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Banana Pancakes

  • 4 habitudes d'écriture

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    Vous le savez sans doute, désormais j'écris. Des livres, des chroniques, des articles...bref j'aligne des mots. 

    On pense souvent qu'il suffit d'ouvrir un fichier vierge et de commencer à écrire alors que la plupart du temps, il y a des rituels, des habitudes derrière le fait d'écrire. 

    Avant de vous expliquer "comment j'écris", je voulais débuter par quatre conseils d'écriture simples mais qui m'aident beaucoup au quotidien !

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    1- Les carnets

    J'écris la plupart du temps d'abord sur le papier. Des notes, des idées, un plan ou des phrases lues quelque part. J'ai besoin du stylo pour réfléchir, l'ordinateur me laisse souvent un syndrome de page blanche au départ. Je travaille aussi souvent sur des textes qui nécessitent des recherches et j'aime noter les références, les phrases, chiffres ou autre pour nourrir mon texte. 

    Désormais, j'ai un carnet général, découpé en plusieurs parties en fonction de mes activités. J'y note les idées d'articles, les références, etc. Puis, j'ai un carnet par activité différente afin de pouvoir m'y retrouver plus facilement : un pour mes livres, un pour les chroniques, un pour mon travail en rédaction freelance, etc. 

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    J'écris rarement tout un texte sur le papier mais j'aime réfléchir avec mon stylo plume. J'écris plus vite qu'avec un stylo bille, mais moins vite que sur l'ordinateur, c'est la vitesse parfaite pour réfléchir ! Pour le livre de Noël par exemple, j'ai beaucoup écrit sur le sommaire, l'organisation des thèmes, les histoires de Noël à placer. Et je m'en suis servie ensuite pour noter toutes les références sur la thématique, au fil de mes lectures ou de mes rencontres (un jour, je vous raconterais comment j'ai discuté avec le président de l'association du sapins de Noël naturel !).

    Si ça vous intéresse, il y a une vidéo sur mon organisation avec les carnets sur IGTV !

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    2 - Le logiciel d'écriture

    Après l'écriture papier, la grande majorité du temps, j'écris sur l'ordinateur. Si j'ai toujours utilisé majoritairement Word, je m'essaye depuis quelque temps à l'écriture sur logiciel

    Il y en a plusieurs, en fonction de vos besoins, je vous conseille l'article de Sixte sur les logiciels d'écriture pour vous faire une idée. 

    J'ai choisi Scripbook parce qu'il réunissait les fonctions dont j'avais besoin : l'écriture en chapitre, les possibilités d'organisation du texte, et le mode "sans distraction". Si le logiciel est plus utile pour l'écriture d'un roman, il est tout à fait possible de l'utiliser pour du texte plus simple, des articles, etc. Il est gratuit pour les fonctions principales et assez simple à prendre en main. Mais j'en testerais sans aucun doute d'autre à l'avenir !

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    Je l'utilise essentiellement pour les livres (écrits ou en projet) et j'adore le mode sans distraction qui donne une page plein écran, avec possibilité d'y mettre une photo en fonction de la thématique sur laquelle vous écrivez (pratique pour écrire sur Noël en plein été!).

    Pour tout le reste, j'utilise toujours Word. J'ai souvent un fichier général pour organiser les idées, le plan, les thématiques...puis un fichier par texte. 

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    3 - L'ambiance

    J'écris presque toujours en musique. C'est une habitude que j'ai prise à la fac où la salle de travail était relativement bruyante. Mon casque et une musique en fond, toujours adaptée à ce que j'écris, et je suis dans ma bulle. Certains préfèrent le silence, d'autres ne sont pas gênés par le bruit d'un café, tout dépend de vos habitudes!

    Pour ma part, la musique fait vraiment partie de l'ambiance dont j'ai besoin pour écrire, surtout quand je suis sur une thématique précise...comme Noël ! J'adapte les musiques en fonction de ce que j'écris, je crée des playlists adaptées, etc. Je n'écoute par contre jamais de chansons françaises pour ne pas être perturbée par les paroles (bon et parce que je n'aime pas vraiment). Pour le livre de Noël par exemple, j'ai une playlist qui a tourné en boucle pendant des semaines ! Elle est disponible sur Spotify, et elle sera même dans le livre ;) 

    Quand j'ai besoin d'être plus concentrée, je bascule sur des "ambiances", avec le site Ambient Mixer, où on trouve des "ambiances" proche d'un café, d'un feu de cheminée, de la pluie, etc. Il y en a des tonnes, vous pouvez même créer la vôtre ou modifier les existantes pour enlever ou diminuer un son qui vous gêne. En général, je diminue les sons trop répétitifs ou les musiques.

    Mes préférées : Studying at Hogwarts, Cozy Christmas, Scottish Coffee House.

    Et à partir de l'automne, quand je travaille chez moi, j'adore mettre la cheminée sur Netflix (taper Fire ou Cheminée), avec uniquement le bruit des bûches de bois ! Concentration maximum garantie !

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    4 - Lire à voix haute

    Quand on passe beaucoup de temps à écrire, il est parfois difficile de ne pas se perdre, de savoir se relire, se corriger. Je fais toujours relire et corriger par quelqu'un d'autre, on est souvent mauvais correcteur de soi-même. 

    Mais pour vérifier le sens, il n'y a rien de mieux que de lire à voix haute. C'est le seul moment où je travaille dans le silence afin de pouvoir m'écouter vraiment !

    Je lis toujours à voix haute, en mettant l'intonation et parfois je m'enregistre même avec le dictaphone de mon téléphone. Cela me permet de vérifier la logique, les mots de transition ou de liaison, de voir les mots manquants, etc. C'est un exercice difficile quand on n'aime pas s'entendre mais c'est vraiment un "truc" qui m'aide au quotidien. En général, on écrit avec une tonalité et il faut pouvoir la retrouver à l'oral. 

    A tester si vous êtes un jour perdu dans un de vos textes !

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  • Gang des tomates - Conserver les graines

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    Alors le Gang des tomates, tout se passe bien ? Je ne vous cache pas que la saison a été compliquée, la faute aux canicules et aux grosses variations de température.

    Néanmoins, il reste quelques étapes avant de faire le bilan de cette saison et aujourd'hui, on va parler "récolte des graines" !

    Si tu as pris soin de ne pas utiliser des graines hybrides, les fameuses F1, les graines des tomates sont tout à fait reproductibles et il n'y a rien de plus simple de les récolter. Allez, c'est parti par étapes !

    Etape 1 - Récupérer les graines

    Pendant la préparation de votre salade de tomates, récupérez le maximum de graines, en veillant à noter quelque part la variété choisie. Inutile de les rincer, il suffit de les mettre dans un verre ou une coupelle d'eau pendant 2 à 3 jours. Cette étape servira à pouvoir retirer la gélatine qui entoure les graines.

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    Etape 2 - Rincer et sécher les graines

    Au bout de 2/3 jours, l'eau est trouble et la gélatine se désagrège. Il faudra ensuite bien rincer les graines dans une passoire fine en frottant légèrement pour faire disparaître toute la gélatine.

    Les graines sont prêtes pour l'étape du séchage : disposez-les sur un torchon ou une serviette (évitez le papier ou l'essuie-tout qui risquent de coller) et faites-les sécher à température ambiante dans l'endroit chaud et aéré. Evitez de les mettre en plein soleil mais il faut les faire sécher rapidement. N'hésitez pas à les bouger un peu pendant le séchage. Temps approximatif : 24h à 3 jours.

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    Etape 3 - Conserver les graines

    Une fois les graines bien sèchent, il suffit de les conserver dans une petite pochette, petite boîte, etc. et de ne pas oublier de marquer la variété et l'année. Les graines se conservent plusieurs années sans soucis si elles sont stockées à l'ombre et à l'abri de l'humidité. 

    Pour l'occasion, j'ai fait des petites enveloppes maison, vous trouverez beaucoup de tuto sur internet.

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    Voilà, c'est facile non ? De quoi conserver toutes vos graines de tomates pour la saison prochaine ! N'hésitez pas à inscrire des recommandations sur chaque sachet, avec ce que vous avez pu observer cette année. Et évidemment, ce pas à pas fonctionne pour la grande majorité des graines !

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  • Les étiquettes

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    étiquettes, réflexion, écologie

    C'est drôle ce concept d'étiquettes. On en trouve partout, pour tout et chacun à une idée sur l'étiquette de l'autre. 

    Il y a des tonnes d'étiquettes dans la vie en général mais prenons les exemples qui me parlent : 

    - être zéro déchet

    - être végétarienne

    - être féministe

    - être minimaliste

    - être écolo (sans aucun doute la meilleure celle-là)

    - être optimiste

    - être bienveillante

    - ...

    Je suis souvent mise sous l'une, l'autre ou toutes ces étiquettes (et toi aussi sans doute). Et le principe d'une étiquette, c'est que soit tu y colles, soit tu dois y renoncer. L'étiquette est censée te définir, comme la couleur de tes yeux ou la taille de tes pieds. Elle ne supporte pas de concessions, de défauts, d'approximations.

    Et le problème de l'étiquette, c'est qu'on ne sait jamais trop comment elle arrive. Parfois, tu te la colles toi-même "je suis féministe", parfois on fait un raccourci entre tes actions et une étiquette, "tu réduis tes déchets ? Tu es zéro déchet". Mais bien souvent, l'étiquette arrive, sans qu'on y fasse attention et sans trop savoir comment. 

    Le problème de l'étiquette, ce n'est pas le fait qu'elle existe mais le fait qu'elle nous enferme.

    Se dire féministe, écolo, zéro déchet, végétarienne...c'est une façon de s'affirmer et de faciliter les rapports sociaux. Au restaurant, dire que vous êtes végétarien(ne) permet d'afficher clairement que vous ne mangez pas d'animaux et qu'il faut vous proposer un plat en conséquence. C'est quand même plus simple que de dire "alors, j'aurais besoin de précision parce que l'impact écologique de l'élevage intensif compte beaucoup pour moi, je ne veux plus participer aux conditions d'élevage et d'abattage des animaux et puis, j'essaye de ne plus faire de spécisme....vous me proposez quoi ?"...!

    Et ça vaut pour toutes les étiquettes. En général, c'est plus simple, plus rapide et même plus "engagé" qu'un long monologue. 

    Mais les étiquettes nous emprisonnent. Non pas par leur simple existence mais parce qu'en réalité, chacun a sa définition et ses frontières de ce à quoi correspond une étiquette. Et en général, l'étiquette ne supporte pas d'approximations, d'exceptions, de demi-mesure. C'est du tout ou rien !

    En creusant un peu, on se rend compte qu'une grande majorité des personnes confondent l'étiquette, l'image qu'ils en ont et les actions qui doivent en découler. Être féministe ne signifie rien d'autre que le fait de prôner l'égalité homme/femme dans tous les domaines de la vie. Mais être féministe s'exprime avec une grande variété d'actions, de pensées ou de mécanismes. Et surtout, être féministe ne préjuge en rien du comportement de la personne qui se revendique (ou non) sous cette étiquette. Autrement dit, tu peux être féministe et mettre du vernis à ongles.

    Autre exemple, tu peux te ranger sous l'étiquette ZD parce que tu es attachée à produire moins de déchets et à trouver des solutions plus durables au quotidien. Mais l'étiquette ZD ne préjuge en rien de l'étendue de ton comportement au quotidien, de ton niveau de "gestion des déchets" ou encore de ton mode de vie. Autrement dit, tu peux avoir l'étiquette ZD et acheter un produit avec emballage.

    On confond ainsi des combats, valeurs, principes que l'on souhaite mettre en avant, revendiquer, porter, exprimer, approfondir...avec un mode de vie prédéfini. Or, par définition, les modes de vie diffèrent et changent au cours même de la vie. Les étiquettes ne signifient pas un taux d'accomplissement de 100% puisqu'il serait impossible de savoir sur quoi baser ce 100%. Être 100% ZD, c'est quoi ? Être 100% écolo, féministe, etc. ?

    Autre soucis, les étiquettes arrivent même sur nos "caractéristiques physiques ou psychologiques". Alors certes, si tu as les yeux bleus, tu as les yeux bleus, toutes nos caractéristiques physiques difficilement modifiables sont rarement concernées. Mais il en va différemment de ce qui changeant : la nature des cheveux, le fait de se maquiller ou non, le style vestimentaire, etc. Exemple typique des méfaits des étiquettes : j'ai les cheveux bouclés et j'aime en parler, montrer comment les accepter, les coiffer...mais ça ne veut pas dire que je renie quelque chose si je les attache ou, pire, si je les lisse ! Vous n'imaginez même pas le nombre de messages de "déception" que je reçois sur instagram quand je parle avec les cheveux lisses. Sans le vouloir, on m'a collé l'étiquette "curly" et je ne devrais pas en sortir. Idem pour la case des étiquettes psychologiques : avoir l'étiquette "optimiste" t'empêche souvent le moindre coup de mou ; ou la case des étiquettes vestimentaires : avoir l'étiquette "casual" te collera à la peau si un jour tu mets une tenue chic...

    Enfin, la plus complexe des étiquettes est celle de "l'écolo". A mon sens, le terme est bien trop large pour être une seule étiquette mais, là encore, pour des raisons de facilité dans la vie courante, on se colle souvent soi-même cette étiquette, à partir du moment où notre impact écologique a une importance pour nous. Cependant, comme elle est trop, on colle rarement à la définition de notre/nos interlocuteur(s). Pour cocher toutes les cases de l'étiquette écolo, il faut se lever tôt : être ZD ; végétarien ; à la mobilité douce (sans voiture, sans avion) ; acheter bio, éthique, local ; avoir un job à impact positif...bref je pourrais continuer encore longtemps.

    Les étiquettes, c'est pratique dans la vie de tous les jours et c'est même nécessaire pour porter plus fort ses valeurs, mais c'est une sacré prison qui nous fait culpabiliser, cacher certains comportements, se critiquer les uns les autres, abandonner certains principes... Il est impossible d'éviter les étiquettes, phénomène classique de l'être humain qui a besoin de tout ranger dans des cases. Mais on pourrait essayer de distinguer l'étiquette du comportement, ou plus justement, l'étiquette de la valeur d'un être humain.

    Vous avez une étiquette vous ?

  • Les dérives du marché de l'occasion

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    source photo

    Le marché de l'occasion est en plein essor. Les sites de vente d'occasion ne cessent de se multiplier et les géants du secteur attirent déjà des millions de visiteurs chaque année. Selon plusieurs études, un tiers de consommateurs ont acheté un vêtement d'occasion en 2017. D'une manière générale, la dynamique de ce secteur tient à la prise de conscience écologique ainsi qu'aux économies que permettent les achats d'occasion.

    D'un point de vue écologique, se tourner vers l'occasion plutôt que d'acheter systématiquement des objets ou vêtements neufs est une très bonne idée. Acheter de seconde main permet de ne pas générer une nouvelle production, d'éviter des déchets et de favoriser l'économie collaborative.

    Pourtant, l'idéologie derrière ce nouveau marché est loin d'être aussi simple, notamment pour les vêtements. Il y a encore peu d'études sur le sujet et donc peu de chiffres. Mais on connaît les nombres de ventes annuelles en occasion et on sait que c'est un marché à la croissance très rapide. Alors, quand tout le monde sacralise l'achat d'occasion, pourquoi est-ce que je vous parle de dérives ? 

    Un modèle bancal

    On le rappelle peu mais si ce marché est en plein essor, c'est surtout parce que notre modèle de société a crée la "fast-fashion" et la surconsommation de biens matériels. La mode est devenue jetable et éphémère. Désormais, on porte un nouveau vêtement en moyenne 35 jours dans sa vie.

    C'est donc parce qu'il y a des millions de vêtements non portés que l'offre est gigantesque. Le marché de l'occasion est ainsi un marché parallèle qui n'existe que parce que le marché de la surconsommation est encore aussi vivace. On peut trouver des milliers de pulls d'occasions parce qu'on en achète encore des milliers de pulls neufs !

    Certes, l'achat d'occasion est censé reporter sur cette filière un acte d'achat neuf. L'objectif serait ainsi, à terme, de faire diminuer les achats neufs afin de baisser les nécessités de production. Mais non seulement cet objectif est forcément réalisable sur un très long terme mais il est loin de se vérifier.

    L'occasion fast-fashion

    Vendre d'occasion devient parfois un moyen de racheter plus rapidement de nouveaux vêtements ou de se déculpabiliser d'un mauvais achat.

    La nouvelle publicité pour le célèbre site de vente d'occasion résume parfaitement la situation : "vends ta robe aussi vite que tu changes de style". L'occasion devient un marché de surconsommation parallèle, pour acheter tout autant, à moindre coût et sans culpabiliser.

    Comme l'occasion a "bonne presse", on arrive plus facilement à acheter des vêtements ou objets non nécessaires, renforcé par les prix attractifs du secteur. Et si jamais l'achat est une erreur, ce n'est jamais grave puisqu'on pourra le revendre sur le même site. Il est très compliqué de trouver des chiffres sur ce type de dérive mais il est évident que les sites d'occasion ont ouvert un nouveau mode de consommation, pas forcément plus durable. Si un vêtement reste dans la boucle de l'occasion, l'impact sera minimisé. Il est complètement mis à mal si la revente de vêtements d'occasion a pour objectif d'acheter plus de neufs, tout aussi peu durables pour les revendre ensuite. Les sites d'occasion deviennent un marché parallèle où l'offre et la demande constante ne sont pas forcément au service de l'écologie.

    Production de déchets

    Ensuite, la production de déchets générée par les achats d'occasion est sans aucun doute largement sous-estimée. Tout utilisateur d'un des sites d'achats d'occasion a sans doute fait l'expérience de la quantité astronomique d'emballages utilisée par les vendeurs. La réutilisation et l'optimisation des colis sont loin d'être toujours un réflexe. Certains vendeurs réalisent tellement de vente qu'ils sont obligés d'acheter de nouveaux emballages, n'optimisent pas forcément l'espace ou sont loin de privilégier les échanges en local. 

    Enfin, à cela s'ajoute l'incroyable voyage que l'on fait vivre à nos vêtements, d'un bout à l'autre de la France, parfois plusieurs fois, rajoutant des points au bilan carbone déjà lourd de l'industrie de la mode. Il serait extrêmement complexe à calculer mais un vêtement d'occasion qui repasse plusieurs fois sur un site de vente pour être vendu dans des villes différentes a évidemment un impact en terme de transport. 

    Alors, on arrête d'acheter d'occasion ?

    Non évidemment ! Acheter d'occasion reste un bon réflexe mais, comme pour tout, il ne faut pas oublier que l'écologie ne prône pas en priorité "d'acheter différemment" mais bien "d'acheter moins".

    Avant un achat d'occasion en ligne, il est bon de se demander si on aurait acheter le même article au prix neuf, si on l'achète pour répondre à un besoin, etc. De mon avis strictement personnel, il est impossible de se lancer dans la vente/achat d'occasion en ligner sans avoir déjà fait un petit cheminement dans le minimalisme, notamment pour les vêtements. L'idée est alors de chercher en priorité des choses dont vous avez besoin et non d'aller sur les sites à la recherche d'une bonne occasion. Et de toujours privilégier des achats durables (matières, qualité...) qui correspondent à votre garde-robe. 

    N'hésitez pas de demander au vendeur si vous pouvez faire un échange en direct ou s'il peut optimiser le colis.

    Enfin, n'oubliez pas que l'on peut acheter beaucoup de choses d'occasion...localement ! Les vide-greniers, dépôts-vente, Emmaüs, proches, etc. Cela limite les emballages, le transport et vous permet de voir en vrai ce que vous achetez. N'oubliez pas aussi que revendre d'occasion, c'est bien, mais qu'il est tout aussi bénéfique à la société de donner à des associations qui en feront un bon usage. 

    Pour finir, une petite note d'humour, si vous ne connaissez pas, je vous conseille le compte Instagram @lescassescouillesdevinted, recueil incroyable des perles du célèbre site.

    *cet article reprend ma chronique dans la République des Pyrénées, que vous pouvez retrouver après parution sur le blog

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