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zero déchet

  • Le paradoxe des zéro déchet...

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    Je ne suis pas persuadée de me faire des amis avec cet article. J'ai beaucoup réfléchi à l'intérêt de l'écrire et puis finalement, je me suis dit que c'était un peu l'objectif de mon blog que de partager avec vous mes réflexions. Pour le coup, ça sera un article un peu brouillon et pas vraiment organisé (si tant est que d'habitude je sois organisée^^) uniquement parce que si je me relis 50 fois, je ne le publierais jamais ! 

    Alors pourquoi les paradoxes des zéro déchet ? Il faut que je vous raconte l'élément déclencheur de cette réflexion mais avant toute chose et pour éviter de me mettre toute la communauté des zéro déchets à dos, je n'ai pas pour but de mettre tout le monde dans le même panier ni de me placer en "modèle". En fait, je pourrais aussi faire un article similaire sur toute autre "communauté" (végétarienne, vegan, minimaliste...) puisque par définition, on a tous des paradoxes, des incohérences et des défauts. Je viens juste mettre des mots sur un épisode qui m'a profondément choquée, énervée et que finalement j'ai eu à plusieurs reprises. 

    Vous le savez, je ne suis pas trop pour les étiquettes. Pourtant, j'aime beaucoup le mouvement "zéro déchet" en ce qu'il apporte des solutions pratiques, pour la vie de tous les jours, qui permettent de limiter la production de déchets, véritable catastrophe pour notre planète. C'est comme ça que je me suis retrouvée à suivre plusieurs groupes zéro déchet sur facebook...

    J'avoue, la plupart du temps je trouve les questions/commentaires "trop" pour moi, je ne me sens pas encore de réfléchir à des alternatives pour tout et n'importe quoi chez moi. Mais il y a aussi de très bonnes astuces, conseils et une vrai communauté pour se soutenir. Bref, au départ, j'était plutôt en mode "ça c'est cool, je lis" "ça m'intéresse pas je passe". 

    Mais petit à petit, la lecture de certains posts et surtout commentaires, m'ont donné un sentiment négatif sans jamais savoir pourquoi je ressentais ça. J'étais gênée par certains commentaires, par certains conseils...mais pourquoi ? Si c'est zéro déchet, c'est bien non ? 

    Voilà exactement le "problème" de ce mouvement zéro déchet : penser que zéro déchet = c'est bien.

    Ben non mon coco !! Exactement comme le bio ne veut pas dire parfait ("coucou les bananes bio suremballées") et je pourrais continuer avec tout. 

    Le zéro déchet n'a de sens, pour moi, que quand on comprend sa définition originelle : penser les produits dès leur origine pour diminuer les déchets qui en résulteront (recyclable, réutilisation, upcycle...), limiter la production de déchets qui finissent en décharge ou en incinération, lutter contre les déchets toxiques pour la santé et l'environnement et augmenter les possibilités alternatives de traitement de déchets. 

    L'objectif, qu'on se le dise sincèrement, ce n'est pas les économies ou la facilité de vie. Ce sont évidemment des conséquences du zéro déchet mais ce ne devrait pas être ce qui gouverne une logique zéro déchet. En adoptant certains gestes et adoptant ce mouvement, on devrait garder à l'esprit que l'objectif est bien la réduction finale de déchets toxiques, préjudiciables à la santé humaine et à l'environnement, et dont on ne sait plus quoi faire à part les enfouir. 

    En étant encore plus direct, en étant zéro déchet, on protège la planète (vous en apprenez des trucs ici hein?). Ben oui, parce que les déchets, c'est un coût énorme mais c'est surtout une pollution pour l'air et l'eau, une toxicité pour notre santé et au final une pollution pour l'environnement. En général, c'est l'Océan qui subit la majorité de cette pression aux déchets et l'Océan c'est un peu notre oxygène les gars. Il va mal, on va mal. 

    Bref, je m'égare. 

    Il y a deux jours, sous un post où quelqu'un demandait une alternative au savon de Marseille pour la douche (au passage, ne vous douchez pas au savon de Marseille, c'est asséchant!!), une personne lui indique les savons au lait d'ânesse. Jusque là, pas de soucis, je ne suis pas d'accord mais c'est une alternative et c'est toujours bien d'avoir toutes les alternatives dans la vie. 

    Et là, une autre personne lui indique qu'il existe aussi pleins d'autres alternatives sans exploitation animale, les ânesses avaient peut être spécialement envie de nous filer leur lait pour la douche en même temps. Là encore pas de soucis, je suis personnellement d'accord avec cette remarque et je trouve ça bien d'avoir toutes les alternatives en toute connaissance de ce qu'elles impliquent (l'exploitation animale, #toussatoussa). 

    A la suite de quoi, ce fut un bordel sans nom, pardonnez moi l'expression. La personne s'est sentie attaquée et a surenchéri pour bien montrer que c'était pas si grave d'utiliser le lait d'ânesse, que c'était toujours mieux que de revenir aux gels douches classiques, qu'elle n'avait aucun cas de conscience et qu'elle ne comprenait pas les croyances de ce genre...

    Voilà. Je vais me noyer avec mon lait d'épeautre et je reviens (c'est très bon le lait d'épeautre vous le saviez?)

    J'ai essayé de répondre pour expliquer qu'il ne s'agissait pas de juger mais d'informer, qu'utiliser un savon au lait d'ânesse ce n'était pas faire un pacte avec le diable mais qu'il était normal de vouloir lui dire qu'il y avait d'autres alternatives, moins problématique pour l'exploitation animale. Que ce n'était pas Tahiti douche ou lait d'ânesse. Il y a beaucoup de choses entre la pétrochimie et l'exploitation animale. Mais peine perdue. Discours de sourds. 

    J'ai su sorti énervée, touchée et si j'avais eu le bouton "supprimer le blog", je l'aurais fait. C'est exactement le genre de personne qui me touche, me fait sentir impuissante et inutile. Me fais dire qu'on est pas près de changer le monde les gars. 

    Après une bonne nuit de sommeil, j'ai compris pourquoi cette réaction allergique à ce genre de comportement. C'est que finalement c'est courant ce genre de réflexion dans ces groupes de discussion : préférer un savon non emballé même s'il est à base de lait animal ; préférer des aliments en vrac non bio au bio emballé ; faire des tonnes d'achats pour faire des cosmétiques maisons, etc...

    En soi, ça ne me dérange pas, chacun fait son cheminement comme il l'entend. Mais au fond, ça réveille en moi le paradoxe du zéro déchet : c'est top tant qu'on garde à l'esprit son objectif de protection de la planète. Or la planète, c'est vaste ! C'est protéger l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit, les forêts, la biodiversité, etc... Et je crois que pour moi, c'est avoir une sensibilité qui va avec. Sinon on perd de vue l'essentiel et en pensant bien faire, on fait tout le contraire (ou en tout cas, on se ferme des opportunités d'apprendre et d'évoluer).

    Non on est pas obligé d'être végétarien ou végan pour protéger la planète. Je ne le suis pas. Mais c'est savoir ce qu'implique notre mode de consommation pour l'environnement au sens large, animaux compris. Alors oui, quand on est pas végan, c'est pas toujours drôle d'être confronté à certains aspects de notre consommation. Mais c'est pas grave, petit à petit, on avance, on trouve des compromis, des alternatives, on change, on se déshabitue...

    Alors qu'il existe des tas de savons saponifiés à froid, venir maintenir qu'on s'en fiche de l'exploitation des ânesses, parce que "hé ho c'est zéro déchet!!!", ça réveille en moi le paradoxe du zéro déchet. Quand on ajoute qu'on se moque des "pauvres petites abeilles" ou encore de l'exploitation des chevaux, ça réveille aussi le paradoxe du zéro déchet. 

    Le paradoxe du zéro déchet pour moi c'est utiliser un mouvement sans en comprendre sa philosophie, c'est l'utiliser pour son propre confort et oublier, qu'en définitive, ça sert un but bien plus grand que nous. 

    Alors oui, on ne peut pas être parfaits. Mais on peut éviter de fermer les yeux et les oreilles. On peut questionner, écouter, remettre en cause et même se tromper. Bref, on peut éviter d'être con. 

    ps : Si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, bravo, je n'ai même pas le courage de me relire. Je publierais en l'état, donc je m'excuse des fautes, je corrigerais plus tard (#zérocourage) ! 

    pps : bien entendu, je ne fais pas de généralités et je salue tous les jours les efforts gigantesques des gens qui se lancent dans le zéro déchet ! 

    ppps : ah oui! Je ne vise aussi bien sûr pas directement l'exploitation des ânes et ânesses. Je sais très bien qu'il y a de grandes différences dans les traitements des animaux en fonction des exploitations. 

    pppps : si t'es quand même pas content de mon article, promis, après je prévu un article sur la décoration #zérorisque ^^

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    Vous croyez que c'est pour ça que l'âne de Shrek a choisi une dragonne ?? ;)

     

  • Des pistes pour éviter le gaspillage alimentaire

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    Le gaspillage alimentaire, en France, c'est 20kg de déchets par an et par personne, dont 7kg encore emballés. Au niveau mondial, c'est environ 1/3 de l'alimentation qui serait jetée sans être consommée…!! Tout ça a un coût financier, 160€ par personne/par an, soit des milliards à l'échelle de la France. Et encore, on ne comptabilise que le coût direct de l'alimentation jetée et non le coût global d'une production alimentaire qui finit à la poubelle…

    Bref, le gaspillage alimentaire, c'est la cata ! Et finalement, c'est souvent un regret que les gens expriment sans trouver réellement de solutions faciles à appliquer. 

    Je voulais vous donner quelques astuces et pistes de réflexions pour éviter le gaspillage chez vous.

    Avant toute chose, il est essentiel de connaître votre gaspillage : que jetez-vous en majorité ? Des aliments périmés non consommés ? Des restes de repas ? 

    Le BA.BA de la liste des courses

    Faire les courses avec une liste permet d'éviter d'acheter en trop grande quantité et donc de jeter des aliments non consommés. 

    Le must du must est d'allier cette liste de courses à une liste de menu. Réfléchir, même rapidement au repas de la semaine permet de n'acheter que le nécessaire et réduit même les dépenses. Néanmoins, j'ai toujours échoué à la liste des menus chez moi. Trop fastidieux sur le long terme, j'abandonne toujours au bout de quelques semaines par manque de temps, d'idées...

    Mais je baisse pas les bras pour autant ! Soit j'ai assez de motivation pour faire une mini liste des menus avec quelques idées rapides pour me repérer. En général, ça donne : pâtes à la sauce tomate ; soupe ; légumes rôtis ; croque-monsieur... Et autour, je brode en ajoutant les basiques ou en faisant en fonction de ce que je trouve au marché. 

    Soit, je fais une liste de courses...à l'envers ! C'est à dire que j'inscris d'abord ce que j'ai chez moi et je cherche quoi faire avec. Ensuite, j'inscris sur ma liste uniquement ce qui me manque et souvent, il s'agit de produits basiques type beurre, huile, pâtes... La liste à l'envers est un bon truc à faire au moins une fois par mois pour vider un peu ses placards. Vous pouvez même vous lancer le défi d'une semaine sans achat (autre que les produits de premières nécessités) ! Vous seriez surpris de savoir combien de temps on peut tenir en réalité ! 

    Ce mode de fonctionnement me correspond bien car on consomme surtout des légumes et des céréales/légumineuses. Donc je sais rapidement s'il faut que je rachète des lentilles vertes ou du riz. 

    Un dernier conseil, faites votre liste de courses en fonction de l'organisation de votre magasin d'alimentation pour éviter de perdre du temps et d'être tenté par autre chose ! 

    ⇒ faire une liste des menus même rapide

    ⇒ faire une liste de course à l'envers

    Gérer ses courses

    En général, il y a les partisans des "grosses courses" auxquelles s'ajoutent des petites courses ponctuelles et les partisans des petites courses plus régulièrement. Chacun fait comme il peut/veut en fonction de son emploi du temps. Néanmoins, si vous voyez que vous gaspillez beaucoup d'aliments, essayer de faire des courses plus régulièrement. Et si vous avez une alimentation plus végétale, il faudra aussi faire des achats frais sans doute plus souvent. 

    Et si vous faites le marché pour vos légumes/fruits ou autre produits frais, essayez de faire vos courses complémentaires après. Typiquement, je fais le marché le samedi et le dimanche, du coup, je n'achète le reste qu'en début de semaine. Ca me permet d'avoir le temps de finir ce que j'ai le week-end, là où j'ai plus de temps pour réfléchir aux recettes et cuisiner, et de faire une liste de courses ou de repas pour la semaine. Ainsi, j'achète uniquement ce dont j'ai besoin pour la semaine. Et comme on consomme beaucoup de légumes, il arrive que je refasse un tour le jeudi en général, j'ai profite pour acheter ce que j'ai pu oublié. 

    En faisant des courses plus régulièrement, je suis moins tenté de prévoir beaucoup par peur de manquer puisqu'au pire, je ferais une autre course dans la semaine. Et ça me force aussi à utiliser ce que j'ai chez moi et donc à limiter le gaspillage ! 

    Mais si vous ne pouvez faire autrement que les courses une fois par semaine, ça sera alors davantage en cuisine qu'il faudra s'organiser en essayant de cuisiner les choses périssables avant le reste. Et d'avoir toujours quelques trucs faciles pour les fins de semaine : pâte à pizza, sauce tomate, etc.

    ⇒ faire ses courses plus régulièrement et toujours les produits frais en premier

    S'organiser en cuisine

    Là aussi il y a plusieurs écoles : les "j'aime pas cuisiner", les "je fais tout moi-même", les "j'ai pas le temps", etc. Encore une fois, il faut trouver comment adapter votre mode de vie pour éviter de gaspiller. 

    Si vous jetez surtout des aliments non consommés, essayer de mieux gérer vos repas pour consommer en priorité ce qui se périme vite. Rangez votre frigo en fonction : au fond ce qui dure le plus longtemps ; devant, à consommer rapidement. Idem pour vos fruits et légumes, les plus accessibles doivent être les plus périssables rapidement. 

    Si vous avez un peu de temps le weekend, essayer de cuisiner pour le début de semaine avec ce qui se périme le plus vite : des soupes, des tartes, des plats en sauces à réchauffer, etc. Je fais souvent une soupe le dimanche par exemple, j'en congèle une partie et on en mange 2 ou 3 jours ensuite. Vous pouvez aussi cuisiner des féculents, céréales ou légumineuses pour la semaine, ça se conserve très bien et ça vous sauvera les soirs un peu speed.

    Les quantités cuisinées sont très importantes pour limiter le gaspillage alimentaire. Vous avez deux options : soit apprendre à cuisiner les quantités justes. Ce qui implique de savoir gérer les quantités nécessaires par personne, ce qui n'est pas toujours évident. Soit cuisiner en plus grande quantité pour faire deux repas : pour le midi si vous mangez chez vous ou au travail ; pour un autre soir, sous une autre forme. Typiquement, si vous faites des pâtes et que vous êtes toujours du genre à en faire trop, gardez en la moitié que vous cuisinerez le lendemain en gratin par exemple. 

    Enfin, si vous jetez des aliments périmés parce que finalement vous n'avez pas eu envie (ou le temps) de les consommer comme prévu, pensez soit à les cuire, ils se garderont plus longtemps, soit à les congeler pour une autre fois. 

    ⇒ organiser son frigo

    ⇒ cuisiner les justes quantités ou en double

    Inventer des plats de "restes"

    En général, on a pas trop envie de manger les restes. Soit parce qu'il y en a pas assez pour un repas, soit parce qu'on a pas envie de manger deux fois la même chose. 

    Plusieurs astuces peuvent vous permettre d'éviter de les jeter : 

    - la fameuse cuisine des restes : tarte, soupe, pizza, gratin ou pâtes avec les restes d'un repas. D'où l'utilité d'avoir toujours ces bases chez soi pour reconvertir un repas. Si vous ne savez pas cuisiner, faites au plus simple, ajouter des féculents ou faites une pizza ! 

    - un repas au choix par semaine : un soir, chacun mange en fonction des restes et de ce qu'il a envie. Plutôt en fin de semaine quand le frigo se vide par exemple. Les enfants peuvent finir les pâtes ou autres féculents facilement, les restes de poulet rôti pour un sandwich, etc. 

    - donner une seconde vie : du bouillon pourra être congeler pour d'autres plats, des bananes trop mûre un banana bread, des pommes abimées de la compote...

    Par exemple, une grande aberration pour moi : la quantité de pain jeté ! Alors qu'il est si simple d'en faire des croûtons (ou de la chapelure) et que c'est si bon !!!!!

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    Connaître les dates limites de consommation

    On jette énormément de nourriture encore consommable, poussés par les fameuses dates qui nous donnent toujours l'impression de s'empoisonner passé minuit ! 

    Déjà, il faut faire une différence entre la DLUO (date limite d'utilisation optimale) et la DLC (date limite de consommation). La DLUO n'indique qu'une date optimum pour les produits "secs" type céréale, conserves, etc. Les aliments restent consommables après cette date mais plus vous vous éloignez, plus ils perdront en goût, ou texture. La DLC concerne les produits plus fragiles et indique la date après laquelle il est impossible de commercialiser le produit. Vous devez donc respecter cette date pour la consommation...mais pas à la minute!

    Je vous conseillerais de toujours prendre le moins de risques possibles avec tous ce qui est très frais : la viande ou charcuterie achetées chez le boucher (2/3 jours max), le lait frais ou entamé, tout ce qui est cru en général. 

    Fiez vous à l'odeur et l'aspect pour savoir si c'est encore consommable. Pour les oeufs, plongez les dans un verre d'eau, s'il remonte, il n'est plus bon !

    Il ne s'agit pas de prendre des risques mais uniquement d'être conscient des produits les plus fragiles. Tous les aliments en conserves ou secs n'ont pas à être jetés le lendemain de la DLUO !

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  • T'es quoi toi ?

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    végétarisme,zéro déchet,vegan,minimaliste,écologie,consommation 

    Qui dit début d'année, dit partir sur de bonnes bases…

    Que ce soit parce qu'on me le demande ou au contraire parce qu'on me le reproche, la question du "tu es quoi?" reviens souvent. Je me suis dis qu'un petit article serait bien utile pour vous expliquer un peu où je me situe et pourquoi parfois je n'entre pas dans certains débats. 

    Est-ce que je suis végétarienne ? Végane ? Zéro déchet ? Ecolo ? MinimalisteHippie mangeuse de pissenlit ? ^^

    En réalité, ce n'est pas une question que je me pose et j'ai bien du mal à me situer dans l'une ou l'autre des catégories. 

    Je ne suis pas végétarienne…mais je mange très peu de chair animale et peu de produits animaliers. 

    Je lutte régulièrement contre la consommation automatique de lait de vache…pourtant je mange du fromage.

    Je ne suis pas végane…mais je recherche souvent des produits cruelty free. 

    Je ne suis pas écolo…parce que je n'ai jamais voté écolo ? 

    Je ne suis pas minimaliste…mais je m'efforce de trier régulièrement chez moi et de m'interroger sur mes essentiels.

    Je ne suis pas zéro déchet…pourtant j'achète en majorité en vrac, j'ai diminué de moitié mes déchets recyclables et j'envisage de passer au lombricomposteur. 

    Je ne suis pas 100% bio mais j'y fais attention et j'achète en majorité local. 

    Je ne suis pas une hippie qui mange des pissenlits…mais je fais ma propre lessive et mes propres produits d'entretien ! Même que j'ai un gros bocal de quinoa chez moi ^^

    Je pourrais continuer longtemps comme ça !!

    Il me semble que soit on choisit une case et on s'y tient. Au risque d'être parfois incohérent et surtout de s'exposer aux critiques de ceux qui chercheront à vous prouver que vous n'êtes pas parfaits. 

    "T'es zéro déchet mais tu consommes du papier WC"

    "T'es végétarien mais tu bois le lait des vaches à steak"

    "T'es écolo mais tu prends l'avion"

    Soit on ne choisit pas. En tout cas, pas officiellement.

    Je ne me sens pas attaquée quand on me reproche de ne pas être "assez" parce que je ne cherche pas à être complètement l'un ou l'autre.

    J'aime la démarche des zéro déchets mais je préfère parfois acheter emballé et bio/local quand je ne trouve pas ; j'aime la démarche des véganes mais je ne veux pas arrêter de porter de la laine ; j'aime le végétarisme mais je ne ressens pas l'envie de sauter le pas ; j'aime la cosmétique naturelle mais je préfère le minimalisme aux "tambouilles" de tonnes de poudres et autres cires végétales ; etc.

    Donc oui, je suis loin d'être parfaite quand on se place sur une ligne de l'un ou l'autre des "courants". J'aime ceux qui sont à 100% dans leurs convictions et je m'en inspire régulièrement. Pourtant, je ne me retrouve pas entièrement dans ces termes. C'est comme dans tout, je n'ai pas envie "d'appartenir" à une étiquette. J'ai envie de pouvoir questionner et remettre en cause certains principes ou certaines pratiques. Montrer les incohérences et essayer de toujours de prôner la simplicité de choix. Je vis pleinement dans mon époque et en 2017, je comprends tout à fait qu'on ne puise se passer d'avion, de téléphone, de plastique et de pétrole. Pourtant, en 2017, il faut sérieusement commencer à penser autrement sa consommation d'avion, de téléphone, de plastique et de pétrole. 

    Finalement, pour moi, ce qui compte c'est d'être "conscient de son impact sur l'environnement". Peu importe si tu es végétarien ou zéro déchet ou rien de tout ça. Si on avait tous conscience que chaque action, chaque achat, ont un impact sur l'environnement (et sur notre santé qui en dépend), je trouve qu'on aurait pas vraiment besoin d'étiquette. 

    Ce n'est pas toujours simple, parfois je me fais des noeuds au cerveau pour savoir ce qu'il vaut mieux faire. Quand un choix s'offre à moi, je ne choisi pas en fonction de ce qui rentre dans une case. Mais il y a des choses que je privilégie : le local, l'impact sur la santé et l'utilité à long terme d'un achat. Et parfois mon choix n'est pas du tout zéro déchet ou végan sans que j'en fasse une maladie. 

    Tout ça n'aidera pas vraiment à me positionner ! Autant il assez simple de dire que je ne suis ni végétarienne ni végane, vu que cela correspond à une liste "d'interdits" que je ne respecte pas entièrement, autant j'ai plus de difficultés à me positionner sur le zéro déchet, le minimaliste, l'écologie…

    J'ai bien conscience que ça sonne comme une recherche d'excuses à ce que je ne fais pas assez. Mais ce n'est pas mon intention. Je voulais juste vous dire qu'on est pas obligé d'être l'un ou l'autre de ces "courants" pour en parler.  Je ne suis pas végétarienne mais j'ai beaucoup de choses à dire sur la consommation de viande et son impact sur l'environnement. Et je ne m'estime pas zéro déchet pourtant j'en applique quantité de principes.

    Bref, j'ai des convictions, comme beaucoup, mais elles n'entrent pas parfaitement dans les cases. Et parfois, je préfère remettre en cause certaines convictions quand j'estime qu'elles ne m'amènent pas vers le bon chemin ♡

    Et vous, vous êtes qui ? 

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  • Défi zéro Sopalin !

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    J'ai beau faire beaucoup d'effort au quotidien pour limiter les déchets, j'ai encore de gros défauts et le sopalin était sans doute le plus visible chez moi !

    J'ai été élevé avec du sopalin et du coup j'ai pris des mauvais réflexes. Mais comme je dis toujours, le changement se fait petit à petit, quand on est prêt. Et justement, j'étais prête à supprimer définitivement le sopalin de ma maison !

    Petit aparté : on me dit souvent qu'on arrive pas à savoir par quoi commencer pour limiter ses déchets ou consommer plus responsable. Et souvent qu'on est découragé devant l'ampleur de la tâche.

    Je voulais vous parler du sopalin, aussi ridicule soit-il, pour vous montrer qu'il faut procéder à son niveau. Je fais attention à beaucoup de choses et je consomme de mieux en mieux mais je ne me sentais pas de m'en passer encore. Puis, un jour, je me suis dis que c'était bête d'utiliser encore du sopalin alors que je me suis très bien faite aux cotons lavables, aux sacs à vrac ou à beaucoup d'autres petites choses. Du coup, avant de jeter mon sopalin (en vrai, terminez le, c'est idiot de jeter!), j'ai d'abord fait une liste de toutes les différentes situations où j'utilise machinalement du sopalin et j'ai cherché une alternative. Ce n'est que  lorsque j'ai trouvé toutes mes alternatives que j'ai rangé mon dernier rouleau de sopalin...que je n'ai plus touché depuis !

    Voilà, moral de l'histoire, ne vous laissez pas démoraliser par les fanatiques du "être parfait". On est jamais parfait, l'essentiel est d'observer ce qu'on peut améliorer chez soi, comment le faire, ce qu'il nous convient et de se lancer.

    Revenons à notre sopalin!

    J'ai donc listé toutes les situations où j'utilisais automatiquement du sopalin :

    - en guise de serviettes de table

    - pour essuyer les bêtises de ma fille pendant le repas (et croyez moi, il y en a!!)

    - pour poser quelque chose à manger : une part de gâteau, un croissant pour le goûter...

    - pour sécher quelque chose (après le ménage ou la vaisselle par exemple)

    - pour nettoyer les vitres

    .... voilà pour l'essentiel. J'avais déjà arrêté de déposer mes épluchures sur un sopalin en mettant à disposition sur le plan de travail, un petit bol qui fait office de poubelle d'épluchures.

    Rien d'insurmontable là dedans ! Uniquement des réflexes et pas de réflexions en amont pour prendre des meilleures habitudes.

    Du coup, j'ai réfléchi, étape par étape par quoi remplacer le sopalin et c'est devenu évidemment que c'était très facile, il suffisait d'un minimum d'organisation.

    Investir dans des serviettes de table

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    Pour le coup, je n'ai pas vraiment investi, j'ai la chance d'avoir une maman qui a une caverne d'Ali Baba et j'ai récupéré pleins de serviettes de table. On est trois la plupart du temps, quatre pendant les vacances mais deux petits cochons qui mangent pas très proprement, du coup j'ai pris un sacré stock !

    Je vous conseille de prendre plutôt des couleurs neutres afin de pouvoir les laver et les détacher plus facilement.

    Pour se repérer, des ronds de serviettes sont pratiques mais vous pouvez aussi y accrocher simplement un ruban de couleur. Je cherche encore de jolis rond de serviette si jamais vous connaissez ;)

    Enfin, pour que ce soit pratique, j'ai un petit panier dédié aux serviettes en évidence dans la cuisine, dans lequel on les range après manger. C'est important de réfléchir au rangement des choses du quotidien pour que ce soit plus pratique et donc qu'on l'utilise réellement.

    Investir dans des plateaux

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    Pour éviter de prendre du sopalin pour y déposer tout et n'importe quoi, le plus simple est le plateau. J'en ai un petit et un grand, toujours à portée de main dans la cuisine. Il suffit de le nettoyer ensuite et plus besoin de sopalin !

    Bien sûr vous pouvez aussi utiliser une simple assiette mais veillez à en avoir une à portée de main si vous aviez le mauvais réflexe du sopalin comme moi !

    Utiliser éponge et tissu microfibres

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    Là c'est le plus drôle ! Alors que je fais mon ménage avec des produits naturels, j'avais pas encore l'automatisme de l'éponge pour essuyer ! Mise en situation : ma fille renverse son verre d'eau/fait tomber de la sauce par terre et mon réflexe était de prendre du sopalin. Comme c'est idiot (quand je vous dis que je ne suis pas parfaite!).

    Ici, la seule façon de changer les habitudes est de ne plus avoir de sopalin et de redécouvrir son éponge ! Ca marche bien, en peu de temps, j'avais pris le réflexe d'aller chercher l'éponge !

    Et pour essuyer, nettoyer les vitres ou autre, les tissus microfibres ont repris le devant de la scène ! Je garde quelques vieux tissus en cotons si besoin aussi pour le ménage. Là encore, en peu de temps, le réflexe est pris.

    Pour une utilisation facilitée, pensez à un endroit pratique où ranger tous vos chiffons pour ne pas les chercher partout. Même ma fille sait où ils sont maintenant !

    Bilan zéro Sopalin

    Le dernier rouleau de sopalin est caché depuis quelques semaines maintenant et on ne l'a plus du tout utilisé. Je le garde en cas de besoin mais tous mes mauvais réflexes ont disparu et je suis ravie de ne plus avoir ça dans ma poubelle !

    Comme quoi, on garde parfois des mauvaises habitudes qui sont finalement faciles à éliminer. Il suffit d'y réfléchir un peu, de s'organiser pour que les nouveaux gestes deviennent vite naturels. Personne ne s'y plein chez moi et ma fille est même ravie d'avoir sa serviette de table !

    J'espère que ce petit récit vous aidera à comprendre que chaque changement se fait petit à petit, sans jugement et sans précipitation. L'essentiel est d'acquérir de nouveaux gestes, plus écologiques, mais sans s'en rendre compte et surtout de façon durable !