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Banana Pancakes

  • Changer de job

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    Crédit photo : Emilie Massal

    Après les questions sur la lessive ou les tomates, c'est sans aucun doute la question que je reçois le plus : tu fais quoi dans la vie ?

    Je vous avez promis un article résumé pour vous expliquer les changements qui se sont opérés dans ma vie depuis un an. Mais finalement, ce n'est pas aussi simple à transmettre à l'écrit.

    Je vais tenter de répondre à la question principale et je vous ferais un article plus particulier sur la reconversion en elle-même. Sur Instagram, je vous parle un peu de la difficulté de faire une reconversion, des questions qui se posent, des freins, etc., si ça vous intéresse. Au-delà de ma situation personnelle, le sujet mérite un article à part entière. 

    Je faisais quoi dans la vie

    Un petit rappel nécessaire pour les nouveaux arrivants. Il y a encore un an, j'étais juriste. Je vous avais déjà parlé de mon parcours dans cet article si ça vous intéresse (c'est assez amusant de relire mes mots d'ailleurs). Et pour résumé, j'ai fait de longues études de droit, jusqu'à finir docteur en droit public en 2015. J'ai ensuite enchaîné sur un post-doctorat sur l'économie circulaire en 2016, avec la volonté - plus ou moins claire - de continuer dans la voie universitaire, ou du moins dans un domaine proche du droit de l'environnement. J'ai adoré mes études mais je n'ai absolument jamais voulu être juriste, avocate ou juge. Je voulais écrire, réfléchir, enseigner... Mais le monde universitaire est complexe et changeant, j'ai donc dû me résoudre à prendre un poste en CDD de responsable juridique dans une collectivité territoriale l'année dernière. 

    A côté de cette formation et de ce métier, j'ai toujours eu ce blog puis les réseaux sociaux où je parle depuis plusieurs années d'écologie, au sens large ou dans le quotidien. Je n'en tirais aucune rémunération, comme je vous le racontais dans cet article "Mon blog, pas mon job". 

    Le déclic

    En vrai, il y a eu plusieurs déclics, dont certains que je n'ai pas compris sur le moment. Pour résumé, je dirais avec ce poste de juriste, j'ai compris que j'allais sans aucun doute m'enfermer dans cette voie. L'avantage était que c'était une voie "porteuse" en terme d'emploi puisque je travaillais sur des thématiques vendeuses (coucou le RGPD). Je voyais donc la fin de mon contrat arriver et déjà plusieurs propositions pour continuer dans la même branche. 

    Sauf que si j'ai adoré l'endroit où je travaillais (meilleurs collègues du monde), j'avais des palpitations à imaginer faire ça toute ma vie. Beaucoup de personnes s'épanouissent dans ce métier et tant mieux. Pour ma part, j'étais mal payée, je passais 12 heures hors de chez moi et certains jours, je ne voyais pas ma fille. Les premiers déclics ont plutôt concerné l'équilibre vie pro/vie perso du coup, où je n'avais plus envie de passer à côté de l'enfance de ma fille, ni bouger en région parisienne (lieu préféré des juristes a priori).

    Mais surtout, j'avais l'impression de gâcher ce qui m'animait : l'écologie et l'écriture. Pendant ce contrat, j'ai passé le peu de mon temps libre à écrire ici, à imaginer mon projet de blog de Noël ou à partager sur Instagram. Et clairement, j'étais épuisée de rajouter autant d'heures à mon emploi du temps déjà chargé.

    J'ai terminé mon contrat en juin complètement fatiguée et démoralisée à l'idée de passer à côté de ma vie. J'ai alors décidé de prendre les deux mois de vacances d'été et de décaler ma recherche d'emploi. Ca tombait bien, j'étais positionnée pour un emploi de juriste dont je n'aurais des nouvelles qu'en septembre.

    Je vous raconterais dans l'article sur la reconversion ce que je me suis posée comme question et comment j'ai avancé dans ma réflexion mais ces deux mois ont beaucoup compté pour moi. Pourtant, je suis arrivée en septembre sans idées précises, avec des angoisses impressionnantes à l'idée de reprendre un poste de juriste et de ne jamais trouver quoi faire de ma vie.

    Le changement

    Ma réflexion personnelle a fait ressortir plusieurs envies que j'avais oublié. J'aimais écrire, j'avais même fait des études de droit en attendant de passer les concours pour les écoles de journalisme. Mais surtout, je passais le plus clair de mon temps depuis plusieurs années à parler d'écologie, à promouvoir un certain mode de vie auquel ma vie pro ne correspondait pas. C'est pas faute d'avoir choisi le droit public puis la fonction publique, afin de m'éviter le paradoxe de travailler pour le grand capitaliste. Pourtant, big news, la fonction publique n'est pas épargnée par ce grand capitalisme. Un des grands déclics s'est fait pendant un projet que je devais suivre, projet que je combattais et détestais à titre personnel. Là, mon rôle était d'accompagner et d'aider des gens qui participent - à mon sens - à détruire tout ce auquel je crois. Ca a été très compliqué à vivre et je me voyais mal être confronté à ça dans toute ma vie future.

    J'ai alors pris l'idée de l'écriture, du journalisme et de l'écologie pour essayer de faire germer des choses. J'ai contacté un journal local pour faire des chroniques et je me suis retrouvée avec une proposition de CDD pour du secrétariat de rédaction. En parallèle, une amie qui ouvrait une nouvelle boutique m'a proposé d'animer des ateliers green dans ma ville. J'ai sauté sur l'occasion pour retrouver une action plus concrète que sur le blog. 

    Bref, tout serait encore trop long à vous expliquer mais j'ai testé, contacté, demandé conseils pour essayer de me sortir du cercle sans fin de la fameuse question "mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie".

    Malheureusement, je me suis un peu retrouvée au point de départ en janvier avec néanmoins une chronique hebdomadaire dans ce journal local où j'avais travaillé. Une chronique sur l'écologie très concrète chaque semaine et c'est un exercice que j'adore.

    C'est là que les planètes se sont un peu alignées - je vous raconterais plus précisément comment plus tard - pour me permettre d'écrire un livre puis bientôt un deuxième. Clairement le job le plus gratifiant de toute ma vie...mais pas le plus rentable !!

    Et aujourd'hui ?

    Je suis donc désormais autrice (auteure, écrivaine, as you want) et chroniqueuse. Je suis évidemment blogueuse mais pour l'instant, sans rémunération directe. Le blog est ma vitrine, ma visibilité et non une source de revenu. Enfin, j'anime des ateliers, pour l'instant au succès discret mais je n'ai pas choisi la simplicité en étant dans une petite ville (si tu habites vers Pau, le planning est sur Facebook @lesateliersgreen).

    Comme tout cela est encore brouillon et pas tout à fait "rentable", j'ai suivi une formation/coaching en reconversion professionnelle dont je vous parlerais dans le prochain article. L'idée générale était surtout de mettre un nom sur ce que je fais, trouver une cohérence et explorer les pistes que j'ai en tête. 

    Parce qu'en dehors de ces activités, je suis une fille à "milles idées" à la minute et j'ai bien envie d'en entreprendre une. Pourquoi pas avant ? Parce qu'entreprendre me fait flipper. Je dois écouter trop de podcasts où tous les entrepreneurs racontent leurs difficultés et les contraintes de ce choix. Si certains voient peut être le fait d'entreprendre ou même d'être freelance comme une facilité, ce n'est pas mon cas ! Et ces difficultés m'ont, jusqu'à présent, complètement bloquée. Pourtant, comme en matière de slow influence, je crois qu'il y a une place pour le slow entreprenariat. Mais ce n'est pas si simple d'entreprendre quand on prône l'écologie et le minimalisme, dans un monde où j'ai l'impression que tout est déjà fait.

    Je serais donc bien embêtée si ma fille devait remplir la case "emploi de la mère" à l'école puisque je suis clairement une "slasheuse" (terme que j'ai évité pendant des années et qui, pourtant, me va très bien). Je suis auteure, chroniqueuse, animatrice et en pleine réflexion d'entreprenariat. Mes revenus ne sont pas encore stables et je ne vais pas vous cacher que je passe par des phases de gros doutes ou de désespoir. 

    Pourtant, pas une seule fois je ne regrette mon ancien boulot. Un salaire fixe et moins de difficultés d'organisation oui, bien sûr. Des collègues aussi et de vrais weekends. Mais j'aurais du commencer par ça : j'ai fait le choix de changer de voie professionnelle pour être en accord avec mes principes. 

    A l'heure où tout le monde s'engueule entre le fait de ne plus manger de viande, de ne plus prendre l'avion, d'être zéro déchet, de limiter la voiture, de consommer bio et local...il y a une zone qui passe à travers les mailles du filet : notre job. On passe pourtant la majeure partie de notre vie à travailler et je n'arrivais plus à me dire que ce temps-là devait être mis à disposition pour construire des choses qui vont à l'encontre de ce que je prône ici. Je ne dis pas que tout le monde peut faire ce choix, le fameux "ça sert à rien de prendre son vélo si c'est pour bosser à Monsanto" me semble très radical. Mais finalement, c'est comme la viande, l'avion ou les déchets, chacun doit pouvoir faire quelque chose en fonction de ses moyens. Je trouve très hypocrite de prôner ici certains comportements raisonnés, et de passer 12h de ma journée à faire exactement l'inverse. C'est un choix personnel, une obligation que j'ai ressenti au fond de moi, mais ça serait bien que chacun se pose des questions sur l'impact de son activité professionnelle dans notre monde avant d'obliger les autres à changer leur comportement dans leur vie personnelle.

    J'espère avoir répondu un peu à vos questions ! Je vous parlerais bien sûr de mon livre (sppoiler: il est déjà en précommande), du second livre et de mon futur projet. Mais avant ça, je voudrais revenir sur la reconversion pro en elle-même, son cheminement, les questions à se poser, les erreurs à éviter. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre en commentaires, ça m'aidera à construire mon article et j'aurais un pro pour vous m'aider à vous répondre !

    *J'aimerais préciser rapidement, avant d'en reparler dans le prochain article, que je partage ici ma propre expérience. Je ne conseille pas du tout de suivre mon chemin, ni de tout quitter du jour au lendemain. Mon cheminement à l'air "soudain" parce qu'il s'est déclenché en peu de temps mais, en vrai, cela fait longtemps qu'il mûrit. Et je ne nie pas mon facteur "chance" et l'aide que m'a apporté mon blog. Il y a pleins de manières de trouver du sens à son métier, il n'est pas obligatoire de passer par ma phase "je vire à 190°C d'un coup" ;)

    reconversion, job, emploi,

  • Petit potager

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    Je ne plante pas que des tomates ! En parallèle du #gangdestomates, je continue mes petites expériences au potager. Pour info, je plante sur mon balcon mais je m'occupe aussi du potager de mes parents, qui habitent juste à côté de chez nous. Toutes nos cultures sont en carrés potagers (pas toujours carré d'ailleurs!) et on manque un peu d'espace. Mais c'est un bon apprentissage pour améliorer nos techniques, tester d'autres légumes et trouver quelques astuces. 

    Vous me demandez souvent ce que je fais pousser et comment, j'ai essayé de tout résumer ici : ma propre expérience au potager, avec quelques conseils pour les débutants et mes projets pour cette année.

    Les règles d'or du potager des petites espaces

    1 - Un légume à la fois

    On a toujours tendance à en mettre trop dans des potagers en carrés et à trop varier. C'est le meilleur moyen pour être ensuite débordé et ne pas réussir à s'occuper de tout le monde. Avec le temps, vous apprendrez aussi ceux qui poussent facilement chez vous et ceux qui auront besoin d'un peu de réflexion.

    Pour débuter, miser sur : les tomates, plutôt les tomates cerises, les salades type batavia, les radis, piments et les aromates. Evitez les concombres, melons, courgettes qui nécessitent de la place et un peu d'expérience. N'hésitez pas à varier les espèces d'un même légume plutôt qu'à multiplier les légumes différents.

    Et chaque année, fixez-vous un ou deux nouveaux légumes à tenter au maximum.

    Chez moi, il y a toujours des radis, tomates, aubergines, piments/poivrons, salades, fraises.

    Chaque année, je varie les espèces de tomates et de salades. Je tente aussi de diversifier les légumes feuilles avec des épinards, du chou kale ou du céleri qui se cultivent tous facilement en pots.

    Et cette année, je tente les concombres (grands et minis) et j'essaye d'améliorer ma technique pour les carottes.

    2 - Gardez les meilleurs conseils de la permaculture

    La permaculture prône plusieurs principes, souvent différents en fonction des adeptes. La plupart du temps, il nécessite des adaptations pour les petits espaces.

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    Ce qu'il faut garder :

    - ne pas travailler la terre : on ne retourne pas la terre, on se contente d'ajouter du compost ou autre amendement mais on évite de toucher à la profondeur, au risque de perturber les habitants nécessaires à son aération. D'ailleurs, nécessitez pas à partir à la chasse aux vers de terre pour les ajouter dans vos carrés !

    - pailler le sol : avec de la paille, du foin, des copeaux...peu importe au début mais ne laissez pas la terre nue. Pailler permet de garder l'humidité et de limiter l'arrosage mais aussi d'apporter de la nourriture à vos plants et animaux souterrains. J'utilise du lin pour ma part mais je tenterais cet hiver, de pailler avec du foin, bien plus efficace en terme d'amendements.

    - la rotation des cultures : en général, on ne replante pas un légume au même endroit d'une année sur l'autre. Certains légumes comme les tomates ou les choux épuisent particulièrement les sols et nécessitent d'être replanter ailleurs. J'essaye au maximum du faire une rotation entre mes carrés, pots et sur mon balcon mais quand ce n'est pas possible, je veille à bien amender la terre avec du compost ou du fertilisant.

    - se renseigner sur les plantes amies/ennemies. Il y a des légumes qui n'aiment pas certains voisins, ce n'est pas toujours simples de se renseigner tant les conseils sont différents. Les tomates par exemple ne sont pas amies des pommes de terre mais on lit parfois le contraire ! Chez moi, ça s'est vérifié, elles n'ont pas du tout aimé ces voisines ! Enfin, il y a des plantes qui sont d'excellentes voisines comme les aromates, la lavande, les soucis, les capucines, la bourrache...qui permettent à la fois de protéger vos plants contre certaines maladies et d'attirer les abeilles pour polliniser vos plants. Chez moi, j'installe toujours du basilic, du persil et des soucis entre mes plants. Et j'ajoute quelques pots sur mon balcon.

    3 - S'adapter à l'espace

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    Faire un potager dans un petit espace nécessite quelques astuces que l'on doit parfois expérimenter soi-même. Il y a quand même quelques idées de base qui peuvent vous aider.

    - diviser par deux l'espacement entre les plants. Ils seront plus serrés mais vous pourrez aussi éliminer plus facilement les feuilles latérales pour éviter de perdre du rendement. Les seuls légumes que je veille à espacer correctement sont les légumes-racines, je diminue légèrement pour les carottes (elles se mangent petites!) mais pas pour les radis, les betteraves...

    - faire pousser à la verticale : tout ce que vous pouvez faire pousser en hauteur, faire grimper, etc., est bon à prendre ! Les concombres, tomates, pois, haricots ou autres courges peuvent parfaitement se laisser guider à la verticale. Pour ma part, je fais grimper les concombres et j'ai installé les fraisiers dans une palette (voir plus bas) pour gagner un carré.

    - ajouter des pots. Je garde les carrés, plus profonds, pour les légumes qui nécessitent de la profondeur. Sinon, j'ajoute un maximum de culture dans des pots ou autres contenants. Vous pouvez aussi disperser des aromates ou fleurs en pots pour aider les abeilles à revenir ! Sur un balcon, vous pouvez facilement accueillir des salades ou radis en jardinière, des épinards ou tomates en pots, des pommes de terre en sac (voir plus bas).

    - semer ensemble. Très utile pour les légumes racines par exemple, vous pouvez mélanger les graines de deux espèces qui ne poussent pas au même rythme comme les radis et les carottes. Une fois que les radis auront grandi, vous pouvez les récolter, ce qui libère de l'espace pour les carottes.

    Enfin, dernier conseil, s'adapter à l'espace vous donnera peut être un plus petit rendement ou des légumes plus petits. Ce n'est pas grave ! Prenez l'habitude de déguster des jeunes pousses d'épinards, de couper directement quelques feuilles de salades ou de ramasser des tomates pas encore mûres, elles finiront de rougir dans votre cuisine.

    L'utilité de faire un plan

    Pour vous aider à prévoir les semis, planter les plantes amies ensemble et s'assurer d'une récolte jusqu'en hiver, il est très utile de faire un plan pour s'organiser. Pas besoin d'être un bon dessinateur, vous pouvez vous contenter de le faire par écrit!

    Notez tous vos pots, carrés ou autres et détaillez ensuite ce que vous allez y planter. A chaque fois, notez s'il faudra faire des semis ou acheter un plant, et les dates à laquelle vous devez vous en occuper. N'oubliez pas d'y noter les plantes amies à planter à proximité ou entre vos plants. Sur le balcon, je privilégie les légumes qui aiment le soleil (il y fait très chaud l'été) et ceux qui nécessitent d'être à l'abris des limaces comme les radis.

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    Je me suis un peu emballée à essayer de le dessiner, je suis en train de le refaire en version écrite!

    Il peut être intéressant de faire une version automne/hiver en notant les plants de remplacement à planter à la fin de l'été. Quand on débute, il vaut mieux se limiter aux salades d'hivers, navets et autres petits choux.

    N'oubliez d'évaluer la date de la récolte, si vous plantez assez tôt, vous allez devoir récolter en juillet et vice-versa, faites donc en fonction de vos vacances ! Un potager en carré bien fait ne nécessite pas beaucoup d'entretien mais il n'aime pas non plus être délaissé.

    Enfin, si vous n'avez pas d'idées, je vous conseille vivement les livres à la fin de l'article, qui m'ont beaucoup aidé à construire mon plan de potager.

    Les tutos pour les petits espaces

    Il y a des tonnes d'idées pour cultiver astucieusement sur un balcon ou dans des carrés, fouillez sur internet. Je vous partage quand même quelques expériences réussies chez moi :

    - des tomates cerises en pots. Les tomates n'ont pas besoin d'une grande profondeur, malgré ce que l'on croit. Les mettre en pot permet de libérer de l'espace pour des légumes qui ont besoin de plus de profondeur.

    - des fraisiers en palette. Il suffit de récupérer une palette, de fermer les trois "pieds" avec une planche (pas forcément hermétiquement) et d'ajouter un tissu géotextile en le clouant. Un peu de terre et vous pouvez planter des fraisiers qui retomberont sans abîmer les fruits ! Sur le balcon, vous pouvez aussi faire pousser un fraisier dans une passoire, il y a un tuto sur mon profil Instagram (dans IGTV).

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    - des pommes de terre en sac. Trouvez un grand sac en plastique costaud, faites quelques trous au fond et ajoutez de la terre sur 1/3 environ. Vous pouvez roulez le haut du sac pour que ce soit plus simple. Ajoutez 5/6 pommes de terre dans la terre et laissez pousser ! N'arrosez qu'en cas de grande sécheresse. Une fois que les feuilles sortent sur 10 cm, rajoutez de la terre pour enfouir les feuilles en ne les laissant dépasser que d'1 cm. Continuez ainsi pour développer des racines et multiplier la récolte. Arrêtez vous en haut du sac et laissez pousser les feuilles. Quand elles auront jaunis dans l'été, coupez le sac et récoltez vos pommes de terre ! Fonctionne aussi pour les patates douces.

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    S'informer pour débuter mais tenter !

    Vous me demandez souvent comment j'apprends à m'occuper du potager, ce que je lis, etc. Globalement, j'apprends surtout chaque année de mes erreurs et de mes expérimentations !

    En général, quand je choisis un légume, je vérifie sur internet la période de semis ou de plantation et les conseils de bases. Et évidemment, j'ai lu quantité de choses ! Mais finalement, je vous conseillerais deux livres pour les cultures en petits espaces :

    - Jardiner dans 1m2 aux éditions Larousse. Mon best, il permet de trouver des tonnes d'idées pour gagner de la place et surtout propose plusieurs types d'associations pour construire son plan.

    - Le livre de bord du potager aux éditions Larousse. Très utile pour s'organiser, vous pouvez remplir les dates de vos semis, ne pas oubliez la date des plantations et faire un plan. Je l'utilise aussi beaucoup pour ses fiches légumes, que je trouve très complètes (elles sont dans tous les livres potager mais de qualité très différentes).

    Si la question du paillage vous intéresse, je vous conseille aussi "Le potager zéro tracas" qui développe la technique du paillage avec le foin mais vous apprendra surtout l'importance du paillage et quelques astuces pour jardiner au naturel. Les livres des éditions Terre Vivante sont aussi très bien faits pour débuter.

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    Enfin, n'hésitez pas à demander autour de vous ! Quelqu'un sera peut être ravi de vous donner des conseils et de vous accompagner au début. Il y a même des associations, des pépinières ou jardineries qui proposent des ateliers ou formations.

    Mais surtout, essayez par vous-même. La culture dans un petit espace défie déjà les lois de la nature, donc rien ne vous empêche d'expérimenter en fonction de votre habitation, votre météo, votre temps disponible. Et surtout, ne désespérez pas si vous avez des ratés mais essayez plutôt de comprendre pourquoi et notez-le sur votre plan pour l'année prochaine. N'oubliez pas que la météo change beaucoup d'une année sur l'autre, il y a des années à tomates et des années à salades !

    Mon projet cette année

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    Évidemment, je vais planter quantité de tomates, #gangdestomates oblige ! L'avantage, c'est que je vais multiplier les techniques afin de pouvoir vous montrer plusieurs types de plantations : en carré, en pots, tutoré ou buissonnant, etc.

    Je teste donc les concombres et j'essaye de relancer les carottes qui n'aiment pas vraiment mes carrés. Je continue les petits légumes racines qui poussent facilement en carrés comme les radis ou les betteraves. J'ai varié le carré des salades avec plusieurs types de salades et du chou kale. J'ai deux sacs pour les pommes de terre et plusieurs pots avec des aromates ou fleurs.

    Sur le balcon, mon bac potager abritera tomate et concombres et sans doute quelques radis. Un grand pot est dédié aux épinards et j'ajouterais sans doute des piments ou fraisiers qui aiment bien le soleil. J'ai aussi du persil, du basilic, de la bourrache, de la sauge.

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    En bref, on est encore loin de l'autosuffisance et ne visait pas cet objectif au début ! Il faut plusieurs années pour comprendre ce qui pousse le mieux chez vous, à quelle date et comment faire face aux maladies. Je suis encore très loin d'être une experte mais on s'en fiche ! Ne vous laissez pas impressionner par d'autres potagers ou par ceux qui maîtrisent mieux les principes classiques de la permaculture. Faites vos essais, amusez-vous, recommencez, rien n'être grave au potager ♡

  • Kids : Pâte à modeler pour le bain

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    Après la recette de pâte à modeler maison, je vous propose la version "pour le bain" ! C'est encore plus rigolo puisqu'on réalise comme un petit savon coloré pour se laver et en mettre partout ^^

    Pas de panique pour les parents maniques, ça ne colore ni la peau, ni la baignoire ! 

    Vous pouvez vous amuser à faire plusieurs couleurs mais un conseil, n'en faites pas trop en avance, elle ne se conserve pas très longtemps. Et surtout, préférez des couleurs vives, sinon c'est pas drôle !

    Ingrédients :

    - 1 petite tasse de gel douche (ne vous emballez pas, une petite tasse à café suffit!)

    - 2 petites tasses de maïzena (la quantité dépend de votre gel douche)

    - 1 cuillère à soupe d'huile végétale (olive ou autre)

    - des colorants alimentaires ou naturels (la version poudre donne des couleurs plus vives et colore moins les mains).

    - des gants si besoin

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    Recette : 

    Verser le gel douche et l'huile végétale dans un saladier et ajouter petit à petit la maïzena jusqu'à obtenir une consistance souple, non collante. Faites plusieurs boules si vous voulez obtenir plusieurs couleurs et mélanger avec les colorants. 

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    A conserver dans une boîte hermétique quelques jours ou à utiliser le soir même !

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  • 5 ans d'enfant écolo

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    Ma fille a 5 ans et demi (oui le demi ça compte !) et je me suis dit que c'était le bon moment pour faire un mini bilan de notre mode de vie sur le fait d'élever un enfant. 

    Je n'entrerais pas dans le débat "faire un enfant, ce n'est pas écolo", je vous en parlerais dans un autre article, mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'avoir un enfant a largement contribué à accélérer mes changements de vie à l'époque. Aujourd'hui, la cosmétique bio, les produits d'entretien maison ou le zéro déchet sont visibles et plutôt bien admis en société. Il y a 6/7 ans, c'était loin d'être le cas et attendre un enfant m'a beaucoup aidé à passer certaines étapes d'une vie plus "écologique".

    Je vous détaille un peu nos réflexions et changements à chaque étape de sa vie et du coup, je vous remets les articles publiés ici, si le sujet vous intéresse.

    Attendre un enfant

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    Le déclic "cosmétique" a eu lieu pendant ma grossesse. J'utilisais déjà certains produits cosmétiques bio mais je changeais très souvent de routine, je cumulais les produits et le maquillage. J'avais aussi beaucoup de difficultés à limiter ces produits en raison de certains complexes qui me faisaient régulièrement tomber dans le marketing de certaines marques.

    Après quelques mois de grossesse, j'ai complètement changé de routine et j'ai commencé à m'intéresser à la routine slow et à l'utilisation d'huiles végétales. Ma peau a beaucoup changé, j'ai eu la chance d'avoir les hormones sympa : pas de boutons, peau plus lumineuse, etc. Par contre, j'avais de nouveaux soucis comme la peau déshydratée, plus sensible et, surtout, je devenais petit à petit hyper sensible aux odeurs. 

    J'ai alors découvert avec bonheur le combo huile végétale/aloé vera et l'avantage d'avoir peu de produits. Petit à petit, je me suis alors plongée dans la lecture des ingrédients et j'ai changé mes gels douches, shampoing ou autre. Le plus difficile a été le passage au naturel sur les cheveux, il faut beaucoup de temps pour qu'ils s'adaptent à l'absence de silicone notamment. Pour la peau par contre, ça a été rapidement un coup de foudre et je n'ai plus jamais lâché mes huiles végétales depuis. 

    Et juste avant l'accouchement, j'ai commencé à regarder les produits pour bébé et j'ai pris un peu peur de certaines compositions. C'était décidé, je ne pouvais plus utiliser un produit sans regarder sa composition et il fallait que je trouve les bons produits pour ma future fille. 

    Au passage, j'ai mené une réflexion similaire pour l'équipement de puériculture. On a voulu limiter l'accumulation d'objets pas forcément nécessaires et on a opté pour du mobilier en bois, made in France. Finalement, je me suis surtout concentrée à chercher des informations sur le portage et l'allaitement.

    Conclusion : attendre un enfant m'a appris à lire les compositions des produits cosmétiques et à commencer à comprendre l'importance de ce qu'on utilise sur notre peau. Mon aversion pour les odeurs a aussi beaucoup contribué à me vacciner contre les odeurs chimiques pour l'avenir. Mais surtout, j'ai touché du doigt, sans m'en rendre compte à l'époque, qu'un mode de vie plus léger, moins axé sur la possession et plus orienté vers l'acquisition de connaissances, me facilitait drôlement la vie. Peu stressée pendant la grossesse, j'ai ainsi découvert le yoga, appris à ne pas écouter les conseils et pu affronter une césarienne programmée sans problème. Quand je regarde ma vie aujourd'hui, ce moment de la grossesse a vraiment créé un déclic sur ma volonté de consommer moins et mieux.

    Les articles à relire : 

    - La césarienne, cette aventure

    - Leçons de grossesse 

    Avoir un bébé

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    Du point de vue des soins bébé, j'ai fait mon choix petit à petit, en testant plusieurs choses. Le plus drôle, c'est que c'est par ma fille que je suis arrivée au savon solide puisque c'est le seul produit lavant que je trouvais facilement et de bonne composition. J'ai aussi décidé de limiter dès le début le nombre de produits que j'utilisais sur elle. Je n'ai aucun moyen de savoir l'impact que ça eu sur elle mais toute petite, elle a avait quand même la peau assez sensible (merci les gênes de papa et maman) et on a rarement eu d'épisodes compliqués avec sa peau. Les rougeurs ou autres étaient très vite réglés avec du liniment, une huile végétale ou de l'aloé vera. Je me suis aussi lancée dans le liniment maison et dans les DIY comme la pâte à modeler pour éviter les compositions toxiques. Par contre, on a pas passé le cap des couches lavables, on voulait attendre un peu qu'elle grandisse et finalement la flemme nous a rattrapé et elle a été propre à 2 ans (je rassure ma conscience). Aujourd'hui, l'offre s'est bien amélioré, j'aurais peut être tenté !

    Pour son alimentation, j'ai vite abandonné l'allaitement à cause des douleurs (pas aidée par les suites de la césarienne je dois avouer) et on a un peu tâtonner pour la recherche de lait. Finalement, là encore, j'ai appris à lire, me renseigner, comprendre, pour finir par oser demander un lait sans lactose (sans PLV plus précisément). Là encore, impossible de savoir l'impact, elle a pu manger des produits laitiers dès la diversification mais il n'empêche que ça lui a changé la vie (et nous nos nuits!). Et pour ma part, ça m'a convaincue d'arrêter complètement le lait de vache ;) Ensuite, ça a logiquement débouché sur une diversification alimentaire douce, à son rythme et surtout, menée pour lui faire découvrir des goûts. Je dois avouer que j'ai été bien aidé par un pédiatre très cool sur ce sujet, qui m'a appris à ne pas stresser sur les quantités ou l'équilibre alimentaire. J'ai toujours gardé cette habitude, si à 5 ans elle passe par la phase "les légumes verts c'est horrible", je ne la force pas, on teste, on re-teste (7 fois avant de dire "j'aime pas), on s'amuse à faire des concours de la meilleure soupe, bref, on s'amuse avec la nourriture pour éviter de penser la nourriture comme une contrainte ou une récompense. 

    La seule chose que j'ai "raté" et que je ferais différemment aujourd'hui : l'accumulation de jouets et de vêtements. Etant très grande, on a changé sa garde robe tous les 2/3 mois pendant 2 ans et j'avais encore beaucoup de mal à évaluer le nombre de vêtements nécessaires.

    Enfin, et c'est un des gros changements de notre vie, on a changé complètement nos produits d'entretien vers ses 6 mois, quand elle a commencé à traîner par terre à la maison (et à tout mettre à la bouche!). J'étais déjà bien au fait de la toxicité des produits industriels mais je ne trouvais pas le temps/la motivation de me lancer dans autre chose. Il est vite devenu impossible pour moins de laver mon sol avec ces produits et j'ai alors plongé dans le monde du ménage green...qui s'est traduit ici par de nombreuses recettes ! Du vinaigre blanc, du savon noir, une lessive maison, on a tout changé rapidement ! Et encore une fois, impossible de dire l'impact sur sa vie mais pour en avoir souvent discuté avec son pédiatre, il est évidemment que ça joue sur les maladies respiratoires, la guérison plus rapide des petits rhumes, etc. J'ai aussi affirmé mon caractère cool qui m'a valu beaucoup de remarque mais oui, l'essentiel était que ma fille se mobilise, pieds nus et non en chaussures, et qu'elle explore le monde. Je ne voulais pas lui apprendre le stress pour d'éventuelles maladies ou l'impossibilité de marcher par terre parce qu'elle va se salir. Bref, ça m'a appris à me relaxer et à lui faire confiance...et c'est pas mal ;) 

    Du côté éducation "écolo", c'était encore balbutiant à cet âge, j'ai plutôt opté pour lui apprendre à s'émerveiller de la nature, à jardiner et cuisiner avec moi. A mettre les mains dans la farine, aimer goûter de nouvelles choses et être douce avec les animaux. Ce n'est pas écolo à proprement parlé mais je pense que c'est important pour pouvoir les sensibiliser plus tard à certaines choses essentielles.

    Les articles à revoir :

    - Diversification alimentaire menée par l'enfant

    - Pâte à modeler maison

    - Liniment maison

    - Le bain de bébé

    - Ménage green et recette de la lessive maison

    Eduquer un enfant

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    Côté soin, on a désormais une routine bien établie : en priorité un savon solide et souvent un gros flacon de gel douche/shampoing ; une brosse à dent à tête changeable et un dentifrice bio ; une seule crème dans sa chambre, la Weleda au calendula mais je pourrais désormais me limiter à utiliser mes propres produits sur elle si besoin. 

    Côté alimentation, on reste sur une dynamique "on ne stresse pas" et ça fonctionne plutôt bien. Le grand défi qui nous attends est l'alimentation végétarienne puisqu'elle commence à comprendre le lien entre son repas et l'animal. A la maison, on mange essentiellement végétarien et elle sait pourquoi moi je limite ma consommation. Désormais elle veut arrêter la viande, on le respecte évidemment mais elle n'a pas encore compris qu'il allait falloir abandonner le jambon ^^Je pense qu'on la mettre aux menus végétariens de la cantine et qu'on verra avec elle le soir ce qu'elle veut manger, le but n'est absolument pas de lui refuser la viande mais de suivre ses envies.

    Côté jouets, vêtements et autre, on s'améliore d'années en années dans le "minimalisme", on arrive à privilégier les achats d'occasions et à limiter sa garde-robe vu qu'elle grandit encore très vite. 

    Mais on a évidemment pris un autre virage depuis ses 3 ans environ puisqu'elle est en capacité de comprendre certaines choses. C'est très rare que je lui explique quelque chose en écologie par ma volonté, en général, c'est plutôt elle qui me questionne. Ca vient généralement d'une habitude qu'on a et elle pose des questions : pourquoi on a plusieurs poubelles ?, ils vont où les déchets ?, pourquoi cet animal est en danger ?, pourquoi il faut pas gaspiller l'eau ?, pourquoi tu achète en vrac ?, etc.

    Je me sers de tout un tas de choses du quotidien pour lui montrer l'impact de nos choix, l'importance d'apprendre, de faire attention à la nature et de consommer différemment. Je m'aide aussi de certains de ses livres ou dessin-animés mais finalement, ça vient bien plus souvent d'un de nos comportements. Certaines de ses habitudes me font rire désormais, elle s'amuse à tout réparer "pour ne pas jeter" et me demande toujours si tel ou tel produit "fait du mal à la planète". Elle comprend pourquoi on essaye de se passer de voiture et adore expliquer le tri des déchets à notre entourage. Tout ça me conforte dans l'idée que c'est par l'exemple qu'on change les choses, en montrant et en expliquant, mais sans vouloir à tout prix changer un comportement. Il y a quantité de choses qu'elles trouvent normal parce qu'elle n'a pas connu un autre mode de fonctionnement : fabriquer sa lessive, utiliser un savon solide, emballer des cadeaux dans du tissu, utiliser des beewraps, des gourdes, un compost, etc. 

    Ce n'est évident pas toujours simple, les enfants baignent dans un mode de surconsommation et ils aiment entrer dans le moule. On essaye alors de faire à son rythme, de lâcher un peu sur certains points et de garder en tête les quelques "règles" qui comptent pour nous.

    Enfin, il nous semble logique de lui montrer l'aspect positif de toutes ces choses et de ne pas insister sur des choses anxiogènes. Je préfère qu'elle comprenne qu'il est important de planter des fleurs pour les abeilles, plutôt que de lui répéter les dangers liés à leur disparition et surtout à lui donner cette notion "d'urgence". C'est très personnel, et ça fait écho à ma propre vision des choses, mais la peur bloque plus que le fait de savoir que nos choix comptent. Elle sait très bien qu'il y a des animaux qui disparaissent et que la pollution de l'air c'est une catastrophe. Mais on essaye de ne pas transmettre l'idée d'une urgence et de risques mortels à tout ça. Elle retient surtout que l'on a quantité de choses que l'on peut faire pour moins gaspiller, moins polluer, moins jeter et protéger davantage certains écosystèmes.

    Articles à relire : 

    - Parler d'écologie aux enfants

    - Beauty spécial Kid

    Les livres que j'utilise :

    - La famille Zéro déchet spécial kids

    - L'histoire de Macaron et Canelé

    - Le livre jeu pour sauver la planète

    Conclusion

    Avoir un enfant a changé beaucoup de choses dans ma vie. Evidemment, un enfant change toujours la vie mais on affiche toujours les inconvénients : ne plus sortir comme on veut, le manque de sommeil, les difficultés d'éducation, le coût financier, etc. Je comprends tout ça et je sais aussi que j'ai un avantage indéniable d'être assez présente pour elle (et d'avoir un enfant qui dort ^^).

    Mais personnellement, ça m'a apporté beaucoup de sérénité, d'assumer ma personnalité qui était toujours un peu critiquée avec des termes de "timide, introvertie, ect.". En vrai, être calme et patience, c'est un vrai avantage quand on est parent : ne pas crier n'est pas un effort pour moi, prendre le temps pour elle plutôt que pour faire le ménage, aimer partager avec elle certaines de mes passions... Et surtout accepter de faire à son rythme, la considérer comme un vrai petit humain avec ses goûts et sa personnalité que je peux pas changer.

    Et surtout, ça a été un vrai déclic dans un mode de vie plus green. Je voulais pouvoir lui montrer les choses, l'élever dès le début avec des habitudes plus écologiques et ne plus avoir d'excuses à certains de mes comportements. Même encore aujourd'hui, elle me pousse à améliorer certaines choses parce qu'elle pose des questions, s'interroge et comme tous les enfants, elle a zéro filtre ^^ Et je dois vous avouer que je suis remplie de fierté quand je remarque qu'elle m'a piqué un beewrap pour mettre dans sa cuisine ou qu'elle est épatée de personnes qui achètent de la lessive ♡

    Je termine ainsi un peu les articles "bébé", ma fille est désormais une "grande". Mais il y a quantité d'autres blogs pour trouver des idées de soins, DIY ou autre si vous attendez ou avez un bébé. Par contre, si le sujet des enfants vous intéresse, je continuerais sans doute les articles, à destination des enfants plus grands !