L’impact écologique du sapin de Noël

Nov 25, 2019 | Écologie | 19 commentaires

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La question de l’impact écologique du sapin de Noël m’occupe l’esprit depuis plusieurs Noël (pour certains c’est la paix dans le monde, moi c’est l’impact du sapin, on ne juge pas ok?). Grande adepte d’un véritable sapin, je suis passée au sapin artificiel quand j’ai eu ma fille et quand je me suis retrouvée en appartement où chauffage et vrai sapin ne faisait pas bon ménage. J’avais déjà envisagé cette option quand ma lapine passait son temps à manger mon sapin et que ma vétérinaire m’avait informé que c’était toxique pour elle (pour ma décharge, elle avait l’air immunisée et a vécu 6 ans dans la joie et la bonne humeur. Mes sapins de Noël moins par contre).

Mais ce fut vraiment à contre coeur, j’aime l’odeur et la chaleur d’un vrai sapin. Je rassurais l’écolo qui sommeille en mois en me disant qu’en gardant plusieurs années mon sapin artificiel, je réduisais son empreinte écologique. Et puis, un élevage intensif de sapin pour une utilisation si éphémère, ça ne pouvait pas être une solution tout à fait écolo non plus ?

J’ai posé la question sur Instagram récemment : d’un point de vue environnemental, vaut-il mieux un sapin véritable ou artificiel ? Le résultat a été très légèrement en faveur du sapin naturel. J’ai aussi demandé les choix personnels et j’ai été surprise : égalité entre les deux alors que les statistiques laissent penser que plus de 80% des français optent pour un sapin naturel (mais personne n’a dit que mes abonnés étaient un panel représentatif).

Du coup, je me suis dit que je n’allais pas vous laisser comme ça et qu’on allait fouiller un peu l’impact écologique des sapins de Noël !

Petit avant-propos « sapin DIY » : évidemment, la meilleure solution est de fabriquer soi-même son sapin, avec des branches, du bois, des planches de récup, etc. L’impact écologique est évidemment très réduit dans ce cas. Néanmoins, la majorité des personnes n’est pas encore prête à se passer d’un sapin vert, cet article a donc pour but de viser le plus grand nombre. Bien sûr, si l’idée vous tente, opter pour un sapin DIY à garder toute sa vie ♥

Les quelques a priori sur les sapins de Noël

Quand on se demande l’impact écologique d’un sapin de Noël, on réfléchit évidemment à partir de notre propre expérience et de nos idées sur le sujet. J’ai listé tout ce que je pouvais sortir de cette réflexion et vous verrez vite que j’ai eu besoin de fouiller un peu plus le sujet :

– un sapin artificiel est en définitive un déchet, en plastique a priori non recyclable. Et le plastique, ben c’est pas fantastique.

– un sapin naturel a contrario c’est forcément biodégradable non ? Donc pas de déchet ultime.

– enfin, ça dépend aussi de ce qu’on fait de son sapin après les fêtes non ? Il devient quoi mon sapin après Noël ?

– la production du plastique du sapin artificiel fait nécessairement appel à quantité de produits chimiques, énergie, eau et transformation du pétrole.

– l’élevage d’un sapin naturel pourrait être biologique donc sans pesticides ?

– mais une très grande majorité des sapins sont élevés à coût de pesticides, dépenses d’eau et utilisation des sols pour…un mois de joie dans le foyer (j’sais pas, on pourrait planter des patates douces plutôt non, j’adore les patates douces).

– est-ce qu’un sapin naturel capture du CO2 et donc aura un effet positif pendant sa croissance ?

– combien de temps en moyenne on conserve un sapin artificiel ? Parce que si nos parents ou même grands-parents les conserver de longues années, j’ai l’impression que ça sera moins le cas de nos jours.

Bref, toute seule, impossible de départager les sapins de Noël, il me manque des données essentielles sur leur consommation de CO2, leur durée d’utilisation, leur provenance… Mais vous savez quoi ? Dans la vie, il y a pleins de gens compétents et on trouve maintenant des études d’impact environnemental ou de cycle de vie d’un produit !

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Les études sur le sujet

La principale étude sur les sapins de Noël est une analyse du cycle de vie. L’ACV est une méthode d’analyse du développement durable qui permet de prendre en compte l’ensemble des impacts environnementaux d’un produit de sa conception à sa fin de vie. Et l’analyse sur les impacts est générale c’est à dire qu’elle prend en compte la santé humaine, l’épuisement des ressources, les émissions de CO2, etc.

L’analyse a été menée par un cabinet de conseil en développement durable canadien, Ellipsos L’étude portait sur un sapin artificiel gardé 6 ans (la moyenne en Amérique du Nord) et sur un sapin naturel faisant 150km de transport.

Pour lire leur analyse (en anglais) : Comparative LCA of artificial v. natural Christmas tree

Et pour les autres, breaking news : le sapin naturel est plus écologique que le sapin artificiel, avec quelques nuances !

Sur la santé humaine : un sapin artificiel est un charmant cocktail de plastique, d’aluminium, de peintures toxiques mais surtout des composés volatiles comme la dioxine, le dichlorure d’éthylène, ou encore les microparticules de plomb contenus dans les fausses épines. Bref, que des trucs pas sympa à respirer pendant un mois minimum ! Avantage : sapin naturel 

Sur la consommation d’énergie et de ressources pendant la production : c’est quasiment équivalent pour les deux types de sapin. Et oui, un sapin naturel c’est quantité d’eau, d’énergie et d’épuisements de sols nécessaires qui limitent un peu son côté écologique. Evidemment, le sapin artificiel est lui aussi consommateur d’énergie et de matières premières polluantes. Egalité sapin naturel/sapin artificiel.

Sur les émissions de CO2 : c’est là que la différence bascule réellement puisqu’un sapin naturel participe à la captation du CO2 comme tous les végétaux, à la différence du sapin artificiel qui lui participe directement aux émissions de CO2. La phase de fabrication est donc la grande différence entre les deux : un sapin naturel de 150 cm aura en moyenne contribué à capter 3 kg de CO2 dans l’atmosphère. Et en arrivant chez vous, le sapin naturel aura consommé 3kg de CO2, contre plus de 8kg pour le sapin artificiel. Et évidemment, ce chiffre varie en fonction du lieu de fabrication : si vous prenez un sapin artificiel fait en Chine contre un sapin naturel local, la différence explose ! Avantage : sapin naturel !

La seule manière de rétablir le bilan est de comparer un sapin naturel avec un sapin artificiel conservé au minimum 20ans…on en est loin !

Petite précision sur la fin de vie des sapins naturels : les chiffres sont à prendre avec précaution, déjà parce qu’il s’agit d’une étude nord-américaine. En France, 80% des sapins naturels achetés sont made in France, donc avec un transport moindre. Mais aussi parce qu’il y a des paramètres variables à prendre en compte : si vous brûlez votre sapin après Noël, vous réduisez à zéro son bénéfice « captage du CO2 » (en d’autres termes, vous remettez direct dans l’atmosphère ce qu’il a capté pendant sa croissance). Pour qu’un sapin naturel soit plus écologique, il faut prendre en compte sa fin de vie : soit le recycler (en général, ils sont broyés pour nourrir ensuite les sols) ou le composter.

Précision sur les chiffres : l’étude canadienne est une analyse du cycle de vie, c’est une méthode d’analyse particulière. Ils ont pris pour base un sapin artificiel d’une durée de 6 ans (la moyenne), pour la remettre ensuite sur 1an afin de la comparer à un sapin naturel coupé. Le bilan carbone prend la totalité de la vie de ces sapins : production, transport, énergie, recyclage, captation du Co2… Les chiffres de 8kg pour un sapin artificiel ne signifie qu’il émet 8kg de CO2 pour un an (et qu’il serait donc plus intéressant au bout de 3 ans, comparé à un sapin naturel qui émet 3kg par an). En réalité, un sapin artificiel émet 48,3kg (sur la tranche des 6ans).

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A lire sur le sujet :

comment bien choisir son sapin de Noël

sapin naturel ou sapin artificiel 

une analyse très complète sur le sapin de Noël

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Bien choisir son sapin de Noël

Si vous optez pour un sapin naturel au regard de son impact écologique, il y a encore quelques petites choses à savoir !

La question de la provenance des graines : 

Les graines des sapins sont elles-aussi soumises à la réglementation des semences, il est encore difficile de réutiliser ses propres graines issues des cônes des sapins adultes. L’immense majorité des graines, même en agriculture bio, proviennent de la Géorgie, région des sapins Nordmann. Ce sont des grimpeurs, bien souvent précaires, qui sont recrutés pendant quelques semaines en automne pour grimper à plus de trente mètres de hauteur et récolter les précieux cônes. L’opération est périlleuse, les mesures de sécurité parfois négligées et les accidents nombreux chaque année. 

Leur rémunération demeure très faible, au regard des bénéfices d’une filière largement abandonnée par la Géorgie au profit de grands groupes semenciers, danois pour l’essentiel. La situation tend à s’améliorer pour sécuriser et professionnaliser les grimpeurs mais c’est une réalité souvent ignorée de nos sapins de Noël.

La culture du sapin, c’est pas toujours joli-joli :  

Vous l’avez compris, un sapin c’est une culture agricole comme une autre, assez similaire à la vigne par exemple. Et comme pour tout, il y a plusieurs modes de cultures. Un sapin doit « durer » une dizaine d’années avant d’être coupé, il faut alors lutter contre plusieurs aléas : herbes, insectes, maladies… C’est ainsi que la culture du sapin consomme énormément de pesticides et d’engrais. Plus confidentiel, c’est aussi une culture qui utilise de l’azote pour obtenir ce bleu-vert chez certains sapins. Sauf que l’excès d’azote chimique est responsable de l’appauvrissement des sols (et bien d’autres choses). Encore moins connus, la culture du sapin fait intervenir des hormones de croissance : pour avoir un sapin aux proportions parfaites, sa croissance doit être maîtrisée, notamment sur sa « flèche » (le tige principale où on met l’étoile!).

Bref, c’est loin d’être une culture parfaite ! Heureusement, la profession en France s’améliore et fait beaucoup d’investissements pour limiter son impact sur les sols. Il y a désormais plusieurs producteurs de sapin en bio que vous pouvez retrouver sur le site des Sapin bio de France. Et si le sujet vous intéresse, j’avais fait une enquête sur cette culture en bio pour le Numéro 4 de Veìr magazine.

Bien le choisir et le garder !

L’idéal est de vous renseigner auprès d’un producteur de sapins, bio de préférence, pour trouver ses points de vente. Allez voir du côté des pépinières aussi qui se fournissent largement en France. En jardinerie, n’hésitez pas à demander la provenance des sapins ou à chercher des labels : plante bleue, label rouge, association française des sapins de Noël…

Si vous souhaitez opter pour un sapin artificiel – libre à vous – il faudra investir : choisissez un sapin de très bonne qualité pour qu’il puisse durer de nombreuses années.

Par contre, si vous optez pour un sapin en pot, privilégiez la location (à proximité de chez vous) et limitez son séjour chez vous à une quinzaine de jour. Un sapin replanté pourra faire jusqu’à 30 m de haut, c’est impossible à gérer chaque année dans votre jardin !

Ensuite, faites attention au recyclage de votre sapin et préférez les solutions où le producteur récupère votre sapin pour le broyer ensuite. Il y a sinon de nombreux points de collecte de sapin en ville. Evitez dans tous les cas de le brûler dans la cheminée !

Enfin, n’oubliez pas qu’un sapin plus écologique c’est aussi un sapin qui ne dépense pas la consommation d’électricité du Danemark pendant 1 mois ! On opte pour des guirlandes d’ampoules à LED.

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19 Commentaires

  1. Marie

    Super cette article

    Réponse
  2. Lunachacha

    Génial cet article! Je pensais que j’allais être completement dans le rouge avec mon sapin naturel! ☺️ ouf je vais passer un joyeux Noël!!! Merciiiii

    Réponse
  3. Jabinet

    Bonjour,
    Cette article est très intéressant, je voudrais juste dire qu’il faut faire attention quand on achète un sapin naturel car certains sont traité pour paraître plus brillant et plus beau. Et ce traitement peut être allergisant sur certaines personnes.

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  4. Stéphanie - Il Etait Une Fois... Cocotte

    J’ai essayé le sapin naturel quand je suis arrivée dans mon appartement mais le chat était insupportable. De ce fait la seconde année, j’ai opté pour le sapin artificiel. Il appartenait à ma grand mère alors il a au moins 20 ans mais il se porte bien ^_^… Je ne pensais pas que le sapin naturel était plus écologique.

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  5. Queen Gladys

    Coucou Julie,
    Merci pour ce bel article très instructif. Je me suis toujours demandée si le sapin artificiel était une bonne option, maintenant je suis convaincue de ne pas abandonner le beau sapin naturel qui sent si bon 🙂

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  6. Lucie

    Merci pour cette exposé bien argumenté, je me demandais justement qu’elle était la meilleure option au final … De mon côté, comme je l’ai partagé sur Instagram, j’ai choisi l’option sapin en pot ! Il est encore un peu petit pour l’instant mais il tient le bon bout !! Et au final, avec l’amoureux, nous l’avons acheté pour le premier Noël où nous avons emménagé ensemble, et on espère que ce petit sapin verra grandir nos enfants un jour …
    En termes écologiques on est pas trop mal je pense, mais on a la chance d’avoir un jardin où le conserver toute l’année aussi!
    Belle journée à tous!

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  7. Emilie

    Merci pour cet article, la question sapin naturel versus sapin artificiel me taraudait depuis longtemps et maintenant j’y vois bien plus clair. L’année dernière pour cause de chaton foufou j’ai passé le cap du sapin DIY et j’en suis très contente. Y a plus qu’à le ressortir cette année !

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  8. florence leveque

    Oui, et ben moi j’ai vu un film avant hier qui s’appelle  » l’intelligence des arbres » et je crois que plus jamais je n’ acheterai un sapin d’élevage pour Noël.
    Cette année je le fais avec une palette que j’ai découpée.
    Comme je milite contre les élevages intensifs quels qu’ils soient, poulets, ,sapins de noël, homards, je crois que je vais y inscrire des slogans comme
    « solidarité avec mes frères de la forêt dont je viens » ( avant d’être palette)

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  9. fran

    Personnellement j’ai investit dans un sapin artificiel de très belle facture que je souhaitait très grand (2m) lorsque mes enfant étaient petits (4 ans et 2 ans) aujourd’hui mon ainé a 26 ans et j’ai toujours le même sapin!! donc j’ai franchi le cap des 20ans. j’adore les arbres et personnellement je suis choqué que l’on ai pu en faire un vulgaire objet de consommation que l’on coupe puis que l’on jette, surtout quelque chose d’aussi majestueux que peut être un sapin. J’en ai donc acheté un il y a 7 ans en pot que j’ai replanté dans mon jardin , il est devenu superbe , il nous gratifie de sa présence et chaque année pour noël il est la star du jardin….

    Réponse
  10. Giulia

    Merci merci merci pour cet article ! Vous avez magnifiquement répondu au dilemme qui me fracasse depuis des semaines !

    Réponse
  11. Debdeb

    C’est une question intéressante soulevé ici. Cela étant comme le dis l’étude, elle a ses limites du fait que certaines chose ne sont pas pris en compte. Le nombre d’hectares et de terrains utilisé simplement pour un arbre qui aura une durée de vie très limité. Et puis est-ce que beaucoup de pays le recycle t’il vraiment en le broyant plutôt qu’en le brûlant. ? Je doute sur le sujet.
    Ils ne parlent pas non plus du nombre important de pesticides utilisés.
    Par ailleurs en fin d’études ils disent que nous pouvons réduire notre impact dans toutes les catégories en le gardant en moyenne 20 années ( l’arbre synthétique ). Ma mère l’a depuis 23 ans, toujours en aussi bon état et je compte le garder donc j’ai dépassé cela.
    Enfaite là où j’ai jamais compris, mais c’est typiquement humain après tout, c’est pourquoi utiliser autant de terrain, créé une culture intensive, pour le couper chaque année pour le garder juste 1 mois.
    Je trouve ça très malsain, et moi qui est toujours pensé qu’un arbre vivait, et qu’il rester un être vivant, c’est pour moi égoïste de vouloir l’avoir chez soit pour un mois et après hop, finit !
    Par contre je connaissais pas l’option du pot ou de la Replantation et ça j’adhère totalement.
    Encore une fois c’est juste des idées personnelles

    Réponse
    • Monique Brocq

      Bonjour
      Je me joins à votre avis malgré cette étude , j’ai du mal à accepter cette culture intensive. On pourrait imaginer des arbres fabriqués en bois et aussi très décoratifs avec un esprit Noël !
      Avis aux artistes….

      Réponse
  12. Maxiguste

    Sympa, l’article, même si du coups je suis un peu dégoûtée de m tintoxiquer avec un sapin artificiel qui libererait selon ton article énormément de produit toxique

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  13. NadineR

    Et pas de sapin du tout ?
    perso, j’ai frisé l’overdose de sapins -naturel ou non- depuis quelques années. cette période de Noël est le prétexte à un déchainement de consommation qui m’écoeure….

    Réponse
  14. Julie

    Bien sûr c’est une option ! Mais ce n’était pas le sujet de l’article 😉

    Réponse
  15. MissTerre

    C’est une question que je me posais moi aussi, après avoir testé les deux choix : le sapin en pot qui était censé être replanté mais qui était cramé et irrécupérable après Noël, puis le sapin artificiel certes en plastique polluant et venant de Chine, mais que j’ai pour l’instant gardé depuis 18 ou 19 ans. Je pensais quand même que le sapin naturel gardait l’avantage au niveau pollution mais j’ai changé d’avis en réalisant avec stupéfaction que ces pauvres sapins sont gorgés de pesticides et autre glyphosate, moi qui croyais naïvement qu’un sapin n’avait besoin de rien pour pousser, ou si peu… J’ai lu un fait divers bien triste la semaine dernière, sur un apiculteur du Morvan, voisin d’une exploitation de sapins de Noël, qui a pété les plombs et a tiré sur la cuve d’épandage de pesticides de ses voisins car il ne supportait plus de voir ses abeilles mourir… bien sûr, il a été condamné à une grosse amende et même à de la prison avec sursis, je crois, c’est sûr que ça ne se fait pas, de tirer sur le tracteur des voisins mais quand même, je peux comprendre son désespoir. Du coup, je me dis que mon vieux sapin artificiel n’est pas si mal, finalement…

    Réponse
  16. Vanessa

    Article très intéressant on en apprends des choses dites donc, pour ma part c’est sapin naturel chaques années plus par tradition, néanmoins quand cela est possible j’essaie de replanter le sapin dans mon jardin ou autre et ça arrive quelques fois que ça reparte et que ça pousse et vive pendant de nombreuses années

    Réponse
  17. Sophie

    Super article, merciii !!!
    Pour ma part, pour différentes raisons (dont celles évoquées) je suis au sapin artificiel.
    Mais je me « déculpabilise » (mouais) en me disant que d’une, ça fait cette année 17 ans que je l’ai (et je ne suisnpas prête de le changer) et de deux avec mes 2 fils j’ai tellement de décorations a y mettre qu’un sapin naturel ni survivrait pas …
    Pour tant j’adore tellement leur odeur, le toucher, leur naturel … je suis très Naturel … mais malheureusement pas pour le sapin !!!

    Réponse
    • Julie

      c’est parfait alors !!

      Réponse

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