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Vie pro

  • Un Noël écolo - Le livre

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    De l'idée au blog Santa is green

    Fan de Noël devant l'éternel, j'ai toujours droit à de nombreuses remarques à l'approche des fêtes en raison de mon engagement écologique. Noël est synonyme de surconsommation et le Père Noël est une invention de Coca-Cola. Il est pour beaucoup impossible d'aimer Noël et de prôner la décroissance, le respect de nos ressources ou encore le minimalisme.

    Mon petit côté "chercheur" m'a souvent amené à lire beaucoup de choses sur Noël : son origine, son sens, les traditions, les alternatives... Et j'ai alors voulu partager tout ça. 

    A l'époque, j'étais juriste en collectivité et je rêvais d'en faire un livre sans savoir comment faire. J'ai commencé à écrire, juste comme ça pour rassembler mes idées. Puis, le temps de la reconversion est arrivée, avec son lot de périodes de creux où on se cherche. On était en septembre 2018, je n'avais aucune idée de quoi faire de ma vie.

    J'ai alors crée Santa is green sur un coup de tête le soir, un blog éphémère pour y rassembler des articles, des histoires, des astuces...pour un Noël plus écolo. J'ai appuyé sur "publier" le 15 novembre 2018, en ayant franchement des grands doutes sur l'intérêt de mon projet. Un nouveau blog, sans référencement, sur une plateforme que je ne maîtrise pas et avec pleins d'autres choses à faire à côté, c'était un peu foufou ^^

    Résultat, le blog Santa is green est resté en ligne pendant 6 semaines environ et il a réuni +65 000 visiteurs uniques ! C'était complètement dingue ! J'ai passé la barre des 10k sur Instagram grâce à ce projet, je recevais beaucoup de messages, d'astuces personnelles pour un Noël écolo et j'ai eu des relais incroyables dans la presse.

    Du blog au projet de livre

    Janvier 2019, grosse déprime post-Noël et creux professionnel. J'essaye d'apaiser mes angoisses en me lançant dans la rédaction d'un manuscrit pour transformer le blog en livre. Je passe des heures à faire la liste des maisons d'éditions, à chercher des contacts, à réfléchir au format du livre, au sommaire...

    L'alignement des planètes aura lieu mi-janvier quand Hachette me contacte pour écrire le livre "1 mois pour réduire ses déchets". J'accepte et j'envoie dans la foulée, un peu timidement, "au fait j'ai un autre projet de livre sur Noël si ça vous intéresse, il ne faut pas tarder pour être dans les temps pour Noël 2019". 

    Il y a eu beaucoup de négociations, un livre qui ne se vend que sur 8 semaines, c'est un peu suicidaire dans le monde de l'édition. Pourtant, l'idée a toujours plu et je restais persuadée qu'il y avait la place pour un livre qui parle de Noël sous un angle autre que les loisirs créatifs.

    Le livre Un Noël écolo

    Avril 2019, j'ai mon contrat d'édition pour Un Noël écolo ! Je suis déjà un peu éprouvée par l'écriture rapide du livre "1 mois pour réduire ses déchets" mais je sais qu'il faut que je m'y remette. Le livre doit être fini pour l'été pour pouvoir envisager une sortie à temps pour Noël. 

    La suite est classique : j'écris. Je lis aussi beaucoup, je cherche des informations, des précisions, j'apprends encore tellement de choses sur l'histoire de Noël. Je m'assois par terre pour prendre des notes sur des podcasts sur Noël, sur des émissions sur la culture des sapins... J'ai beaucoup trop de textes pour les pages que je dois remplir. Je coupe, je râle, je résume... C'est le plus dur dans l'écriture, en tout cas pour moi, dire beaucoup de choses en peu de mots.

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    Je passe de nombreuses semaines dans une ambiance de Noël bizarre quand la canicule sévit partout en France. Je force sur la musique de Noël pour ne pas perdre la motivation qui me permet d'écrire. Vous m'aidez beaucoup sur Instagram avec vos mots d'encouragements. 

    Juillet 2019, je rends le livre, je pars en vacances au bout du rouleau ^^ Le travail reprend vite, je dois corriger, relire, reprendre au mois d'août. Jusqu'à l'organisation de la séance de photos pour illustrer le livre. Je suis accompagnée d'Emilie, la photographe du livre, et je me lance dans un job de direction artistique inconnu. On fait la séance un jour où il fait beaucoup trop chaud pour mon pull en laine. Mais on rigole bien chez Sébastien qui nous a prêté son appartement pour l'occasion, avec son fils de 3 ans ne comprenant pas trop pourquoi on fête Noël à cette période !

    Septembre 2019, le livre est terminé, il reste quelques relectures et corrections. On valide les superbes illustration de Kei Lam et on m'envoie la maquette de la couverture.

    La date est fixée, le livre sortira le 23 octobre 2019.

    C'est quoi "Un Noël écolo" ? 

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    C'est un livre qui compte beaucoup pour moi. Comme toujours, j'aurais pu faire mieux, écrire plus, ajouter des choses. Il y a des modifications de la maquette que j'aurais aimé mais qui ont été impossible. Du stress que j'aurais préféré évité. Mais je suis fière de permettre aux gens de lire autre chose sur Noël et de partager un peu les raisons de mon amour inconditionnel pour cette fête. 

    Un Noël écolo est un livre organisé en 4 chapitres : Préparer ; Décorer ; Offrir ; Célébrer. Il y a aussi une longue introduction pour expliquer l'impact écologique de Noël et l'origine de cette fête. Et enfin, j'ai tenu à y inclure des passages historiques sur l'origine de telle ou telle chose à Noël (l'origine du sapin, de la couronne, des cadeaux...).

    Ce n'est pas un livre de loisirs créatifs, de DIY ou de cuisine. C'est plutôt un livre d'inspiration, d'histoires et d'écologie. 

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    Pour prolonger le contenu du livre, j'ai voulu reprendre l'idée d'un blog et aidé par Chloé, ma super webmaster chez Les Instantanées, on a construit le site internet Un Noël écolo !

    Il est réalisé pour vous donner accès aux coulisses du livre, à davantage de photos et de contenu. N'hésitez pas à aller y jeter un oeil en cliquant ici !

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    Voilà, j'espère que l'histoire du livre Un Noël écolo vous a plu. Vous me posez souvent des questions sur l'écriture à proprement parlé, je pense que j'en ferais une vidéo sur IGTV (@julie_pancakes). N'hésitez pas à m'écrire vos questions en commentaires, ça m'aidera beaucoup. 

    Et sinon, pour le livre et toutes les informations, direction le site web Un Noël écolo

    Pour l'achat du livre, il est disponible dans toutes les librairies. Vous me signalez déjà quelques ruptures, j'en suis désolée, je sais que les grandes enseignes (Fnac, Cultura, Parvis) ne commandent pas forcément beaucoup d'exemplaires. N'hésitez pas à appeler directement votre libraire pour le recevoir chez lui. 

    Le livre est aussi disponible en format e-book, directement sur le site de Hachette.

    Merci à vous pour votre soutien

  • 4 habitudes d'écriture

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    Vous le savez sans doute, désormais j'écris. Des livres, des chroniques, des articles...bref j'aligne des mots. 

    On pense souvent qu'il suffit d'ouvrir un fichier vierge et de commencer à écrire alors que la plupart du temps, il y a des rituels, des habitudes derrière le fait d'écrire. 

    Avant de vous expliquer "comment j'écris", je voulais débuter par quatre conseils d'écriture simples mais qui m'aident beaucoup au quotidien !

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    1- Les carnets

    J'écris la plupart du temps d'abord sur le papier. Des notes, des idées, un plan ou des phrases lues quelque part. J'ai besoin du stylo pour réfléchir, l'ordinateur me laisse souvent un syndrome de page blanche au départ. Je travaille aussi souvent sur des textes qui nécessitent des recherches et j'aime noter les références, les phrases, chiffres ou autre pour nourrir mon texte. 

    Désormais, j'ai un carnet général, découpé en plusieurs parties en fonction de mes activités. J'y note les idées d'articles, les références, etc. Puis, j'ai un carnet par activité différente afin de pouvoir m'y retrouver plus facilement : un pour mes livres, un pour les chroniques, un pour mon travail en rédaction freelance, etc. 

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    J'écris rarement tout un texte sur le papier mais j'aime réfléchir avec mon stylo plume. J'écris plus vite qu'avec un stylo bille, mais moins vite que sur l'ordinateur, c'est la vitesse parfaite pour réfléchir ! Pour le livre de Noël par exemple, j'ai beaucoup écrit sur le sommaire, l'organisation des thèmes, les histoires de Noël à placer. Et je m'en suis servie ensuite pour noter toutes les références sur la thématique, au fil de mes lectures ou de mes rencontres (un jour, je vous raconterais comment j'ai discuté avec le président de l'association du sapins de Noël naturel !).

    Si ça vous intéresse, il y a une vidéo sur mon organisation avec les carnets sur IGTV !

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    2 - Le logiciel d'écriture

    Après l'écriture papier, la grande majorité du temps, j'écris sur l'ordinateur. Si j'ai toujours utilisé majoritairement Word, je m'essaye depuis quelque temps à l'écriture sur logiciel

    Il y en a plusieurs, en fonction de vos besoins, je vous conseille l'article de Sixte sur les logiciels d'écriture pour vous faire une idée. 

    J'ai choisi Scripbook parce qu'il réunissait les fonctions dont j'avais besoin : l'écriture en chapitre, les possibilités d'organisation du texte, et le mode "sans distraction". Si le logiciel est plus utile pour l'écriture d'un roman, il est tout à fait possible de l'utiliser pour du texte plus simple, des articles, etc. Il est gratuit pour les fonctions principales et assez simple à prendre en main. Mais j'en testerais sans aucun doute d'autre à l'avenir !

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    Je l'utilise essentiellement pour les livres (écrits ou en projet) et j'adore le mode sans distraction qui donne une page plein écran, avec possibilité d'y mettre une photo en fonction de la thématique sur laquelle vous écrivez (pratique pour écrire sur Noël en plein été!).

    Pour tout le reste, j'utilise toujours Word. J'ai souvent un fichier général pour organiser les idées, le plan, les thématiques...puis un fichier par texte. 

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    3 - L'ambiance

    J'écris presque toujours en musique. C'est une habitude que j'ai prise à la fac où la salle de travail était relativement bruyante. Mon casque et une musique en fond, toujours adaptée à ce que j'écris, et je suis dans ma bulle. Certains préfèrent le silence, d'autres ne sont pas gênés par le bruit d'un café, tout dépend de vos habitudes!

    Pour ma part, la musique fait vraiment partie de l'ambiance dont j'ai besoin pour écrire, surtout quand je suis sur une thématique précise...comme Noël ! J'adapte les musiques en fonction de ce que j'écris, je crée des playlists adaptées, etc. Je n'écoute par contre jamais de chansons françaises pour ne pas être perturbée par les paroles (bon et parce que je n'aime pas vraiment). Pour le livre de Noël par exemple, j'ai une playlist qui a tourné en boucle pendant des semaines ! Elle est disponible sur Spotify, et elle sera même dans le livre ;) 

    Quand j'ai besoin d'être plus concentrée, je bascule sur des "ambiances", avec le site Ambient Mixer, où on trouve des "ambiances" proche d'un café, d'un feu de cheminée, de la pluie, etc. Il y en a des tonnes, vous pouvez même créer la vôtre ou modifier les existantes pour enlever ou diminuer un son qui vous gêne. En général, je diminue les sons trop répétitifs ou les musiques.

    Mes préférées : Studying at Hogwarts, Cozy Christmas, Scottish Coffee House.

    Et à partir de l'automne, quand je travaille chez moi, j'adore mettre la cheminée sur Netflix (taper Fire ou Cheminée), avec uniquement le bruit des bûches de bois ! Concentration maximum garantie !

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    4 - Lire à voix haute

    Quand on passe beaucoup de temps à écrire, il est parfois difficile de ne pas se perdre, de savoir se relire, se corriger. Je fais toujours relire et corriger par quelqu'un d'autre, on est souvent mauvais correcteur de soi-même. 

    Mais pour vérifier le sens, il n'y a rien de mieux que de lire à voix haute. C'est le seul moment où je travaille dans le silence afin de pouvoir m'écouter vraiment !

    Je lis toujours à voix haute, en mettant l'intonation et parfois je m'enregistre même avec le dictaphone de mon téléphone. Cela me permet de vérifier la logique, les mots de transition ou de liaison, de voir les mots manquants, etc. C'est un exercice difficile quand on n'aime pas s'entendre mais c'est vraiment un "truc" qui m'aide au quotidien. En général, on écrit avec une tonalité et il faut pouvoir la retrouver à l'oral. 

    A tester si vous êtes un jour perdu dans un de vos textes !

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  • L'organisation

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    Ah le travail à la maison...! Cette ambivalence entre le sentiment de liberté et celui de ne jamais arriver à s'organiser. 

    J'adore travailler chez moi, ayant fait des études longues, j'ai pris l'habitude de travailler à mon rythme, de suivre mon inspiration et d'apprécier le fait de pouvoir m'organiser comme je le veux. C'est encore plus fort depuis que j'ai ma fille, puisque ça me permet d'être présente pour elle. Et j'ai aussi testé le travail en extérieur, avec horaires classiques (version souple et pas souple d'ailleurs !!). Du coup, l'avantage, c'est que je sais bien les avantages et inconvénients de chaque situation. 

    Dans la balance maison/extérieur, mon choix ira toujours pour le travail à la maison. Mais ça ne signifie pas du tout que c'est un choix de facilité ou que c'est parce que c'est plus cool...loiiiiiin de là !

    Travailler à la maison, il y a des avantages et des inconvénients, comme tout travail. Le problème, pour moi, est qu'il est plus rapide de se perdre dans les inconvénients que de profiter des avantages. Je voulais vous partager un peu mon point de vue et quelques astuces pour faciliter mon organisation. 

    Le principal avantage pour moi est l'organisation libre. Cela ne veut dire que je travaille n'importe quand mais que je peux m'organiser pour travailler au maximum aux moments où mon esprit est prêt à travailler. C'est surtout bénéfique quand on a un travail "créatif", du type l'écriture pour moi, qui est forcément fluctuante des jours et des heures.

    C'est sans doute ce qui m'a pesé le plus dans un boulot classique, cette sensation d'être enfermé dans des horaires. Je suis quelqu'un du matin, j'aime travailler tôt. Par contre, je suis d'une grande inutilité vers 14h. Je suis aussi quelqu'un qui travaille vite et le concept du "tu as finis ton taf mais tu ne peux pas partir avant 17h30 pile", m'énerve ! Pour en discuter beaucoup dans mon entourage, toute personne salariée a connu des moments un peu vides au boulot, où il n'y avait plus vraiment de choses à faire. C'est clairement ma hantise, je déteste m'ennuyer et tourner en rond. Certaines personnes apprécient ces moments de calme au boulot, où le rythme est plus cool et je comprends. Mais je suis plutôt du style à préférer sauter la pause du midi et finir tôt, que prendre le temps de discuter avec les collègues (que j'adore, ce n'est pas le sujet !).

    Donc être à mon compte et à la maison, ça me permet de me caler plus facilement au rythme de mon cerveau :)

    Sauf qu'aujourd'hui - par rapport à mes premières années de doctorat - c'est bien plus compliqué de m'organiser. Déjà, je ne suis plus en thèse, je cumule aujourd'hui plusieurs boulots, le blog et du travail sur un projet en cours. Ensuite, j'ai une fille et un "beau-fils" pendant les vacances scolaires. Ca ralentit considérablement mon rythme ! Sur une semaine de 7 jours, j'ai donc "perdu" beaucoup d'heures de travail potentielles et j'ai eu besoin d'améliorer mon efficacité. 

    J'ai déjà pu m'entraîner à la fin de me thèse, où ma fille était bébé, ce qui me demandait de faire rentrer dans une journée de 9h-17h ce que je faisais rentrer avant dans 24h (je pouvais travailler le soir tard, la nuit, jusqu'à 20h...bref de façon complètement déréglée). J'ai donc appris à travailler plus vite, à moins m'éparpiller et à améliorer mes "to-do" lists.

    Désormais, j'ai amélioré mon efficacité dans la globalité mais il me reste encore beaucoup à faire. La faute à mon activité en dents de scie où certains mois sont consacrés à une seule tâche et où je dois faire rentrer tout le reste. Mais je dois aussi apprendre à couper un peu plus, on en reparlera après.

    Avant de passer aux conseils précis, je voulais vous donner mon principal conseil dans tout ça : ne pas oublier de profiter des avantages de votre rythme de travail. Le fait de travailler à la maison implique souvent d'empiéter sur son temps personnel, d'avoir du mal à couper, de ne pas avoir le support des collègues. Oui, souvent on pense que le stress, l'anxiété voir le burn-out sont réservés au monde de l'entreprise... C'est loin d'être vrai, travailler pour soi ou à la maison occasionne une surcharge de stress, un cumul des tâches, une solitude et encore moins de périodes de décompressions. La seule solution : profitez de vos avantages ! Organisez votre emploi du temps pour y caser des séances de sport, des journées off, un déjeuner à l'extérieur et laissez-vous une marge d'adaptation. Le gros avantage de pouvoir s'organiser, c'est bien de pouvoir se reposer quand on est fatigué, prendre du temps pour soi ou faire quelque chose qui compte pour nous. Trouvez-vous un loisir créatif, un chouette cours de sport, une balade sympa près de chez vous, un restaurant pas cher pour y manger un midi par semaine... Bref, coupez et prenez du temps pour vous !

    Allez, on passe aux astuces plus pratico-pratique, j'espère que ça vous aidera si vous travailler à domicile ou à votre compte et surtout, n'hésitez pas à échanger vos astuces ! J'ai une petite tendance "control-freak" mais c'est surtout parce que beaucoup de mon temps est dédié à ma fille, je dois donc être plus efficace le reste du temps. 

    Evaluer le temps de travail sur la semaine entière

    L'erreur principale que je faisais au début était de me caler sur une semaine de travail en entreprise : 5 jours dans la semaine et environ 8h par jour. Grosse erreur ! Déjà, la plus grande partie de mon activité, c'est l'écriture, or je ne peux pas écrire 8h par jour ! Ensuite, comme je travaille souvent les weekends, beaucoup moins mais quand même, je finissais un peu sur les rotules. 

    Désormais, je regarde le dimanche ou lundi matin, comment va s'organiser ma semaine en entier, jusqu'au dimanche. Je note les rendez-vous prévus et je vérifie ce qu'on doit faire le weekend. J'arrive souvent à libérer 2/3h le samedi ou dimanche, donc je l'inclus dans ma semaine de travail. Ca me permet d'évaluer en gros combien de temps j'ai à disposition par jour. J'adapte aussi en fonction de mon état physique ou mental, pour savoir si je suis dans une phase où je pourrais travailler plus le soir. Et surtout, ça me permet de libérer beaucoup de temps pour ma fille, où je ne travaille pas du tout. J'ai donc des journées très diverses, certaines où je travaille beaucoup, d'autres où je passe plus de temps en rendez-vous ou avec ma fille. Je repère aussi les journées un peu chargée où je n'aurais finalement que peu de temps pour écrire réellement et, en général, j'utilise le temps dispo pour faire des trucs que j'aime moins : répondre aux mails, faire la compta, ranger les papiers, corriger, etc.

    L'idée est donc d'organiser son temps de travail à l'inverse : au lieu de commencer par une to-do-list de ce qu'on doit faire chaque jour pour son job, j'évalue d'abord le temps disponible après avoir enlevé toutes les obligations, personnelles ou professionnelles. Cela me permet de ne pas zapper les moments plaisirs ou de ne pas sur-évaluer le temps disponible.

    Se connaître

    C'est bête mais il est important de savoir comment vous fonctionnez : êtes-vous du matin, avez-vous faim à midi, arrivez-vous à travailler à 14h ? Faites plusieurs essais sur quelques jours pour voir à quel moment vous travaillez le mieux. Clairement, il est plus simple de travailler à un moment où on est efficace, plutôt que de se forcer pendant 2h à faire une mini tâche que vous auriez fait en 30 min à un autre moment.

    Pour moi, c'est clair, ma période de travail effectif, c'est 8h-13h. La tranche 14h-16h est compliquée, j'ai beaucoup de mal à être concentrée. Ensuite, je suis de nouveau plus efficace en fin de journée, mais j'utilise moins ce créneau en période cool, puisque j'ai ma mini ! Par contre, il m'arrive de retravailler après 20h, en fonction de ma charge de travail.

    Du coup, je privilégie les rendez-vous l'après-midi ou les tâches un peu chiantes :) Et le soir, c'est plus de la relecture, des mails, des réflexions sur les projets en cours, etc.

    Apprendre à faire des to-do lists

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    Quand j'ai évalué le temps disponible pour jour, j'évalue ce que je dois faire sur la semaine. C'est clairement le point le plus compliqué, on a tous tendance à faire des to-do lists bien trop chargées ! Pour éviter ça, je note par ordre de priorité ce que je dois faire avant la fin de la semaine. Et surtout, j'ai appris à scinder les choses que j'ai à faire ! Je ne marque plus "écrire un chapitre" ou "écrire un article" qui est une tâche qui peut me prendre bien plus d'un journée parfois, mais je note "faire le plan du chapitre", "faire les photos de l'article", etc. 

    Cette méthode me convient parce que je fais des choses différentes sur une semaine mais je pense qu'il est vraiment plus efficace d'avoir une liste de petites tâches à faire plutôt qu'un seul gros projet. Si vous avez un article long à faire par exemple, vous pouvez le détailler avec : 1 - faire les recherches, 2 - Ecrire le brouillon, 3 - Corriger. Voir même écrire x mots si c'est long ou un paragraphe par exemple. Cela me permet de glisser des tâches réalisables en une vingtaine de minutes dans mon emploi du temps (voir en dessous la technique du pomodoro).

    Côté organisation, j'ai un agenda sur mon téléphone où je marque uniquement les rendez-vous et activités perso. Ensuite, j'ai un cahier, organisé en fonction de mes différentes tâches (un peu comme un bullet journal mais version simple) : une partie dédiée au blog, une pour les chroniques, une pour mon projet en cours, etc. Et au début, j'ai des pages to-do-list, où j'écris simplement les tâches à faire dans la semaine ou dans la journée : pas d'organisation particulière, simplement des pages où je marque la date et les tâches à faire. Je raye au fur et à mesure. Archi simple mais efficace ! J'ai aussi un petit carnet "organisation de la semaine" où je marque un peu les tâches générales de la semaine, j'aime bien avoir tout sur papier, à côté de moi quand je travaille (#teammamie).

    Avoir une routine de travail

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    Une autre astuce qui m'a aidé est de mettre en place une certaine routine pour les tâches récurrentes : traitements des mails, compta, etc. Pour ma part, j'ai instauré le 8h-9h, dédié aux mails et commentaires. C'est court mais ça me permet de moins culpabiliser de ne pas avoir le temps de tout faire. Parce que si je m'installe à 8h pour faire les mails par exemple, j'ai aurais pour 2h certains jours ! Je commence toujours par les tâches plus administratives aussi, que ce soit en début de semaine ou en début de journée, afin d'éviter d'avoir à gérer mes déclarations Urssaf à 18h un vendredi !

    Ensuite, après avoir beaucoup critiqué cette méthode, j'ai finalement opté pour une routine dans la semaine. C'est un peu particulier à mon profil "multi-tâches", j'ai souvent 3/4 missions différentes à faire dans la semaine. Et pendant longtemps, je ne voulais pas les organiser dans la semaine mais y travailler quand j'en avais envie. Résultat, je passais trop de temps sur une des tâches et j'arrivais à la fin de la semaine sans avoir travailler sur les choses moins urgentes mais non moins nécessaires.

    Désormais, j'ai aussi dédié certains jours de la semaine pour des certaines tâches : les articles du blog, l'écriture de ma chronique hebdo, le travail sur un de mes projets. Finalement, ça me permet d'être beaucoup moins stressée puisque je sais que chaque tâche a un moment dédié. Evidemment, c'est compliqué lors de certaines périodes où une tâche prend le dessus (typiquement l'écriture du livre...) mais là encore, j'ajuste pour libérer plus de temps pour cette tâche mais sans oublier quelques moments dans la semaine aux autres tâches que je dois quand même faire. J'ai l'esprit plus libre du coup quand je passe beaucoup d'heures sur une seule tâche.

    Couper les distractions

    Et oui...! Impossible de travailler avec trop de distractions. Si je travaille toujours en musique, j'ai évidemment tendance à trop regarder le téléphone, les réseaux ou à faire d'autres choses à la maison (genre jardiner^^)! J'essaye au maximum de m'appliquer une certaine "rigueur" pour ne pas perdre trop de temps dans ma journée. 

    Pour les choses à faire à la maison : je me garde toujours un peu de temps dans la journée pour ce que je veux faire chez moi, même des choses toutes simples comme lancer une machine. Pour moi, c'est une dizaine de minute avant de m'habiller le matin et après 13h. Je fais ce que je peux faire dans ce laps de temps et si je n'ai pas fini, tant pis ! Le plus compliqué est bien ce lâcher-prise, vous n'êtes pas à la maison pour faire le ménage toute la journée. Je vous conseille aussi d'organiser vos tâches ménagères chez vous pour éviter que tout vous retombe dessus. En gros, j'arrive à faire des machines, un peu la vaisselle du matin et un rangement superficiel mais c'est tout. Le vrai ménage, rangement ou les repas, c'est exactement comme si je travaillais à l'extérieur.

    Pour les réseaux, internet ou autre : après avoir tenter de limiter mon temps avec les écrans avec des minuteurs ou avec des applis qui bloquent l'utilisation, j'ai tenté l'idée inverse. Désormais, je m'accord du temps d'écran à certains moments : pendant l'heure où je fais mes mails le matin, j'écoute des podcasts, regarde une vidéo, réponds à vos commentaires sur Instagram... Et dès 9h, je coupe et j'éloigne mon téléphone. La mini astuce qui m'aide est de ne pas charger mon téléphone la veille, en général, j'ai besoin de le brancher le matin et du coup, je le recharge loin de moi, dans une autre pièce. Ensuite, dès que je fais une pause ou en début d'après-midi, quand j'arrive moins à travailler, je reprends mon téléphone. J'ai quand même mis les notifications d'activités sur Instagram (qui me prend le plus de temps) pour éviter de trop m'y perdre parfois !

    S'affirmer auprès de l'entourage : le point le plus délicat pour moi et c'est pas faute que mon entourage soit habitué à ce que je bosse à la maison ! J'ai passé 6 ans de thèse à expliquer que non je ne pouvais pas faire le ménage toute la journée, passer chercher untel à l'aéroport à 10h ou autre. Et c'est encore bien plus compliqué avec les enfants. En cas d'enfant malade, de grève ou de vacances scolaires (ce qui fait un sacré paquet de jour), je suis donc à la maison, à devoir travailler avec des enfants... Donc oui, si vous bossez à la maison, il va falloir beaucoup d'affirmation pour expliquer à votre entourage que vous travaillez comme tout le monde. Si mon emploi du temps est souple, je ne suis pas à la libre disposition de tout le monde !

    Pour le coup je n'ai pas de conseils très précis, cela dépend de votre entourage. Ce qui a un peu marché chez moi est d'assumer de faire un peu garder les enfants pendant les vacances histoire de pouvoir travailler ; expliquer que chaque moment non travaillé devra se rattraper un soir/weekend ; bien répartir les tâches à la maison (sans oublier la charge mentale !) ; et montrer ce que vous faites, l'entourage a souvent du mal à comprendre ce qui occupe vos journées !

    La technique Pomodoro 

    Il s'agit d'une technique toute simple mais qui fonctionne très bien chez moi : organiser des tranches de travail de 25 min. Je l'utilisais déjà un peu en thèse et ça m'a entraîné à être plus efficace dans un temps plus court.

    Mais attention, il faut utiliser ces 25 minutes pour une seule tâche à faire ! Si vous avez une tâche qui prend plus de temps, essayez de la découper en plusieurs sous-tâches pour que ce soit faisable en 25 min. Pour un article un peu long par exemple, je prévois deux tranches : une première où je vais faire le plan, les références, les idées principales, etc., et une deuxième de rédaction à proprement parlé.

    J'utilise simplement le minuteur de mon téléphone qui sonne après 25 min. Au bout des 25 min, vous faites une petite pause de 5 min et vous recommencez. Arrêtez-vous, même si vous n'avez pas fini ! Sortez, prenez un thé, bougez mais faites autre chose pendant 5 min. Au fur et à mesure, vous arriverez plus facilement à faire rentrer une tâche dans ces 25 minutes ! En général, après deux tranches de 25 minutes, il est préférable de s'arrêter un peu plus longtemps pour aérer son esprit.

    Clairement, prendre une tâche et la limiter dans un temps largement supportable me rend très efficace ! Je ne m'éparpille pas, je sais que je n'ai "que" 25 minutes pour la réaliser. J'ai même fini certaines tâches en 25 minutes alors que je pensais avoir besoin de deux tranches horaires. Cette technique m'aide énormément à scinder ma journée qui est souvent multi-tâches sans me perdre dans l'une ou l'autre. Et je peux couper plus facilement les distractions comme les réseaux puisque je peux ensuite y jeter un oeil après 25 min.

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    Déconnecter 

    C'est clairement le point où je dois encore m'améliorer. Le fait de travailler sur ordi et d'avoir des réseaux sociaux à "gérer" impliquent qu'il n'y a aucun moment off : je peux travailler partout, à n'importe quelle heure, depuis mon téléphone, en vacances... Bref, il n'y a plus de frontière entre le temps de travail et le temps perso, et on prend vite l'habitude de se dire "oh allez, je réponds juste à quelques commentaires ce soir". L'envers du décor qu'on ne voit pas tellement dans cette activité blog/réseaux, c'est les dizaines de mails par jour et les centaines de messages certains jours sur Instagram. Et évidemment, la plupart des personnes m'écrivent davantage le soir ou le weekend, quand eux sont off. 

    Pour l'instant, je n'ai pas trouvé de routine parfaite. Certaines ont un jour de la semaine où elle déconnecte tout, mais j'ai encore besoin de mes 7 jours de travail étalés. J'ai opté récemment pour la déconnection totale des applis réseaux pendant 2 jours off, c'était top, je pense que je referais comme ça pendant les vacances. 

    Ah les vacances d'ailleurs, ce concept étrange quand tu es à ton compte :) Pour le coup, j'ai un peu oublié d'en prendre depuis un an, j'ai donc décidé de tout couper pendant 15 jours cet été. C'est pas gagné pour l'hyperactive que je suis mais ça sera un bon test. 

    Sinon, j'ai surtout pris des habitudes pour déconnecter un peu mieux mon temps de travail dans la journée, dès que j'ai ma fille et ainsi ne pas passer mon temps sur l'ordi ou le téléphone.

    Et encore d'autres conseils...

    Dans la foulée, je pourrais aussi ajouter qu'il est important d'avoir un espace de travail chez vous, agréable et adapté. Et ne pas hésitez à délocaliser son bureau parfois, soit en espace de coworking, soit simplement dans un café ou chez un(e) ami(e). N'hésitez pas non plus à vous inscrire à un groupe de travail, à un espace d'échange avec d'autres personnes de votre secteur. C'est rassurant d'échanger sur les difficultés et de trouver de nouvelles astuces pour mieux s'organiser !

    Et surtout, il est important de tester plusieurs organisations, de s'adapter à votre fatigue et de savoir change de routine quand ça ne vous convient pas. N'oubliez pas qu'en travaillant à la maison, vous travaillerez sans doute plus mais il y a tellement d'avantages dont vous pouvez profiter ! Ne vous laissez pas gagner par le stress ! Il est important de comprendre que déconnecter ne vous fera pas perdre du temps, surtout si vous avez un travail créatif. Quelques heures ou plusieurs jours ne mettront pas en péril votre travail et vous permettront d'être ensuite plus efficace et d'avoir plein de nouvelles idées !

    Bref, c'est tout un équilibre le travail à domicile et à son compte, mais c'est un style de vie que j'aurais bien du mal à abandonner désormais ! Mon astuce principale est de m'entraîner à être plus efficace sur un temps plus court, afin de pouvoir profiter de la liberté de mon emploi du temps. C'est parfois un peu militaire mais ça me permet de ne pas trop faire de crises de panique quand je vois le nombre de choses à faire en si peu de temps ^^

    Et toi, tu as des astuces pour être plus organisé ?

  • Changer de job

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    Crédit photo : Emilie Massal

    Après les questions sur la lessive ou les tomates, c'est sans aucun doute la question que je reçois le plus : tu fais quoi dans la vie ?

    Je vous avez promis un article résumé pour vous expliquer les changements qui se sont opérés dans ma vie depuis un an. Mais finalement, ce n'est pas aussi simple à transmettre à l'écrit.

    Je vais tenter de répondre à la question principale et je vous ferais un article plus particulier sur la reconversion en elle-même. Sur Instagram, je vous parle un peu de la difficulté de faire une reconversion, des questions qui se posent, des freins, etc., si ça vous intéresse. Au-delà de ma situation personnelle, le sujet mérite un article à part entière. 

    Je faisais quoi dans la vie

    Un petit rappel nécessaire pour les nouveaux arrivants. Il y a encore un an, j'étais juriste. Je vous avais déjà parlé de mon parcours dans cet article si ça vous intéresse (c'est assez amusant de relire mes mots d'ailleurs). Et pour résumé, j'ai fait de longues études de droit, jusqu'à finir docteur en droit public en 2015. J'ai ensuite enchaîné sur un post-doctorat sur l'économie circulaire en 2016, avec la volonté - plus ou moins claire - de continuer dans la voie universitaire, ou du moins dans un domaine proche du droit de l'environnement. J'ai adoré mes études mais je n'ai absolument jamais voulu être juriste, avocate ou juge. Je voulais écrire, réfléchir, enseigner... Mais le monde universitaire est complexe et changeant, j'ai donc dû me résoudre à prendre un poste en CDD de responsable juridique dans une collectivité territoriale l'année dernière. 

    A côté de cette formation et de ce métier, j'ai toujours eu ce blog puis les réseaux sociaux où je parle depuis plusieurs années d'écologie, au sens large ou dans le quotidien. Je n'en tirais aucune rémunération, comme je vous le racontais dans cet article "Mon blog, pas mon job". 

    Le déclic

    En vrai, il y a eu plusieurs déclics, dont certains que je n'ai pas compris sur le moment. Pour résumé, je dirais avec ce poste de juriste, j'ai compris que j'allais sans aucun doute m'enfermer dans cette voie. L'avantage était que c'était une voie "porteuse" en terme d'emploi puisque je travaillais sur des thématiques vendeuses (coucou le RGPD). Je voyais donc la fin de mon contrat arriver et déjà plusieurs propositions pour continuer dans la même branche. 

    Sauf que si j'ai adoré l'endroit où je travaillais (meilleurs collègues du monde), j'avais des palpitations à imaginer faire ça toute ma vie. Beaucoup de personnes s'épanouissent dans ce métier et tant mieux. Pour ma part, j'étais mal payée, je passais 12 heures hors de chez moi et certains jours, je ne voyais pas ma fille. Les premiers déclics ont plutôt concerné l'équilibre vie pro/vie perso du coup, où je n'avais plus envie de passer à côté de l'enfance de ma fille, ni bouger en région parisienne (lieu préféré des juristes a priori).

    Mais surtout, j'avais l'impression de gâcher ce qui m'animait : l'écologie et l'écriture. Pendant ce contrat, j'ai passé le peu de mon temps libre à écrire ici, à imaginer mon projet de blog de Noël ou à partager sur Instagram. Et clairement, j'étais épuisée de rajouter autant d'heures à mon emploi du temps déjà chargé.

    J'ai terminé mon contrat en juin complètement fatiguée et démoralisée à l'idée de passer à côté de ma vie. J'ai alors décidé de prendre les deux mois de vacances d'été et de décaler ma recherche d'emploi. Ca tombait bien, j'étais positionnée pour un emploi de juriste dont je n'aurais des nouvelles qu'en septembre.

    Je vous raconterais dans l'article sur la reconversion ce que je me suis posée comme question et comment j'ai avancé dans ma réflexion mais ces deux mois ont beaucoup compté pour moi. Pourtant, je suis arrivée en septembre sans idées précises, avec des angoisses impressionnantes à l'idée de reprendre un poste de juriste et de ne jamais trouver quoi faire de ma vie.

    Le changement

    Ma réflexion personnelle a fait ressortir plusieurs envies que j'avais oublié. J'aimais écrire, j'avais même fait des études de droit en attendant de passer les concours pour les écoles de journalisme. Mais surtout, je passais le plus clair de mon temps depuis plusieurs années à parler d'écologie, à promouvoir un certain mode de vie auquel ma vie pro ne correspondait pas. C'est pas faute d'avoir choisi le droit public puis la fonction publique, afin de m'éviter le paradoxe de travailler pour le grand capitaliste. Pourtant, big news, la fonction publique n'est pas épargnée par ce grand capitalisme. Un des grands déclics s'est fait pendant un projet que je devais suivre, projet que je combattais et détestais à titre personnel. Là, mon rôle était d'accompagner et d'aider des gens qui participent - à mon sens - à détruire tout ce auquel je crois. Ca a été très compliqué à vivre et je me voyais mal être confronté à ça dans toute ma vie future.

    J'ai alors pris l'idée de l'écriture, du journalisme et de l'écologie pour essayer de faire germer des choses. J'ai contacté un journal local pour faire des chroniques et je me suis retrouvée avec une proposition de CDD pour du secrétariat de rédaction. En parallèle, une amie qui ouvrait une nouvelle boutique m'a proposé d'animer des ateliers green dans ma ville. J'ai sauté sur l'occasion pour retrouver une action plus concrète que sur le blog. 

    Bref, tout serait encore trop long à vous expliquer mais j'ai testé, contacté, demandé conseils pour essayer de me sortir du cercle sans fin de la fameuse question "mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie".

    Malheureusement, je me suis un peu retrouvée au point de départ en janvier avec néanmoins une chronique hebdomadaire dans ce journal local où j'avais travaillé. Une chronique sur l'écologie très concrète chaque semaine et c'est un exercice que j'adore.

    C'est là que les planètes se sont un peu alignées - je vous raconterais plus précisément comment plus tard - pour me permettre d'écrire un livre puis bientôt un deuxième. Clairement le job le plus gratifiant de toute ma vie...mais pas le plus rentable !!

    Et aujourd'hui ?

    Je suis donc désormais autrice (auteure, écrivaine, as you want) et chroniqueuse. Je suis évidemment blogueuse mais pour l'instant, sans rémunération directe. Le blog est ma vitrine, ma visibilité et non une source de revenu. Enfin, j'anime des ateliers, pour l'instant au succès discret mais je n'ai pas choisi la simplicité en étant dans une petite ville (si tu habites vers Pau, le planning est sur Facebook @lesateliersgreen).

    Comme tout cela est encore brouillon et pas tout à fait "rentable", j'ai suivi une formation/coaching en reconversion professionnelle dont je vous parlerais dans le prochain article. L'idée générale était surtout de mettre un nom sur ce que je fais, trouver une cohérence et explorer les pistes que j'ai en tête. 

    Parce qu'en dehors de ces activités, je suis une fille à "milles idées" à la minute et j'ai bien envie d'en entreprendre une. Pourquoi pas avant ? Parce qu'entreprendre me fait flipper. Je dois écouter trop de podcasts où tous les entrepreneurs racontent leurs difficultés et les contraintes de ce choix. Si certains voient peut être le fait d'entreprendre ou même d'être freelance comme une facilité, ce n'est pas mon cas ! Et ces difficultés m'ont, jusqu'à présent, complètement bloquée. Pourtant, comme en matière de slow influence, je crois qu'il y a une place pour le slow entreprenariat. Mais ce n'est pas si simple d'entreprendre quand on prône l'écologie et le minimalisme, dans un monde où j'ai l'impression que tout est déjà fait.

    Je serais donc bien embêtée si ma fille devait remplir la case "emploi de la mère" à l'école puisque je suis clairement une "slasheuse" (terme que j'ai évité pendant des années et qui, pourtant, me va très bien). Je suis auteure, chroniqueuse, animatrice et en pleine réflexion d'entreprenariat. Mes revenus ne sont pas encore stables et je ne vais pas vous cacher que je passe par des phases de gros doutes ou de désespoir. 

    Pourtant, pas une seule fois je ne regrette mon ancien boulot. Un salaire fixe et moins de difficultés d'organisation oui, bien sûr. Des collègues aussi et de vrais weekends. Mais j'aurais du commencer par ça : j'ai fait le choix de changer de voie professionnelle pour être en accord avec mes principes. 

    A l'heure où tout le monde s'engueule entre le fait de ne plus manger de viande, de ne plus prendre l'avion, d'être zéro déchet, de limiter la voiture, de consommer bio et local...il y a une zone qui passe à travers les mailles du filet : notre job. On passe pourtant la majeure partie de notre vie à travailler et je n'arrivais plus à me dire que ce temps-là devait être mis à disposition pour construire des choses qui vont à l'encontre de ce que je prône ici. Je ne dis pas que tout le monde peut faire ce choix, le fameux "ça sert à rien de prendre son vélo si c'est pour bosser à Monsanto" me semble très radical. Mais finalement, c'est comme la viande, l'avion ou les déchets, chacun doit pouvoir faire quelque chose en fonction de ses moyens. Je trouve très hypocrite de prôner ici certains comportements raisonnés, et de passer 12h de ma journée à faire exactement l'inverse. C'est un choix personnel, une obligation que j'ai ressenti au fond de moi, mais ça serait bien que chacun se pose des questions sur l'impact de son activité professionnelle dans notre monde avant d'obliger les autres à changer leur comportement dans leur vie personnelle.

    J'espère avoir répondu un peu à vos questions ! Je vous parlerais bien sûr de mon livre (sppoiler: il est déjà en précommande), du second livre et de mon futur projet. Mais avant ça, je voudrais revenir sur la reconversion pro en elle-même, son cheminement, les questions à se poser, les erreurs à éviter. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre en commentaires, ça m'aidera à construire mon article et j'aurais un pro pour vous m'aider à vous répondre !

    *J'aimerais préciser rapidement, avant d'en reparler dans le prochain article, que je partage ici ma propre expérience. Je ne conseille pas du tout de suivre mon chemin, ni de tout quitter du jour au lendemain. Mon cheminement à l'air "soudain" parce qu'il s'est déclenché en peu de temps mais, en vrai, cela fait longtemps qu'il mûrit. Et je ne nie pas mon facteur "chance" et l'aide que m'a apporté mon blog. Il y a pleins de manières de trouver du sens à son métier, il n'est pas obligatoire de passer par ma phase "je vire à 190°C d'un coup" ;)

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