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  • Achats responsables : les erreurs à ne pas faire !

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    Quand je parle d'alimentation plus responsable avec quelqu'un, toute la conversation tourne en général autour des courses. Et les questions sont souvent les mêmes : où faire les courses, est-ce que ça coûte plus cher, comment tu trouves tout...

    La plupart du temps, j'aime répondre que le tout premier pas dans une consommation responsable, c'est d'admettre qu'il faut faire les courses différemment. On n'achète pas les mêmes choses aux mêmes endroits. Pour que le changement fonctionne, il y a un deuil à faire, celui des courses classiques en supermarché. C'est pour cette raison que le changement est long à mon sens, on garde souvent quelques habitudes de nos achats en grande-surface et on ne sait pas vraiment où l'on fait des erreurs. 

    Résultat : 90% du temps, on payera deux fois plus cher que d'habitude. Et les 10% restants, on perdra beaucoup plus de temps à faire des courses.

    Du coup, un petit récapitulatif des erreurs de débutants m'a semblé être intéressant quand on débute dans la démarche. Pour éviter quelques erreurs mais surtout pour se rendre compte du changement qu'il va falloir enclencher. Et qu'évidemment, c'est normal de ne pas tout changer en 1 mois !

    Copier/coller son caddie d'une grande-surface à une épicerie verte

    L'erreur la plus courante ! Pousser la porte d'une magasin bio et vouloir acheter exactement la même chose qu'en grande-surface est un grosse erreur. Non seulement, vous allez payer un demi-rein mais il y a pleins de choses que vous ne trouverez pas. 

    Quand on souhaite changer sa consommation, c'est très bien de se tourner vers les magasins bio mais il faut éviter le copier/coller. Le changement nécessite de la réflexion au début et un peu de vigilance sur les prix. 

    On fait quoi alors ? On lit la suite de l'article déjà ! Mais surtout on se répète plusieurs fois par jour qu'il faudra consommer MOINS, de SAISON, et privilégier les produits BRUTS. 

    Acheter ses produits frais uniquement en magasin bio

    Vous en avez marre des légumes ou fruits de supermarché bourrés de pesticides ou hors de prix ? C'est parfait mais attention à ne pas se ruer dans les magasins bio ! Ou en tout cas, pas pour le plus gros de vos achats. 

    En règle générale, les produits frais seront souvent assez chers, pas toujours de très bonne qualité (pardon mais c'est souvent le cas) et on reste assez déconnecté du produit que l'on achète. Sans oublier que pour une grande majorité des gens, la première fois qu'on entre dans un magasin bio, on est complètement perdu !

    On fait quoi alors ? On cherche un marché près de chez nous, on teste plusieurs producteurs. Encore mieux, on cherche des circuits courts, il y en a beaucoup qui existe aujourd'hui. Les plus connus : les AMAP, la Ruche qui dit Oui mais aussi beaucoup d'autres ! Le principe, on choisit ou non ses légumes et fruits et on va les chercher directement auprès du producteur ou dans un lieu précis. Les avantages : le prix est considérablement réduit (même souvent moins cher qu'en supermarché) et on rencontre directement le producteur ! On a des conseils, des idées de recettes et on peut découvrir des nouveaux produits. On peut aussi s'ouvrir à une agriculture raisonnée, pas forcément biologique mais tout aussi favorable. Et évidemment, tout ça vaut aussi pour les autres produits frais comme le fromage, les oeufs, etc.

    Continuer à prendre 10 sortes différents d'un produit

    Cette erreur rejoint le point 1. En général, quand on copie/colle les caddies entre un supermarché classique et un magasin bio, on s'en sort pour beaucoup plus cher ! Et c'est surtout parce qu'on oublie qu'on ne doit pas faire les courses de la même façon. C'est une erreur de penser qu'on peut consommer mieux sans consommer moins. C'est bien le frein principal pour une grande partie des gens qui ne veulent pas changer leurs habitudes. 

    Acheter de meilleure qualité signifie en premier lieu de revoir sa consommation : avez-vous vraiment besoin de trois sortes de yaourts différents ? De quatre fromages pour la semaine ? De cinq sortes de pâtes ? En vrai non (mais c'est pas simple à se l'avouer). Consommer davantage en magasin bio implique de consommer plus simplement et au plus juste de sa consommation. On privilégie les produits natures que l'on peut arranger à la maison. Et non, ce n'est pas plus 'triste", c'est plus simple ! Il est tout aussi important de se sortir de la tête des années de marketing à base de couleurs, goût et formes de plus en plus diversifiés.

    On fait quoi alors ? On achète une sorte de yaourt, un bon fromage pour la semaine, deux sortes de pâtes que l'on cuisinera différemment, un jus de fruit, etc. Rien n'empêche de prévoir des extras plus chers de temps en temps mais il faut vraiment arriver à prendre d'autres habitudes. On commence petit à petit, produit par produit afin de pouvoir réadapter si besoin.

    Ne pas réduire la quantité des dépenses les plus chères (viande, plats préparés...)

    Là encore, ce point rejoint le précédent. Continuer à acheter viandes, plats préparés, gâteaux industriels, jus de papaye et biscuits apéros à chaque course en magasin...va vous coûter un bras !! Et au-delà, c'est contreproductif dans la volonté de mieux consommer. Bio ne signifie pas plus sain, c'est le choix des produits qui permet de manger mieux et non uniquement le label.

    On fait quoi alors? On diminue drastiquement la consommation de viande et on freine doucement sur les plats préparés. Si on a vraiment pas l'habitude de cuisiner, on diminue doucement en achetant par exemple des choses plus simple comme de la sauce tomate et on cherche des recettes simples pour démarrer. 

    Fuir le rayon vrac...ou se jeter dessus !

    Quand on se lance dans une consommation plus raisonnable, on a souvent un rapport très radical sur le vrac : soit on trouve ça super et on file TOUT acheter en vrac, soit on trouve ça vraiment trop bizarre et on fuit le rayon. Les deux options sont des erreurs classiques ! Dans le premier cas, en général on finit épuisé à chercher des bocaux, à ne pas savoir combien en prendre, à en avoir trop ou pas assez...! Et dans le deuxième cas, on augmente considérablement la part de plastique puisque beaucoup de choses sont paradoxalement sur-emballées de plastique en magasin bio.

    On fait quoi alors ? On y va doucement ! On regarde ce qu'on consomme le plus au rayon "sec" : farine, sucre, pâtes. Et on choisit une sorte de produit pour tester le vrac. Si ça convient, on en tente un deuxième la semaine d'après. Personnellement, je trouve ça plus simple de commencer par des ingrédients qu'on utilise moins parce qu'on a souvent du mal à gérer les quantités au départ. Pour moi, c'était la farine, le sucre, etc. Mais pour vous, ça peut être autre chose !

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    N'oubliez pas que l'erreur la plus courante est de vouloir être parfait sur tous les points dès le départ. Changez doucement vos habitudes, testez de nouveaux magasins, découvrez de nouveaux producteurs...et soyez indulgents avec vous !

    Les autres articles à lire : 

    - Petit guide de l'achat en vrac

    - Le vrac pour débutants

    - Mieux faire ses courses

  • Paille or not paille

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    pailles, consommation,

    Les pailles. 

    J'avais dis que je ne ferais pas d'article dessus. Parce que le fond de mon "questionnement" reste un combat écologique important que je ne souhaite pas dénigrer. Mais aussi parce qu'en faire un article, c'est participer à ce que je dénonce précisément. Mais bon, comme toujours le clavier me démange et puis, ça me calmera peut-être d'ouvrir le débat ici ^^

    C'est quoi le problème écologique des pailles ? 

    En France, c'est 8,8 millions de pailles jetées chaque jour. Et encore, en regardant les chiffres des pailles jetées chaque seconde aux Etats-Unis, le vertige est encore plus grand ! Etant quasiment impossible à recycler, elles finissent avec les autres déchets plastiques...dans l'Océan. La plupart se dégradent en micro-billes ultra polluantes, toxiques pour les animaux marins et que l'on retrouve ensuite dans leurs estomacs (et ton assiette si tu manges du poisson). Mais certaines n'ont pas le temps de se dégrader qu'elles finissent avaler par un poisson ou une tortue, causant des blessures ou la mort. 

    Bref, la paille, c'est 5 min le temps de boire sa limonade et des années de pollution derrière. 

    Le combat contre les pailles 

    La lutte contre la pollution des pailles jetables est menée depuis plusieurs années par plusieurs associations et gagne désormais en visibilité sur les réseaux. 

    L'association Bas les pailles fait par exemple un travail formidable de sensibilisation.

    Depuis c'est des tonnes de blogueurs ou autres qui sensibilisent à utiliser des pailles réutilisables et à boycotter les pailles jetables en plastique.

    Bref, que du positif non? 

    Mais lâche moi avec ta paille en inox

    Alors pourquoi le sujet des pailles m'énerve tant ? 

    Premièrement, parce que le débat à tendance à éclipser les raisons principales de la pollution des Océans. Et là on rejoins un thème important qui mériterait un article rien qu'à lui : culpabiliser le consommateur face au désastre écologique et occulter les actions gigantesques qui pourraient être menées à côté. Alors oui le consommateur a un vrai pouvoir et on vote dès qu'on achète...MAIS culpabiliser le citoyen "lambda" parce qu'il n'a pas sa paille en inox ou sa brosse à dent en bambou me laisse franchement perplexe. 

    Un exemple tout simple ? Demandez aux gens ce qu'on retrouve en majorité dans les déchets plastiques de nos Océans. Une très large majorité des déchets plastiques sont composés par exemple des filets de pêche. Est-ce que l'on voit tout le monde parler des matériaux ou des techniques de pêche à privilégier ? Nope.

    Je sais bien que tout fonctionne par "mode" et je suis ravie quand c'est un truc plus responsable qui se retrouve sur le devant de la scène. Mais c'est un peu comme les blogueuses mode font le même partenariat, à la fin de la journée, je n'en peux plus de voir s'afficher le même produit partout sur les réseaux !

    Deuxièmement, parce que ce "buzz", aussi favorable soit-il, développe un nouveau marché et donc une nouvelle consommation. Tapez "paille réutilisable" dans google et vous verrez apparaître des tonnes de nouvelles marques, eshop ou autre proposant des pailles en bambou, en inox, en verre, compostable, etc. 

    C'est chouette si le marché économique se développe vers des produits réutilisables mais ça reste encore sur le même modèle de surconsommation où tous les articles finiront un jour sur Aliexpress ou chez Action. Clairement, je ne comprends pas qu'on puisse prôner une diminution de la pollution en créant un nouveau segment de marché qui fonctionnera selon exactement les mêmes principes!

    Troisièmement, et surtout, parce que tout ce nouveau marché crée un nouveau besoin pour répondre à un problème dont la solution est simple : n'utilise pas de pailles ! Et arrête de prendre les enfants comme excuse à la consommation de pailles !

    Il y a évidemment des situations particulières, des handicaps ou des maladies qui ne permettent pas de boire facilement au verre. Une paille restera sans doute nécessaire pour certaines personnes et dans ce cas-là, c'est chouette d'avoir des alternatives réutilisables. 

    Mais ce n'est pas l'exemple le plus fréquent que je vois ou que je lis. Et l'excuse la plus courante est celle des enfants : c'est plus pratique pour un enfant de boire à la paille. Mon article sur les trucs écolo pour les anniversaires des enfants m'a clairement fait peur : il n'y a pas une seule photo Pinterest sans paille et pour beaucoup de personnes, c'était vraiment le point compliqué pour la décoration. 

    Alors, soyons clairs, je ne juge pas. Tu aimes les pailles ou tes enfants aiment, pas de soucis et là encore c'est chouette de pouvoir trouver des alternatives non jetables. Mais pourquoi personne n'a jamais souligné le fait que la paille n'était pas un accessoire obligatoire ? 

    Un enfant sait parfaitement boire au verre. Oui il risque parfois de le renverser ou de boire trop vite...spoiler : il apprends, c'est normal ! Quand un enfant commence à manger à la cuillère, c'est un peu le bazar non ? C'est pas pour ça qu'on lui file tout en tube !

    Alors, paille, pas paille, paille réutilisable...

    Bref, si tu es #teampaille c'est super, tu as beaucoup d'option réutilisable aujourd'hui. 

    Shopping : en inox chez Brindilles ou chez GaspaJoe, en bambou chez Hakuna Tata, en verre sur Etsy.

    Si tu es un restaurant, bar, café, penses à demander si la paille est voulu et renseigne toi sur les pailles réutilisables! Personnellement, je trouves que le débat sur les pailles devraient s'arrêter aux portes des fast-food et autres bars, très grands consommateurs de pailles. 

    Si tu continues à utiliser parfois des pailles en plastique...oui c'est pas top mais ne te flagelles pas, n'aie pas honte et ne laisse personne te faire croire qu'il est mieux que toi parce qu'il a une paille en inox. 

    Sinon, tu as le droit de ne pas boire à la paille, de ne pas en proposer à tes enfants et même de rigoler quand ils boivent trop vite et qu'ils se renversent tout dessus ^^

  • 3 trucs écolos ! #1 : les plus importants

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    Une des questions les plus fréquentes que je vois passer est celle de "par quoi je commence". Quand on commence à prendre conscience de son impact sur l'environnement, de l'importance de sa consommation pour sa santé ou de la toxicité de certaines choses, c'est vrai qu'il est complexe de faire des choix : l'alimentation, les produits de beauté, les déchets, les vêtements... On peut vite perdre la tête face à au dilemme de "qu'est-ce qui est meilleur pour l'environnement" et surtout "qu'est ce que je suis capable de faire". 

    Je le redirais jamais assez, on ne change pas de mode de vie d'un coup. Tout ce qu'on risque c'est de se dégouter de trouver ça trop compliqué, trop cher et parfois pas assez efficace. 

    Du coup, j'inaugure une petite série de conseils "3 trucs écolos" qui sera détaillée en plusieurs thèmes : les plus importants, les "alimentaires", les "kids", les "cosmétiques", les plus simples, etc. 

    Bien entendu, il n'est pas question de tout faire mais justement de vous montrer trois gestes différents par thème. A vous de voir après ce que vous pensez réalisable ou ce qui vous tient le plus à coeur. Par pitié, ne vous laissez pas rattraper par les critiques des "pas assez", venant bizarrement souvent des gens proches de vos conceptions. Personne n'est parfait, ne complexez pas, ne vous comparez pas. Les extrémismes ne sont jamais bons, même quand il pense servir une cause juste. 

    Et bien sûr, je serais ravie d'avoir d'autres exemples en commentaires si vous avez des idées, donc lâchez vous!

    Aujourd'hui, j'ai décidé de commencer par le début : qu'est-ce qui a un impact direct et important sur l'environnement. En réalité, notre impact est particulièrement négatif dans certains domaines très peu détaillés sur les blogs. C'est bien joli de faire sa lessive, d'utiliser du savon solide ou d'acheter des pâtes en vrac. Mais globalement, l'impact que cela aura sur l'environnement ne sera positif qu'à très grande échelle et sincèrement, on ne sait toujours pas si cela serait viable à grande échelle. Ca ne signifie pas qu'il ne faut pas continuer mais uniquement qu'il ne faut pas faire la sourde oreille aux choses qui méritent plus d'attention. Et surtout que si tout ce que vous lisez sur le zéro déchet, la cosmétique naturelle, le minimalisme, ne vous tente pas, il y a beaucoup d'autres choses à faire qui auront un impact bien plus grand parfois !

    3 trucs écolos

    #1 Les plus importants 

    Dans une vie moderne classique, qu'est-ce qui a le plus d'impact sur l'environnement et qu'est ce qui permet de limiter de façon importante ces impacts négatifs ? 

    Au niveau planétaire, les causes sont nombreuses malheureusement : exploitation massive des ressources fossiles, mauvaise qualité de l'air et de l'eau, réchauffement climatique, dégradation de la biodiversité, appauvrissement des sols... Face à ces grands défis, on se sent parfois un peu impuissants. Tous les petits gestes écolos participent à limiter la pression sur ces grands problèmes mais il y a des gestes qui ont une importance capitale. 

    1 - Revoir ses moyens de transports

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    Le réchauffement climatique, la pollution de l'air et l'exploitation des matières fossiles devraient nous conduire à revoir nos modes de transports. 

    La voiture : quand elle est indispensable à votre mode de vie, pensez déjà à limiter les trajets inutiles et à les regrouper de façon intelligente. Pensez aussi au covoiturage et aux sites comme BlablaCar. 

    Je vous laisse la réflexion de quelle voiture choisir et surtout le débat diesel/essence/électrique/hybride : cela dépend de votre budget bien évidemment mais si vous le pouvez et envisagez de changer de voiture, posez vous la question et surtout posez-la à quelqu'un de compétent. 

    Deux petites astuces pour utiliser la voiture de façon plus écolo : rouler moins vite (notamment sur l'autoroute) et à vitesse plus constante, et éviter la climatisation au maximum. 

    Les autres modes de transports urbains : le vélo, le bus, le tram, le métro...Bref, il existe tant de mode de transports alternatifs. Réfléchissez à vos trajets, à ce que propose votre ville, aux contraintes de la famille, etc. Parfois, la voiture reste indispensable la semaine mais un autre mode de transports est envisageable le week-end : le vélo pour balader, le bus pour aller au marché, etc. 

    Pour le "coût", le Bon coin ou Emmaüs vous permettra sans doute de trouver un vélo sympa peu cher (n'oubliez pas le casque!) et les transports en commun offrent souvent des tarifs adaptés en fonction de votre âge, situation familiale ou utilisation. Pensez aussi à la location, comme les vélos en libre service dans les grandes villes.

    N'oubliez pas que vous pouvez aussi négocier une indemnité kilométrique si vous allez au travail en vélo !

    En voyage : dès que vous pouvez opter pour le train plutôt que la voiture ou l'avion, vous faites un geste écologique bien plus grand que celui de faire votre lessive maison ! Je sais bien que c'est parfois peu pratique suivant son lieu d'habitation (#maviedanslesudouest) mais c'est aussi souvent plus économique. 

    Pour plus d'infos, on consulte la fiche de l'ADEME pour optimiser ses déplacements

    2- Repenser sa consommation d'énergie à la maison

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    La consommation d'énergie à la maison représente 1/3 de la consommation finale du pays, c'est dire si les choix que l'on fait comptent. Certains changements ne sont accessibles qu'aux propriétaires ou aux salaires plus élevés mais il y a quand même de bonnes habitudes que tout le monde peut prendre

    Isoler : si vous êtes propriétaires ou si vous cherchez un nouveau logement, vérifiez l'isolation et renforcez là si possible. Avant de modifier le type d'énergie que vous utilisez, ça devrait être le premier geste : arrêter de chauffer l'extérieur ! A noter qu'il est important de vérifier l'isolation intérieure et extérieure. 

    Se renseigner sur les types de chauffage : en fonction de vos moyens et de votre mode de vie, il y a peut être un changement de chauffage plus écologique possible. C'est un sujet un peu complexe à aborder, je ferais peut être un article dédié à ce thème. En attendant, il y a des professionnels qui peuvent vous renseigner ! Vous pouvez regarder du côté du bois ou du solaire et sachez que le gaz reste le combustible fossile émettant le moins de CO2 (chaudière gaz à condensation). Et n'oubliez pas de demandez les aides auxquelles vous pouvez prétendre. 

    Voici un site pour comparer les offres en fonction de votre commune et de votre consommation : comparateur gaz et électricité

    Adopter les bons gestes : quand on ne peut pas faire de changements importants, certains petits gestes comptent quand même. Avoir un thermostat qui gère la température entre vos périodes de présence à la maison ou non. Baisser le thermostat d'1°C (en général, 19°C est suffisant), s'il fait vraiment froid, vous pouvez aussi opter pour un gilet ! Arrêtez de chauffer les chambres aussi, même avec bébé ! Côté chauffage de l'eau, privilégier les douches, faire sécher son linge à l'air libre et investissez dans un lave-vaisselle performant.

    Bien sûr, on n'oublie pas d'éteindre la lumières des pièces vides, on opte pour des ampoules basse consommation, on privilégie les heures nocturnes pour faire tourner les machines, on débranche complètement les appareils inutilisés (attention au mode veille)...

    Pour plus d'infos, direction le site de l'ADEME !

    Bref, il faut prendre conscience que le confort de notre vie occidentale à un impact (et un coût) et qu'il convient de le gérer intelligemment. 

    3- Réduire sa consommation de viande

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    Il y aura un épisode de cette série "3 trucs écolos" dédié à l'alimentation, pourtant, je suis obligée de mettre ici la consommation de viande. Sans forcément opter pour un régime végétarien, l'impact écologique de l'élevage impose de revoir sa consommation. N'oubliez pas qu'acheter est un acte important, en orientant vos achats, vous orientez les futurs choix des producteurs et industriels (lentement mais quand même!). 

    Connaître les alternatives : réduire sa consommation de viande et de poisson nécessite de s'interroger sur les alternatives, notamment en apports de protéines. Pas de panique cependant, vous trouverez tout ce qu'il vous faut du côté des légumineuses, céréales et autre alimentation végétale. Investissez dans un bon livre de cuisine végétarienne pour trouver des idées ou fouillez sur internet (l'association végétarienne de France est un bon début par exemple!). 

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    Goûter les simili : si vous êtes vraiment un carnivore, il peut être intéressant de tester des similis : jambon, saucisse, haché en version végétale. Tous ne se valent pas, il faut vraiment les tester ! De quoi échanger facilement les produits animaliers dans les repas de tous les jours. 

    Mes marques préférées : Tartex et Céréal, uniquement en magasin bio (à Pau, à l'épicerie Verte). 

    Se faire des défis : si vous avez encore du mal à enlever les produits animaliers les plus classiques par manque d'idées ou par facilité, vous pouvez tenter de vous lancer un défi pour trouver un peu de motivation.

    Par exemple, programmez certains jours entièrement végétariens ou le weekend si c'est plus simple. Ca peut être aussi plus simple de ne plus en acheter pour chez vous et d'être 100% végétal à la maison ! Là encore, armez vous de livres de cuisine végétarienne pour piocher des idées. 

    Mes préférés : Végétarien facile chez Marabout, Assiettes Veggie de Virginie Garnier chez Marabout et Recettes Végétarienne, collection 3/15 chez Larousse. Mais il y en a des tonnes maintenant donc vous trouverez forcément celui qui vous convient !

    A vous, c'est quoi vos gestes dans ces catégories ? 

    La prochaine fois : #2 Les cosmétiques 

  • Des pistes pour éviter le gaspillage alimentaire

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    Le gaspillage alimentaire, en France, c'est 20kg de déchets par an et par personne, dont 7kg encore emballés. Au niveau mondial, c'est environ 1/3 de l'alimentation qui serait jetée sans être consommée…!! Tout ça a un coût financier, 160€ par personne/par an, soit des milliards à l'échelle de la France. Et encore, on ne comptabilise que le coût direct de l'alimentation jetée et non le coût global d'une production alimentaire qui finit à la poubelle…

    Bref, le gaspillage alimentaire, c'est la cata ! Et finalement, c'est souvent un regret que les gens expriment sans trouver réellement de solutions faciles à appliquer. 

    Je voulais vous donner quelques astuces et pistes de réflexions pour éviter le gaspillage chez vous.

    Avant toute chose, il est essentiel de connaître votre gaspillage : que jetez-vous en majorité ? Des aliments périmés non consommés ? Des restes de repas ? 

    Le BA.BA de la liste des courses

    Faire les courses avec une liste permet d'éviter d'acheter en trop grande quantité et donc de jeter des aliments non consommés. 

    Le must du must est d'allier cette liste de courses à une liste de menu. Réfléchir, même rapidement au repas de la semaine permet de n'acheter que le nécessaire et réduit même les dépenses. Néanmoins, j'ai toujours échoué à la liste des menus chez moi. Trop fastidieux sur le long terme, j'abandonne toujours au bout de quelques semaines par manque de temps, d'idées...

    Mais je baisse pas les bras pour autant ! Soit j'ai assez de motivation pour faire une mini liste des menus avec quelques idées rapides pour me repérer. En général, ça donne : pâtes à la sauce tomate ; soupe ; légumes rôtis ; croque-monsieur... Et autour, je brode en ajoutant les basiques ou en faisant en fonction de ce que je trouve au marché. 

    Soit, je fais une liste de courses...à l'envers ! C'est à dire que j'inscris d'abord ce que j'ai chez moi et je cherche quoi faire avec. Ensuite, j'inscris sur ma liste uniquement ce qui me manque et souvent, il s'agit de produits basiques type beurre, huile, pâtes... La liste à l'envers est un bon truc à faire au moins une fois par mois pour vider un peu ses placards. Vous pouvez même vous lancer le défi d'une semaine sans achat (autre que les produits de premières nécessités) ! Vous seriez surpris de savoir combien de temps on peut tenir en réalité ! 

    Ce mode de fonctionnement me correspond bien car on consomme surtout des légumes et des céréales/légumineuses. Donc je sais rapidement s'il faut que je rachète des lentilles vertes ou du riz. 

    Un dernier conseil, faites votre liste de courses en fonction de l'organisation de votre magasin d'alimentation pour éviter de perdre du temps et d'être tenté par autre chose ! 

    ⇒ faire une liste des menus même rapide

    ⇒ faire une liste de course à l'envers

    Gérer ses courses

    En général, il y a les partisans des "grosses courses" auxquelles s'ajoutent des petites courses ponctuelles et les partisans des petites courses plus régulièrement. Chacun fait comme il peut/veut en fonction de son emploi du temps. Néanmoins, si vous voyez que vous gaspillez beaucoup d'aliments, essayer de faire des courses plus régulièrement. Et si vous avez une alimentation plus végétale, il faudra aussi faire des achats frais sans doute plus souvent. 

    Et si vous faites le marché pour vos légumes/fruits ou autre produits frais, essayez de faire vos courses complémentaires après. Typiquement, je fais le marché le samedi et le dimanche, du coup, je n'achète le reste qu'en début de semaine. Ca me permet d'avoir le temps de finir ce que j'ai le week-end, là où j'ai plus de temps pour réfléchir aux recettes et cuisiner, et de faire une liste de courses ou de repas pour la semaine. Ainsi, j'achète uniquement ce dont j'ai besoin pour la semaine. Et comme on consomme beaucoup de légumes, il arrive que je refasse un tour le jeudi en général, j'ai profite pour acheter ce que j'ai pu oublié. 

    En faisant des courses plus régulièrement, je suis moins tenté de prévoir beaucoup par peur de manquer puisqu'au pire, je ferais une autre course dans la semaine. Et ça me force aussi à utiliser ce que j'ai chez moi et donc à limiter le gaspillage ! 

    Mais si vous ne pouvez faire autrement que les courses une fois par semaine, ça sera alors davantage en cuisine qu'il faudra s'organiser en essayant de cuisiner les choses périssables avant le reste. Et d'avoir toujours quelques trucs faciles pour les fins de semaine : pâte à pizza, sauce tomate, etc.

    ⇒ faire ses courses plus régulièrement et toujours les produits frais en premier

    S'organiser en cuisine

    Là aussi il y a plusieurs écoles : les "j'aime pas cuisiner", les "je fais tout moi-même", les "j'ai pas le temps", etc. Encore une fois, il faut trouver comment adapter votre mode de vie pour éviter de gaspiller. 

    Si vous jetez surtout des aliments non consommés, essayer de mieux gérer vos repas pour consommer en priorité ce qui se périme vite. Rangez votre frigo en fonction : au fond ce qui dure le plus longtemps ; devant, à consommer rapidement. Idem pour vos fruits et légumes, les plus accessibles doivent être les plus périssables rapidement. 

    Si vous avez un peu de temps le weekend, essayer de cuisiner pour le début de semaine avec ce qui se périme le plus vite : des soupes, des tartes, des plats en sauces à réchauffer, etc. Je fais souvent une soupe le dimanche par exemple, j'en congèle une partie et on en mange 2 ou 3 jours ensuite. Vous pouvez aussi cuisiner des féculents, céréales ou légumineuses pour la semaine, ça se conserve très bien et ça vous sauvera les soirs un peu speed.

    Les quantités cuisinées sont très importantes pour limiter le gaspillage alimentaire. Vous avez deux options : soit apprendre à cuisiner les quantités justes. Ce qui implique de savoir gérer les quantités nécessaires par personne, ce qui n'est pas toujours évident. Soit cuisiner en plus grande quantité pour faire deux repas : pour le midi si vous mangez chez vous ou au travail ; pour un autre soir, sous une autre forme. Typiquement, si vous faites des pâtes et que vous êtes toujours du genre à en faire trop, gardez en la moitié que vous cuisinerez le lendemain en gratin par exemple. 

    Enfin, si vous jetez des aliments périmés parce que finalement vous n'avez pas eu envie (ou le temps) de les consommer comme prévu, pensez soit à les cuire, ils se garderont plus longtemps, soit à les congeler pour une autre fois. 

    ⇒ organiser son frigo

    ⇒ cuisiner les justes quantités ou en double

    Inventer des plats de "restes"

    En général, on a pas trop envie de manger les restes. Soit parce qu'il y en a pas assez pour un repas, soit parce qu'on a pas envie de manger deux fois la même chose. 

    Plusieurs astuces peuvent vous permettre d'éviter de les jeter : 

    - la fameuse cuisine des restes : tarte, soupe, pizza, gratin ou pâtes avec les restes d'un repas. D'où l'utilité d'avoir toujours ces bases chez soi pour reconvertir un repas. Si vous ne savez pas cuisiner, faites au plus simple, ajouter des féculents ou faites une pizza ! 

    - un repas au choix par semaine : un soir, chacun mange en fonction des restes et de ce qu'il a envie. Plutôt en fin de semaine quand le frigo se vide par exemple. Les enfants peuvent finir les pâtes ou autres féculents facilement, les restes de poulet rôti pour un sandwich, etc. 

    - donner une seconde vie : du bouillon pourra être congeler pour d'autres plats, des bananes trop mûre un banana bread, des pommes abimées de la compote...

    Par exemple, une grande aberration pour moi : la quantité de pain jeté ! Alors qu'il est si simple d'en faire des croûtons (ou de la chapelure) et que c'est si bon !!!!!

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    Connaître les dates limites de consommation

    On jette énormément de nourriture encore consommable, poussés par les fameuses dates qui nous donnent toujours l'impression de s'empoisonner passé minuit ! 

    Déjà, il faut faire une différence entre la DLUO (date limite d'utilisation optimale) et la DLC (date limite de consommation). La DLUO n'indique qu'une date optimum pour les produits "secs" type céréale, conserves, etc. Les aliments restent consommables après cette date mais plus vous vous éloignez, plus ils perdront en goût, ou texture. La DLC concerne les produits plus fragiles et indique la date après laquelle il est impossible de commercialiser le produit. Vous devez donc respecter cette date pour la consommation...mais pas à la minute!

    Je vous conseillerais de toujours prendre le moins de risques possibles avec tous ce qui est très frais : la viande ou charcuterie achetées chez le boucher (2/3 jours max), le lait frais ou entamé, tout ce qui est cru en général. 

    Fiez vous à l'odeur et l'aspect pour savoir si c'est encore consommable. Pour les oeufs, plongez les dans un verre d'eau, s'il remonte, il n'est plus bon !

    Il ne s'agit pas de prendre des risques mais uniquement d'être conscient des produits les plus fragiles. Tous les aliments en conserves ou secs n'ont pas à être jetés le lendemain de la DLUO !

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