#chroniquebanana

Instagram est un réseau social éphémère où les écrits disparaissent rapidement. C’est pourtant un format que j’aime explorer pour développer une réflexion sur un sujet précis. 

J’ai souhaité les réunir sous le #chroniquebanana et vous permettre d’y accéder depuis le blog à tout moment.

REVENIR AUX CHRONIQUES

Les fôtes 📝

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui me tient à cœur : les fautes d’orthographe. Et plus précisément, l’image qu’elles renvoient sur le coupable.
En 10 ans de blog, j’ai reçu plusieurs messages soulignant mes fautes dans mes articles, mes posts ou mes stories. Pour la plupart, des gentils messages de corrections. Mais aussi des messages de jugement, de critique, voir carrément méchants.
Comment je peux publier des choses avec des fautes ? Et surtout, comment moi, docteur en droit, j’ose écrire avec des fautes et entraîner la jeunesse dans la mauvaise pente (ceci est un vrai message).
Oui, je fais des fautes. Et non je n’en suis pas fière. Je déteste le passé simple, les verbes du 3ème groupe et les règles d’accord obscures. En CM1, j’avais des notes négatives en dictée (coucou l’éducation positive) et ma maîtresse m’avait dit « que je ne ferais rien dans la vie si je n’arrivais pas à écrire correctement ». J’ai pleuré un nombre de fois incalculable au primaire, vu une orthophoniste pour améliorer ma dyslexie et sans aucun doute perdu beaucoup de confiance en moi.
Mais tu sais quoi ? J’ai le plus haut diplôme universitaire, dans une discipline hautement littéraire et je suis aujourd’hui payée pour écrire.
Alors oui, j’écris beaucoup trop, trop vite et, avec la fatigue, les fautes arrivent. Je ne prends pas assez le temps de me relire, du moins quand ce n’est pas mon boulot (personne ne me paye pour les stories hein).
Les fautes d’orthographes, tout le monde en fait. Par fatigue, manque de temps ou parce qu’il y a un handicap derrière. Ou simplement parce que la langue française est complexe. Elles ne préjugent en rien de l’intelligence de la personne. Elles ne sont pas contagieuses, ni héréditaires. Je ne pense pas que je prône une mauvaise orthographe à la jeunesse, par contre j’aimerais dire aux plus jeunes que l’on peut faire des choses extraordinaires en étant « mauvais en orthographe ».
Alors à tous ceux qui jugent les fautes des autres, vous devriez avoir honte de la violence de vos mots, bien plus que moi de l’orthographe de mes mots.

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