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écologie

  • L'écologie imparfaite (ou comment il faut bien faire des compromis)

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    J'ai eu envie de poser ici, en quelques lignes, ma vision de l'écologie. Pas comme une excuse à mes imperfections mais plutôt parce que je pars du principe que toute action sera imparfaite. Comme d'habitude, je n'entends accuser personne et j'admire chaque démarche et combat qui va dans le bon sens. Je souhaite uniquement vous amener à plus de tolérance envers les actions de chacun parce qu'en définitive, quoi qu'on fasse, il y aura toujours une part d'imperfection.

    Quand vous tenez un blog dit "green", vous vous exposez à toute une différence de communautés et d'avis sur l'écologie : les zéro déchets, les végétariens, les véganes, les pro-cosmétiques maison, les fashionistas éthiques, les minimalistes, etc. Il est souvent difficile de tout concilier et de satisfaire tout le monde. 

    Je le vois tous les jours dans les commentaires sur le blog ou sur les réseaux (chez moi ou chez les autres!). Chaque personne commente en fonction de ses propres convictions qui ne sont pas forcément les mêmes que les miennes (et les vôtres). J'accepte bien évidemment les critiques, on peut toujours apprendre et s'améliorer.  

    Néanmoins, derrière ces avis ponctuels se cache une certaine idéologie sur la question environnementale et l'écologie au sens large : l'utopie du changement radical à grande échelle.

    Il faudrait tout arrêter, tout changer, tout boycotter, tout modifier... C'était le cas pour mon article sur la pêche : pourquoi améliorer les conditions de pêche quand on pourrait arrêter de se nourrir de poisson ? Il en ira sans doute de même pour mon futur article sur les zoo : pourquoi améliorer leurs conditions alors qu'on pourrait les laisser dans leur état naturel ? Et même pour des sujets plus sensibles : pourquoi prendre une gamme "green" appartenant un groupe de marques conventionnelles ? Pourquoi utiliser un produit qui n'est pas 100% irréprochable ? Cette idée revient souvent dès qu'on parle des "grandes marques" et de leurs efforts écologiques : greenwashing, faire-valoir ou autre, pourquoi on boycotte pas tout simplement ? Bref, la liste est potentiellement très longue !

    Mais dans ces cas là, est-ce qu'on juge "l'utilité écologique" d'un comportement par rapport à notre propre comportement ? A un comportement "possible"? Possible où? En France? En Europe ? Dans le monde ?

    Et puis qui sait nous dire précisément l'impact de tel ou tel choix à grande échelle ? La production énergétique est un bon exemple pour montrer que l'écologie est loin d'être simple. Vous pensez que tout ce qui compte c'est des énergies qui émettent moins de CO2 ? Et le nucléaire alors ? Sur le papier, elle est bien meilleure que le pétrole. Pourtant, les experts sont loin d'être sûrs que c'est un choix "écologique" pour notre avenir ! Et les énergies renouvelables alors ? Pourquoi on est pas au 100% ? Parce que ça coûte cher ma p'tite dame ! Vous êtes prêt à voir votre facture doubler pour avoir une énergie verte les premiers temps ? Et puis, vous êtes prêt à avoir une éolienne à côté de chez vous ? Et les composants qui permettent de produire une énergie renouvelable, vous pensez qu'ils sont fabriqués à base de quoi? Et avec quelle énergie ? 

    Bref, qui a LA bonne solution ? Est-ce qu'en 2017, elle existe seulement cette bonne solution ?

    En général, les critiques viennent de l'idée qu'on ne fait pas assez, ou pas parfaitement parce que au choix : c'est pas fabriqué en France, ça produit des déchets, ça fait souffrir des animaux, ce n'est pas bio, etc. 

    Croyez-moi, j'aimerais pouvoir vous dire pour chaque achat ou comportement du quotidien, ce qu'il faut faire pour être "parfaits". Mais c'est impossible. Pas parce que je n'y crois pas ou que je ne veux pas. Même pas parce que c'est trop cher ou trop compliqué. 

    Parce que chaque choix que l'on fait est issu de compromis

    Parce que le monde dans lequel on vit est lui-même issu de compromis

    J'admire les gens qui défendent corps et âme une cause sans se soucier de la globalité. C'est hyper important qu'il y ait des gens qui défendent leur cause, même lorsqu'elle n'est pas consensuelle. On a besoin de personnes qui prônent l'éthique animal, le zéro déchet, les énergies renouvelables, la cosmétique naturelle, l'agriculture biologique...

    Mais, on a aussi besoin d'arrêter de prôner sans cesse (et sans compromis) un changement immédiat de grande échelle. Ce n'est pas une question d'être utopiste ou réaliste. On peut très bien espérer ce changement, tout en ayant conscience qu'il nécessite une déplacement des forces, des logiques et des habitudes considérables. On doit arriver à souligner les efforts, les initiatives et les discours, même lorsqu'on les trouve imparfaits.  

    Pour moi, on a besoin d'humilité. De poursuivre ses combats, d'avoir ses convictions mais aussi d'admettre que l'on est un être humain plein de complexité, vivant dans un pays privilégié ! Pensez vous que les défis (et les avis!) sont les mêmes sur tous les continents ? 

    Vous savez, on sera près de 9,8 milliards d'habitants sur la planète en 2050. 2050, c'est demain. Je serais tout juste à la retraite, ma fille n'aura pas encore 40ans et la génération née cette année sera trentenaire. 

    On ne peut pas réfléchir de façon isolée. On ne peut pas garder les oeillères de la perfection et omettre de voir tous les défis qui nous attendent. Nourrir ces milliards de personnes, modifier notre production et consommation d'énergies, maintenir la biodiversité qui nous permettra de respirer, protéger les populations soumissent aux catastrophes climatiques, combattre la chaleur qui tuera sans cesse plus de personnes...la liste est encore longue. 

    Alors, il est important de montrer que l'on peut arrêter de manger des animaux, que l'on peut produire moins de déchets, que l'on peut acheter éthique ou consommer bio. Mais aussi que l'on doit arrêter de juger l'imperfection des autres par le prisme de nos propres convictions. Le monde est plus complexe, les êtres humains tous différents et les priorités changent d'un humain à l'autre. On découvre sans cesse de nouvelles techniques, de nouveaux procédés, de nouveaux défis pour la planète qui changent nos perceptions et qui déplacent les problèmes et les solutions.

    Savez-vous calculer l'impact de vos choix pour 9,8 milliards de personnes ? 

    On doit commencer à penser avec le système actuel, injuste et imparfait, pour trouver comment la planète pourra supporter le poids de 9,8 milliards de personnes. 

     

    écologie,humeurs,imperfection,humilité

  • La pêche durable et le label MSC

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    Si vous me lisez depuis quelques temps, vous connaissez mon attachement à l'Océan et à sa protection. J'essaye de mettre en avant de nombreuses problématiques qui contribuent à dégrader les Océans et ses habitants. Je vous ai déjà donné quelques idées pour contribuer à notre petit niveau à éviter la pollution des eaux. Pourtant, je ne vous ai jamais parlé de pêche alors que cette activité a un impact considérable sur l'environnement marin ! 

    J'ai été contacté par le MSC, le Marine Stewardship Council, pour vous parler du label et vous proposer leur box Océan à l'occasion de la Journée mondiale des Océans qui a eu lieu le 7 juin dernier. Bien sûr, au début je me suis dis "olala, la pêche, je vais me faire tomber dessus par la communauté Végane". Et puis je me suis rappelée avoir travailler dessus dans le cadre de mon post-doctorat sur l'économie circulaire et ma position n'est pas aussi radicale que celle qui prône d'arrêter la pêche. Après tout, ici, je parle à tout le monde non ? 

    Allez, fais toi un café et viens on discute poissons ! 

    Alors la pêche, c'est quoi le soucis ? 

    La pêche dans le monde, c'est une personne sur dix qui en dépend pour ses revenus. C'est une ressource de première importance et le produit alimentaire de base le plus échangé au Monde, en priorité depuis les pays en développement. En terme de consommation, on a dépassé les 20kg par habitant au niveau mondial et le poisson (au sens large) reste indispensable pour certaines populations des pays en voie de développement, en raison de leurs apports en protéines, acides aminés, vitamines, etc. 

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    Pourtant, le développement de la pêche occasionne une pression sans précédent sur les Océans. La pêche intensive, l'augmentation des volumes prélevés et l'épuisement de certains stock, la destruction de certains écosystèmes, la pêche illicite...je pourrais continuer longtemps cette liste ! Il y a par exemple le problème du chalutage en eaux profondes ou encore des systèmes de pêche qui occasionnent des captures accessoires d'animaux vulnérables (tortues, requins, etc.). 

    Malgré ce que l'on pense, la question de la pêche durable est aujourd'hui très clairement mise en avant sur la scène internationale. Il y a quelques jours, 48 pays ont ratifié l'Accord international PSMA qui vise à lutter contre la pêche illicite (notamment en interdisant l'accès au marché et aux ports). Plusieurs accords ont eu lieu sur la pêche du thon aussi, tant sur leur pêche durable que sur les conditions de travail dans certains pays, et l'Union européenne renforce en ce moment sa politique sur les quotas de pêche.  

    Mais la question ne pourra pas être réglée par le végétarisme ? 

    Si on arrête d'en manger, ça suffit ? 

    Sincèrement, mon opinion c'est qu'on ne peut pas résoudre les problèmes de la pêche en prônant simplement le végétarisme. C'est sans doute triste mais c'est irréaliste par rapport à la situation de nombreux pays qui en dépendent. Je sais combien ce sujet est sensible pour ceux qui choisissent d'exclure la chair animale de leur alimentation. Mais on oublie un peu rapidement que l'on vit dans un pays où l'on peut choisir facilement son alimentation sans risquer des conséquences sur notre santé. Beaucoup de pays ont encore des difficultés à lutter contre certaines maladies infantiles ou des problèmes graves de malnutrition qui nous semblerait aberrants en France. On oublie aussi que bientôt, on devrait nourrir 9 milliards d'humains sur la planète et qu'à ce titre, les Océans fournissent quantité de nourriture qui peuvent être une alternative à l'élevage intensif terrestre.

    Personnellement, c'est ce que j'essaye de différencier ici, sur le blog, et dans ma vie personnelle. Les choix personnels et les actions que l'on peut mener ou soutenir pour le plus grand nombre. C'est ce qui fait que même si je ne mange plus beaucoup de poissons, je n'ai aucun problème à soutenir des initiatives pour améliorer la pêche. Ou encore si j'estime qu'on peut se passer de viande, il faut tout de même réfléchir à des alternatives pérennes pour l'élevage. Mes choix ne sont pas les choix du plus grand nombre à l'échelle de la planète et mes efforts n'empêchent pas de trouver d'autres solutions pour d'autres modes de vie. 

    J'aimerais aussi souligner que le problème des Océans ne se résume pas à la pêche : la pollution du plastique (ou plutôt microplastiques), les exploitations pétrolières et gazières, l'extraction minière, le réchauffement climatique... Tout ça cause bien des difficultés pour maintenir la qualité des eaux, la biodiversité sous-marine et même une activité de pêche responsable ! A ce titre, arrêter la consommation de poissons mais ne pas se pencher sur le cas du plastique ou de la pollution des eaux (y compris avec notre crème solaire!), est tout aussi utopiste. 

    C'est quoi la pêche durable ?

    Le label MSC offre alors un indicateur intéressant pour favoriser la pêche responsable et durable. Le label propose deux référentiels pour certifier la durabilité des pêches sauvages, en eau douce ou en mer. Il permet la traçabilité du produit, la certification repose sur trois critères : pérenniser les stocks de poissons, minimiser l'impact environnemental et assurer un système de gestion efficace. C'est le seul label qui réponds aux critères de certification de nombreuses organisations internationales dont ceux de l'ONU. 

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    Aujourd'hui, c'est 12% des captures de poissons sauvages proviennent de pêcheries certifiés MSC. Cela semble peu mais le chiffre augmente rapidement et l'organisme note de grands progrès dans la filière. Le label travaille étroitement avec WWF pour améliorer son référentiel. 

    En très bref, vous l'aurez compris, il existe un choix sur le marché d'une filière responsable pour la pêche. Et encore une fois, n'oubliez pas qu'achetez un produit plutôt qu'un autre a un impact considérable à long terme (l'achat vote, j'vous dis!).  

    Alors, si vous consommez du poisson, pensez au label MSC et si vous en avez la possibilité, passez le mot autour de vous ! 

    Plus d'infos sur le site MSC et dans leur dossier presse pour connaître les pêcheries responsables : dossier-presse-0217 (1).pdf

    Et si vous voulez participer à la box Océan, c'est direction Instagram @blog_bananapancakes jusqu'à dimanche. Il y aura même une petite surprise ^^

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  • 3 trucs écolos ! #1 : les plus importants

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    Une des questions les plus fréquentes que je vois passer est celle de "par quoi je commence". Quand on commence à prendre conscience de son impact sur l'environnement, de l'importance de sa consommation pour sa santé ou de la toxicité de certaines choses, c'est vrai qu'il est complexe de faire des choix : l'alimentation, les produits de beauté, les déchets, les vêtements... On peut vite perdre la tête face à au dilemme de "qu'est-ce qui est meilleur pour l'environnement" et surtout "qu'est ce que je suis capable de faire". 

    Je le redirais jamais assez, on ne change pas de mode de vie d'un coup. Tout ce qu'on risque c'est de se dégouter de trouver ça trop compliqué, trop cher et parfois pas assez efficace. 

    Du coup, j'inaugure une petite série de conseils "3 trucs écolos" qui sera détaillée en plusieurs thèmes : les plus importants, les "alimentaires", les "kids", les "cosmétiques", les plus simples, etc. 

    Bien entendu, il n'est pas question de tout faire mais justement de vous montrer trois gestes différents par thème. A vous de voir après ce que vous pensez réalisable ou ce qui vous tient le plus à coeur. Par pitié, ne vous laissez pas rattraper par les critiques des "pas assez", venant bizarrement souvent des gens proches de vos conceptions. Personne n'est parfait, ne complexez pas, ne vous comparez pas. Les extrémismes ne sont jamais bons, même quand il pense servir une cause juste. 

    Et bien sûr, je serais ravie d'avoir d'autres exemples en commentaires si vous avez des idées, donc lâchez vous!

    Aujourd'hui, j'ai décidé de commencer par le début : qu'est-ce qui a un impact direct et important sur l'environnement. En réalité, notre impact est particulièrement négatif dans certains domaines très peu détaillés sur les blogs. C'est bien joli de faire sa lessive, d'utiliser du savon solide ou d'acheter des pâtes en vrac. Mais globalement, l'impact que cela aura sur l'environnement ne sera positif qu'à très grande échelle et sincèrement, on ne sait toujours pas si cela serait viable à grande échelle. Ca ne signifie pas qu'il ne faut pas continuer mais uniquement qu'il ne faut pas faire la sourde oreille aux choses qui méritent plus d'attention. Et surtout que si tout ce que vous lisez sur le zéro déchet, la cosmétique naturelle, le minimalisme, ne vous tente pas, il y a beaucoup d'autres choses à faire qui auront un impact bien plus grand parfois !

    3 trucs écolos

    #1 Les plus importants 

    Dans une vie moderne classique, qu'est-ce qui a le plus d'impact sur l'environnement et qu'est ce qui permet de limiter de façon importante ces impacts négatifs ? 

    Au niveau planétaire, les causes sont nombreuses malheureusement : exploitation massive des ressources fossiles, mauvaise qualité de l'air et de l'eau, réchauffement climatique, dégradation de la biodiversité, appauvrissement des sols... Face à ces grands défis, on se sent parfois un peu impuissants. Tous les petits gestes écolos participent à limiter la pression sur ces grands problèmes mais il y a des gestes qui ont une importance capitale. 

    1 - Revoir ses moyens de transports

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    Le réchauffement climatique, la pollution de l'air et l'exploitation des matières fossiles devraient nous conduire à revoir nos modes de transports. 

    La voiture : quand elle est indispensable à votre mode de vie, pensez déjà à limiter les trajets inutiles et à les regrouper de façon intelligente. Pensez aussi au covoiturage et aux sites comme BlablaCar. 

    Je vous laisse la réflexion de quelle voiture choisir et surtout le débat diesel/essence/électrique/hybride : cela dépend de votre budget bien évidemment mais si vous le pouvez et envisagez de changer de voiture, posez vous la question et surtout posez-la à quelqu'un de compétent. 

    Deux petites astuces pour utiliser la voiture de façon plus écolo : rouler moins vite (notamment sur l'autoroute) et à vitesse plus constante, et éviter la climatisation au maximum. 

    Les autres modes de transports urbains : le vélo, le bus, le tram, le métro...Bref, il existe tant de mode de transports alternatifs. Réfléchissez à vos trajets, à ce que propose votre ville, aux contraintes de la famille, etc. Parfois, la voiture reste indispensable la semaine mais un autre mode de transports est envisageable le week-end : le vélo pour balader, le bus pour aller au marché, etc. 

    Pour le "coût", le Bon coin ou Emmaüs vous permettra sans doute de trouver un vélo sympa peu cher (n'oubliez pas le casque!) et les transports en commun offrent souvent des tarifs adaptés en fonction de votre âge, situation familiale ou utilisation. Pensez aussi à la location, comme les vélos en libre service dans les grandes villes.

    N'oubliez pas que vous pouvez aussi négocier une indemnité kilométrique si vous allez au travail en vélo !

    En voyage : dès que vous pouvez opter pour le train plutôt que la voiture ou l'avion, vous faites un geste écologique bien plus grand que celui de faire votre lessive maison ! Je sais bien que c'est parfois peu pratique suivant son lieu d'habitation (#maviedanslesudouest) mais c'est aussi souvent plus économique. 

    Pour plus d'infos, on consulte la fiche de l'ADEME pour optimiser ses déplacements

    2- Repenser sa consommation d'énergie à la maison

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    La consommation d'énergie à la maison représente 1/3 de la consommation finale du pays, c'est dire si les choix que l'on fait comptent. Certains changements ne sont accessibles qu'aux propriétaires ou aux salaires plus élevés mais il y a quand même de bonnes habitudes que tout le monde peut prendre

    Isoler : si vous êtes propriétaires ou si vous cherchez un nouveau logement, vérifiez l'isolation et renforcez là si possible. Avant de modifier le type d'énergie que vous utilisez, ça devrait être le premier geste : arrêter de chauffer l'extérieur ! A noter qu'il est important de vérifier l'isolation intérieure et extérieure. 

    Se renseigner sur les types de chauffage : en fonction de vos moyens et de votre mode de vie, il y a peut être un changement de chauffage plus écologique possible. C'est un sujet un peu complexe à aborder, je ferais peut être un article dédié à ce thème. En attendant, il y a des professionnels qui peuvent vous renseigner ! Vous pouvez regarder du côté du bois ou du solaire et sachez que le gaz reste le combustible fossile émettant le moins de CO2 (chaudière gaz à condensation). Et n'oubliez pas de demandez les aides auxquelles vous pouvez prétendre. 

    Voici un site pour comparer les offres en fonction de votre commune et de votre consommation : comparateur gaz et électricité

    Adopter les bons gestes : quand on ne peut pas faire de changements importants, certains petits gestes comptent quand même. Avoir un thermostat qui gère la température entre vos périodes de présence à la maison ou non. Baisser le thermostat d'1°C (en général, 19°C est suffisant), s'il fait vraiment froid, vous pouvez aussi opter pour un gilet ! Arrêtez de chauffer les chambres aussi, même avec bébé ! Côté chauffage de l'eau, privilégier les douches, faire sécher son linge à l'air libre et investissez dans un lave-vaisselle performant.

    Bien sûr, on n'oublie pas d'éteindre la lumières des pièces vides, on opte pour des ampoules basse consommation, on privilégie les heures nocturnes pour faire tourner les machines, on débranche complètement les appareils inutilisés (attention au mode veille)...

    Pour plus d'infos, direction le site de l'ADEME !

    Bref, il faut prendre conscience que le confort de notre vie occidentale à un impact (et un coût) et qu'il convient de le gérer intelligemment. 

    3- Réduire sa consommation de viande

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    Il y aura un épisode de cette série "3 trucs écolos" dédié à l'alimentation, pourtant, je suis obligée de mettre ici la consommation de viande. Sans forcément opter pour un régime végétarien, l'impact écologique de l'élevage impose de revoir sa consommation. N'oubliez pas qu'acheter est un acte important, en orientant vos achats, vous orientez les futurs choix des producteurs et industriels (lentement mais quand même!). 

    Connaître les alternatives : réduire sa consommation de viande et de poisson nécessite de s'interroger sur les alternatives, notamment en apports de protéines. Pas de panique cependant, vous trouverez tout ce qu'il vous faut du côté des légumineuses, céréales et autre alimentation végétale. Investissez dans un bon livre de cuisine végétarienne pour trouver des idées ou fouillez sur internet (l'association végétarienne de France est un bon début par exemple!). 

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    Goûter les simili : si vous êtes vraiment un carnivore, il peut être intéressant de tester des similis : jambon, saucisse, haché en version végétale. Tous ne se valent pas, il faut vraiment les tester ! De quoi échanger facilement les produits animaliers dans les repas de tous les jours. 

    Mes marques préférées : Tartex et Céréal, uniquement en magasin bio (à Pau, à l'épicerie Verte). 

    Se faire des défis : si vous avez encore du mal à enlever les produits animaliers les plus classiques par manque d'idées ou par facilité, vous pouvez tenter de vous lancer un défi pour trouver un peu de motivation.

    Par exemple, programmez certains jours entièrement végétariens ou le weekend si c'est plus simple. Ca peut être aussi plus simple de ne plus en acheter pour chez vous et d'être 100% végétal à la maison ! Là encore, armez vous de livres de cuisine végétarienne pour piocher des idées. 

    Mes préférés : Végétarien facile chez Marabout, Assiettes Veggie de Virginie Garnier chez Marabout et Recettes Végétarienne, collection 3/15 chez Larousse. Mais il y en a des tonnes maintenant donc vous trouverez forcément celui qui vous convient !

    A vous, c'est quoi vos gestes dans ces catégories ? 

    La prochaine fois : #2 Les cosmétiques 

  • L'amour, c'est écolo ?

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    Etre amoureux, est-ce que c'est écolo ?  

    A première vue, non pas vraiment. Dans la phase de séduction amoureuse, on consomme et on dépense. On achète quantité de fleurs coupées pour démontrer ses sentiments, des cadeaux toujours un peu superflus, une nouvelle robe pour le prochain rendez-vous amoureux et peut être même qu'on aurait bien besoin de ce nouveau rouge à lèvres...

    A force d'être amoureux, un jour, on décide d'emménager ensemble. Et là encore, ça en fait des achats, des déchets et de la consommation d'énergie ! On a deux voitures et bien trop la flemme d'investir dans des vélos. Oh et tiens, on va à Ikea cherchait des nouveaux verres (comprendre "on reviendra avec le coffre plein"). Bien sûr, on continue toujours à offrir des fleurs, des cadeaux...qui finissent parfois au fond du placard (quelle idée aussi d'acheter un cadeau sans suivre notre wishlist Pinterest!). Ben oui, parce qu'il y a l'anniversaire de rencontre, du premier baiser, du mariage, la saint valentin, Noël, la saint Amour (oui oui ça compte)... Et puis souvent, la vie à deux complique la cuisine et les achats alimentaires. On a pas toujours les mêmes goûts, les mêmes envies ni les mêmes principes de consommation (chérie, tu entends quoi par "plus de viande"? Ca compte le saucisson?). 

    Et puis un jour, à force de dormir ensemble sans pyjama, on finit par faire un bébé (bande de coquins!). Alors là, je vous fait pas de dessin. C'est couches jetables, lait de vache, 35509 tonnes de vêtements (tu comprends un bébé ça se salit) et des "oh regarde ce petit-jouet-avec-lequel-il-ne-va-jamais-jouer comme il est joliiiiiii" ! Un bébé, c'est bien connu, c'est pas écolo ? 

    Et ça encore, c'est quand tout va bien ! Parce que l'amour c'est aussi des disputes ! Casser des assiettes, c'est pas du tout écolo (ou alors faut vous mettre à la mosaïque). En plus, il faudra racheter des fleurs, des cadeaux ou autre pour se faire pardonner...à moins que ça se passe sous la couette et là, je vous renvoie au paragraphe précédent...

    Bref, à première vue, l'amour, c'est vraiment pas écolo...

    Mais ça, c'est parce qu'oublie que l'amour c'est bien plus que tout ça.

    Au départ, être amoureux, c'est fabriquer tout un tas de petites molécules qui vous rendront plus joyeux. Et le bonheur, c'est connu, c'est mieux que les vitamines ! Ca lutte tout seul contre les microbes l'amour, c'est même mieux que le doliprane pour les migraines (désolée, ça ruine la meilleure excuse au lit ^^). L'amour au début, c'est des semaines de passion où on pas vraiment envie de sortir/manger/acheter. C'est hyper économe la passion ;) 

    Ensuite, habiter ensemble, finalement, c'est de l'économie collaborative à petite échelle. Vous partagez la télé, le lit, le canapé...deux fois moins d'achats et un usage partagé des choses (oui la douche à deux aussi c'est hyper écolo...mais pas toujours pratique). Et l'amour, c'est aussi pouvoir baisser le chauffage parce qu'on pourra coller nos pieds froids sur notre amoureux. Et 1°C de moins en écologie, c'est énorme !! 

    Ah, et la question des bébés. Oui un bébé, à priori c'est pas franchement écolo. Mais en réalité, demandez aux jeunes parents autour de vous, c'est aussi souvent le moment déclencheur où on se dit qu'on aimerait consommer mieux pour bébé ("chérie, tu savais que le E278 c'est hyper mauvais pour bébé, ils l'ont dit hier à M6"). On s'intéresse au bio, aux compositions des produits, etc. Et puis, généralement, un bébé ça freine considérable les achats personnels des parents, les sorties et les vacances (on est pas fatigués, on économise, c'est pas pareil!!). Si j'ajoute que les vêtements et les jouets s'entassent, c'est généralement le moment où on se lance dans la revente et les vide greniers !

    Mais en vrai, l'Amour, c'est pas que des fleurs, des cadeaux et des contraintes. 

    C'est trouver une façon d'être heureux à deux. C'est partager des envies et des projets. Un enfant, ce n'est pas non plus qu'une montagne de couches et des achats inutiles. C'est placer un espoir dans la génération future et connaître un amour viscéral qui dépasse tout le matérialisme de notre société.

    L'Amour, c'est s'inquiéter ensemble de l'avenir. C'est apprendre à vivre avec quelqu'un de différent, accepter de regarder avec les yeux de l'autre. C'est plein de petits efforts au quotidien, c'est des ratés et des échecs mais c'est l'évidence que ça sera toujours mieux à deux ♡

    Chez moi, l'Amour, c'est entendre ma fille de 3 ans demander à son papa pourquoi on a changé de machine à café et qu'il répond "ah ça c'est ta hippie de mère, tu sais. On limite les déchets ma poulette !". Ou quand il revient des courses où il me raconte avoir expliqué à une mamie qu'on faisait notre propre lessive. Quand il me dit sérieusement qu'il pense arrêter de manger de la viande après avoir vu le documentaire Beyond the flood (pendant environ 30sec mais c'est déjà ça). C'est quand il teste sans râler mes recettes végétariennes et qu'il redemande des croquettes de millet. 

    Bref, l'Amour c'est peut être pas complètement écolo mais à deux, on affrontera plus facilement tous les défis que nous réserve la planète ♡

    ps : il est aussi possible d'offrir des plantes en pot ou demander des fleurs non emballées ; offrir des cadeaux immatériels et enfin, si vous n'êtes pas prêts à vous lancer dans les couches lavables, il est aussi possible d'être amoureux ET de se protéger ;) 

    Ah et Bonne Saint Valentin à vous ♡

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