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  • La slow influence

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    Petite saga sur ma réflexion suite à ma reconversion. Je sais que la thématique ne plaît pas à tout le monde, milles excuses mais c'est un peu ce qui m'occupe le plus en ce moment :) 

    Arf, que je n'aime pas ce mot d'influenceuse. Je vous l'avais déjà dit dans cet article, mais, pour moi, c'est une mauvaise traduction du terme anglais "influence" qui se rapproche davantage du fait "influer", c'est à dire "avoir une action sur".

    Mais j'ai beau reprendre chaque personne qui s'adresse à moi avec ce terme, j'ai bien conscience que je brasse de l'air. Je ne vous ai pas encore fait l'article sur ma reconversion professionnelle mais je ne suis plus juriste. Aujourd'hui, mon activité essentielle est l'écriture : de livres (bientôt!!!), de chroniques (Ma petite planète), sur ce blog et sur Instagram. Rien que cet aspect de ma vie crée une influence puisque je m'adresse à du public (vous!). Mais on m'appelle "influenceuse" simplement pour des raisons de chiffres. Ils ne sont pas secrets : ici, vous êtes entre 40 000 et 50 000 chaque mois, sur Instagram, vous êtes plus de 14 000. C'est d'ailleurs assez marrant de voir le changement sur Instagram dès que vous passez la fameuse barre des 10k : je l'ai attendu pour le fameux swipe et pouvoir vous mettre des liens en stories (qui, finalement, sont très peu utilisés ^^) mais je n'avais pas anticipé le changement de visibilité auprès des marques.

    Tous ces chiffres ne sont pas fous, beaucoup de blogs ou compte instagram font bien plus. Mais ils sont suffisants pour être intégré dans la case "influenceuse". 

    J'ai un peu tâtonné au début de ma reconversion professionnelle avec ce terme. Comme je dois bien trouver une source de revenu, j'ai réfléchi à la façon de l'utiliser. Et je suis rapidement arrivée à la conclusion que je ne voulais pas utiliser mon influence pour faire de la publicité, je vous en ai parlé récemment dans cet article. Du coup, je refuse désormais 98% des partenariats et des envois produits. Je perds évidemment une source de revenu et j'hésite encore parfois à me dire que c'est le bon choix.

    Pourquoi ? Déjà, parce qu'il y a peu de diversité dans les modes de fonctionnement d'une "influenceuse". A partir du moment où on entre dans cette case et où on créé du contenu (sur un blog, les réseaux...), on se retrouve dans un modèle de partenariat et de stratégie de gestion. On peut bien sûr décider de ne rien faire de cette influence, en tout cas rien de "professionnel" mais dans la plupart des cas, ça sera un "à côté" d'un autre travail et on diminue donc forcément le temps disponible pour cette partie de notre vie. Avoir un blog, des réseaux actifs, répondre à vos messages, aux mails, etc., tout cela demande beaucoup de temps et devient vite une véritable "activité professionnelle" à laquelle il faut bien raccrocher une rémunération. Et dans la majorité des cas, la rémunération viendra de partenariats divers et nécessitera de professionnaliser aussi sa présence "virtuelle" : avoir un blog optimisé, gérer le référencement, connaître le SEO, savoir utiliser Instagram...bref connaître les codes du métier.

    Et pour ma part, ça m'a complètement démoralisé. Je ne suis absolument pas "professionnelle" dans ce que je fais ici ou sur Instagram. Mon blog est encore hébergé sur une vieille plateforme, je ne connais rien au référencement ou SEO, je n'ai pas de stratégie sur Instagram, je n'ai quasiment jamais de #hastags sous mes photos, je n'ai pas de matériel pour faire des vidéos, je n'ai pas de planning de publications, je ne publie pas aux heures qu'il faudrait et même que parfois, je publie plusieurs fois à  la suite ! Rien que cet article est une mauvaise stratégie puisque ça énerve pas mal de monde toutes ces blogueuses qui parlent de leur métier. 

    Cette baisse de moral ne pouvait pas résolu par un "tant pis, je m'en fiche" puisque ma reconversion s'appuie en partie sur la visibilité que m'offre le blog et mes réseaux. Si je ne veux pas faire de partenariats rémunérés, je dois vivre autrement de mon activité. J'ai donc besoin de cette visibilité, comme n'importe quel autre personne qui professionnalise son influence.

    Le doute s'installe aussi en raison de la thématique de mon activité. Il y a 5 ans, on était peu nombreux à présenter une recette de lessive maison, à parler zéro déchet, écologie et slow cosmétique. Aujourd'hui, tout le monde en parle et il faut donc sans cesse se renouveler et s'améliorer pour rester visible. Honnêtement, je ne peux pas dire que ça ne me touche jamais, c'est frustrant d'avoir des messages me demandant si je connais un bon savon de Marseille pour la lessive, quand j'en parle depuis plus de 5ans, que ça m'a demandé un temps incalculable de travailler ce sujet à une époque où la lessive maison était un vrai truc de hippie ^^ Je sais que si j'avais mieux référencé mes articles, si je répétais plus souvent la recette sur Instagram, si j'avais fait une image spéciale Pinterest...je serais sans doute plus visible sur certaines thématiques.

    La multitude de personnes présentes sur le même thème me fait évidemment douté de la pertinence de ma présence. Qu'est-ce que j'apporte de plus que les autres ? Surtout quand moi je ne sais pas en faire une jolie photo/image/vidéo ? Pourquoi ce que j'abordais il y a des années est désormais visible chez d'autres, nouvelles arrivantes dans la sphère green ? Je sais, ça sonne un peu dinosaure frustré...et ça mériterait un autre article sur ce sujet :)

    Je vous rassure, l'objectif de cet article est bien plus positif : je voulais montrer que l'on peut sortir de ces doutes en se posant un peu sur soi et son activité. Et surtout participer à écrire autre chose que "comment faire pour gagner des abonnés sur Instagram". J'ai compris de toute cette période de doutes et de remise en question, que mon principal problème était de ne pas rentrer dans une case, celle de l'influenceuse qui gère à merveille les aspects techniques, marketing, financiers de son activité. Et qu'il me manquait des modèles alternatifs de présence sur internet.

    Oui tu peux très bien t'en sortir sans avoir de stratégie à ta publication, en ne postant pas forcément tous les jours, en faisant des stories sur un coup de tête ou en montant des projets sans y avoir réfléchi. Je sais très bien que ça ne fonctionne pas pour tout le monde, que j'ai sans doute eu une part de chance ou de bon timing. Mais clairement, je suis bien incapable de vous dire pourquoi je gagne toujours autant d'abonnés par semaine sur Instagram et pourquoi vous êtes toujours ici (merci merci merci). Mais en me posant un peu, je me dis que la comparaison avec d'autres comptes est inutile. Tant mieux si mon modèle fonctionne pour moi, pourquoi chercher à entrer forcément dans une case ? On voit toujours le verre à moitié vide en mode "je ne suis pas aussi pro qu'untel ou untel" alors que sous une autre perspective, on peut aussi estimé qu'en étant moins "pro", on arrive à pleins de choses quand même. Franchement, je pense que je fais tout ce qu'il ne faut pas sur Instagram pour gagner des abonnés. Et ça ne m'a pas empêché de dépasser les 10k et d'avoir un chouette taux d'engagement. Pourquoi je devrais me dévaloriser de ne pas être pro alors ? Tu vas me dire, je pourrais peut-être avoir 20k si je faisais les choses correctement mais j'ai déjà tellement de mal à répondre à tout le monde parfois que je préfère largement augmenter petit à petit. 

    Bref, il y a encore tout à construire mais je voulais montrer que l'on peut avoir une activité "d'influence" sans entrer dans la case "j'élabore une stratégie/je fais des partenariats". Cette case fonctionne très bien pour certaines mais elle est étouffante pour d'autres. Tu peux décider de faire les choses autrement, plus doucement...de la slow influence. 

    Et enfin, oui tu peux trouver d'autres sources de rémunération que la publicité. Je ne vais pas vous cacher que ce n'est pas le modèle le plus rentable et qu'il me faut encore réfléchir à comment ajuster ma vie professionnelle pour m'en sortir financièrement. Je vais aussi essayer de résoudre ce souci de blog/référencement un peu archaïque mais sans devenir une technicienne que je ne suis pas. Et je vais tenter de valoriser un peu plus ce que je fais, en arrêtant de me comparer à celles qui maîtrise les codes (jeu de mot quand tu nous tiens). Je suis fière de partager avec vous des projets comme Santa is Green ou le Gang des tomates. Oui, c'est zéro revenu pour moi mais, tant pis, c'est à moi de trouver une solution à tout ça et pas en me forçant de rentrer dans le seul moule que l'on connaît. Et puis zéro revenu, ce n'est pas tout à fait vrai. L'énergie que j'ai dépensé à faire un blog éphémère sur Noël ne m'a rien rapporté en terme financier sur le moment. Mais ça m'a rapporté en "notoriété" et la notoriété, c'est du potentiel revenu...qui me permet aujourd'hui de travailler sur sa version livre !

    Voilà, c'était un article complètement décousu (ça va pas arrangé mon référencement tout ça!) mais je voulais prendre la parole pour montrer qu'il y a en réalité pleins de façon d'être "professionnelle" et d'utiliser son influence pour en faire un métier, sans forcément rentrer dans une case pré-établie. Tout ça reste finalement très nouveau et je crois qu'il y a de la place pour tout le monde. Même quand on est nulle en SEO ou qu'on refuse de faire de la publicité rémunérée. Si le sujet vous intéresse, je serais ravie d'avoir votre avis évidemment. 

  • Tu fais de la pub ma cocotte !

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    Un article un peu différent aujourd'hui, je vous fait part de ma réflexion personnelle sur la publicité en tant que blogueuse. Ouais, t'as vu, vaste programme !

    Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne tire pas de revenus de mon blog, ce n'est pas mon job à proprement parlé. Je n'ai donc jamais fait de partenariat rémunéré directement par une marque. J'ai par contre accepté de recevoir des produits, parfois pour moi, parfois pour faire des concours pour vous. Toujours choisi soigneusement, ils ont été très rares et m'ont toujours été proposé sans contrepartie. Je pouvais donc en parler (ou pas), quand et comme je voulais. 

    Pourquoi mener une réflexion alors ? Parce que d'une part, ma "communauté" grandit, notamment sur Instagram, et je deviens donc davantage visible pour les marques. Les sollicitations sont plus nombreuses et ma boîte mail devient compliqué à gérer (déjà que j'étais pas hyper bonne en gestion des mails...). Et en 10 ans de blog (#mamieduweb), mes rapports avec les marques ont été très rares, je n'ai donc pas construit ma présence ici ou sur les réseaux autour de ce principe de collaboration. Mais aussi parce que la situation a changé depuis 10 ans, les marques ont désormais bien conscience de l'impact des blogs et réseaux sur leur stratégie publicitaire et les sollicitations deviennent plus nombreuses et plus complexes. 

    Et surtout, parce que je suis en pleine reconversion professionnelle et si je ne veux toujours "professionnaliser" mon blog au sens propre du terme, mes opportunités actuelles se construisent quand même autour. J'avais envie de me poser un peu, réfléchir à mon rapport avec les marques, ce que je voulais faire, ce qui me dérangeait... Peut-être que toute ma réflexion sera différente dans quelques mois mais pour l'instant, j'ai mis tellement de temps à écrire cet article qu'il reflète assez bien ce que je pense à ce instant T. 

    J'ai toujours fait une distinction simple : 

    - un envoi de produit sans exigence particulière est un envoi presse, exactement comme dans une rédaction presse (magazine ou journal). Il ne nécessite pas de rémunération particulière puisque je suis libre d'en parler ou non.

    - un envoi de produit (ou autre) avec des exigences particulières est une demande de partenariat qui nécessite une rémunération : écrire un article, faire telle ou telle photo, participer à une opération de communication de la marque, etc. 

    Sauf qu'aujourd'hui les pistes se brouillent, les marques sont bien plus conscientes de l'impact des "influenceurs" et les mauvaises pratiques (des deux côtés) sont encore trop courantes. J'espère avoir réussi à résumer ma pensée de façon assez fluide, clairement c'est un sujet complexe qui nécessiterait encore deux ou trois épisodes ! Et je précise évidemment que je parle surtout de mon cas personnel et que j'utilise le biais de la "généralité", je sais bien qu'il y a autant de modèles différents que de blogs, c'est pour ça qu'il faut mener sa propre réflexion.

    Ah et oui, si tu t'en fous, tu peux aussi zapper l'article, je conçois que le sujet reste assez personnel et propre au microcosme des gens qui parlent à leurs téléphones ;)

    Pourquoi les marques me contactent ?

    Cette question a été le point de départ de ma réflexion et elle m'a beaucoup aidé. 

    La majorité des marques contactent des "influenceurs" (que ce mot est moche...) justement pour leur "influence" et donc pour toucher leur "communauté". Il y a aussi des marques, notamment les plus petites et les plus jeunes, qui veulent avoir un retour sur leurs produits, par des "experts" dans un domaine. Il n'empêche que dans la majeure partie des cas, il s'agit surtout de toucher des potentiels "clients" dans une communauté déjà bien ciblée et assurer leur présence sur les réseaux sociaux. 

    Il est donc important de garder en tête que les marques, même les plus vertueuses, savent très bien pourquoi elles vous proposent un produit ou une collaboration : pour bénéficier de votre influence et toucher une future clientèle souvent parfaitement adaptée à leurs produits.

    C'est donc un biais publicitaire pour les marques. Une marque "green" aura bien plus d'intérêt à se faire connaître des blogueuses green que de payer (beaucoup plus cher!) un encart publicitaire dans un magazine. Ainsi, il y a un intérêt de "ciblage" évident mais aussi....un aspect budgétaire ! Envoyer un produit coûte bien moins cher que les canaux classiques de la publicité.

    Je ne critique pas en soi cette stratégie, la nécessité de publicité pour une marque est évidente, ce n'est ni bien, ni mal. Mais il faut être conscient que l'on agit dans ce cadre de "vecteur publicitaire" quand on collabore avec une marque.

    Je suis donc un relais publicitaire pour les marques

    Je n'avais jamais marqué noir sur blanc cette phrase. Pourtant, le fait de parler d'un produit ou d'une marque est une publicité. Il y a donc une part de l'activité d'un blog qui est d'être un vecteur publicitaire pour les marques. Parce qu'en raison de votre influence, vous favorisez la notoriété, voir la crédibilité d'une marque et déclenchez dans la plupart des cas, des ventes.

    Et c'est là que ma réflexion commence à être complexe : à partir du moment où on a une certaine "influence" (toute relative dans mon cas hein!), on est un vecteur publicitaire. Même celle qui refuse tous les contacts avec une marque mais qui sont suivies par des milliers de personnes entrent, à mon sens, dans ce cercle de vecteur publicitaire. C'est ce qui impose de choisir avec soin ce dont on parle, c'est une responsabilité.

    Pour ma part, réfléchir à cette question m'a fait comprendre que je ne voulais pas que mon blog ou mes réseaux sociaux soient un vecteur publicitaire. Ou plus justement, je ne veux pas entrer dans la stratégie publicitaire des marques...mais c'est assez compliqué d'y échapper !

    Pourquoi est-ce qu'on accepte de collaborer avec les marques ? 

    Une question que l'on se pose rarement. Evidemment je mets de côté ceux qui collaborent pour remplir leurs placards (et d'une manière générale, j'aborde ici le sujet par le prisme d'influenceurs "éthiques" hein...).

    On accepte généralement de collaborer parce que le produit ou la marque nous intéresse et peuvent intéresser notre communauté. On souhaite aussi participer à promouvoir des produits ou des marques qui correspondent à nos valeurs, notamment dans le cadre des blogueurs "green". Collaborer avec une marque éthique, c'est aussi participer à augmenter sa visibilité dans un monde saturé de publicité pour des marques conventionnelles. Ensuite, cela peut avoir un aspect créatif puisque de nombreux partenariats permettent justement de créer du contenu adapté et donc de s'exercer, gagner en compétence, etc. Cela rejoint l'aspect "créateur de contenu" : si c'est notre métier, on est évidemment intéressé par les projets que peuvent apporter certaines marques. 

    Et est-ce qu'on collabore pour gagner en visibilité ? C'est clairement l'argument le plus courant dans les mails de marques. Sauf que si on vous contacte, c'est que vous avez déjà de la visibilité ! Je ne compte plus le nombre de mails qui mentionnent "on a pas de budget mais vous gagnerez en visibilité", tout en ayant beaucoup moins d'abonnés que moi ^^ Donc non, l'immense majorité des marques veulent gagner en visibilité en utilisant votre influence et non l'inverse !

    Enfin, il y a aussi une part "contenu supplémentaire", qui était un peu à l'origine des partenariats pour les blogs. Dans un format "classique" de blog, recevoir des produits permet aussi de pouvoir tester plus de choses qu'avec nos propres moyens et de renouveler les publications. Je suis moins concernée par ce critère, vu que je parle déjà peu de "produits" en soi mais, évidemment, j'ai le problème classique de la blogueuse minimaliste qui utilise toujours le même shampoing et je ne compte plus les demandes de "est-ce que tu as testé tel produit"? Je n'estime pas être redevable de tester tous les produits sur le marché bien sûr, mais j'avoue que, parfois, je regrette de ne pas pouvoir vous donner mon avis sur plus de choses !

    Pour préciser un peu ma "relation" avec les marques, j'ai réalisé ce petit exercicelister mes différents partenariats et produits reçus. J'ai ensuite souligné leurs points communs, mis de côté ceux que j'avais préféré, ceux qui m'avaient dérangé, ceux que je referais sans problème, etc. 

    En rapide et non exhaustive, j'ai "collaboré" (dans le désordre) avec Le Moly, Greenma, Landmade, Ludilabel, Marius Fabre, Pousse Pousse, l'Echoppe végétale, Le Fer à cheval, Natifs, Sabe Masson, Balzac Paris, Egotopie, Nuoo Box, Ballot Flurin...et j'ai reçu quelques livres ou magazines aussi.

    Le point commun est évidemment la démarche de ces marques ou produits que je souhaitais mettre en avant. Il y a une grande différence par contre entre des petites marques qui souhaitent obtenir plus de visibilité et de plus grandes marques qui ont déjà une stratégie publicitaire bien établie. Je n'ai jamais eu de regrets, notamment parce que j'ai toujours gardé la liberté de pouvoir en parler ou non (ce qui est aussi le cas parfois). Est-ce que je suis contente d'avoir eu des contacts avec ces marques ? Pour la plupart oui, ce fus de belles découvertes et je reste en contact avec la plupart. Est-ce que j'aurais eu connaissance de ces produits/initiatives autrement ? Pour certaines oui, pour d'autres non clairement, soit parce qu'elles étaient encore assez confidentielles, soit parce que je n'aurais pas de moi-même acheté les produits par manque de moyens, soit parce qu'ils vous étaient destinés (concours ou produit que je connais déjà bien comme les box jardinage). 

    Je pourrais encore dérouler ma réflexion sur mes anciens "partenariats" (des envois-presse en majorité) mais je préfère vous partager ma conclusion : la publicité que j'ai pu faire ici ou plus souvent sur Instagram ne me pose pas de problème en soi. Ce sont des produits auxquels je crois et pour beaucoup des marques que j'utilise toujours à titre perso. Je ne pense pas non plus que vous avez ressenti un "trop" de publicité ni une publicité hors sujet. Ce n'est donc pas le contenu qui me "dérange" mais bien davantage le fait d'être aujourd'hui confronté à un choix plus large et de devoir donc entrer pleinement dans la stratégie publicitaire de ces marques.

    Les mentions obligatoires pour les publicités

    Un petit point juridique (malgré ma reconversion, j'y reviens sans cesse!). Collaborer avec des marques impose plusieurs "contraintes" juridiques qui sont encore trop souvent oubliées. 

    Quand on fait des partenariats rémunérées, vous devez évidemment le mentionner expressément : outil publication sponsorisé, les #ad #sponsorisé...tout ce qui vous semble pertinent et visible directement pour le lecteur. Sans cette mention, il s'agit d'une pratique commerciale trompeuse, susceptible d'être sanctionnée. Ensuite, un partenariat rémunéré nécessite, la plupart du temps, un contrat avec la marque afin de préciser les obligations de chacune des parties et les modalités de paiements. Enfin, la rémunération obtenue doit être déclarée dans vos revenus et nécessite souvent la création d'un statut juridique qui peut être incompatible avec certaines professions (coucou la fonction publique). Si jamais ça vous intéresse, je peux remettre ma casquette juriste le temps d'un article sur ces contraintes :) 

    Mais ce qui m'intéresse particulièrement, c'est le cas des simples envoie presse. Là, les obligations juridiques sont plus floues, mais non moins existantes (et déjà bien présentes à l'étranger) : communiquer sur un produit reçu gratuitement doit être mentionné expressément. En toute logique, il n'y a pas de forme particulière et vous pouvez déjà vous contenter de "produit offert par..." mais sachez qu'à l'étranger, de nombreuses législations imposent les mêmes contraintes de mentions que pour les partenariats rémunérés. 

    Pourquoi ces obligations ? Justement parce que vous êtes un vecteur publicitaire ! Une marque ne peut pas envoyer des dizaines de produits gratuitement sans que cela soit ensuite mentionné dans les publications. Ce ne sont pas des avis clients et il faut arrêter de penser qu'une marque envoie gratuitement un produit sans chercher à obtenir votre avis public...et donc votre influence !

    J'ajouterais que certains pays obligent aussi les "influenceurs" a inscrire le fameux #ad dès lors qu'ils parlent d'une marque en la mentionnant, sans avoir reçu le produit gratuitement. Oui, si vous partagez votre marque de shampoing préféré, acheté avec votre argent, mais que vous êtes suivi par des milliers (ou plutôt millions) de personnes, cela revient à en faire de la publicité. Cette pratique peut surprendre mais c'est le revers de "l'influence" : l'impossibilité de déconnecter le fait de parler d'un produit avec les conséquences financières pour une marque. 

    Première conclusion : je ne souhaite pas être un vecteur publicitaire. Mais comment faire concrètement ?

    Refuser les demandes de partenariats sans rémunération

    C'est le seul point facile à résoudre pour moi mais c'est très personnel. Je ne souhaite pas faire de la véritable "création de contenu" et donc tirer une rémunération via mon blog et surtout via les marques*. 

    En pratique, cela signifie que je refuse les partenariats rémunérés mais surtout, je refuse - et explique ce refus - les partenariats non rémunérés qui nécessitent une rémunération ! 

    A partir du moment où une marque me sollicite pour "créer" du contenu et impose des exigences, ce n'est plus un simple envoi presse, c'est un travail ! Cela demande donc un statut, un contrat et une rémunération. Je ne peux pas accepter gratuitement ce que certaines font pour gagner leur vie. Je ferais donc un mail type pour expliquer que la demande nécessite d'être réorientée vers des "créateurs de contenu" avec tout ce que cela implique...

    Beaucoup de blogueuses (ou plus souvent sur Instagram) estime qu'à partir du moment où ce n'est pas leur job, elles peuvent choisir de collaborer gratuitement. Si je comprends la logique, cela concurrence directement celles qui demanderont une rémunération et permet aux marques de continuer à faire de la publicité gratuitement. Soit on accepte uniquement les envois-presse (voir le paragraphe suivant) et on peut le faire sans rémunération, soit on accepte des contraintes de la marque et il s'agit d'un travail.

    Pour ma part, les seuls partenariats que je pourrais accepter en tant que "travail" seraient justement ceux pour lesquels j'aurais envie d'effectuer ce travail : ce que j'appelle les "vraies" collaborations, qui proposent de travailler ensemble et non pas "pour une marque".

    *les raisons qui font que je ne veux pas en tirer de rémunération seraient trop longues à expliquer dans cet article, je vous en parlerais à propos de ma reconversion pro.

    Refuser les simples "envois-presse" 

    Un simple "envoi-presse" doit déjà l'être : comme dans les rédactions presse, les envois n'ont aucune contrainte de publication. Si vous décidez d'en parler, il faudra seulement mentionner que le produit vous a été offert mais cela ne justifie pas (forcément) de rémunération.

    Pourtant, ça me pose aujourd'hui un cas de conscience puisqu'il s'agit quand même d'en faire la publicité gratuitement. Et que contrairement aux rédactions presse, je ne tire pas de salaire de mon "média" (blog et réseaux sociaux).Surtout, ça ne simplifie pas ma gestion quotidienne. Si je pouvais gérer les quelques demandes auparavant, c'est aujourd'hui plus complexe : comment choisir, qui privilégier, quels critères posés ? C'est long, très long, de gérer les mails que l'on reçoit et je préfère utiliser mon temps à vous répondre à vous, qui me lisez !

    Mais la solution "je ferme les portes à tous les envois presse" n'est pas forcément plus simple ! A partir du moment où je partage quelque chose de "marchand" - qui peut donc s'acheter - j'utilise mon "influence" et je créé une opportunité publicitaire pour la marque. La seule solution complètement cohérente serait d'arrêter complètement de vous partager des choses que vous pouvez acheter...ça me semble un poil radical :)

    Et surtout, on pense rarement au fait que cela créé aussi une inégalité entre les "influenceurs" : il y a ceux qui pourront se passer de rémunération directe et de relations avec les marques parce qu'ils ont le temps et l'argent de le faire. Clairement, Instagram n'a pas amélioré la situation, les "influenceurs" qui n'ont pas de blog à tenir sont évidemment favorisés puisqu'ils ont bien moins d'investissement en temps et en argent à fournir. Mais plus largement, c'est aussi pour cela que l'on trouve beaucoup d'étudiants, de freelance ou de personnes travaillant à domicile, puisque le rapport au temps n'est pas le même. Faire avec ses finances et son temps quand on est célibataire et salarié (dans le meilleur des cas), c'est bien plus complexe que si on travaille à domicile, si on fait des études ou si on a un conjoint qui nous épaule financièrement. Bref, je m'égare, mais je voulais juste signaler que l'option "on arrête toutes les relations avec les marques" n'est pas forcément une option très "égalitaire" sur le long terme. 

    Réfléchir à un autre rapport avec les marques

    J'en reviens à la question "pourquoi j'accepte de collaborer avec certaines marques". La seule réponse qui compte pour moi est de vous partager des marques, produits ou initiatives, qui font sens pour moi. Et je n'ai pas envie d'arrêter ce côte "relais" et je n'ai pas de solution miracle malheureusement. Tout ce que je peux faire est de continuer à privilégier le relais personnel - sans rapport avec les marques - et être encore plus sélective dans ce que je peux accepter des marques. A titre personnel, le tri se fera essentiellement sur la "notoriété" de la marque : la grande majorité des mails que je reçois provient de marques qui ont (ou devraient avoir) un budget publicité, je n'ai donc pas besoin de mettre "mon influence" à leurs services. 

    Mais j'ai aussi envie de réfléchir plus largement à cette question. Un média qui fonctionne grâce à la publicité, finalement, c'est le modèle le plus courant dans la presse. Et c'est bien cela qui permet à certaines blogueuses d'en vivre : alterner les partenariats rémunérés avec leurs articles (ou autre) propres, comme un journal alterne articles et encart publicitaire. 

    D'autres questions m'occupent alors : est-ce qu'il est possible de se passer des marques quand on a un blog/des réseaux sur lesquels on parle aussi de produits marchands ? Est-ce qu'il y a d'autres solutions que l'envoi de produits pour faire la publicité d'une marque que l'on veut mettre en avant ?

    Réfléchir à un autre modèle économique

    Enfin, et ce sera ma conclusion, toutes ces questions m'imposent de réfléchir autrement à mon "modèle économique". Parce que la question des partenariats provient essentiellement d'un besoin de financement de l'activité (et du temps) que l'on passe. Collaborer avec des marques, c'est aussi et surtout se rémunérer afin de pouvoir proposer d'autres contenus sans rémunération. Ça ne serait pas "plus simple" pour moi de faire des partenariats rémunérés mais ça me permettrait néanmoins de ne pas avoir à réinventer l'eau chaude pour pouvoir partager toujours autant, voir plus, et quand même payer mes factures !!

    Je ne peux nier le temps et l'investissement que je mets ici ou sur les réseaux, et aujourd'hui, si ce n'est toujours pas mon job, c'est ce qui me permet de travailler à côté, un peu comme "ma carte de visite". Je dois donc trouver un modèle qui me permet de dégager à la fois du temps et de l'argent afin de pouvoir continuer à passer des heures à vous parler des plantations de tomates ^^

    Mais c'est une autre réflexion, qui nécessite un autre article ! 

    Est-ce que ça vous intéresse ces sujets d'ailleurs ou ça serait mieux que je continue face à moi-même ? :) 

  • Mon petit blog, pas mon vrai job

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    Je lis toujours avec plaisir les articles lifestyle écrits autour des blogs : comment gérer son temps ? Comment gérer la monétisation ? Où trouver l'inspiration ? Etc. C'est toujours très instructif de voir comment fonctionnent les autres blogueuses. Si le sujet vous intéresse, Victoria, du blog Mango and Salt, a fait une petite série d'articles où elle donne son point de vue, des conseils avec, comme d'habitude, beaucoup de bienveillance. Mais ce style d'articles se retrouvent aussi sur beaucoup d'autres blogs.

    Le seul "problème", c'est que si je trouve toujours ça très inspirant, le discours n'est parfois pas adapté à ma situation. Non seulement la plupart des articles proviennent de blogueuses "pro" (comprendre celles dont c'est l'activité professionnelle principale) ou encore de blogueuses travaillant dans le milieu de la communication digitale au sens large. Et la grande majorité du temps, les conseils d'organisation ou les retours d'expérience proviennent de blogs "à succès", j'entends par là des blogs qui fidélisent une communauté importante, que ce soit en terme de vues sur le blog ou sur les différents réseaux sociaux. 

    Du coup, si j'aime lire ces différents types d'articles, je ne m'y retrouve pas souvent. Je prends parfois quelques conseils mais la plupart du temps, c'est en complet décalage avec ce que je vis par rapport à mon propre blog. Je me suis dis que ça vous intéresserez alors d'avoir mon point de vue et qu'il parlerait peut être à d'autres blogueuses dans la même situation que moi. Evidemment, je parle de mon propre blog, donc de mon ressenti personnel, de mon mode de vie, etc. Je ne juge personne et n'estime aucune façon de bloguer mieux qu'une autre. 

    J'aimerais juste faire passer le message qu'avoir un blog, pour beaucoup, c'est aussi l'opposé d'avoir un job : c'est non professionnel, pas régulier et non rémunérateur. Et que parfois, c'est très bien comme ça. Je regrette un peu qu'on mette aussi souvent en avant des "gros" blogs, clairement entre un blog-job et un blog-loisir, c'est parfois le combat de david contre goliath : je n'ai pas la même disponibilité, les mêmes connaissances techniques, le même matériel, ni la même possibilité de partenariats. Et on est beaucoup comme ça ! Ca ne signifie pas que je n'aime pas écrire ici, que je ne passe pas un temps tout de même considérable, que je n'essaye pas de vous donner le contenu le plus joli possible, etc.

    C'est quoi un petit blog ? 

    Rien de péjoratif dans ce terme de petit, il fait seulement référence à la portée d'un blog par rapport à un autre. Et évidemment, quand on compare les chiffres, je suis un "petit" blog. Pas un jeune blog, Banana Pancakes existe depuis plus de 10 ans mais a subit plusieurs transformations jusqu'à aujourd'hui. 

    Depuis sa création, j'ai écris plus de 250 articles, créé une page facebook, un compte instagram et twitter. J'ai eu plusieurs partenariats, quelques invitations à des évènements et de chouettes rencontres avec des marques. Mais surtout, j'écris en moyenne un à deux articles par semaine et j'essaye d'être toujours assez présente sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram. 

    Mais je reste un "petit" blog quand on compare aux statistiques moyennes des plus gros blogs, même en restreignant à ceux de la catégorie lifestyle, qui me semble moins fréquentée que celle des blogs mode/beauté. Mes statistiques ne sont pas un secret : j'ai environ 1000 vues par jour, parfois moins, parfois plus ; un peu plus de 2300 abonnés sur Insta et j'en gagne à peu près 100 par mois ; étrangement, la majorité de mes lecteurs viennent de facebook, twitter et pinterest. 

    Néanmoins, un petit blog ne signifie pas un mauvais "taux d'engagement", c'est à dire d'interactions : commentaires, mails, likes, vues de profil, etc. Par exemple, le taux pour mon blog est très correct par rapport à d'autres blogs à la communauté plus grande. En marketing, ça signifie que j'ai moins de "pertes" : une petite communauté mais une communauté active et en croissance constante. 

    Et surtout, surtout, un "petit" blog ne signifie pas moins d'engagement personnel, moins de passion et moins d'activité chronophage...

    Gérer son emploi du temps de petit blog

    En parlant d'activité chronophage, parlons emploi du temps ! C'est bien le point principal pour lequel je ne me retrouve pas dans les articles dont je vous parlais. 

    Ce blog, ce n'est pas mon job. Et je n'ai pas 20 ans. J'ai commencé ce blog pendant ma thèse, donc avec un emploi du temps déjà bien rempli. Puis, j'ai eu ma fille pendant les 2 dernières années de thèse et toujours avec le blog à côté. 

    C'est là que la différence est la plus frappante avec les articles que je lis sur l'organisation : mes heures de "blog" sont forcément reparties sur la semaine, ce qui explique que je ne peux pas publier un article tous les jours. Je pense que le temps passé sur chaque article est sensiblement le même d'un blog à l'autre et il dépend surtout du style d'article. Je rédige certains articles en 2h, d'autres me prennent plusieurs heures sur plusieurs jours. 

    Je rêve devant certains articles d'organisation d'un blog mais c'est à mille lieues de ma propre vie. Et finalement, je pense que c'est éloigné de la grande majorité des blogs ! 

    La première chose à faire quand on a un "petit" blog, c'est donc de bien cerner le temps que vous pouvez y consacrer et ne pas voir trop grand. Ici, j'arrive à prendre quelques heures sur deux demi-journées donc en gros je peux écrire maximum 2 articles par semaine. Et savoir que quand vous voulez vous tenir à un rythme, il faudra forcément faire des "sacrifices". Ils sont largement consentis et j'en suis toujours ravie mais il faut le savoir : un blog c'est chronophage. Je sais que je dois prendre toutes les heures libres que j'ai : j'écris pendant la sieste de ma fille plutôt que de me reposer, je réponds à vos messages pendant mes repas solitaires du midi ou le soir après manger. 

    Je ne dis pas que l'organisation est plus simple quand le blog est un job ou au minimum quand on travaille à la maison. Un blog, pour tout le monde, c'est de l'organisation. Mais dans le cas d'un petit blog, il ne faut pas perdre de vue que ce n'est qu'une partie de votre vie. Mon travail et ma famille passeront toujours avant et parfois cela impliquera de ne pas publier d'article ou d'avoir beaucoup de retard pour vous répondre. J'en suis la première déçue, mais c'est comme ça, c'est mon blog, pas mon job. 

    Les conseils qui marchent pour moi :

    - avoir toujours un carnet ou une appli pour marquer les idées d'articles pour le blog

    - trouver un moment régulier pour tout ce qui est réponse aux mails/commentaires. Ici, c'est souvent le dimanche après-midi, ça me permet d'éviter de trop remettre à plus tard. 

    - trouver un réseau social sur lequel vous serez plus réactif, comme ça, on sera où vous posez les questions les plus urgentes (pour moi c'est Instagram si jamais^^).

    Comment éviter d'être noyer dans le monde des blogs à succès

    On a tous tendance à se comparer non ? Et c'est souvent une mauvaise habitude si on ne sait pas en retirer du positif. Les blogs "pros" sont la plupart du temps plus jolis, avec de chouettes partenariats, des voyages, de nombreux articles, beaucoup de commentaires et de la publicité un peu partout sur internet. De quoi vite se décourager si on se compare !

    Je ne vais pas le cacher, beaucoup de choses ne sont pas faites pour les "petits" blogs. Je rajouterais que c'est encore plus compliqué quand vous n'habitez pas une grande ville pour avoir accès aux différents évènements organisés.

    Prenez Instagram par exemple, j'ai un compte "pro" pour le blog, c'est à dire que je peux voir les statistiques mais comme je n'ai pas "assez" d'abonnés, je n'ai pas accès aux autres fonctionnalités : mettre un lien dans les stories, réponses facilitées aux commentaires, etc. Et je subis aussi l'algorithme d'instagram qui génère le fil d'actualité en fonction des interactions (forcément moins nombreuses sur un petit compte).

    Autre exemple, les articles "links I love" ou plus généralement les sélections coups de coeur font en général la part belle aux blogs à succès. On y retrouve souvent les mêmes blogs, au minium des blogs à succès et la plupart du temps des blogs "pros". Forcément, on peut se sentir parfois un peu lésé, surtout quand ils abordent des thèmes proches des nôtres. 

    C'est là que je dois aborder ce qui m'a sauvé de la comparaison et des moments d'énervement : arrêter de suivre attentivement Hellocoton. Je n'ai rien contre cette plateforme, elle est très pratique pour suivre ses blogs préférés et mon blog est évidemment dessus. Par contre, en tant que "petite" blogueuse, je vais de moins en moins souvent voir les sélections, coup de coeur ou autre. J'apprécie évidemment quand j'y suis mais autant être honnête, ce n'est pas souvent. Au début, je le prenais personnellement, je remettais fréquemment mes articles en question, me demandant ce que je faisais de moins bien. Prenez leur sélection "produits ménagers maison", il y a certains blogs que je ne connais pas, d'autres qui sont "pros" et certains que je connais pour ne pas être des blogs à thématique green. Et évidemment, je n'y suis pas. Mon premier réflexe a été de me dire "punaise mais je suis si nulle que ça?". Les articles "ménage green" sont les plus lus sur mon blog, je reçois chaque semaine des messages sur la lessive maison ou autre et je passe beaucoup de temps à conseiller ou expliquer certaines de mes recettes. Automatiquement, ne pas y être signifiait pour moi que tout ça ne servait à rien...

    C'est là que j'ai réalisé que c'était stupide. Hellocoton n'est qu'une plateforme qui réunit des blogs d'horizons divers. Les sélections dépendent sans doute de beaucoup de paramètres qui m'échappent et dans tous les cas, ça ne signifie pas que le mien est moins bien. Sans doute que ça signifie que je ne fais pas assez ma promotion, que je ne passe pas assez de temps à le mettre en avant...Mais vous savez quoi ? Ce n'est pas grave, je n'ai de toute façon ni l'envie ni le temps de devenir la directrice de com de mon blog. Et je suis toujours aussi contente d'avoir vos messages qui me disent que vous êtes passés à des produits plus naturels pour chez vous. 

    Finalement, je me dis qu'un petit blog, c'est un peu comme du bénévolat. Le mien est un bénévolat "écologique", ma principale motivation est de vous parler d'astuces, de produits ou de marques qui rendent le monde meilleur et l'environnement moins pollué. C'est parfois chronophage, parfois ingrat mais dans tous les cas, ma reconnaissance vient de mes échanges avec vous. Elle ne devrait jamais dépendre de la pub que fait une plateforme de mon blog ! 

    Mon petit conseil est alors de prendre du recul, de chercher l'inspiration chez les autres et non la comparaison. Et d'éviter de trop focaliser sur les statistiques, les likes ou les partages. Ca viendra ou pas mais dans tous les cas, vous écrivez pour partager quelque chose, par pour gagner un oscar.

    Mon point de vue partenariat et rémunération pour un petit blog

    La délicate question des partenariats est rapidement réglée chez moi. Elle semble préoccupée beaucoup de blogueurs, pour savoir comment être le plus transparent possible et le plus clair sur la rémunération, les cadeaux ou autres que l'on reçoit. 

    Pour un petit blog, la question est déjà plus rapidement réglée car les opportunités sont moindres. Mais attention, cela ne veut pas dire que vous n'attirerez pas de partenariat, surtout si vous avez une thématique originale.

    Pour moi, le choix d'un partenariat est clair : 

    - règle n°1 : la demande de partenariat (au sens large) doit correspondre à mon blog donc pour faire simple, entrer dans la catégorie "green". Croyez-moi, ça m'enlève au moins 2/3 demandes par semaines qui sont complètement à côte de la plaque !

    - règle n°2 : je décide. C'est à dire que je n'accepte aucune injonction de la part des marques. C'est radical mais les marques ont vite fait de vous imposer une date de publication, des photos, des publications sur les réseaux... Pour moi, c'est NO WAY. Ce n'est pas mon job, je n'ai rien à "respecter", surtout pas si ça m'impose un rythme qui n'est pas le mien. Si on estime que mon blog peut permettre de faire "connaître" sa marque ou un produit particulier et que je suis d'accord, je le fais à ma manière. Sinon, il y a des agences de publicité ou de communication qui font un travail remarquable ^^

    - règle n°3 : en général, les deux premières règles ont déjà évacué beaucoup de propositions ! Il reste en général des propositions d'envoi de nouveaux produits à découvrir, de collaboration ponctuelles avec des petites marques ou de partage d'infos. Et là, c'est simple, si je pense que ça peut vous intéresser, que je n'aurais pas eu accès autrement à l'information ou au produit, alors j'accepte. C'est par exemple comme ça que je vous ai parlé de la marque Les Sublimes, de Studio Tandem ou ponctuellement de certains produits sur Instagram.

    Pour être honnête, je veux surtout éviter de me transformer en panneau publicitaire. Un exemple tout bête mais quand je vois les articles "routine soin", la grande majorité des produits sont offerts aux blogueuses. Certes, ça fait de belles découvertes pour nous mais ça nous éloigne de la vraie vie. Je veux pouvoir vous montrer des choses à 90% provenant de mon portefeuille parce que ça change tout : on n'achète jamais autant que ceux qui est offert aux blogueuses connues ou pro. Alors certes, je ne vous montre pas 10 nouveaux produits par mois mais sincèrement, votre budget vous permet d'en acheter 10? Je laisse volontiers ça aux blogs pro qui ont le temps de tester et d'écrire sur toutes ces nouveautés. Moi, je suis comme vous, je termine mes produits, j'utilise la même huile végétale pendant des semaines et je réfléchis à deux fois avant de mettre 30€ dans une crème.

    - règle n°4 : une fois que j'ai accepté un partenariat, un cadeau ou autre, vous le savez ! C'est la règle fondamentale (qui se perds même sur les blogs pro...hum hum) : la transparence. Si une marque m'envoie des produits, je vous partage mon avis honnêtement et surtout vous savez que je ne les pas payé moi-même. Légalement, vous êtes obligés de signaler un partenariat et si ce n'est pas le cas pour un cadeau, ça s'appelle de l'honnêteté. Ce blog, ce n'est pas mon job mais ça ne m'empêche pas d'être réglo ! 

    Enfin, saches que rien ne t'empêche de démarcher toi-même certaines marques. Dans ce cas là, vise plutôt des petites marques, des créateurs que tu aimes ou pourquoi pas, des boutiques de chez toi. Tout comme un petit blog, une petite marque n'aura pas forcément le budget ou la célébrité nécessaire pour toucher des blogs plus connus. 

    Pour moi, les partenariats c'est surtout l'occasion de vous parler de chouettes marques ou initiatives que je n'aurais pu avoir autrement. Et faire de la "publicité" pour ce genre de marque est toujours très gratifiant quand je vois que vous êtes aussi contents que moi d'avoir découvert telle ou telle petite marque !

    Ecrire pour soi, partager pour vous

    Last but not least, pourquoi on continue à avoir un petit blog pendant que d'autres ont plus de succès sur les mêmes thématiques ? Je vous avez déjà un peu parlé de ce sujet sur l'article sur l'inutilité. 

    La clé, c'est d'écrire pour vous et d'aimer partager avec d'autres. J'ai peut être moins de visiteurs que d'autres blogs mais, d'une part, ce n'est pas mon job donc je n'ai pas les mêmes contraintes et limites. Et d'autre part, ça n'enlève rien à mon envie d'écrire pour moi d'abord et ensuite pour partager avec vous. J'écris ce que j'aimerais lire ailleurs, j'écris sur une thématique que j'estime importante et j'en apprends toujours beaucoup en discutant avec vous ! 

    Avoir un petit blog qui occupe beaucoup et une vie à côté, c'est forcément faire des choix. Pour moi, c'est faire le deuil d'un joli blog au design plus professionnel ou encore des photos bien plus travaillées. Je ne suis pas une experte en logiciel, je n'ai pas le temps de me former seule, ni les moyens de payer quelqu'un. Et pour les photos, si j'aime faire des jolies photos, je suis finalement limitée : les moments où la lumière est la plus jolie sont souvent des moments où je ne peux prendre le temps de faire photos. Je prends toutes mes photos avec l'iphone et souvent, je suis tellement en retard que je préfère prendre une image sur Pinterest. Je trouve toujours les blogs à succès tellement joli, le fil Instagram parfait et les stories très originales. Mais ce n'est pas moi, je n'ai pas le temps ou l'envie donc pour l'instant, je fais avec les moyens du bord et ça me va très bien. 

    Avoir un petit blog, ce n'est pas forcément vouloir devenir un "gros" blog. Je n'aurais clairement pas le temps de gérer le blog avec le double de mails, commentaires ou questions. Donc je perdrais en proximité avec vous et je cèderais plus facilement à la pression d'une publication régulière sur le blog. 

    Alors oui, un petit blog, c'est tout aussi fatiguant qu'un "gros" blog, avec la rémunération et la "célébrité" en moins. Mais, j'ai pour moi la liberté totale sur mon blog, la faculté de ne rien écrire pendant des semaines si je suis trop occupée, et l'esprit libre des statistiques et des contraintes de "rendement". Si je suis fatiguée, c'est parce que j'ai beaucoup de choses à écrire, que ça me passionne et que j'aime discuter avec vous. Pas parce que je me suis sentie obligée de retweeter 10 fois mon dernier article, de faire une photo en insta storie pour vous dire que j'ai fait une photo sur IG (non mais ce concept...!), ou parce que j'ai encore 10 mails de partenariats en attente ! 

    Longue vie aux petits blogs ♥

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    Je suis petite mais j'ai quand même une carte de visite ^^ (ou comment je galère à expliquer le nom de ton blog!)

  • Revue de Web #1

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    J'inaugure une nouvelle rubrique : la revue de presse ! Des petits condensés de ce que j'ai aimé sur internet : food, DIY, mode, beauté, jolies images, musique... Je vais essayer de vous en faire une par semaine ! Et n'hésiter pas à me dire ce que vous avez aimé ou à me noter de nouvelles choses à découvrir !

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