#chroniquebanana

Instagram est un réseau social éphémère où les écrits disparaissent rapidement. C’est pourtant un format que j’aime explorer pour développer une réflexion sur un sujet précis. 

J’ai souhaité les réunir sous le #chroniquebanana et vous permettre d’y accéder depuis le blog à tout moment.

REVENIR AUX CHRONIQUES

Les externalités négatives.

Si tu as fait un peu d’économie, le terme doit te rappeler des souvenirs. Sinon, pour faire simple, une externalité négative est le fait qu’une activité engendre des effets négatifs sur quelqu’un ou quelque chose sans compensation. En économie, tout est une question d’équilibre : un produit à un coût calculé en fonction de plusieurs paramètres…mais rarement en y intégrant ces externalités négatives. Ainsi, l’impact d’une activité économique sur la pollution, le traitement des déchets, la santé publique ou autre, n’entre pas dans le coût final du produit que l’on paye !
Le problème ? Ces coûts externes sont bien réels et sont donc payés par d’autres personnes que ceux qui en sont à l’origine : d’autres entreprises, d’autres secteurs économiques et, bien souvent, les États (donc toi et moi).
Ainsi, le prix d’une bouteille de soda ou d’un gel douche conventionnel ne prend pas en compte la pollution engendrée par sa production, le coût du traitement des déchets ou autre. Tu payes ta bouteille ou ton soda quelques euros sur le moment…et bien plus sur le long terme !
Et les chiffres ? Une des dernières études sur le sujet est alarmante. L’etude porte sur 9000 entreprises cotées qui représentent 4000 milliards de dollars de bénéfices. Et ce sont près de 2000 milliards de dollars d’effets négatifs qui ne sont pas comptabilisés ! Près d’1/3 des entreprises seraient déficitaires si elles intégraient ces coûts à leur bilan et les émissions de CO2 arrivent largement en tête des externalités “oubliées”. Ces 2000 milliards de coûts externes sont réels mais supportés par d’autres que ces 9000 entreprises, dont une bonne partie par la société dans son ensemble.
Moralité : avant de dire qu’un produit n’est pas cher ou qu’on peut le trouver moins cher ailleurs, il est bon de se dire que, dans tous les cas, on paye rarement le “juste prix” qu’il représente. Les quelques euros d’un achat coûtent bien plus à la société quand les méthodes de production sont polluantes, lointaines, toxiques, etc.
Il y aurait encore bcp à dire…

Alors, on en fait quoi de ces 2000 milliards ?Pour le voir sur Instagram : Clique ICI

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