai discuté avec le président de l'association du sapins de Noël naturel !).

    Si ça vous intéresse, il y a une vidéo sur mon organisation avec les carnets sur IGTV !

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    2 - Le logiciel d'écriture

    Après l'écriture papier, la grande majorité du temps, j'écris sur l'ordinateur. Si j'ai toujours utilisé majoritairement Word, je m'essaye depuis quelque temps à l'écriture sur logiciel

    Il y en a plusieurs, en fonction de vos besoins, je vous conseille l'article de Sixte sur les logiciels d'écriture pour vous faire une idée. 

    J'ai choisi Scripbook parce qu'il réunissait les fonctions dont j'avais besoin : l'écriture en chapitre, les possibilités d'organisation du texte, et le mode "sans distraction". Si le logiciel est plus utile pour l'écriture d'un roman, il est tout à fait possible de l'utiliser pour du texte plus simple, des articles, etc. Il est gratuit pour les fonctions principales et assez simple à prendre en main. Mais j'en testerais sans aucun doute d'autre à l'avenir !

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    Je l'utilise essentiellement pour les livres (écrits ou en projet) et j'adore le mode sans distraction qui donne une page plein écran, avec possibilité d'y mettre une photo en fonction de la thématique sur laquelle vous écrivez (pratique pour écrire sur Noël en plein été!).

    Pour tout le reste, j'utilise toujours Word. J'ai souvent un fichier général pour organiser les idées, le plan, les thématiques...puis un fichier par texte. 

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    3 - L'ambiance

    J'écris presque toujours en musique. C'est une habitude que j'ai prise à la fac où la salle de travail était relativement bruyante. Mon casque et une musique en fond, toujours adaptée à ce que j'écris, et je suis dans ma bulle. Certains préfèrent le silence, d'autres ne sont pas gênés par le bruit d'un café, tout dépend de vos habitudes!

    Pour ma part, la musique fait vraiment partie de l'ambiance dont j'ai besoin pour écrire, surtout quand je suis sur une thématique précise...comme Noël ! J'adapte les musiques en fonction de ce que j'écris, je crée des playlists adaptées, etc. Je n'écoute par contre jamais de chansons françaises pour ne pas être perturbée par les paroles (bon et parce que je n'aime pas vraiment). Pour le livre de Noël par exemple, j'ai une playlist qui a tourné en boucle pendant des semaines ! Elle est disponible sur Spotify, et elle sera même dans le livre ;) 

    Quand j'ai besoin d'être plus concentrée, je bascule sur des "ambiances", avec le site Ambient Mixer, où on trouve des "ambiances" proche d'un café, d'un feu de cheminée, de la pluie, etc. Il y en a des tonnes, vous pouvez même créer la vôtre ou modifier les existantes pour enlever ou diminuer un son qui vous gêne. En général, je diminue les sons trop répétitifs ou les musiques.

    Mes préférées : Studying at Hogwarts, Cozy Christmas, Scottish Coffee House.

    Et à partir de l'automne, quand je travaille chez moi, j'adore mettre la cheminée sur Netflix (taper Fire ou Cheminée), avec uniquement le bruit des bûches de bois ! Concentration maximum garantie !

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    4 - Lire à voix haute

    Quand on passe beaucoup de temps à écrire, il est parfois difficile de ne pas se perdre, de savoir se relire, se corriger. Je fais toujours relire et corriger par quelqu'un d'autre, on est souvent mauvais correcteur de soi-même. 

    Mais pour vérifier le sens, il n'y a rien de mieux que de lire à voix haute. C'est le seul moment où je travaille dans le silence afin de pouvoir m'écouter vraiment !

    Je lis toujours à voix haute, en mettant l'intonation et parfois je m'enregistre même avec le dictaphone de mon téléphone. Cela me permet de vérifier la logique, les mots de transition ou de liaison, de voir les mots manquants, etc. C'est un exercice difficile quand on n'aime pas s'entendre mais c'est vraiment un "truc" qui m'aide au quotidien. En général, on écrit avec une tonalité et il faut pouvoir la retrouver à l'oral. 

    A tester si vous êtes un jour perdu dans un de vos textes !

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  • Les étiquettes

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    étiquettes, réflexion, écologie

    C'est drôle ce concept d'étiquettes. On en trouve partout, pour tout et chacun à une idée sur l'étiquette de l'autre. 

    Il y a des tonnes d'étiquettes dans la vie en général mais prenons les exemples qui me parlent : 

    - être zéro déchet

    - être végétarienne

    - être féministe

    - être minimaliste

    - être écolo (sans aucun doute la meilleure celle-là)

    - être optimiste

    - être bienveillante

    - ...

    Je suis souvent mise sous l'une, l'autre ou toutes ces étiquettes (et toi aussi sans doute). Et le principe d'une étiquette, c'est que soit tu y colles, soit tu dois y renoncer. L'étiquette est censée te définir, comme la couleur de tes yeux ou la taille de tes pieds. Elle ne supporte pas de concessions, de défauts, d'approximations.

    Et le problème de l'étiquette, c'est qu'on ne sait jamais trop comment elle arrive. Parfois, tu te la colles toi-même "je suis féministe", parfois on fait un raccourci entre tes actions et une étiquette, "tu réduis tes déchets ? Tu es zéro déchet". Mais bien souvent, l'étiquette arrive, sans qu'on y fasse attention et sans trop savoir comment. 

    Le problème de l'étiquette, ce n'est pas le fait qu'elle existe mais le fait qu'elle nous enferme.

    Se dire féministe, écolo, zéro déchet, végétarienne...c'est une façon de s'affirmer et de faciliter les rapports sociaux. Au restaurant, dire que vous êtes végétarien(ne) permet d'afficher clairement que vous ne mangez pas d'animaux et qu'il faut vous proposer un plat en conséquence. C'est quand même plus simple que de dire "alors, j'aurais besoin de précision parce que l'impact écologique de l'élevage intensif compte beaucoup pour moi, je ne veux plus participer aux conditions d'élevage et d'abattage des animaux et puis, j'essaye de ne plus faire de spécisme....vous me proposez quoi ?"...!

    Et ça vaut pour toutes les étiquettes. En général, c'est plus simple, plus rapide et même plus "engagé" qu'un long monologue. 

    Mais les étiquettes nous emprisonnent. Non pas par leur simple existence mais parce qu'en réalité, chacun a sa définition et ses frontières de ce à quoi correspond une étiquette. Et en général, l'étiquette ne supporte pas d'approximations, d'exceptions, de demi-mesure. C'est du tout ou rien !

    En creusant un peu, on se rend compte qu'une grande majorité des personnes confondent l'étiquette, l'image qu'ils en ont et les actions qui doivent en découler. Être féministe ne signifie rien d'autre que le fait de prôner l'égalité homme/femme dans tous les domaines de la vie. Mais être féministe s'exprime avec une grande variété d'actions, de pensées ou de mécanismes. Et surtout, être féministe ne préjuge en rien du comportement de la personne qui se revendique (ou non) sous cette étiquette. Autrement dit, tu peux être féministe et mettre du vernis à ongles.

    Autre exemple, tu peux te ranger sous l'étiquette ZD parce que tu es attachée à produire moins de déchets et à trouver des solutions plus durables au quotidien. Mais l'étiquette ZD ne préjuge en rien de l'étendue de ton comportement au quotidien, de ton niveau de "gestion des déchets" ou encore de ton mode de vie. Autrement dit, tu peux avoir l'étiquette ZD et acheter un produit avec emballage.

    On confond ainsi des combats, valeurs, principes que l'on souhaite mettre en avant, revendiquer, porter, exprimer, approfondir...avec un mode de vie prédéfini. Or, par définition, les modes de vie diffèrent et changent au cours même de la vie. Les étiquettes ne signifient pas un taux d'accomplissement de 100% puisqu'il serait impossible de savoir sur quoi baser ce 100%. Être 100% ZD, c'est quoi ? Être 100% écolo, féministe, etc. ?

    Autre soucis, les étiquettes arrivent même sur nos "caractéristiques physiques ou psychologiques". Alors certes, si tu as les yeux bleus, tu as les yeux bleus, toutes nos caractéristiques physiques difficilement modifiables sont rarement concernées. Mais il en va différemment de ce qui changeant : la nature des cheveux, le fait de se maquiller ou non, le style vestimentaire, etc. Exemple typique des méfaits des étiquettes : j'ai les cheveux bouclés et j'aime en parler, montrer comment les accepter, les coiffer...mais ça ne veut pas dire que je renie quelque chose si je les attache ou, pire, si je les lisse ! Vous n'imaginez même pas le nombre de messages de "déception" que je reçois sur instagram quand je parle avec les cheveux lisses. Sans le vouloir, on m'a collé l'étiquette "curly" et je ne devrais pas en sortir. Idem pour la case des étiquettes psychologiques : avoir l'étiquette "optimiste" t'empêche souvent le moindre coup de mou ; ou la case des étiquettes vestimentaires : avoir l'étiquette "casual" te collera à la peau si un jour tu mets une tenue chic...

    Enfin, la plus complexe des étiquettes est celle de "l'écolo". A mon sens, le terme est bien trop large pour être une seule étiquette mais, là encore, pour des raisons de facilité dans la vie courante, on se colle souvent soi-même cette étiquette, à partir du moment où notre impact écologique a une importance pour nous. Cependant, comme elle est trop, on colle rarement à la définition de notre/nos interlocuteur(s). Pour cocher toutes les cases de l'étiquette écolo, il faut se lever tôt : être ZD ; végétarien ; à la mobilité douce (sans voiture, sans avion) ; acheter bio, éthique, local ; avoir un job à impact positif...bref je pourrais continuer encore longtemps.

    Les étiquettes, c'est pratique dans la vie de tous les jours et c'est même nécessaire pour porter plus fort ses valeurs, mais c'est une sacré prison qui nous fait culpabiliser, cacher certains comportements, se critiquer les uns les autres, abandonner certains principes... Il est impossible d'éviter les étiquettes, phénomène classique de l'être humain qui a besoin de tout ranger dans des cases. Mais on pourrait essayer de distinguer l'étiquette du comportement, ou plus justement, l'étiquette de la valeur d'un être humain.

    Vous avez une étiquette vous ?

  • Changer de job

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    Crédit photo : Emilie Massal

    Après les questions sur la lessive ou les tomates, c'est sans aucun doute la question que je reçois le plus : tu fais quoi dans la vie ?

    Je vous avez promis un article résumé pour vous expliquer les changements qui se sont opérés dans ma vie depuis un an. Mais finalement, ce n'est pas aussi simple à transmettre à l'écrit.

    Je vais tenter de répondre à la question principale et je vous ferais un article plus particulier sur la reconversion en elle-même. Sur Instagram, je vous parle un peu de la difficulté de faire une reconversion, des questions qui se posent, des freins, etc., si ça vous intéresse. Au-delà de ma situation personnelle, le sujet mérite un article à part entière. 

    Je faisais quoi dans la vie

    Un petit rappel nécessaire pour les nouveaux arrivants. Il y a encore un an, j'étais juriste. Je vous avais déjà parlé de mon parcours dans cet article si ça vous intéresse (c'est assez amusant de relire mes mots d'ailleurs). Et pour résumé, j'ai fait de longues études de droit, jusqu'à finir docteur en droit public en 2015. J'ai ensuite enchaîné sur un post-doctorat sur l'économie circulaire en 2016, avec la volonté - plus ou moins claire - de continuer dans la voie universitaire, ou du moins dans un domaine proche du droit de l'environnement. J'ai adoré mes études mais je n'ai absolument jamais voulu être juriste, avocate ou juge. Je voulais écrire, réfléchir, enseigner... Mais le monde universitaire est complexe et changeant, j'ai donc dû me résoudre à prendre un poste en CDD de responsable juridique dans une collectivité territoriale l'année dernière. 

    A côté de cette formation et de ce métier, j'ai toujours eu ce blog puis les réseaux sociaux où je parle depuis plusieurs années d'écologie, au sens large ou dans le quotidien. Je n'en tirais aucune rémunération, comme je vous le racontais dans cet article "Mon blog, pas mon job". 

    Le déclic

    En vrai, il y a eu plusieurs déclics, dont certains que je n'ai pas compris sur le moment. Pour résumé, je dirais avec ce poste de juriste, j'ai compris que j'allais sans aucun doute m'enfermer dans cette voie. L'avantage était que c'était une voie "porteuse" en terme d'emploi puisque je travaillais sur des thématiques vendeuses (coucou le RGPD). Je voyais donc la fin de mon contrat arriver et déjà plusieurs propositions pour continuer dans la même branche. 

    Sauf que si j'ai adoré l'endroit où je travaillais (meilleurs collègues du monde), j'avais des palpitations à imaginer faire ça toute ma vie. Beaucoup de personnes s'épanouissent dans ce métier et tant mieux. Pour ma part, j'étais mal payée, je passais 12 heures hors de chez moi et certains jours, je ne voyais pas ma fille. Les premiers déclics ont plutôt concerné l'équilibre vie pro/vie perso du coup, où je n'avais plus envie de passer à côté de l'enfance de ma fille, ni bouger en région parisienne (lieu préféré des juristes a priori).

    Mais surtout, j'avais l'impression de gâcher ce qui m'animait : l'écologie et l'écriture. Pendant ce contrat, j'ai passé le peu de mon temps libre à écrire ici, à imaginer mon projet de blog de Noël ou à partager sur Instagram. Et clairement, j'étais épuisée de rajouter autant d'heures à mon emploi du temps déjà chargé.

    J'ai terminé mon contrat en juin complètement fatiguée et démoralisée à l'idée de passer à côté de ma vie. J'ai alors décidé de prendre les deux mois de vacances d'été et de décaler ma recherche d'emploi. Ca tombait bien, j'étais positionnée pour un emploi de juriste dont je n'aurais des nouvelles qu'en septembre.

    Je vous raconterais dans l'article sur la reconversion ce que je me suis posée comme question et comment j'ai avancé dans ma réflexion mais ces deux mois ont beaucoup compté pour moi. Pourtant, je suis arrivée en septembre sans idées précises, avec des angoisses impressionnantes à l'idée de reprendre un poste de juriste et de ne jamais trouver quoi faire de ma vie.

    Le changement

    Ma réflexion personnelle a fait ressortir plusieurs envies que j'avais oublié. J'aimais écrire, j'avais même fait des études de droit en attendant de passer les concours pour les écoles de journalisme. Mais surtout, je passais le plus clair de mon temps depuis plusieurs années à parler d'écologie, à promouvoir un certain mode de vie auquel ma vie pro ne correspondait pas. C'est pas faute d'avoir choisi le droit public puis la fonction publique, afin de m'éviter le paradoxe de travailler pour le grand capitaliste. Pourtant, big news, la fonction publique n'est pas épargnée par ce grand capitalisme. Un des grands déclics s'est fait pendant un projet que je devais suivre, projet que je combattais et détestais à titre personnel. Là, mon rôle était d'accompagner et d'aider des gens qui participent - à mon sens - à détruire tout ce auquel je crois. Ca a été très compliqué à vivre et je me voyais mal être confronté à ça dans toute ma vie future.

    J'ai alors pris l'idée de l'écriture, du journalisme et de l'écologie pour essayer de faire germer des choses. J'ai contacté un journal local pour faire des chroniques et je me suis retrouvée avec une proposition de CDD pour du secrétariat de rédaction. En parallèle, une amie qui ouvrait une nouvelle boutique m'a proposé d'animer des ateliers green dans ma ville. J'ai sauté sur l'occasion pour retrouver une action plus concrète que sur le blog. 

    Bref, tout serait encore trop long à vous expliquer mais j'ai testé, contacté, demandé conseils pour essayer de me sortir du cercle sans fin de la fameuse question "mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie".

    Malheureusement, je me suis un peu retrouvée au point de départ en janvier avec néanmoins une chronique hebdomadaire dans ce journal local où j'avais travaillé. Une chronique sur l'écologie très concrète chaque semaine et c'est un exercice que j'adore.

    C'est là que les planètes se sont un peu alignées - je vous raconterais plus précisément comment plus tard - pour me permettre d'écrire un livre puis bientôt un deuxième. Clairement le job le plus gratifiant de toute ma vie...mais pas le plus rentable !!

    Et aujourd'hui ?

    Je suis donc désormais autrice (auteure, écrivaine, as you want) et chroniqueuse. Je suis évidemment blogueuse mais pour l'instant, sans rémunération directe. Le blog est ma vitrine, ma visibilité et non une source de revenu. Enfin, j'anime des ateliers, pour l'instant au succès discret mais je n'ai pas choisi la simplicité en étant dans une petite ville (si tu habites vers Pau, le planning est sur Facebook @lesateliersgreen).

    Comme tout cela est encore brouillon et pas tout à fait "rentable", j'ai suivi une formation/coaching en reconversion professionnelle dont je vous parlerais dans le prochain article. L'idée générale était surtout de mettre un nom sur ce que je fais, trouver une cohérence et explorer les pistes que j'ai en tête. 

    Parce qu'en dehors de ces activités, je suis une fille à "milles idées" à la minute et j'ai bien envie d'en entreprendre une. Pourquoi pas avant ? Parce qu'entreprendre me fait flipper. Je dois écouter trop de podcasts où tous les entrepreneurs racontent leurs difficultés et les contraintes de ce choix. Si certains voient peut être le fait d'entreprendre ou même d'être freelance comme une facilité, ce n'est pas mon cas ! Et ces difficultés m'ont, jusqu'à présent, complètement bloquée. Pourtant, comme en matière de slow influence, je crois qu'il y a une place pour le slow entreprenariat. Mais ce n'est pas si simple d'entreprendre quand on prône l'écologie et le minimalisme, dans un monde où j'ai l'impression que tout est déjà fait.

    Je serais donc bien embêtée si ma fille devait remplir la case "emploi de la mère" à l'école puisque je suis clairement une "slasheuse" (terme que j'ai évité pendant des années et qui, pourtant, me va très bien). Je suis auteure, chroniqueuse, animatrice et en pleine réflexion d'entreprenariat. Mes revenus ne sont pas encore stables et je ne vais pas vous cacher que je passe par des phases de gros doutes ou de désespoir. 

    Pourtant, pas une seule fois je ne regrette mon ancien boulot. Un salaire fixe et moins de difficultés d'organisation oui, bien sûr. Des collègues aussi et de vrais weekends. Mais j'aurais du commencer par ça : j'ai fait le choix de changer de voie professionnelle pour être en accord avec mes principes. 

    A l'heure où tout le monde s'engueule entre le fait de ne plus manger de viande, de ne plus prendre l'avion, d'être zéro déchet, de limiter la voiture, de consommer bio et local...il y a une zone qui passe à travers les mailles du filet : notre job. On passe pourtant la majeure partie de notre vie à travailler et je n'arrivais plus à me dire que ce temps-là devait être mis à disposition pour construire des choses qui vont à l'encontre de ce que je prône ici. Je ne dis pas que tout le monde peut faire ce choix, le fameux "ça sert à rien de prendre son vélo si c'est pour bosser à Monsanto" me semble très radical. Mais finalement, c'est comme la viande, l'avion ou les déchets, chacun doit pouvoir faire quelque chose en fonction de ses moyens. Je trouve très hypocrite de prôner ici certains comportements raisonnés, et de passer 12h de ma journée à faire exactement l'inverse. C'est un choix personnel, une obligation que j'ai ressenti au fond de moi, mais ça serait bien que chacun se pose des questions sur l'impact de son activité professionnelle dans notre monde avant d'obliger les autres à changer leur comportement dans leur vie personnelle.

    J'espère avoir répondu un peu à vos questions ! Je vous parlerais bien sûr de mon livre (sppoiler: il est déjà en précommande), du second livre et de mon futur projet. Mais avant ça, je voudrais revenir sur la reconversion pro en elle-même, son cheminement, les questions à se poser, les erreurs à éviter. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre en commentaires, ça m'aidera à construire mon article et j'aurais un pro pour vous m'aider à vous répondre !

    *J'aimerais préciser rapidement, avant d'en reparler dans le prochain article, que je partage ici ma propre expérience. Je ne conseille pas du tout de suivre mon chemin, ni de tout quitter du jour au lendemain. Mon cheminement à l'air "soudain" parce qu'il s'est déclenché en peu de temps mais, en vrai, cela fait longtemps qu'il mûrit. Et je ne nie pas mon facteur "chance" et l'aide que m'a apporté mon blog. Il y a pleins de manières de trouver du sens à son métier, il n'est pas obligatoire de passer par ma phase "je vire à 190°C d'un coup" ;)

    reconversion, job, emploi,

  • La slow influence

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    Crédit photo 

    Petite saga sur ma réflexion suite à ma reconversion. Je sais que la thématique ne plaît pas à tout le monde, milles excuses mais c'est un peu ce qui m'occupe le plus en ce moment :) 

    Arf, que je n'aime pas ce mot d'influenceuse. Je vous l'avais déjà dit dans cet article, mais, pour moi, c'est une mauvaise traduction du terme anglais "influence" qui se rapproche davantage du fait "influer", c'est à dire "avoir une action sur".

    Mais j'ai beau reprendre chaque personne qui s'adresse à moi avec ce terme, j'ai bien conscience que je brasse de l'air. Je ne vous ai pas encore fait l'article sur ma reconversion professionnelle mais je ne suis plus juriste. Aujourd'hui, mon activité essentielle est l'écriture : de livres (bientôt!!!), de chroniques (Ma petite planète), sur ce blog et sur Instagram. Rien que cet aspect de ma vie crée une influence puisque je m'adresse à du public (vous!). Mais on m'appelle "influenceuse" simplement pour des raisons de chiffres. Ils ne sont pas secrets : ici, vous êtes entre 40 000 et 50 000 chaque mois, sur Instagram, vous êtes plus de 14 000. C'est d'ailleurs assez marrant de voir le changement sur Instagram dès que vous passez la fameuse barre des 10k : je l'ai attendu pour le fameux swipe et pouvoir vous mettre des liens en stories (qui, finalement, sont très peu utilisés ^^) mais je n'avais pas anticipé le changement de visibilité auprès des marques.

    Tous ces chiffres ne sont pas fous, beaucoup de blogs ou compte instagram font bien plus. Mais ils sont suffisants pour être intégré dans la case "influenceuse". 

    J'ai un peu tâtonné au début de ma reconversion professionnelle avec ce terme. Comme je dois bien trouver une source de revenu, j'ai réfléchi à la façon de l'utiliser. Et je suis rapidement arrivée à la conclusion que je ne voulais pas utiliser mon influence pour faire de la publicité, je vous en ai parlé récemment dans cet article. Du coup, je refuse désormais 98% des partenariats et des envois produits. Je perds évidemment une source de revenu et j'hésite encore parfois à me dire que c'est le bon choix.

    Pourquoi ? Déjà, parce qu'il y a peu de diversité dans les modes de fonctionnement d'une "influenceuse". A partir du moment où on entre dans cette case et où on créé du contenu (sur un blog, les réseaux...), on se retrouve dans un modèle de partenariat et de stratégie de gestion. On peut bien sûr décider de ne rien faire de cette influence, en tout cas rien de "professionnel" mais dans la plupart des cas, ça sera un "à côté" d'un autre travail et on diminue donc forcément le temps disponible pour cette partie de notre vie. Avoir un blog, des réseaux actifs, répondre à vos messages, aux mails, etc., tout cela demande beaucoup de temps et devient vite une véritable "activité professionnelle" à laquelle il faut bien raccrocher une rémunération. Et dans la majorité des cas, la rémunération viendra de partenariats divers et nécessitera de professionnaliser aussi sa présence "virtuelle" : avoir un blog optimisé, gérer le référencement, connaître le SEO, savoir utiliser Instagram...bref connaître les codes du métier.

    Et pour ma part, ça m'a complètement démoralisé. Je ne suis absolument pas "professionnelle" dans ce que je fais ici ou sur Instagram. Mon blog est encore hébergé sur une vieille plateforme, je ne connais rien au référencement ou SEO, je n'ai pas de stratégie sur Instagram, je n'ai quasiment jamais de #hastags sous mes photos, je n'ai pas de matériel pour faire des vidéos, je n'ai pas de planning de publications, je ne publie pas aux heures qu'il faudrait et même que parfois, je publie plusieurs fois à  la suite ! Rien que cet article est une mauvaise stratégie puisque ça énerve pas mal de monde toutes ces blogueuses qui parlent de leur métier. 

    Cette baisse de moral ne pouvait pas résolu par un "tant pis, je m'en fiche" puisque ma reconversion s'appuie en partie sur la visibilité que m'offre le blog et mes réseaux. Si je ne veux pas faire de partenariats rémunérés, je dois vivre autrement de mon activité. J'ai donc besoin de cette visibilité, comme n'importe quel autre personne qui professionnalise son influence.

    Le doute s'installe aussi en raison de la thématique de mon activité. Il y a 5 ans, on était peu nombreux à présenter une recette de lessive maison, à parler zéro déchet, écologie et slow cosmétique. Aujourd'hui, tout le monde en parle et il faut donc sans cesse se renouveler et s'améliorer pour rester visible. Honnêtement, je ne peux pas dire que ça ne me touche jamais, c'est frustrant d'avoir des messages me demandant si je connais un bon savon de Marseille pour la lessive, quand j'en parle depuis plus de 5ans, que ça m'a demandé un temps incalculable de travailler ce sujet à une époque où la lessive maison était un vrai truc de hippie ^^ Je sais que si j'avais mieux référencé mes articles, si je répétais plus souvent la recette sur Instagram, si j'avais fait une image spéciale Pinterest...je serais sans doute plus visible sur certaines thématiques.

    La multitude de personnes présentes sur le même thème me fait évidemment douté de la pertinence de ma présence. Qu'est-ce que j'apporte de plus que les autres ? Surtout quand moi je ne sais pas en faire une jolie photo/image/vidéo ? Pourquoi ce que j'abordais il y a des années est désormais visible chez d'autres, nouvelles arrivantes dans la sphère green ? Je sais, ça sonne un peu dinosaure frustré...et ça mériterait un autre article sur ce sujet :)

    Je vous rassure, l'objectif de cet article est bien plus positif : je voulais montrer que l'on peut sortir de ces doutes en se posant un peu sur soi et son activité. Et surtout participer à écrire autre chose que "comment faire pour gagner des abonnés sur Instagram". J'ai compris de toute cette période de doutes et de remise en question, que mon principal problème était de ne pas rentrer dans une case, celle de l'influenceuse qui gère à merveille les aspects techniques, marketing, financiers de son activité. Et qu'il me manquait des modèles alternatifs de présence sur internet.

    Oui tu peux très bien t'en sortir sans avoir de stratégie à ta publication, en ne postant pas forcément tous les jours, en faisant des stories sur un coup de tête ou en montant des projets sans y avoir réfléchi. Je sais très bien que ça ne fonctionne pas pour tout le monde, que j'ai sans doute eu une part de chance ou de bon timing. Mais clairement, je suis bien incapable de vous dire pourquoi je gagne toujours autant d'abonnés par semaine sur Instagram et pourquoi vous êtes toujours ici (merci merci merci). Mais en me posant un peu, je me dis que la comparaison avec d'autres comptes est inutile. Tant mieux si mon modèle fonctionne pour moi, pourquoi chercher à entrer forcément dans une case ? On voit toujours le verre à moitié vide en mode "je ne suis pas aussi pro qu'untel ou untel" alors que sous une autre perspective, on peut aussi estimé qu'en étant moins "pro", on arrive à pleins de choses quand même. Franchement, je pense que je fais tout ce qu'il ne faut pas sur Instagram pour gagner des abonnés. Et ça ne m'a pas empêché de dépasser les 10k et d'avoir un chouette taux d'engagement. Pourquoi je devrais me dévaloriser de ne pas être pro alors ? Tu vas me dire, je pourrais peut-être avoir 20k si je faisais les choses correctement mais j'ai déjà tellement de mal à répondre à tout le monde parfois que je préfère largement augmenter petit à petit. 

    Bref, il y a encore tout à construire mais je voulais montrer que l'on peut avoir une activité "d'influence" sans entrer dans la case "j'élabore une stratégie/je fais des partenariats". Cette case fonctionne très bien pour certaines mais elle est étouffante pour d'autres. Tu peux décider de faire les choses autrement, plus doucement...de la slow influence. 

    Et enfin, oui tu peux trouver d'autres sources de rémunération que la publicité. Je ne vais pas vous cacher que ce n'est pas le modèle le plus rentable et qu'il me faut encore réfléchir à comment ajuster ma vie professionnelle pour m'en sortir financièrement. Je vais aussi essayer de résoudre ce souci de blog/référencement un peu archaïque mais sans devenir une technicienne que je ne suis pas. Et je vais tenter de valoriser un peu plus ce que je fais, en arrêtant de me comparer à celles qui maîtrise les codes (jeu de mot quand tu nous tiens). Je suis fière de partager avec vous des projets comme Santa is Green ou le Gang des tomates. Oui, c'est zéro revenu pour moi mais, tant pis, c'est à moi de trouver une solution à tout ça et pas en me forçant de rentrer dans le seul moule que l'on connaît. Et puis zéro revenu, ce n'est pas tout à fait vrai. L'énergie que j'ai dépensé à faire un blog éphémère sur Noël ne m'a rien rapporté en terme financier sur le moment. Mais ça m'a rapporté en "notoriété" et la notoriété, c'est du potentiel revenu...qui me permet aujourd'hui de travailler sur sa version livre !

    Voilà, c'était un article complètement décousu (ça va pas arrangé mon référencement tout ça!) mais je voulais prendre la parole pour montrer qu'il y a en réalité pleins de façon d'être "professionnelle" et d'utiliser son influence pour en faire un métier, sans forcément rentrer dans une case pré-établie. Tout ça reste finalement très nouveau et je crois qu'il y a de la place pour tout le monde. Même quand on est nulle en SEO ou qu'on refuse de faire de la publicité rémunérée. Si le sujet vous intéresse, je serais ravie d'avoir votre avis évidemment.