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Banana Pancakes

  • Le potager du retardataire

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    Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous devez savoir que le potager m'occupe bien depuis plusieurs mois. Les plantations ont été tardives en raison de la météo donc on attaque à peine la saison des tomates, courgettes ou aubergines. Je cultive à la fois dans un potager en carrés chez mes parents et quelques petits plants sur mon balcon. 

    Au potager, c'est plutôt l'heure des récoltes, de l'entretien en vue de l'automne/hiver. En effet, la plupart des légumes d'hiver sont longs à pousser et nécessite de s'y prendre souvent tôt dans l'année. Mais vous avez été plusieurs à me dire vouloir planter quelques petites choses en ce mois d'Août et ne pas savoir quoi. 

    Si beaucoup de légumes nécessitent un peu d'anticipation, surtout pour les semis, ça ne veut pas dire qu'on ne peut rien débuter en août/septembre ! 

    Je trouvais sympa de vous lister des plantations réalisables dès maintenant, que vous jardiniez dans beaucoup d'espace ou sur un balcon. N'oubliez pas, de nombreux légumes se plaisent très bien en pots et pour les plus inventifs, vous pouvez avoir un joli rendement même dans une petite surface ! L'avantage des potagers sur balcon, c'est qu'ils peuvent accueillir des légumes plus longtemps vu qu'il y fait généralement plus chaud.

    Les précautions sont toujours les mêmes : vérifiez l'orientation au soleil, bien arroser, paillez si possible et apportez des nutriments (composts, engrais biologiques, etc.). Et surtout, soyez aux petits soins : protégez des envahisseurs, repérez rapidement les éventuelles maladies, enlevez les feuilles jaunies... Evidemment, adaptez tout ça en fonction de votre climat :)

    Je vous donne quelques idées simples, adaptables aux petits espaces et plutôt pour avoir des récoltes en automne/hiver. Mais vous pouvez très bien faire des semis ou des plantations pour le printemps ! 

    Les aromates

    C'est clairement les plus simples à planter et à faire pousser même tardivement. Persil, ciboulette, thym, aneth, sauge, romarin, cerfeuil...tout ce petit monde se plaît très facilement partout ! A cette époque de l'année, mieux vaut utiliser des plants plutôt que des graines, plus longues à pousser et plus sensibles aux fortes chaleurs. 

    Et surtout, vous pouvez en planter en pot, en potager en carré, entre les autres plants de légumes (ça éloigne les insectes nuisibles) mais aussi dans tout et n'importe quoi : des bacs, boîtes de conserves, paniers, etc. !

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    Les salades d'hiver

    La grande famille des salades est aussi très facile à incorporer dans un potager tardif et s'adapte bien aux petits espaces. Là encore, privilégiez les plants plutôt précoces (plus rapides à pousser) et protéger des limaces en saupoudrant de bonnes doses de marc de café tout autour. 

    A planter : la chicorée, la roquette, la mâche et beaucoup de variétés de laitues d'hiver que vous pouvez même planter en semis (en graines) mais qui seront à récolter plus tardivement dans l'hiver. Vous pouvez aussi vous lancer dans l'épinard, qui supportent bien une plantation tardive. Attention cependant à la place dont vous disposez !!

    Si vous avez un petit espace, planter deux jolis plants, de tailles différentes et récoltez uniquement les feuilles, elles dureront plus longtemps !

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    Les choux

    C'est un peu tard pour avoir des choux au début de l'hiver mais il en reste encore certains et sinon des plantations vous permettront d'avoir des choux en début d'année. 

    A planter : le chou kale, brocoli, chou frisé et même chou-fleur si vous faites des semis sous serre pour que ça pousse plus vite !

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    Navets et radis

    Ce sont des légumes intéressants pour les plantations tardives. Il y a beaucoup de variétés précoces qui nécessitent seulement quelques semaines avant de récolter. Ils s'adaptent aussi bien aux petits contenants à condition de penser à éclaircir les plants pour qu'ils aient assez d'espace pour grandir. 

    A planter : navet (surtout le jaune Boule d'Or), radis noir rond d'hiver, le radis violet, etc. Si votre climat est très doux, vous pouvez même tenter des radis roses, en seulement 4/5 semaines, ils pourront être récoltés fin septembre, notamment pour les cultures sur balcon.

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    Et sinon...

    Si vous débutez vraiment le potager à cette saison, je vous conseillerais d'opter uniquement pour des aromates et quelques navets. 

    Vous pouvez alors commencer votre carré de potager en installant de la terre, du compost et en couvrant d'engrais vert...! En effet, au potager, certaines cultures estivales épuisent la terre et il vaut mieux éviter de replanter derrière pour l'hiver. Mais pour aider la terre à se recharger et à rester meuble pour le printemps, vous pouvez uniquement pailler mais aussi utiliser de l'engrais vert. Ce sont des plantes qui permettent de régénérer la terre en azote, protège du froid et vous donneront une terre prête dès le début du printemps ! On en trouve en jardinerie à usage "tout prêt", sinon utilisez de la moutarde ou du trèfle, il suffit de semer au vent, de bien recouvrir et d'arroser. Vous aurez rapidement un petit tapis vert tout l'hiver ! 

    Du coup, on se retrouve dès le mois de mars !

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

  • Minimaliste du dressing #6 La valise

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    Episode #1 : le bilan

    Episode #2 : le rapport au corps

    Episode #3 : mon cheminement pour comprendre ce que je dois privilégier

    Episode #4 : le cas du body

    Episode #5 : louer ses vêtements

    Les vacances, c'est le bon moment pour se tester sur le minimalisme ! Après deux ans de réflexions dans mon placard, les moments où je dois faire ma valise sont toujours parfaits pour me rendre compte du chemin qu'il me reste à parcourir. 

    En règle générale, on prends trop et souvent on choisit mal. Alors que les avantages du minimalisme sont encore plus visibles en vacances : moins se prendre la tête et être à l'aise avec ses vêtements. 

    Qui ne voudrait pas voyager léger, avoir pile les vêtements adaptés à son voyage et encore de la place pour ramener des cadeaux ? J'y vois surtout un gain de temps en vacances, je passe moins de temps à réfléchir à mes tenues et je ne reviens pas frustrée de ne pas avoir mis les 3/4 de ma valise. Et loin d'être ennuyeux, le minimalisme dans le dressing, c'est surtout un choix scrupuleux de ses basiques, une bonne connaissance des vêtements dans lesquels on se sent bien, etc. 

    Evidemment, chaque valise "parfaite" doit s'adapter à vous et à votre voyage, il est compliqué de vous donner des conseils généraux. Néanmoins, il y a quelques principes de bases qui permettent de ne pas trop se tromper dans ses choix et d'approcher cette fameuse valise parfaite :) 

    1 - La météo

    Ca semble idiot mais le conseil numéro 1 est évidemment de vérifier la météo sur place ! Si vous partez dans un endroit chaud, il faut vraiment arrêter de prendre 3 pulls "au cas où". Il vous faudra quand même quelque chose pour les soirs plus frais ou pour le trajet. 

    En général, je prévois 3 choses différentes :

    • un sweat gris : c'est douillet, chaud et passe partout. Je le mets pour partir, notamment en cas de trajet en avion. Vous pouvez préférer un gilet douillet par exemple !
    • une chemise en jean : mon basique dont je ne peux me passer. Je n'en ai qu'une et elle est largement rentabilisée ! Je m'en sers généralement sur place, quand on part tôt en balade et que la tenue est légère pour la journée. Elle réchauffe juste ce qu'il faut et elle se range facilement dans le sac pour la journée.
    • une chemise légère ou un teeshirt à manches longues : uniquement dans les pays où les soirs sont plus frais. Je l'utilise en général le soir, sur un short en jean pour avoir un peu plus chaud sans avoir à mettre un pull. Pour les pays chauds, je n'en amène pas, la chemise en jean suffit largement !

    Le plus compliqué est évidemment quand vous partez dans un endroit à la météo tempérée : risque de chaleur et de pluie, jours plus frais...Si c'est vraiment varié, notez bien chaque prévision par jour pour essayer de visualiser vos tenues chaque jour. 

    Quelques indispensables pour affronter toutes les météos (bon pas en cas de neige hein...) : 

    • un jean : plutôt une coupe un peu large pour pouvoir se porter aussi bien pour les journées chaudes que plus fraîches.
    • une veste adaptée : elle dépend évidemment de la météo prévue mais une seule suffit ! Veste en jean si les soirs sont frais mais pas de pluie, K-Way léger en cas de pluie, etc. 
    • un foulard/châle en cas de vent ou de long voyage en avion. 
    • une robe manches 3/4 ou longue pour les jours plus frais, ça permet de ne pas avoir ni trop chaud ni trop froid.
    • un gilet chaud s'il y a vraiment des jours plus frais. Je privilégie une couleur neutre pour aller avec tout!
    • les chemises : c'est pratique en cas de météo changeante. Avec un teeshirt en dessous s'il fait frais ou sans rien et en remontant les manches s'il fait chaud. Privilégiez toujours les matières naturelles qui s'adapte mieux aux différentes températures (coton, lin...).
    • des baskets évidemment, même en short ou en robe, on a souvent froid par les pieds, il suffit d'une paire de basket pour relever un peu la température ^^

    2 - Sortir ses basiques

    Là encore, les basiques c'est personnel. Rien ne vous oblige d'être dans la case short en jean et tee-shirt blanc ! Mais si vous avez déjà un peu avancé votre réflexion minimaliste, vous devez cerner quelque uns de vos basiques. On les reconnait au fait qu'on les porte souvent, de façon différente et qu'ils sont de bonnes qualités ! Un basique ne doit pas être choisi au hasard, il doit tenir la route et vous devez le porter avec plaisir ! 

    Avant de faire votre valise, sortez vos basiques, ceux que vous portez souvent et avec plaisir, et vérifier ceux qui sont adaptés à votre voyage et à la météo.

    Je vous donne mes basiques mais pensez aux vôtres en priorité, ils peuvent être complètement différents :

    • short en jean : le basique que je porte non stop en été et en vacances. 
    • la robe légère à la coupe parfaite : j'ai mis du temps à la trouver mais j'en ai désormais une ! Coupe portefeuille, elle se ferme par des liens, est agréable à porter, ne moule pas et passe avec des baskets ou des sandales. Elle sort de mes couleurs puisqu'elle est rouge/corail à petites fleurs mais c'est vraiment devenue un indispensable. 
    • les débardeurs légers, un peu genre lingerie. J'en ai un noir et un blanc, ils sont parfaits en cas de grosses chaleurs ou pour glisser sous une chemise s'il fait frais.
    • un sweat ou gilet, gris en général. 

    De la même façon, réfléchissez à vos couleurs basiques. Déjà pour pouvoir associer les maximums de choses ensemble mais aussi pour être à l'aise. Ici sans surprise, c'est blanc/bleu/camel. 

    3 - Visualiser les tenues

    Je prépare toujours ma valise en deux temps. La première fois, je réunis tout ce que j'aimerais emmener. Puis je laisse passer un ou deux jours et je termine en réfléchissant aux tenues. En général, je supprime presque 1/3 de ce que j'avais prévu !

    Pour une semaine de vacances (où l'on ne passe pas son temps en maillot de bain), je prévois : 

    - deux tenues "seules" c'est à dire robe, combi, un seul vêtement qui fait une tenue quoi ! Et je vérifie qu'elles vont avec la chemise en jean ou mon gilet. C'est clairement un bon plan valise minimaliste de privilégier un vêtement pour une tenue !

    - deux shorts, un en jean, un noir. 

    - teeshirts : 2 débardeurs blancs, 2 foncés et un teeshirt en lin camel. Ce sont mes basiques, ceux qui vont avec tout, sont amples, se lavent facilement, ne se froissent pas trop.

    - un pantalon : soit je pars uniquement avec un jean, soit j'ajoute un pantalon léger. 

    - une chemise en jean

    - un teeshirt manches longues gris et assez ample. Pour mettre le soir, seul ou sur un débardeur fin. Ou pour mettre le matin pour partir s'il fait frais.

    Tous mes teeshirts vont avec tous mes bas et avec ma chemise en jean. Je ne pousse pas le minimalisme au maximum parce que je pourrais sans doute enlever encore une ou deux choses mais je préfère avoir de quoi me changer le soir. En vacances, surtout s'il faut chaud, on se change souvent deux fois par jour ! 

    Pour partir, je suis toujours en jean, teeshirt, sweat, notamment parce qu'on part en avion. Je pourrais même virer le jean pour prendre un legging mais je ne le remettrais pas ensuite alors que le jean peut servir un soir avec un débardeur fin par exemple. 

    Evidemment, j'ajoute des sous-vêtements, une casquette et un pyjama :) 

    4 - Chaussures et accessoires

    C'est parfois là qu'on prévoit beaucoup trop ! Et c'est aussi cette catégorie qui permet de partir avec moins. Tout dépend de vos vacances. Pour moi, il va faire chaud mais on va beaucoup marcher.

    J'emporte donc une paire de baskets, celles dans lesquelles je suis le mieux, surtout que je ne porte pas de chaussettes ^^Et une paire blanche pour moi, afin d'aller aussi avec tout. J'ajoute une paire de sandales dorées, contre toute attente, le doré va avec tout et cette paire me permet de marcher beaucoup avec sans soucis (elle est d'ailleurs en fin de vie et je suis désespoir!). Enfin, je pars toujours avec une paire de tongs ou d'espadrilles pour le soir quand on a beaucoup marcher et qu'on a mal aux pieds !

    Question accessoires, vous me connaissez un peu, je suis déjà minimaliste de nature ! J'emporte juste de chouettes boucles d'oreilles qui "habillent" un peu mes tenues. Et ma casquette, je n'aime pas voyager avec un chapeau.

    Pour vous limiter, prenez une petite pochette pour mettre vos bijoux et en emporter moins. Vous pouvez ajouter un foulard si le temps risque d'être plus frais. 

    5 - La spéciale Kids

    Evidemment, faire une valise minimaliste en voyageant avec des enfants se corse ! J'avais quand même envie de voyager léger avec eux, j'ai donc réfléchie en amont pour limiter les affaires sans manquer non plus sur place. 

    Quelques astuces : 

    - privilégier les couleurs claires ou similaires pour laver facilement. Et les matières légères pour que ça sèche vite. 

    - avoir une tenue confortable pour voyager : legging, jogging, etc. Et un sweat qui servira ensuite le soir. 

    - ajouter un teeshirt à manches longues pour les soirs plus frais.

    - associer les tenues comme pour vous, essayer au maximum de prendre des choses qui vont avec tout. 

    Pour ma fille de presque-5 ans : j'ai pris 4 teeshirts clairs, 1 teeshirt à manches longues, 2 leggings courts, 2 shorts, 1 robe, 1 jupe (parce qu'elle m'a forcé^^). Elle part avec un legging/teeshirt/sweat. Pour le loulou de 9 ans : 3 shorts, 4 teeshirts, un teeshirt à manches longues. Il part avec un jogging/teeshirt/sweat. Et ils ont chacun une paire de baskets, de tongs et une casquette. 

    En gros, pour 7 jours, je prévois 3 tenues et j'ajoute 2 "extra" pour se changer le soir. Et j'apporte toujours mon petit sachet de copeaux de savon de Marseille pour faire une lessive rapide à mi-parcours. 

    Bon et je prie aussi pour qu'ils ne se salissent pas dès 9h le matin... ;) 

    6 - La trousse de toilette

    J'avais déjà écris un article dessus l'année dernière mais je me rends compte que le contenu varie beaucoup. En fonction de mes envies, du voyage prévu, etc. 

    Cette année, tout tient dans une seule trousse de toilette pour 4, à part la "pharmacie". Je prévois une petite pochette à côté avec quelques essentiels, notamment pour les enfants : doliprane (en mini sachet, ça prends moins de place), tube d'arnica, pansements, etc. Mais comme on part pas au fond de la Namibie non plus, je prends le minimum pour assurer en cas de bobo en plein milieu de la nuit !

    Côté trousse de toilette, elle est plutôt compacte finalement mais pas vraiment zéro déchet, ni entièrement bio. Déjà parce que certains de mes produits sont en grands contenants et que je n'avais pas envie de transférer dans des petits pots. Mais aussi parce que certains de mes essentiels en voyage ne sont pas bio. Libre à vous d'améliorer évidemment, je suis loin d'être parfaite (apparemment ça choque encore sur Instagram!!).

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    Au programme de la trousse de toilette : 

    - gel douche/shampoing Coslys. Je ne suis pas fan des 2 en 1 en général mais je voulais tester celui-ci et changer un peu de mes savons solides. Il est assez fin et le bouchon ferme bien donc c'est pratique !

    - après-shampoing Bouclème et spray boucles John Masters, pas des essentiels mais j'aimerais bien éviter de ressember à Monica aux Bermudes ;)

    - une crème solaire pas bio mais à la composition pas trop mauvaise. Elle a l'avantage d'être légère et transparente pour un indice 50 et comme on ne part pas à la plage, ça sera uniquement pour ne pas griller à Londres!

    - les indispensables eau florale (rose), aloé vera et huile de jojoba. Je m'en sers pour mon visage évidemment mais aussi pour soulager un coup de soleil, un bobo, mélanger des huiles essentielles, etc. 

    - des huiles essentielles : lavande et tea tree pour tous les bobos. J'ai ajouté citronnelle par habitude mais je ne sais même pas s'il y a des moustiques en Angleterre ! J'enlèverais sinon. Vous pouvez ajouter de la menthe poivrée aussi pour le mal de transports ou le mal de tête !

    - pour le maquillage, mon indispensable c'est la crème teintée spf 30 Madàra, un blush/bronzer (Kiko, je ne trouve pas d'équivalent bio qui me convienne...), un mascara Clinique Waterproof (idem...). J'ai ajouté un crayon bronze Avril et un mini palette dans les mêmes tons de Sephora mais c'est vraiment histoire de faire prendre l'air à mon maquillage...! En journée, je ne me maquillerais pas mais peut être le soir (genre si on est invité chez la Reine...).

    - pour le démaquillage, j'ai mon mini gant Lapiglove qui démaquille sans rien et deux cotons lavables si jamais. 

    - une paire de ciseau, une lime à ongles, un peigne et mon oriculi Lamazuna ! Et nos dentrifrices, Meswak pour nous et Melvita à la fraise pour les enfants (avec les brosses à dents hein...).

    - ah et sur la photo, il manque le déo mais évidemment j'en prends un, celui de Schimdt's je pense ! Et celui de monsieur aussi (qui ne prends rien à part un déo ^^).

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Voilà voilà ! C'est pas parfait et ce n'est pas le but ! L'objectif est de voyager plus léger mais aussi d'être plus à l'aise lors du séjour. Si j'y pense, je vous ferais une photo de chaque tenue pour vous montrer tout ça en action !

    Bonne vacances à vous (si vous voulez voir de l'Angleterre, direction Instagram (@julie_pancakes)!).

  • Le salaire d'une blogueuse

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    Aujourd'hui, un petit article pour aborder un problème hautement sérieux : les blogs et leur modèle économique. Et plus particulièrement les blogs orientés lifestyle ou "green".

    Une réflexion un peu générale que je voulais aborder avec vous depuis longtemps. Comment vit-on de son blog ? Comment travaille une blogueuse ? Et surtout quels sont les problèmes.

    Derrière ce titre un peu pompeux, je voulais vous parler des critiques qui surgissent encore très souvent sur les blogs au sujet des partenariats divers et variés. Je lis régulièrement que c'est dommage que tel ou tel article soit un partenariat, que telle ou telle tenue contient majoritairement des vêtements offerts et souvent plus chers, encore que l'on regrette l'époque des blogs 100% libre des marques.

    Je connais bien les dérives de certains blogs ou même plus largement maintenant de certains "influenceurs" comme on dit. Cela fait longtemps que la quantité a laissé place à la qualité chez certains. Mais étrangement, les critiques que je lis sont rarement sur ces comptes et souvent plus difficiles sur des blogs orientés "lifestyle" voir "green". Il y a derrière l'idée que si on véhicule une idée écologique, une volonté de "mieux vivre", on ne doit pas tomber dans les travers des partenariats avec les marques...comme si les gens étaient encore plus déçus sur ces blogs-là.

    1 - Un blog pro c'est un vrai métier

    Commençons par le début : oui tenir un blog à temps plein c'est un vrai métier. Quand on a choisi cette voie, en général, le blog est alimenté régulièrement, les photos soignées, il y a parfois des vidéos ou des reportages. Je vous en ai déjà parlé dans mon article "mon blog, pas mon job", il y a une vrai différence entre tenir un blog à côté de son boulot et faire de son blog son boulot ! La principale c'est le temps : j'en suis la preuve, impossible de tenir un blog aussi régulièrement et de façon aussi soignée que je voudrais, vu que je passe déjà 12h par jour à mon boulot. 

    Une blogueuse "pro" a 1000 casquettes de métiers et les journées bien remplies. Et n'oubliez pas que comme tout boulot que l'on gère seul (autoentrepreneur, libéral...), si vous ne travaillez pas ou moins certains jours, vous ne gagnerez pas d'argent. La pression "créative" est certaine, il faut sans cesse de nouvelles idées, se renouveler, être original, garder sa ligne éditorial. Bref, les semaines d'une blogueuse autoentrepreneur font généralement bien plus de 35h. Il ne s'agit pas d'attendre sagement que des marques nous contacte, prendre 3 photos et garder les cadeaux!

    2- La blogueuse paye un loyer (et autres)

    Déjà, cassons un mythe : non les blogueurs ne sont pas des bisounours ! Et oui, comme nous tous, il faut aussi payer beaucoup de frais fixes : loyers, factures diverses, mutuelle, alimentation, frais courants... Ca c'est pour la base parce qu'on verra après qu'il y a encore d'autres frais.

    Pour moi, tout ça est payé par mon salaire qui arrive à la fin de chaque mois. Mais il vient d'où le salaire d'une blogueuse alors ?  

    La première originalité, c'est que contrairement à moi, il ne vient pas directement des personnes pour lesquels une blogueuse travaille : c'est à dire vous (et moi!), lecteurs. Vous consommez le travail de quelqu'un entièrement gratuitement, les blogs ayant tous gardé un accès gratuit (contrairement aux journaux en ligne vous remarquerez). 

    Du coup, le modèle économique des blogueuses nécessite de développer d'autres rentrées d'argent. On parlera ensuite principalement des partenariats mais les blogueuses ont développé bien d'autres manières pour se rémunérer : écriture de livre, lancement d'une marque, création d'un service, développe d'activités pro comme la rédaction web, le community-management, etc. 

    C'est là une de premières difficultés de la blogueuse pro : être confronter à des statuts et des situations perso très différentes. Beaucoup de blogueuses sont encore très jeunes, souvent étudiantes et bénéficient de plus de temps libre pour alimenter un blog. D'autres ont des situations plus confortables grâce aux parents ou au conjoint et peuvent se permettre plus de liberté sans rémunération. Mais une grande majorité vit comme vous et moi, a besoin d'un salaire pour payer tous les frais d'une vie au quotidien (et d'un avenir incertain...).

    3- Les partenariats, c'est pas cadeau

    C'est quoi un partenariat ? C'est une relation blogueur/marque qui peut prendre différentes formes : rédaction d'articles autour d'un produit ou d'un contenu, relais d'information, avis sur un produit, lien d'affiliation, collaboration diverse, etc.

    Et c'est évidemment ce qui est le plus souvent critiqué : le choix de tel ou tel partenariat ou le partenariat en lui même. Il y a beaucoup de critiques différentes mais celle qui me touche le plus c'est "trop facile de présenter ça, on te l'a offert". Sous-entendu, être une blogueuse c'est trop cool ça reçoit gratuitement pleins de cadeaux, ça fait des voyages trop chouettes mais du coup elle s'éloigne de ces lecteurs qui n'ont en majorité par les moyens de s'offrir toutes les choses qu'elle présente. 

    Cette phrase appelle beaucoup de remarques, on va essayer d'être pédagogique (et de ne pas s'énerver...) : 

    SPOILER : tu n'es pas obligée d'acheter ce qu'on te présente sur un blog. N'oubliez pas que les mentions "offert par xxx" ne sont pas des incitations à la consommation ! C'est quand même dingue de voir partout surgir des "c'est chiant de nous donner envie d'acheter des trucs qu'on peut pas". Ce n'est pas forcément la vocation de chaque blog et de chaque article. Parfois ça permet uniquement de faire connaître une marque et ses produits. Mais si ça vous donne envie d'acheter à chaque article et que ça vous frustre, à vous de revoir votre rapport à la consommation.

    un partenariat ce n'est pas un cadeau, c'est un travail. Temps, matériel pour la photo ou la vidéo, ordinateur, etc. Produire du contenu, ce n'est pas tangible matériellement mais ça a bien un coût pour la personne qui le fait!

    Et même lorsqu'il ne s'agit que d'un envoi d'un produit sans contreparties visibles, ça ne tombe pas du ciel. Les envois de "cadeaux" ne sont en réalité que des placements de produits qui ne disent pas le nom : on envoie tel ou tel produit à un blogueur parce que son avis compte et qu'il a une communauté qui lira cet avis. C'est donc une contrepartie au travail fourni en amont. 

    - et tout travail mérite salaire ! Offrir un cadeau à un blogueur ou faire un partenariat, c'est exactement comme insérer une page de pub dans un magazine, ça se paye ! Si la marque fait ce choix, ce n'est pas par gentillesse avec le blogueur, c'est pour profiter de sa visibilité et toucher une communauté souvent plus investie. C'est une opération de communication qui parfois demande beaucoup de travail pour un blogueur, donc sans surprise ça doit être rémunérer.

    Pourtant, beaucoup de partenariats ne sont pas rémunérés ou très faiblement. Notamment quand vous avez un blog orienté "green" et que vous traitez majoritairement avec des petites marques ou petits créateurs. Avoir une certaine ligne d'éthique éditoriale, ça complique généralement beaucoup la rémunération. Victoria, de Mango and Salt avait fait un chouette article sur ça, je vous le conseille. En clair, travailler avec l'Oréal ou Lancôme, c'est souvent plus simple qu'avec des marques sans budget communication. La plupart du temps, ça sera plutôt un envoi de produits et, attention encore un spoiler, les produits ça ne paye pas le loyer !

    Et je pourrais développer que la rémunération est complexe à établir dans son ensemble. Dans mon cas par exemple, mon salaire est fixe pour un certain nombre d'heure. Si j'en fais plus, je ne gagne pas plus (contrat dans la fonction publique oblige) mais je sais combien je "vaux" à l'heure pour mon travail (pas beaucoup hein ^^). Un blogueuse devra fixer sa rémunération en fonction du travail à effectuer mais cela ne prends généralement pas en compte le temps "blanc" : traitements de mails, gestion de la communauté, administratifs, etc. 

    4- La rémunération et le salaire

    Quand une blogueuse arrive quand même à faire des partenariats, à avoir quelques affiliations à des marques ou autre, elle touche donc une certaine rémunération à la fin du mois. Un peu comme mon salaire qui tombe à la fin du mois ? 

    Non rien à voir. Mon salaire est net à payer, c'est à dire qu'on a déjà enlevé une part pour les cotisations. Le salaire que je touche réellement a donc déjà payé ma sécurité sociale, ma retraite, etc. Je l'utilise alors pour payer mes frais fixes - loyer, charge, alimentation, etc. - et mes loisirs si besoin. 

    La rémunération que touche une blogueuse indépendante à la fin du mois est loin d'être son salaire. Comme toute entreprise indépendante, il faut y retirer les frais fixes liés à l'activité : les charges (internet, support de communication, achat de matériel, internet, etc.).

    Mais attends, c'est pas fini. Aux charges, tu dois aussi ajouter les différentes taxes. Il y a plusieurs statuts mais en règle générale pour un blogueur, ça donne une taxe de 22% pour les cotisations sociales, la CFE (cotisation foncière) qui dépend de votre lieu d'habitation. On pourrait ajouter une assurance professionnelle, une mutuelle (là où certains salariés bénéficient de la mutuelle de leur emploi), sans doute de l'argent à épargner si vous comptez prendre des vacances (ben oui pas de congés payés pour la blogueuse), etc. 

    Bref, entre la rémunération qui sous-estime le temps passé, et qui rapporte généralement bien plus à la marque, tous les frais et taxes à garder en mémoire...le business model des blogueurs a encore besoin d'idées novatrices pour être plus stable, pérenne et gage de qualité. 

    5- Les partenariats pour plus de liberté

    Quand une blogueuse souhaite vivre de son blog, il lui faut donc trouver des partenariats divers et variés pour s'assurer un salaire. Mais ce n'est pas le seul but. Avoir des rentrées d'argent prévisibles, c'est aussi gagner en liberté pour écrire sur d'autres sujets non rémunérés. Clairement, certains articles ne sont pas rentables puisqu'ils ne sont issus d'aucun partenariat et ne génère pas d'argent. Un peu comme un journaliste qui écrirait un reportage gratuitement. 

    Pourtant, la majorité des blogs continuent d'écrire des articles approfondis sur des sujets importants, uniquement parce que ça leur tient à coeur. Ces articles là, souvent les plus appréciés, ne sont possibles que parce que la blogueuse tire une rémunération ailleurs. 

    Un exemple tout bête, je vous fait souvent des articles "écolo" comme sur le choix d'un sapin de noël ou mon comparatif de routine beauté. Ce genre d'article me prends énormément de temps, de recherche, d'écriture, etc. Et il ne génère aucune rentrée d'argent directe pour moi. Je les écris quand j'ai le temps et évidemment ils sont bien rares. Si mon blog était mon boulot, je continuerais d'écrire des articles comme ceux-là mais ça ne serait pas viable de ne faire que ça ! Quel salaire me permettrait d'écrire encore ces articles ? 

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    Alors oui, les partenariats ça peut parfois être agaçant pour le lecteur mais clairement un blog ne peut pas produire du contenu professionnel sans avoir une source de rémunération ! 

    Pour résumé, l'article que je suis en train d'écrire me coûte sans doute un petit peu, au minimum du temps et l’hébergement du blog. Et si les articles se font rares c'est parce que si je voulais vous en proposer un tous les deux jours, je ne pourrais pas, ce serais-ce qu'au niveau du temps disponible. Il me faudra alors me consacrer uniquement à mon blog...mais ce type d'article ne payera pas le loyer, je serais donc obligée de proposer d'autres types de contenu qui me rémunère pour pouvoir, à terme continuer à écrire sur ce que je veux ! Cercle vicieux vous-dites ? Un peu oui !

    Un dernier petit mot en mode "coup de gueule". Si je sais bien que beaucoup de blogs abusent de partenariats pour nous pousser à la consommation ou nous présenter des aspirateurs ou autres crédits immobiliers, ce n'est pas le cas d'une grande majorité de la blogosphère qui survit depuis plusieurs années. Donc allez taper en priorité à la porte des gens qui dévalorisent le contenu de leur blog, pas à celle des blogs qui tentent de trouver leur modèle économique pour vous proposer un contenu toujours aussi qualitatif et libre. La quantité de gens qui suit des blogs qui usent et abusent des partenariats, des concours qui n'ont rien à voir avec le thème du blog ou qui ne produisent plus de contenu constructif...me laisse un peu dubitative face à la critique de blogs qui apportent réellement tout en faisant des partenariats choisis et intelligent.


    Enfin, ôtez-vous de la tête que la majorité des blogueurs pro vivent avec 5000€ par mois, surtout dans la catégorie lifestyle green. Ce qui vous énerve à la lecture d'un article est sans doute légitime mais c'est aussi à remettre en perspective avec le travail et la vie de la personne derrière le blog.

    Alors dernier conseil, blogueur pro ou non, on ne travaille pas gratuitement pour une marque, sauf exception particulières. Mais à partir du moment où un travail vous prends du temps et est susceptible de rapporter bien plus en notoriété à la marque, ne le faites pas gratuitement (ce n'est pas bien pour vous et pour les copains qui ne peuvent se le permettre).

    Dites moi votre avis sur la question, je serais ravie d'en discuter :) 

  • I quit Hellocoton

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    Ceci est un billet d'humeur, un peu à chaud en réaction aux changements qui s'opèrent sur Hellocoton. Evidemment, c'est un peu brouillon et quand on est brouillon, on peut froisser les autres. Donc en prévention, non je n'incite pas tout le monde à quitter Hellocoton, oui tu as le droit d'adorer et non je ne vise pas les gens qui y travaille. J'exprime uniquement mon opinion sur la dérive qu'implique le terme d'influenceur sur mon espace personnel qu'est le blog. 

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    Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois. Hellocoton et moi, ce n'est pas toujours une grande histoire d'amour.

    A la grande époque d'Hellocoton, je m'y suis inscrite, comme toute blogueuse qui cherche une plateforme pour communiquer avec se communauté et découvrir d'autres blogs.

    Et puis Instagram est arrivé et j'ai un peu délaissé Hellocoton. J'y passais de temps en temps pour voir les sélections mais clairement sans grand succès.

    Pour mon blog, Hellocoton n'a pas eu un effet miraculeux, vous êtes finalement peu à venir sur mon blog depuis cette plateforme et je n'ai eu que très peu d'échanges en commentaires sous mes articles.

    Je ne faisais pas vraiment d'efforts aussi il faut dire. Mais quand on tient un blog lifestyle "green", déjà on part avec un handicap : aucune catégorie ne permet de présenter son contenu de façon claire. La catégorie Lifestyle est bien plus alimentée de voyage et la catégorie Ecologie semble toujours un peu à l'abandon. Il faut alors changer de catégorie en fonction du thème de l'article et clairement je ne prenais jamais le temps de le faire.

    Et puis petit à petit, je suis passée d'un relatif désintérêt à parfois un franche énervement. Le temps que les blogs de moins de 10 ans ne connaissent pas est clairement révolu. A de très rares exceptions, les "sélections" ne m'ont jamais fait découvrir un blog et m'ont parfois même laissé un peu dubitative : forte présence des blogs déjà bien connus, sélection "d'articles" un peu vides ou reprenant du contenu présent sur d'autres blogs. Très peu de représentation de blogs lifestyle écolo et même d'article écolo tout court. Les dossiers à thème me donnaient aussi la même impression : peu à peu il ne s'agit plus de montrer la diversité de la blogosphère, les idées nouvelles ou originales mais de favoriser le nombre, la quantité, les followers, l'influence...

    Ne vous méprenez pas, les blogs très connus peuvent aussi avoir leur place sur Hellocoton mais c'est comme aux Jeux olympiques, ce qui nous plaît c'est la diversité ! Et ce n'est pas non plus en raison de ma propre représentation, mon blog a déjà été plusieurs fois en Une et je ne pense pas que ça change quoique ce soit à ce que j'écris ici (et si je m'arrêtais à ça, je ferais les choses bien différemment ici^^). 

    Plusieurs fois j'ai voulu me retirer de la plateforme mais finalement il me suffisait de ne plus y aller et si certains d'autres vous passent par là pour retrouver mes articles, je ne voulais pas enlever cette option.

    Mais voilà, c'est fait, j'ai envoyé un mail pour la suppression de mon compte. Pourquoi ce changement alors ?

    Parce que comme dirait ma fille "je suis colère tout rouge".

    Hellocoton a été racheté par Prisma Media et apparaît depuis quelques temps sous la bannière de Femme Actuelle. Le changement se ressent clairement pour qui à connu la plateforme d'il y a quelques années : la présentation, les bannières de publicité, le contenu sponsorisé, etc. Sans doute cela a aussi eu une influence sur les sélections opérées tant on a l'impression de voir le même contenu que les grands médias ou les plus grandes marques travaillant avec les blogueurs. Le modèle du grand groupe se ressent, les codes ont sans aucun doute complètement changé. 

    Mais depuis peu, Hellocoton devient Les Influenceuses...

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    Alors rapidement sur l'utilisation du féminin : les Influenceuses, évidemment ça laisse peu de place à ses messieurs les blogueurs. Vous me direz que le site Femme Actuelle s'adresse aux femmes et que la plateforme Hellocoton met en avant l'univers des blogs féminins (il y a pourtant beaucoup de blogs tenus par des hommes sur la plateforme). Ok mais c'est une erreur ! Si l'univers des blogs est majoritairement féminin, il y a beaucoup de très bons blogs tenus par des hommes, à commencer par des blogs de parentalité. Et à notre époque où les lignes bougent sur les questions d'égalité homme/femme, l'exclusion ne va rien arranger. Il ne faudrait rendre visible que les blogs de mamans ? Au risque d'encore et toujours critiquer le peu d'engagement des papa sur ces thématiques ? Bref, je comprends la logique mais je n'y adhère pas.

    Mais alors le terme Influenceuses !!! Là je suis désolée mais j'ai eu une réaction épidermique qui m'a amené droit vers "contact - demander la suppression du compte" !

    Je ne suis pas une Influenceuse, déjà parce que ma petite personne et mon blog n'avons pas "l'influence" nécessaire pour accéder à ce titre. Et surtout parce que je ne le veux pas et que ça ne veut rien dire.

    Je suis une blogueuse parce que je tiens un blog. Ce n'est pas mon job. Mais même si ça l'était, je ne serais certainement pas Influenceuse. Je serais créatrice, rédactrice, écrivaine, photographe, journaliste... Le job des blogueurs/blogueuses ce n'est pas d'être de l'influence mais d'influer !!

    Oui, c'est de la sémantique mais ce n'est pas la même chose : influencer c'est exercer une influence sur / influer c'est exercer une action sur. Les termes sont proches (au fond j'suis persuadée qu'un mec s'est trompé sur la traduction un jour) mais pas identiques. Exercer une influence enlève une part de décision et d'objectivité à la personne qui la subit. En traduction claire, parce que la blogueuse Y montre son nouveau jean, vous allez acheter le même immédiatement. Influencer, tout le monde le fait, les blogueurs, les acteurs, les chanteurs, la publicité, votre meilleure amie, votre mec, la voisine méga canon du 3ème, etc.

    Influer sur quelqu'un c'est pousser à l'action ou à la réflexion, ça peut être très proche de l'influence quand c'est dans le domaine de la consommation instantanée mais ça peut aussi être très différemment quand ça permet à des personnes de reprendre le sport/la lecture/trier ses déchets/prendre soin de soi/voir un film...

    Alors oui, certains blogs sont essentiellement dans l'influence mais ne mérite pas non plus le terme d'influenceurs : leur influence est éphémère, fragile et surtout peu fiable. Leur donner ce nom fait laisse d'autant plus de place à ce nouveau monde qui glorifie en 5 min et pour mettre des photos de rouge à lèvres/bébé/chat. 

    La grande majorité des blogs ont certes une part d'influence (mais comme ton mec/ta mère ou ta star préférée) mais surtout une grande majorité de pouvoir d'influer.

    Le grand malheur des blogs et surtout de ceux qui essayent d'en vivre est résumé dans ce mot d'influenceur. C'est oublier que derrière l'influence que certains ont, il y a tellement plus et surtout tellement qui mériterait d'être mieux rémunéré (mais c'est un autre débat qu'on ouvrira bientôt^^).

    Voilà, je refuse donc d'être présente sur une plateforme intitulée Les Influenceuses, nom trop réducteur et très mal représentatif de ce que font l'immense majorité des blogs, petits ou gros. Je suis désolée pour celles et ceux qui me suivaient depuis Hellocoton, je relaye mes articles sur ma page Facebook, sur Twitter et sur Instagram si besoin.

    Hellocoton, je t'aimais bien à l'origine mais vraiment on ne se comprends plus toi et moi.