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Maison

  • Gang des tomates - Conserver les graines

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    Alors le Gang des tomates, tout se passe bien ? Je ne vous cache pas que la saison a été compliquée, la faute aux canicules et aux grosses variations de température.

    Néanmoins, il reste quelques étapes avant de faire le bilan de cette saison et aujourd'hui, on va parler "récolte des graines" !

    Si tu as pris soin de ne pas utiliser des graines hybrides, les fameuses F1, les graines des tomates sont tout à fait reproductibles et il n'y a rien de plus simple de les récolter. Allez, c'est parti par étapes !

    Etape 1 - Récupérer les graines

    Pendant la préparation de votre salade de tomates, récupérez le maximum de graines, en veillant à noter quelque part la variété choisie. Inutile de les rincer, il suffit de les mettre dans un verre ou une coupelle d'eau pendant 2 à 3 jours. Cette étape servira à pouvoir retirer la gélatine qui entoure les graines.

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    Etape 2 - Rincer et sécher les graines

    Au bout de 2/3 jours, l'eau est trouble et la gélatine se désagrège. Il faudra ensuite bien rincer les graines dans une passoire fine en frottant légèrement pour faire disparaître toute la gélatine.

    Les graines sont prêtes pour l'étape du séchage : disposez-les sur un torchon ou une serviette (évitez le papier ou l'essuie-tout qui risquent de coller) et faites-les sécher à température ambiante dans l'endroit chaud et aéré. Evitez de les mettre en plein soleil mais il faut les faire sécher rapidement. N'hésitez pas à les bouger un peu pendant le séchage. Temps approximatif : 24h à 3 jours.

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    Etape 3 - Conserver les graines

    Une fois les graines bien sèchent, il suffit de les conserver dans une petite pochette, petite boîte, etc. et de ne pas oublier de marquer la variété et l'année. Les graines se conservent plusieurs années sans soucis si elles sont stockées à l'ombre et à l'abri de l'humidité. 

    Pour l'occasion, j'ai fait des petites enveloppes maison, vous trouverez beaucoup de tuto sur internet.

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    Voilà, c'est facile non ? De quoi conserver toutes vos graines de tomates pour la saison prochaine ! N'hésitez pas à inscrire des recommandations sur chaque sachet, avec ce que vous avez pu observer cette année. Et évidemment, ce pas à pas fonctionne pour la grande majorité des graines !

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  • Les dérives du marché de l'occasion

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    Le marché de l'occasion est en plein essor. Les sites de vente d'occasion ne cessent de se multiplier et les géants du secteur attirent déjà des millions de visiteurs chaque année. Selon plusieurs études, un tiers de consommateurs ont acheté un vêtement d'occasion en 2017. D'une manière générale, la dynamique de ce secteur tient à la prise de conscience écologique ainsi qu'aux économies que permettent les achats d'occasion.

    D'un point de vue écologique, se tourner vers l'occasion plutôt que d'acheter systématiquement des objets ou vêtements neufs est une très bonne idée. Acheter de seconde main permet de ne pas générer une nouvelle production, d'éviter des déchets et de favoriser l'économie collaborative.

    Pourtant, l'idéologie derrière ce nouveau marché est loin d'être aussi simple, notamment pour les vêtements. Il y a encore peu d'études sur le sujet et donc peu de chiffres. Mais on connaît les nombres de ventes annuelles en occasion et on sait que c'est un marché à la croissance très rapide. Alors, quand tout le monde sacralise l'achat d'occasion, pourquoi est-ce que je vous parle de dérives ? 

    Un modèle bancal

    On le rappelle peu mais si ce marché est en plein essor, c'est surtout parce que notre modèle de société a crée la "fast-fashion" et la surconsommation de biens matériels. La mode est devenue jetable et éphémère. Désormais, on porte un nouveau vêtement en moyenne 35 jours dans sa vie.

    C'est donc parce qu'il y a des millions de vêtements non portés que l'offre est gigantesque. Le marché de l'occasion est ainsi un marché parallèle qui n'existe que parce que le marché de la surconsommation est encore aussi vivace. On peut trouver des milliers de pulls d'occasions parce qu'on en achète encore des milliers de pulls neufs !

    Certes, l'achat d'occasion est censé reporter sur cette filière un acte d'achat neuf. L'objectif serait ainsi, à terme, de faire diminuer les achats neufs afin de baisser les nécessités de production. Mais non seulement cet objectif est forcément réalisable sur un très long terme mais il est loin de se vérifier.

    L'occasion fast-fashion

    Vendre d'occasion devient parfois un moyen de racheter plus rapidement de nouveaux vêtements ou de se déculpabiliser d'un mauvais achat.

    La nouvelle publicité pour le célèbre site de vente d'occasion résume parfaitement la situation : "vends ta robe aussi vite que tu changes de style". L'occasion devient un marché de surconsommation parallèle, pour acheter tout autant, à moindre coût et sans culpabiliser.

    Comme l'occasion a "bonne presse", on arrive plus facilement à acheter des vêtements ou objets non nécessaires, renforcé par les prix attractifs du secteur. Et si jamais l'achat est une erreur, ce n'est jamais grave puisqu'on pourra le revendre sur le même site. Il est très compliqué de trouver des chiffres sur ce type de dérive mais il est évident que les sites d'occasion ont ouvert un nouveau mode de consommation, pas forcément plus durable. Si un vêtement reste dans la boucle de l'occasion, l'impact sera minimisé. Il est complètement mis à mal si la revente de vêtements d'occasion a pour objectif d'acheter plus de neufs, tout aussi peu durables pour les revendre ensuite. Les sites d'occasion deviennent un marché parallèle où l'offre et la demande constante ne sont pas forcément au service de l'écologie.

    Production de déchets

    Ensuite, la production de déchets générée par les achats d'occasion est sans aucun doute largement sous-estimée. Tout utilisateur d'un des sites d'achats d'occasion a sans doute fait l'expérience de la quantité astronomique d'emballages utilisée par les vendeurs. La réutilisation et l'optimisation des colis sont loin d'être toujours un réflexe. Certains vendeurs réalisent tellement de vente qu'ils sont obligés d'acheter de nouveaux emballages, n'optimisent pas forcément l'espace ou sont loin de privilégier les échanges en local. 

    Enfin, à cela s'ajoute l'incroyable voyage que l'on fait vivre à nos vêtements, d'un bout à l'autre de la France, parfois plusieurs fois, rajoutant des points au bilan carbone déjà lourd de l'industrie de la mode. Il serait extrêmement complexe à calculer mais un vêtement d'occasion qui repasse plusieurs fois sur un site de vente pour être vendu dans des villes différentes a évidemment un impact en terme de transport. 

    Alors, on arrête d'acheter d'occasion ?

    Non évidemment ! Acheter d'occasion reste un bon réflexe mais, comme pour tout, il ne faut pas oublier que l'écologie ne prône pas en priorité "d'acheter différemment" mais bien "d'acheter moins".

    Avant un achat d'occasion en ligne, il est bon de se demander si on aurait acheter le même article au prix neuf, si on l'achète pour répondre à un besoin, etc. De mon avis strictement personnel, il est impossible de se lancer dans la vente/achat d'occasion en ligner sans avoir déjà fait un petit cheminement dans le minimalisme, notamment pour les vêtements. L'idée est alors de chercher en priorité des choses dont vous avez besoin et non d'aller sur les sites à la recherche d'une bonne occasion. Et de toujours privilégier des achats durables (matières, qualité...) qui correspondent à votre garde-robe. 

    N'hésitez pas de demander au vendeur si vous pouvez faire un échange en direct ou s'il peut optimiser le colis.

    Enfin, n'oubliez pas que l'on peut acheter beaucoup de choses d'occasion...localement ! Les vide-greniers, dépôts-vente, Emmaüs, proches, etc. Cela limite les emballages, le transport et vous permet de voir en vrai ce que vous achetez. N'oubliez pas aussi que revendre d'occasion, c'est bien, mais qu'il est tout aussi bénéfique à la société de donner à des associations qui en feront un bon usage. 

    Pour finir, une petite note d'humour, si vous ne connaissez pas, je vous conseille le compte Instagram @lescassescouillesdevinted, recueil incroyable des perles du célèbre site.

    *cet article reprend ma chronique dans la République des Pyrénées, que vous pouvez retrouver après parution sur le blog

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  • Gang des tomates - Au potager

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    Le mois de mai signe la dernière étape pour les plants de tomates. Après les semis et le repiquage, il est l'heure de placer vos plants dans leur endroit définitif pour l'été. 

    N'hésitez pas à aller faire un tour sur Instagram (@julie_pancakes), je vous ai détaillé la plantation en vidéo IGTV.

    Quand mettre les tomates en extérieur

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    Un plant peut être transféré en extérieur dès que les températures nocturnes passent au-dessus des 8°C. Suivant la région, la période va de fin avril à mi-juin. En général, il est conseillé d'attendre les Saints de glaces, période du gel de printemps. Cette année, la période va du 11 au 13 mai. Il est important de savoir patienter, vos plants peuvent rester tranquillement dans les godets en attendant que les températures remontent. Les mettre en terre trop tôt et leur faire subir du gel à ce stade aura des conséquences importantes : croissance stoppée, maladie...

    Un plant est prêt à être planté dès qu'il mesure 10/15 cm et qu'il dispose de plusieurs tiges (3 ou 4) en plus de la tige mère (la tige principale du milieu). Au passage, il est tout à fait normal que les cotylédons sèchent, jaunissent ou tombent, vous pouvez les enlever sans soucis.

    Enfin, il faudra endurcir vos plants avant de les planter en extérieur. En effet, vos plants sont habitués à l'intérieur, à des températures plus élevées et avec moins de variation. Il faudra alors les sortir en extérieur, petit à petit, pendant la semaine précédente la plantation en extérieur. En générale, il faut les sortir quelques heures le premier jour, puis un peu plus, jusqu'à les laisser toute la journée. Pour que ce soit plus simple, je les sors en journée pendant 3 jours, en veillant à les sortir pas trop tôt et à les rentrer bien avant la nuit. Puis je les laisse dehors, nuit et jour, les 3 jours suivants. Les plants le supportent bien chez moi parce qu'il n'y a plus trop de variations entre les températures mais n'hésitez pas à aller plus doucement chez vous. 

    Dans tous les cas, les plants doivent avoir passer 24/48h dehors, à l'endroit où vous allez les planter avant de les installer en terre.

    Conseils Achats en jardinerie

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    Pour tous ceux qui souhaitent rejoindre le gang des tomates après l'étape des semis, il est tout à fait possible d'acheter des plants directement à installer en terre. Privilégiez les pépinières ou producteurs locaux, où vous pourrez bénéficier de pleins de conseils en fonction des variétés. Si vous optez pour les jardineries, essayez d'y aller le vendredi ou samedi matin, moment où les plants sont arrivés et vous aurez plus de choix. 

    Pour choisir vos plants : optez pour des plants pas trop grands (15cm environ), avec des feuilles bien vertes, non tachées et une tige mère bien droite. 

    Laissez-les toujours 24/48h à l'endroit où vous allez les planter, en extérieur, afin de les habituer et de les endurcir à votre environnement.

    Où et avec quoi planter les tomates 

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    Les fleurs de tomates qui vont sécher et tomber pour laisser la place aux fruits.

    Je le répète toujours mais vous n'avez pas besoin d'avoir un jardin pour faire pousser des tomates ! Les tomates cerises poussent très bien en pots et les bacs permettent d'accueillir des tomates sur un balcon. Si votre appartement est bien ensoleillé, vous pouvez même tenter de garder un plant de tomates cerises en intérieur. L'avantage des tomates est qu'elles n'ont pas besoin de beaucoup de profondeur, elles s'accommodent très bien de la culture en pots.

    Dans tous les cas, les tomates ont besoin de l'endroit le plus ensoleillé de chez vous. Veillez toujours à privilégier le soleil de mi-journée, plus chaud que celui du matin ou du soir.

    Les plants de tomates grandissent beaucoup et vont s'étendre, il faut veiller à leur laisser de la place. L'espacement classique est de minimum 50cm entre les plants et 70cm entre les rangs. Mais ces distances valent pour un potager de jardin de taille classique. Pour un petit potager carré, en pots ou petits espaces, vous pouvez diminuer par deux les distances. Mais attention, plus vous allez serrer les plants, plus ils risquent de se gêner et d'attraper des maladies. 

    Enfin, il faut veiller aux compagnons de vos plants de tomates. Certains légumes ne sont pas du tout copains au potager, tandis que d'autres s'entraident ! Il y a plusieurs versions, n'hésitez pas à aller chercher par vous-même, je vous liste ici ce que j'ai validé chez moi.

    Plantes ennemies, à éviter à proximité des tomates : 

    Pommes de terre ; fenouil ; haricots ; concombres.

    Plantes amies : 

    Ail ; Oignons ; Carottes ; Radis ; Laitues ; Poireaux

    Plantes qui aident les tomates : 

    Basilic, Persil, Bourrache ; Capucine ; Oeillets d'Inde

    Pour favoriser une bonne croissance de vos plants de tomates et optimiser l'espace, il est intéressant de planter quelques pieds de persil ou basilic entre vos plants mais aussi des laitues ou radis, qui prennent peu de place et aiment l'ombre des feuilles de tomates.

    Marche à suivre pour la plantation

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    Rien de compliqué, la plantation ne nécessite pas de compétences particulières ! Je vous fais la marche à suivre, étape par étape, à vous d'adapter en fonction de votre environnement.

    Le nécessaire : du terreau (plutôt potager si possible), du paillis (lin, chanvre, foin...), du compost ou fertilisant ou purin d'ortie, un tuteur et des liens pour attacher.

    1. Préparer les plants : mettez les plants dans une bassine d'eau pour les hydrater au maximum et faciliter leur sortie des godets.
    2. Préparer l'espace de plantation : faites un trou bien profond dans la terre et déposez au fond un peu de compost, fertilisant ou purin d'orties. Cela va protéger vos plants et aider leur croissance au début. 
    3. Planter : enlevez délicatement votre plant du godet et placez le plant au fond du trou, de travers, jusqu'au maximum des petites racines en formation (les poils blancs sur la tige). Le fait de planter de travers va permettre de fabriquer le plus de racines possibles.
    4. Remettre droit : tenez la tige droite et remplissez la terre autour en tassant légèrement. Placez directement le tuteur le plus proche possible de la tige mère afin de ne pas casser les racines plus tard. Vous n'êtes pas obligés de l'attacher tant qu'il tient bien droit. Arroser copieusement. 
    5. Pailler : couvrez le sol avec du paillage pour protéger le sol, vos plants et limiter l'arrosage.

    L'essentiel est d'y aller avec douceur et de bien enfouir le maximum de racines. Eviter de planter en plein soleil à midi aussi, il est préférable de planter le matin ou le soir. N'hésitez pas non plus à bien arroser après la plantation.

    Dernier conseil : ne serrer pas trop vos plants sur le tuteur. Il faut juste soutenir la tige mais éviter d'abîmer la tige en serrant trop fort. 

    S'occuper des plants de tomates 

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    Il n'y a qu'une seule règle d'or pour avoir un plant en pleine forme : ne jamais arroser les feuilles ! En effet, le plus grand danger pour vos plants est les champignons, dont le Mildiou, qui se développent avec l'humidité. L'arrosage ne doit se faire qu'au pied des plants et il faudra bien surveiller en cas de pluie continue. 

    Le reste du temps, plus vous laissez vos plants tranquilles, mieux ils se porteront !

    Arrosage : comme souvent au potager, privilégier un arrosage copieux mais moins fréquent afin que les racines apprennent à puiser loin dans la terre. Avec le paillage, l'arrosage s'espace beaucoup, regardez d'abord dessous, au niveau de la terre, s'il faut vraiment arroser. N'hésitez pas à investir dans un pluviomètre (5€ environ en jardinerie) pour vérifier la quantité d'eau de pluie qui est tombée et ainsi éviter d'arroser en plus. Le signe qu'il faut surveiller pour savoir si le plant manque d'eau : les feuilles qui tombent vers le bas.

    Taille/gourmands : la tradition veut qu'il faut enlever les "gourmands", ces tiges qui poussent aux aisselles de la tige mère, afin de favoriser la croissance de fruits plutôt que de feuilles. Loin de moi l'idée de remettre en cause des années de tradition, mais ce geste vaut davantage dans un grand potager, voir en agriculture. D'une part, n'oubliez pas qu'une plante grandit et fabrique ses fruits grâce à la photosynthèse. Et celle-ci se réalise grâce aux feuilles ! Plus vous enlevez les feuilles, notamment au début, plus votre plant aura une croissance lente. D'autre part, enlever ces gourmands causent une cicatrice à la tige qui sera une porte d'entrée aux champignons. 

    Moralité des gourmands : si vous pouvez, laissez-les au maximum. En général, j'enlève ceux qui sont les plus bas ou s'ils grandissent trop sur le côté et gênent un autre plant. Mais enlevez-les toujours en début de journée, quand il ne pleut pas et sans arroser en suivant. Enfin, n'en enlevez jamais plusieurs d'un coup, laissez à votre plant le temps de cicatriser. 

    Pour la taille, laissez votre plant grandir ! En général, on taille à partir de 4/5 branches parallèles porteuses de fruits et quand le plant mesure 1m. Mais attendez bien que votre plant soit grand, laissez le tranquille au début et vous pourrez mieux voir ce qu'il faut tailler. Par contre, veillez à enlever les tiges jaunes ou trop basses qui tombent sur le sol, afin d'éviter les maladies.

    La plupart des maladies peuvent s'éviter si vous veillez à l'arrosage et évitez de trop tailler vos plants. La prévention marche toujours mieux que les soins à apporter en cas de maladies. Surveillez toujours vos plants mais laissez-les tranquilles.

    Combattre les maladies

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    Les signes qui doivent vous alerter : les feuilles qui restent recourbées, les feuilles avec des tâches noires ou blanches. 

    La principale maladie des tomates est le champignon Mildiou. Il se repère sur les feuilles avec des tâches blanches et noires, et finit par attaquer les fruits qui deviennent noirs.

    Là encore la prévention est plus efficace : ne jamais mouiller les feuilles, limiter la taille, espacer les plants pour éviter les contacts, enlever les feuilles trop basses et pailler pour protéger le pied. Enfin, le plus efficace (pour moi) reste l'apport de purin d'orties (à faire soi-même ou à acheter). Vous pouvez en déposer au pied des plants pendant la plantation puis en apporter toutes les semaines environ. 

    Si le champignon est là, enlever vite les tiges ou feuilles attaquées (d'où l'importance de surveiller régulièrement). Il y a plusieurs "solutions" disponibles pour traiter, privilégiez toujours les traitements naturels : 

    - le bicarbonate : diluez 5g de bicarbonate de soude dans 1 litre d'eau et pulvériser votre plant tous les jours pendant une semaine.

    - la bardane : pulvérisez une infusion de bardane sur la tige et les feuilles.

    - décoction d'ail : idem, faites bouillir de l'ail, laissez refroidir et pulvériser vos plants.

    - protection plastique : si vous avez de l'espace, vous pouvez protéger les plants les uns des autres en installant un tunnel en plastique autour de vos plants.

    Ce que je ne vous conseille pas : le cuivre et la bouillie bordelaise. Ils sont vus comme des traitements naturels, or ils perturbent grandement l'écosystème de votre sol, tant que vous pouvez vous en passer, faites-le !

    Autre maladie classique : la maladie de l'enroulement. Les feuilles des plants ont tendance naturellement à se replier quand il fait chaud en journée mais elles se déplient en fin de journée. Si vos feuilles restent enroulées toute la journée, il y a des risques qu'ils s'agissent de la maladie de l'enroulement. Elle ne cause pas réellement de conséquence pour votre plant, qui pourra continuer à grandir. Par contre, c'est le signe d'une manque ou d'un trop d'eau. Paillez bien les pieds et arroser moins mais plus fréquemment. Il faudra aussi surveiller les fruits, ils seront moins protégés par les feuilles en cas de grosses chaleurs.

    Enfin, il y d'autres maladies susceptibles d'attaquer vos plants : Botrytis, Oïdium, Alternariose... En général, on les remarque toujours aux feuilles, tachées de blanc ou noir. Veillez à enlever les feuilles atteintes et à pulvériser au minium de bicarbonate. Et comme pour le reste, le mieux est la prévention, notamment éviter l'arrosage des feuilles et des plants trop serrés.

    Et maintenant ? 

    Vos plants sont en place, désormais, le plus difficile, c'est de patienter ! Surveillez régulièrement, arroser régulièrement et laissez faire la nature ! Il faut 5/6 semaines minimum pour avoir les premiers fruits.

  • Petit potager

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    Je ne plante pas que des tomates ! En parallèle du #gangdestomates, je continue mes petites expériences au potager. Pour info, je plante sur mon balcon mais je m'occupe aussi du potager de mes parents, qui habitent juste à côté de chez nous. Toutes nos cultures sont en carrés potagers (pas toujours carré d'ailleurs!) et on manque un peu d'espace. Mais c'est un bon apprentissage pour améliorer nos techniques, tester d'autres légumes et trouver quelques astuces. 

    Vous me demandez souvent ce que je fais pousser et comment, j'ai essayé de tout résumer ici : ma propre expérience au potager, avec quelques conseils pour les débutants et mes projets pour cette année.

    Les règles d'or du potager des petites espaces

    1 - Un légume à la fois

    On a toujours tendance à en mettre trop dans des potagers en carrés et à trop varier. C'est le meilleur moyen pour être ensuite débordé et ne pas réussir à s'occuper de tout le monde. Avec le temps, vous apprendrez aussi ceux qui poussent facilement chez vous et ceux qui auront besoin d'un peu de réflexion.

    Pour débuter, miser sur : les tomates, plutôt les tomates cerises, les salades type batavia, les radis, piments et les aromates. Evitez les concombres, melons, courgettes qui nécessitent de la place et un peu d'expérience. N'hésitez pas à varier les espèces d'un même légume plutôt qu'à multiplier les légumes différents.

    Et chaque année, fixez-vous un ou deux nouveaux légumes à tenter au maximum.

    Chez moi, il y a toujours des radis, tomates, aubergines, piments/poivrons, salades, fraises.

    Chaque année, je varie les espèces de tomates et de salades. Je tente aussi de diversifier les légumes feuilles avec des épinards, du chou kale ou du céleri qui se cultivent tous facilement en pots.

    Et cette année, je tente les concombres (grands et minis) et j'essaye d'améliorer ma technique pour les carottes.

    2 - Gardez les meilleurs conseils de la permaculture

    La permaculture prône plusieurs principes, souvent différents en fonction des adeptes. La plupart du temps, il nécessite des adaptations pour les petits espaces.

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    Ce qu'il faut garder :

    - ne pas travailler la terre : on ne retourne pas la terre, on se contente d'ajouter du compost ou autre amendement mais on évite de toucher à la profondeur, au risque de perturber les habitants nécessaires à son aération. D'ailleurs, nécessitez pas à partir à la chasse aux vers de terre pour les ajouter dans vos carrés !

    - pailler le sol : avec de la paille, du foin, des copeaux...peu importe au début mais ne laissez pas la terre nue. Pailler permet de garder l'humidité et de limiter l'arrosage mais aussi d'apporter de la nourriture à vos plants et animaux souterrains. J'utilise du lin pour ma part mais je tenterais cet hiver, de pailler avec du foin, bien plus efficace en terme d'amendements.

    - la rotation des cultures : en général, on ne replante pas un légume au même endroit d'une année sur l'autre. Certains légumes comme les tomates ou les choux épuisent particulièrement les sols et nécessitent d'être replanter ailleurs. J'essaye au maximum du faire une rotation entre mes carrés, pots et sur mon balcon mais quand ce n'est pas possible, je veille à bien amender la terre avec du compost ou du fertilisant.

    - se renseigner sur les plantes amies/ennemies. Il y a des légumes qui n'aiment pas certains voisins, ce n'est pas toujours simples de se renseigner tant les conseils sont différents. Les tomates par exemple ne sont pas amies des pommes de terre mais on lit parfois le contraire ! Chez moi, ça s'est vérifié, elles n'ont pas du tout aimé ces voisines ! Enfin, il y a des plantes qui sont d'excellentes voisines comme les aromates, la lavande, les soucis, les capucines, la bourrache...qui permettent à la fois de protéger vos plants contre certaines maladies et d'attirer les abeilles pour polliniser vos plants. Chez moi, j'installe toujours du basilic, du persil et des soucis entre mes plants. Et j'ajoute quelques pots sur mon balcon.

    3 - S'adapter à l'espace

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    Faire un potager dans un petit espace nécessite quelques astuces que l'on doit parfois expérimenter soi-même. Il y a quand même quelques idées de base qui peuvent vous aider.

    - diviser par deux l'espacement entre les plants. Ils seront plus serrés mais vous pourrez aussi éliminer plus facilement les feuilles latérales pour éviter de perdre du rendement. Les seuls légumes que je veille à espacer correctement sont les légumes-racines, je diminue légèrement pour les carottes (elles se mangent petites!) mais pas pour les radis, les betteraves...

    - faire pousser à la verticale : tout ce que vous pouvez faire pousser en hauteur, faire grimper, etc., est bon à prendre ! Les concombres, tomates, pois, haricots ou autres courges peuvent parfaitement se laisser guider à la verticale. Pour ma part, je fais grimper les concombres et j'ai installé les fraisiers dans une palette (voir plus bas) pour gagner un carré.

    - ajouter des pots. Je garde les carrés, plus profonds, pour les légumes qui nécessitent de la profondeur. Sinon, j'ajoute un maximum de culture dans des pots ou autres contenants. Vous pouvez aussi disperser des aromates ou fleurs en pots pour aider les abeilles à revenir ! Sur un balcon, vous pouvez facilement accueillir des salades ou radis en jardinière, des épinards ou tomates en pots, des pommes de terre en sac (voir plus bas).

    - semer ensemble. Très utile pour les légumes racines par exemple, vous pouvez mélanger les graines de deux espèces qui ne poussent pas au même rythme comme les radis et les carottes. Une fois que les radis auront grandi, vous pouvez les récolter, ce qui libère de l'espace pour les carottes.

    Enfin, dernier conseil, s'adapter à l'espace vous donnera peut être un plus petit rendement ou des légumes plus petits. Ce n'est pas grave ! Prenez l'habitude de déguster des jeunes pousses d'épinards, de couper directement quelques feuilles de salades ou de ramasser des tomates pas encore mûres, elles finiront de rougir dans votre cuisine.

    L'utilité de faire un plan

    Pour vous aider à prévoir les semis, planter les plantes amies ensemble et s'assurer d'une récolte jusqu'en hiver, il est très utile de faire un plan pour s'organiser. Pas besoin d'être un bon dessinateur, vous pouvez vous contenter de le faire par écrit!

    Notez tous vos pots, carrés ou autres et détaillez ensuite ce que vous allez y planter. A chaque fois, notez s'il faudra faire des semis ou acheter un plant, et les dates à laquelle vous devez vous en occuper. N'oubliez pas d'y noter les plantes amies à planter à proximité ou entre vos plants. Sur le balcon, je privilégie les légumes qui aiment le soleil (il y fait très chaud l'été) et ceux qui nécessitent d'être à l'abris des limaces comme les radis.

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    Je me suis un peu emballée à essayer de le dessiner, je suis en train de le refaire en version écrite!

    Il peut être intéressant de faire une version automne/hiver en notant les plants de remplacement à planter à la fin de l'été. Quand on débute, il vaut mieux se limiter aux salades d'hivers, navets et autres petits choux.

    N'oubliez d'évaluer la date de la récolte, si vous plantez assez tôt, vous allez devoir récolter en juillet et vice-versa, faites donc en fonction de vos vacances ! Un potager en carré bien fait ne nécessite pas beaucoup d'entretien mais il n'aime pas non plus être délaissé.

    Enfin, si vous n'avez pas d'idées, je vous conseille vivement les livres à la fin de l'article, qui m'ont beaucoup aidé à construire mon plan de potager.

    Les tutos pour les petits espaces

    Il y a des tonnes d'idées pour cultiver astucieusement sur un balcon ou dans des carrés, fouillez sur internet. Je vous partage quand même quelques expériences réussies chez moi :

    - des tomates cerises en pots. Les tomates n'ont pas besoin d'une grande profondeur, malgré ce que l'on croit. Les mettre en pot permet de libérer de l'espace pour des légumes qui ont besoin de plus de profondeur.

    - des fraisiers en palette. Il suffit de récupérer une palette, de fermer les trois "pieds" avec une planche (pas forcément hermétiquement) et d'ajouter un tissu géotextile en le clouant. Un peu de terre et vous pouvez planter des fraisiers qui retomberont sans abîmer les fruits ! Sur le balcon, vous pouvez aussi faire pousser un fraisier dans une passoire, il y a un tuto sur mon profil Instagram (dans IGTV).

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    - des pommes de terre en sac. Trouvez un grand sac en plastique costaud, faites quelques trous au fond et ajoutez de la terre sur 1/3 environ. Vous pouvez roulez le haut du sac pour que ce soit plus simple. Ajoutez 5/6 pommes de terre dans la terre et laissez pousser ! N'arrosez qu'en cas de grande sécheresse. Une fois que les feuilles sortent sur 10 cm, rajoutez de la terre pour enfouir les feuilles en ne les laissant dépasser que d'1 cm. Continuez ainsi pour développer des racines et multiplier la récolte. Arrêtez vous en haut du sac et laissez pousser les feuilles. Quand elles auront jaunis dans l'été, coupez le sac et récoltez vos pommes de terre ! Fonctionne aussi pour les patates douces.

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    S'informer pour débuter mais tenter !

    Vous me demandez souvent comment j'apprends à m'occuper du potager, ce que je lis, etc. Globalement, j'apprends surtout chaque année de mes erreurs et de mes expérimentations !

    En général, quand je choisis un légume, je vérifie sur internet la période de semis ou de plantation et les conseils de bases. Et évidemment, j'ai lu quantité de choses ! Mais finalement, je vous conseillerais deux livres pour les cultures en petits espaces :

    - Jardiner dans 1m2 aux éditions Larousse. Mon best, il permet de trouver des tonnes d'idées pour gagner de la place et surtout propose plusieurs types d'associations pour construire son plan.

    - Le livre de bord du potager aux éditions Larousse. Très utile pour s'organiser, vous pouvez remplir les dates de vos semis, ne pas oubliez la date des plantations et faire un plan. Je l'utilise aussi beaucoup pour ses fiches légumes, que je trouve très complètes (elles sont dans tous les livres potager mais de qualité très différentes).

    Si la question du paillage vous intéresse, je vous conseille aussi "Le potager zéro tracas" qui développe la technique du paillage avec le foin mais vous apprendra surtout l'importance du paillage et quelques astuces pour jardiner au naturel. Les livres des éditions Terre Vivante sont aussi très bien faits pour débuter.

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    Enfin, n'hésitez pas à demander autour de vous ! Quelqu'un sera peut être ravi de vous donner des conseils et de vous accompagner au début. Il y a même des associations, des pépinières ou jardineries qui proposent des ateliers ou formations.

    Mais surtout, essayez par vous-même. La culture dans un petit espace défie déjà les lois de la nature, donc rien ne vous empêche d'expérimenter en fonction de votre habitation, votre météo, votre temps disponible. Et surtout, ne désespérez pas si vous avez des ratés mais essayez plutôt de comprendre pourquoi et notez-le sur votre plan pour l'année prochaine. N'oubliez pas que la météo change beaucoup d'une année sur l'autre, il y a des années à tomates et des années à salades !

    Mon projet cette année

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    Évidemment, je vais planter quantité de tomates, #gangdestomates oblige ! L'avantage, c'est que je vais multiplier les techniques afin de pouvoir vous montrer plusieurs types de plantations : en carré, en pots, tutoré ou buissonnant, etc.

    Je teste donc les concombres et j'essaye de relancer les carottes qui n'aiment pas vraiment mes carrés. Je continue les petits légumes racines qui poussent facilement en carrés comme les radis ou les betteraves. J'ai varié le carré des salades avec plusieurs types de salades et du chou kale. J'ai deux sacs pour les pommes de terre et plusieurs pots avec des aromates ou fleurs.

    Sur le balcon, mon bac potager abritera tomate et concombres et sans doute quelques radis. Un grand pot est dédié aux épinards et j'ajouterais sans doute des piments ou fraisiers qui aiment bien le soleil. J'ai aussi du persil, du basilic, de la bourrache, de la sauge.

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    En bref, on est encore loin de l'autosuffisance et ne visait pas cet objectif au début ! Il faut plusieurs années pour comprendre ce qui pousse le mieux chez vous, à quelle date et comment faire face aux maladies. Je suis encore très loin d'être une experte mais on s'en fiche ! Ne vous laissez pas impressionner par d'autres potagers ou par ceux qui maîtrisent mieux les principes classiques de la permaculture. Faites vos essais, amusez-vous, recommencez, rien n'être grave au potager ♡