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Banana Pancakes - Page 5

  • Gang des tomates - Des semis à la terre

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    Je vous laisse revoir le premier épisode du Gang des tomates pour apprendre déjà quelques astuces pour réaliser les semis de tomates. N'oubliez pas aussi qu'il y a beaucoup d'infos sur Instagram, sur le #gangdestomates et sur mon profil en stories épinglées (sous Gang des tomates).

    Maintenant que vos semis sont en place, je vous détaille quelles sont les premières étapes et de quoi vous allez avoir besoin en suivant, notamment si vous jardinez en appartement.

    Je vous ai mis des photos glanées sur internet, désolée pour la qualité, décidément le jardinage a encore de beaux jours un peu vieillot :) 

    La chronologie des semis jusqu'au plant

    Semer des graines de tomates vous permettra de développer vos propres plants. N'oubliez pas qu'il ne faut pas semer toutes les graines de votre sachet, au risque d'avoir une production astronomique de plants ! Pour une famille de 4 personnes, la moyenne de plants nécessaires est de 4 plants de tomates classiques et 3 plants de tomates cerises. Evidemment, si vous êtes de gros consommateurs ou si vous comptez faire des conserves, vous pouvez augmenter le nombre de plants. N'oubliez pas que les plants de tomates prennent ensuite pas mal de place. 

    En appartement, ou dans des petits espaces, 2 plants de tomates seront suffisants pour commencer et je vous conseille d'opter plutôt pour des tomates cerises. 

    Etape 1 : la mise en place du semis. Semer vos graines dans des petits godets. Gardez bien à la lumière et au chaud. Relire l'article (voir la vidéo sur IGTV @julie_pancakes)

    Etape 2 : les cotylédons. La graine germe au bout de 10/15 jours et le plant pousse avec deux feuilles que l'on appelle les cotylédons.

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    Ces feuilles sont les cotylédons.

    Etape 3 : premier repiquage. Les vraies premières feuilles poussent, on les reconnaît souvent parce qu'elles sont dentelées, alors que les cotylédons sont lisses sur les bords. Quand vous avez deux vraies feuilles, il est temps de repiquer vos plants dans des plus gros godets ou petits pots. Procédez comme pour les semis et retirer le plant délicatement avec une fourchette pour ne pas abîmer les racines. Repiquez dans un pot et enfouir la tige jusqu'aux cotylédons. Laissez toujours vos plants au chaud et à la lumière.

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    Vous pouvez reconnaître les vraies feuilles de tomates à leur forme dentelée.

    Etape 4 : repiquage définitif. Au bout d'un mois environ, il va être nécessaire de rempoter une dernière fois votre plant dans son contenant définitif : au potager, dans une jardinière ou un grand pot (voir en suivant). Si vous avez commencé vos semis fin février/mi mars, en général, vous arrivez pile au moment où les gelées sont terminées et vous pouvez planter au potager ou sur le balcon. Si vous comptez les replanter en extérieur et que vous avez conserver vos plants en intérieur jusque là, il faut auparavant les "endurcir" : les sortir quelques heures l'après-midi puis de plus en plus pendant les cinq jours précédents le rempotage. Cela va les habituer aux différences de températures.

    Etape 5 : au prochain numéro ! Ca sera aussi le moment de faire monter dans le gang des tomates tous ceux qui veulent partir des plants à acheter et non des semis !

    Les petits soucis des semis

    Les semis peuvent mettre plus de temps à sortir, notamment si vous avez commencer tôt ou s'ils n'ont pas été assez protégé. Si rien n'apparaît au bout de 10 jours, réchauffer vos semis : changez-les d'endroit, ajouter un bac transparent au dessus pour faire un effet serre, etc. 

    Lorsque les plants commencent à pousser, ils peuvent "s'étioler" s'ils manquent de lumière notamment : la tige pousse très fine et se penche vers sa source lumineuse. Ce n'est pas très grave, vous pouvez le rattraper au moment du premier rempotage en enfouissant la tige au maximum sous terre. Veillez quand même à leur mettre le plus de lumière possible à disposition.

    Dans quoi faire le premier rempotage 

    Le premier repiquage est nécessaire parce que les petits godets ou les boîtes à oeufs des semis sont trop petites pour contenir la plante pendant un mois et demi, temps nécessaire avant de pouvoir planter définitivement votre plant de tomates. 

    Vous pouvez utiliser toute sorte de contenant, du moment qu'il est plus grand que celui dans lequel vous avez fait vos semis : grand godet, petits pots, bouteille en plastique coupée en deux, etc. Pour ma part, j'utilise à la fois des godets plus grands et des pots en plastique récupérés de mes plantes vertes. Vous pouvez utiliser de la terre classique ou faire un mélange avec de la terre à semis si besoin.

    Est-ce que je peux repiquer directement dans le contenant définitif ? Oui si c'est un plant de tomates cerises et si vous jardinez en intérieur ! Dans tous les autres cas, il est bien trop tôt pour avoir des plants en extérieur, même si un balcon. 

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    Repiquer ses semis (étape 3)

    Le principal conseil est d'être doux avec vos plants, ils sont fragiles à ce stade. Aidez-vous d'une fourchette par exemple pour les sortir de terre, après avoir bien arrosé pour que ce soit plus simple. Choisissez uniquement les plants vigoureux, avec de belles feuilles et la tige la plus droite possible. 

    Ensuite, il suffit de faire un trou dans la terre de votre nouveau pot et d'enfouir le plant jusqu'aux cotylédons. La tige fabriquera de nouvelles racines (si vous regardez bien, il y a des petits "poils"). Vous pouvez pencher légèrement la tige sous terre, ça l'aidera à fabriquer ses racines.

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    Les deux premières feuilles lisses sont les cotylédons, la tige est bien enfouie sous terre.

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    Faire le dernier repiquage définitif

    Une fois que vos plants auront bien poussé et que les gelées seront passées, vous pouvez repiquer définitivement votre plant : au potager, au balcon, dans un grand pot.

    La marche à suivre est identique, il faut bien mouiller la terre et retirer le plant doucement. Dans votre potager ou vos pots, faites un trou assez profond, déposez un peu d'engrais ou de compost au fond et il vous suffit de poser votre plant, de biais, avant de recouvrir de terre (voir l'image ci-dessous). Installez directement un tuteur pour aider le plant à pousser droit, en l'attachant lâche et sans serrer, pour ne pas abîmer la tige.

    Les plants doivent être espacés d'environ 50 cm au potager.

    Je vous détaillerais davantage cette étape quand il sera le moment de planter en extérieur !

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    Ne voyez pas trop grand au potager, 3/4 plants sont parfaits pour les débutants et les petits espaces !

    Trouver des contenants pour les jardiniers urbains 

    Pour tous ceux qui ne disposent pas d'un jardin mais d'un appartement - avec ou sans balcon - la culture des tomates est tout à fait possible, avec une préférence pour les tomates cerises. Il vous faudra seulement un endroit bien ensoleillé et favoriser un peu la pollinisation le moment venu. Prévoyez un espace suffisant quand même ou alors il vous faudra beaucoup tailler vos plants !

    Mais souvent, on se demande dans quoi planter ses plants de tomates. Vous pouvez utiliser de simples pots ou jardinières déjà, pas forcément besoin d'investir. Les plants de tomates cerises pourront d'ailleurs être taillés pour produire plus de fruits sans prendre trop de place. 

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    Mais vous avez aussi de nombreux contenants sympa :

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    Les carrés potager de Pousse Pousse

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    Des sacs de plantation

    Fertiliser vos plants

    J'ajoute très peu d'engrais à mes plants pendant l'étape de pousse. Je vous ferais un article spécifique pour les engrais et les maladies des plants, une fois que les plants seront en terre (vers avril).

    Par contre, il peut être intéressant d'aider un peu vos plants lors du premier repiquage en mettant un peu de compost ou d'engrais organique au fond du trou, avant de planter. 

    J'utilise uniquement l'engrais de La Belle Bouse mais vous pouvez maintenant en trouver en jardinerie, vérifier bien la composition. 

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     C'est tout pour ce deuxième numéro ! N'oubliez pas d'aller faire un tour sur Instagram avec le #gangdestomates.

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  • A partir de quand est-on écolo ?

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    Source Medness

    *mini réflexion sur cette écologie à la mode qui oublie parfois d'y accoler la décroissance.

    C'est assez marrant comme on hiérarchise les changements à faire dans nos vies pour être plus écolo. C'est un peu comme si chacun choisissait un camp et le trouvait toujours plus "important" que le camp du voisin. Certains revoient leur alimentation, d'autres changent leurs cosmétiques ou s'intéressent à la mode éthique. Certains prônent le zéro déchet, d'autre le végétarisme et d'autre encore le zéro plastique. Bien sûr de nombreuses personnes cumulent les changements, dans des thèmes très divers. Et tant mieux.

    Mais le flou de ce qu'on appelle aujourd'hui l'écologie amène aussi un flou dans les réponses apportées à titre individuel. Certains découvrent l'écologie par le biais des scandales sanitaires, des risques alimentaires ou de la santé au sens large. D'autres grâce à un documentaire bien pensé sur la pollution plastique, l'impact de l'industrie de la mode ou l'élevage intensif. 

    Il existe une partie de ces personnes qui font des changements radicaux dans de nombreux domaines de leur vie et qui ont vraiment un avant/après la prise de conscience écologique. Mais il y a surtout une très grande majorité de personnes qui se sensibilisent petit à petit, grâce aux nombreuses informations dont on dispose aujourd'hui (surtout plus médiatisées depuis quelques années).

    J'appelle ça l'effet COP21. Ce n'est qu'un constat personnel mais 2015 a marqué une vague médiatique sur l'écologie et une prise de conscience plus générale. Les sujets autrefois réservés aux "écolos-hippies" sont devenus populaires, à la mode et, surtout, il est désormais compliqué d'en faire abstraction (certains y arrivent quand même encore vachement bien). J'ai commencé mon post-doctorat sur l'économie circulaire juste avant la COP21 et je devais constamment expliqué ce que signifié ce terme. Un an après, tout le monde avait son avis à donner sur mon sujet d'étude. 

    Les changements sont donc plus courants, parfois encore subtils, mais de nombreuses personnes réorientent leur mode de vie en ayant conscience de l'impact qu'il a sur la planète : la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, de produits locaux, l'attention portée aux cosmétiques, le tri sélectif, la diminution de la consommation de viande... Aujourd'hui, je croise très souvent des personnes qui "scannent" leurs produits alimentaires ou cosmétiques en magasin, cherchant à obtenir une validation écolo de leurs choix. 

    Pour tout cela, les cinq dernières années marquent un changement. Positif dans le sens où l'écologie n'est plus réservée à une élite informée mais se diffuse dans tous les foyers. Mais, sans être négatif, ce changement présente un inconvénient majeur : il perturbe l'essence même de l'écologie (ou plutôt de ce que devrait être l'écologie). 

    Entendons-nous bien. Je suis ravie que l'envie de changer son comportement quotidien se diffuse et touche des personnes qui étaient aux antipodes de ces questions. Chaque geste compte, c'est complètement vrai. Mais chaque geste ne vaut que si on est conscient du chemin qu'il reste à parcourir et non si on s'estime "écolo" parce que l'on mange bio ou que l'on a acheté une gourde en inox.

    A partir de quand est-on écolo ? 

    Je sais bien qu'il n'y a pas de "minimum", de critères à remplir, ni de vérité absolue. Le chemin n'a pas de fin, il est donc difficile de marquer son commencement. Mais l'écologie, ce n'est pas (que) adapter ses gestes non écolos du quotidien. C'est un peu le soucis des sujets à la mode qui créé de nouveaux segments de marché. On nous fait croire qu'il suffit d'acheter différemment : remplacer des objets polluants par des versions durables, acheter sous réserve d'un label reconnu, investir dans des nouvelles alternatives. C'est vrai pour l'essentiel mais cela efface complètement le message initial que sous-tend l'écologie : la décroissance

    La décroissance, c'est un concept qui prône la réduction de productions de biens (et de services) afin de préserver l'environnement. C'est le lien direct entre notre consommation et la destruction de nos ressources. Et même sans utiliser des théories économistes, être écolo ne peut se passer d'une réflexion sur la consommation, en terme quantitatif.

    Il y a, pour moi, une vraie incohérence entre "l'écologie à la mode" d'aujourd'hui, celle où tout le monde peut se revendiquer "écolo", écrire des articles sur toutes les thématiques de l'écologie...et continuer à consommer de la même manière. Pour résumer, acheter différemment c'est bien - acheter moins, c'est mieux. Vous savez que je tiens plus au concept du "minimalisme" qu'à tous les autres concepts de l'écologie. C'est parce que c'est le seul qui permet de passer des messages complètement cohérents : si tu as besoin d'acheter, fais le mieux (bio, local, made in France, sans pétrole ou sans exploitation animale, etc.). Mais la priorité des priorités devrait justement être de ne pas acheter !

    Je sais bien que ce n'est pas la démarche la plus simple. Notre société est construite sur la consommation, à tel point qu'elle se réadapte rapidement à ces questions environnementales en ouvrant de nouvelles parts de marché. L'overdose de produits à disposition - rapidement et à moindre coût - de sollicitations marketing, l'impact des inégalités sociales, l'épuisement des vies professionnelles, font qu'acheter quelque chose, c'est un geste devenu automatique et rassurant. Et que si l'on prends conscience de l'urgence écologique, on ne remet pas systématiquement en question ce geste, que l'on déplace vers des alternatives plus respectueuses de l'environnement. On continue d'acheter autant mais différemment.

    Alors, je ne sais toujours pas à partir de quand on peut s'appeler "écolo". Mais je sais que je continuerais à me sentir vaguement mal quand je verrais certains en prendre le terme tout en déballant quantité d'achats quotidiens. Je sais combien le monde nous tente pour acheter, tout le temps, partout, à chaque heure de la journée. Mais peu importe les petits gestes écolos du quotidien si on a pas encore pris en compte notre consommation en terme quantitatif. Elle est là l'incohérence écologique, pour moi, pas dans nos défauts du quotidien (et que tout le monde aime pointer du doigt). Votre voisin fait encore trop de déchet ? Votre copine ne veut pas lâcher son shampoing au pétrole ? Votre mec continue à s'enfiler du saucisson en cachette ? Spoiler : ce n'est pas grave. Chacun ses incohérences, son rythme et ses qualités. Mais consommer comme pendant les Trente Glorieuses, ce n'est plus possible, nos défis sont devant nous, pas dans la victoire d'après-guerre et la fin des restrictions. 

    Alors, s'il te plaît, range un peu ta CB. Arrête les déballages de colis quotidiens. Au moins certains jours ou quelques heures. Dis non à ton cerveau qui te fait croire qu'acheter une vingtième paire de chaussures c'est cool. Arrête de cumuler les produits cosmétiques sous prétexte qu'ils sont bio. Ne cours pas acheter la dernière nouveauté pour produire moins de déchets...sans te demander si tu t'en sers vraiment. Ne te lance pas dans l'achat des 12 sachets de poudres ayurvédique si ton shampoing te convient. Sors, respire, plantes des tomates ou re-regarde Friends pour la 17ème fois. Ou écris moi un commentaire tiens, c'est gratuit ;) 

  • Tu fais de la pub ma cocotte !

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    Un article un peu différent aujourd'hui, je vous fait part de ma réflexion personnelle sur la publicité en tant que blogueuse. Ouais, t'as vu, vaste programme !

    Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne tire pas de revenus de mon blog, ce n'est pas mon job à proprement parlé. Je n'ai donc jamais fait de partenariat rémunéré directement par une marque. J'ai par contre accepté de recevoir des produits, parfois pour moi, parfois pour faire des concours pour vous. Toujours choisi soigneusement, ils ont été très rares et m'ont toujours été proposé sans contrepartie. Je pouvais donc en parler (ou pas), quand et comme je voulais. 

    Pourquoi mener une réflexion alors ? Parce que d'une part, ma "communauté" grandit, notamment sur Instagram, et je deviens donc davantage visible pour les marques. Les sollicitations sont plus nombreuses et ma boîte mail devient compliqué à gérer (déjà que j'étais pas hyper bonne en gestion des mails...). Et en 10 ans de blog (#mamieduweb), mes rapports avec les marques ont été très rares, je n'ai donc pas construit ma présence ici ou sur les réseaux autour de ce principe de collaboration. Mais aussi parce que la situation a changé depuis 10 ans, les marques ont désormais bien conscience de l'impact des blogs et réseaux sur leur stratégie publicitaire et les sollicitations deviennent plus nombreuses et plus complexes. 

    Et surtout, parce que je suis en pleine reconversion professionnelle et si je ne veux toujours "professionnaliser" mon blog au sens propre du terme, mes opportunités actuelles se construisent quand même autour. J'avais envie de me poser un peu, réfléchir à mon rapport avec les marques, ce que je voulais faire, ce qui me dérangeait... Peut-être que toute ma réflexion sera différente dans quelques mois mais pour l'instant, j'ai mis tellement de temps à écrire cet article qu'il reflète assez bien ce que je pense à ce instant T. 

    J'ai toujours fait une distinction simple : 

    - un envoi de produit sans exigence particulière est un envoi presse, exactement comme dans une rédaction presse (magazine ou journal). Il ne nécessite pas de rémunération particulière puisque je suis libre d'en parler ou non.

    - un envoi de produit (ou autre) avec des exigences particulières est une demande de partenariat qui nécessite une rémunération : écrire un article, faire telle ou telle photo, participer à une opération de communication de la marque, etc. 

    Sauf qu'aujourd'hui les pistes se brouillent, les marques sont bien plus conscientes de l'impact des "influenceurs" et les mauvaises pratiques (des deux côtés) sont encore trop courantes. J'espère avoir réussi à résumer ma pensée de façon assez fluide, clairement c'est un sujet complexe qui nécessiterait encore deux ou trois épisodes ! Et je précise évidemment que je parle surtout de mon cas personnel et que j'utilise le biais de la "généralité", je sais bien qu'il y a autant de modèles différents que de blogs, c'est pour ça qu'il faut mener sa propre réflexion.

    Ah et oui, si tu t'en fous, tu peux aussi zapper l'article, je conçois que le sujet reste assez personnel et propre au microcosme des gens qui parlent à leurs téléphones ;)

    Pourquoi les marques me contactent ?

    Cette question a été le point de départ de ma réflexion et elle m'a beaucoup aidé. 

    La majorité des marques contactent des "influenceurs" (que ce mot est moche...) justement pour leur "influence" et donc pour toucher leur "communauté". Il y a aussi des marques, notamment les plus petites et les plus jeunes, qui veulent avoir un retour sur leurs produits, par des "experts" dans un domaine. Il n'empêche que dans la majeure partie des cas, il s'agit surtout de toucher des potentiels "clients" dans une communauté déjà bien ciblée et assurer leur présence sur les réseaux sociaux. 

    Il est donc important de garder en tête que les marques, même les plus vertueuses, savent très bien pourquoi elles vous proposent un produit ou une collaboration : pour bénéficier de votre influence et toucher une future clientèle souvent parfaitement adaptée à leurs produits.

    C'est donc un biais publicitaire pour les marques. Une marque "green" aura bien plus d'intérêt à se faire connaître des blogueuses green que de payer (beaucoup plus cher!) un encart publicitaire dans un magazine. Ainsi, il y a un intérêt de "ciblage" évident mais aussi....un aspect budgétaire ! Envoyer un produit coûte bien moins cher que les canaux classiques de la publicité.

    Je ne critique pas en soi cette stratégie, la nécessité de publicité pour une marque est évidente, ce n'est ni bien, ni mal. Mais il faut être conscient que l'on agit dans ce cadre de "vecteur publicitaire" quand on collabore avec une marque.

    Je suis donc un relais publicitaire pour les marques

    Je n'avais jamais marqué noir sur blanc cette phrase. Pourtant, le fait de parler d'un produit ou d'une marque est une publicité. Il y a donc une part de l'activité d'un blog qui est d'être un vecteur publicitaire pour les marques. Parce qu'en raison de votre influence, vous favorisez la notoriété, voir la crédibilité d'une marque et déclenchez dans la plupart des cas, des ventes.

    Et c'est là que ma réflexion commence à être complexe : à partir du moment où on a une certaine "influence" (toute relative dans mon cas hein!), on est un vecteur publicitaire. Même celle qui refuse tous les contacts avec une marque mais qui sont suivies par des milliers de personnes entrent, à mon sens, dans ce cercle de vecteur publicitaire. C'est ce qui impose de choisir avec soin ce dont on parle, c'est une responsabilité.

    Pour ma part, réfléchir à cette question m'a fait comprendre que je ne voulais pas que mon blog ou mes réseaux sociaux soient un vecteur publicitaire. Ou plus justement, je ne veux pas entrer dans la stratégie publicitaire des marques...mais c'est assez compliqué d'y échapper !

    Pourquoi est-ce qu'on accepte de collaborer avec les marques ? 

    Une question que l'on se pose rarement. Evidemment je mets de côté ceux qui collaborent pour remplir leurs placards (et d'une manière générale, j'aborde ici le sujet par le prisme d'influenceurs "éthiques" hein...).

    On accepte généralement de collaborer parce que le produit ou la marque nous intéresse et peuvent intéresser notre communauté. On souhaite aussi participer à promouvoir des produits ou des marques qui correspondent à nos valeurs, notamment dans le cadre des blogueurs "green". Collaborer avec une marque éthique, c'est aussi participer à augmenter sa visibilité dans un monde saturé de publicité pour des marques conventionnelles. Ensuite, cela peut avoir un aspect créatif puisque de nombreux partenariats permettent justement de créer du contenu adapté et donc de s'exercer, gagner en compétence, etc. Cela rejoint l'aspect "créateur de contenu" : si c'est notre métier, on est évidemment intéressé par les projets que peuvent apporter certaines marques. 

    Et est-ce qu'on collabore pour gagner en visibilité ? C'est clairement l'argument le plus courant dans les mails de marques. Sauf que si on vous contacte, c'est que vous avez déjà de la visibilité ! Je ne compte plus le nombre de mails qui mentionnent "on a pas de budget mais vous gagnerez en visibilité", tout en ayant beaucoup moins d'abonnés que moi ^^ Donc non, l'immense majorité des marques veulent gagner en visibilité en utilisant votre influence et non l'inverse !

    Enfin, il y a aussi une part "contenu supplémentaire", qui était un peu à l'origine des partenariats pour les blogs. Dans un format "classique" de blog, recevoir des produits permet aussi de pouvoir tester plus de choses qu'avec nos propres moyens et de renouveler les publications. Je suis moins concernée par ce critère, vu que je parle déjà peu de "produits" en soi mais, évidemment, j'ai le problème classique de la blogueuse minimaliste qui utilise toujours le même shampoing et je ne compte plus les demandes de "est-ce que tu as testé tel produit"? Je n'estime pas être redevable de tester tous les produits sur le marché bien sûr, mais j'avoue que, parfois, je regrette de ne pas pouvoir vous donner mon avis sur plus de choses !

    Pour préciser un peu ma "relation" avec les marques, j'ai réalisé ce petit exercicelister mes différents partenariats et produits reçus. J'ai ensuite souligné leurs points communs, mis de côté ceux que j'avais préféré, ceux qui m'avaient dérangé, ceux que je referais sans problème, etc. 

    En rapide et non exhaustive, j'ai "collaboré" (dans le désordre) avec Le Moly, Greenma, Landmade, Ludilabel, Marius Fabre, Pousse Pousse, l'Echoppe végétale, Le Fer à cheval, Natifs, Sabe Masson, Balzac Paris, Egotopie, Nuoo Box, Ballot Flurin...et j'ai reçu quelques livres ou magazines aussi.

    Le point commun est évidemment la démarche de ces marques ou produits que je souhaitais mettre en avant. Il y a une grande différence par contre entre des petites marques qui souhaitent obtenir plus de visibilité et de plus grandes marques qui ont déjà une stratégie publicitaire bien établie. Je n'ai jamais eu de regrets, notamment parce que j'ai toujours gardé la liberté de pouvoir en parler ou non (ce qui est aussi le cas parfois). Est-ce que je suis contente d'avoir eu des contacts avec ces marques ? Pour la plupart oui, ce fus de belles découvertes et je reste en contact avec la plupart. Est-ce que j'aurais eu connaissance de ces produits/initiatives autrement ? Pour certaines oui, pour d'autres non clairement, soit parce qu'elles étaient encore assez confidentielles, soit parce que je n'aurais pas de moi-même acheté les produits par manque de moyens, soit parce qu'ils vous étaient destinés (concours ou produit que je connais déjà bien comme les box jardinage). 

    Je pourrais encore dérouler ma réflexion sur mes anciens "partenariats" (des envois-presse en majorité) mais je préfère vous partager ma conclusion : la publicité que j'ai pu faire ici ou plus souvent sur Instagram ne me pose pas de problème en soi. Ce sont des produits auxquels je crois et pour beaucoup des marques que j'utilise toujours à titre perso. Je ne pense pas non plus que vous avez ressenti un "trop" de publicité ni une publicité hors sujet. Ce n'est donc pas le contenu qui me "dérange" mais bien davantage le fait d'être aujourd'hui confronté à un choix plus large et de devoir donc entrer pleinement dans la stratégie publicitaire de ces marques.

    Les mentions obligatoires pour les publicités

    Un petit point juridique (malgré ma reconversion, j'y reviens sans cesse!). Collaborer avec des marques impose plusieurs "contraintes" juridiques qui sont encore trop souvent oubliées. 

    Quand on fait des partenariats rémunérées, vous devez évidemment le mentionner expressément : outil publication sponsorisé, les #ad #sponsorisé...tout ce qui vous semble pertinent et visible directement pour le lecteur. Sans cette mention, il s'agit d'une pratique commerciale trompeuse, susceptible d'être sanctionnée. Ensuite, un partenariat rémunéré nécessite, la plupart du temps, un contrat avec la marque afin de préciser les obligations de chacune des parties et les modalités de paiements. Enfin, la rémunération obtenue doit être déclarée dans vos revenus et nécessite souvent la création d'un statut juridique qui peut être incompatible avec certaines professions (coucou la fonction publique). Si jamais ça vous intéresse, je peux remettre ma casquette juriste le temps d'un article sur ces contraintes :) 

    Mais ce qui m'intéresse particulièrement, c'est le cas des simples envoie presse. Là, les obligations juridiques sont plus floues, mais non moins existantes (et déjà bien présentes à l'étranger) : communiquer sur un produit reçu gratuitement doit être mentionné expressément. En toute logique, il n'y a pas de forme particulière et vous pouvez déjà vous contenter de "produit offert par..." mais sachez qu'à l'étranger, de nombreuses législations imposent les mêmes contraintes de mentions que pour les partenariats rémunérés. 

    Pourquoi ces obligations ? Justement parce que vous êtes un vecteur publicitaire ! Une marque ne peut pas envoyer des dizaines de produits gratuitement sans que cela soit ensuite mentionné dans les publications. Ce ne sont pas des avis clients et il faut arrêter de penser qu'une marque envoie gratuitement un produit sans chercher à obtenir votre avis public...et donc votre influence !

    J'ajouterais que certains pays obligent aussi les "influenceurs" a inscrire le fameux #ad dès lors qu'ils parlent d'une marque en la mentionnant, sans avoir reçu le produit gratuitement. Oui, si vous partagez votre marque de shampoing préféré, acheté avec votre argent, mais que vous êtes suivi par des milliers (ou plutôt millions) de personnes, cela revient à en faire de la publicité. Cette pratique peut surprendre mais c'est le revers de "l'influence" : l'impossibilité de déconnecter le fait de parler d'un produit avec les conséquences financières pour une marque. 

    Première conclusion : je ne souhaite pas être un vecteur publicitaire. Mais comment faire concrètement ?

    Refuser les demandes de partenariats sans rémunération

    C'est le seul point facile à résoudre pour moi mais c'est très personnel. Je ne souhaite pas faire de la véritable "création de contenu" et donc tirer une rémunération via mon blog et surtout via les marques*. 

    En pratique, cela signifie que je refuse les partenariats rémunérés mais surtout, je refuse - et explique ce refus - les partenariats non rémunérés qui nécessitent une rémunération ! 

    A partir du moment où une marque me sollicite pour "créer" du contenu et impose des exigences, ce n'est plus un simple envoi presse, c'est un travail ! Cela demande donc un statut, un contrat et une rémunération. Je ne peux pas accepter gratuitement ce que certaines font pour gagner leur vie. Je ferais donc un mail type pour expliquer que la demande nécessite d'être réorientée vers des "créateurs de contenu" avec tout ce que cela implique...

    Beaucoup de blogueuses (ou plus souvent sur Instagram) estime qu'à partir du moment où ce n'est pas leur job, elles peuvent choisir de collaborer gratuitement. Si je comprends la logique, cela concurrence directement celles qui demanderont une rémunération et permet aux marques de continuer à faire de la publicité gratuitement. Soit on accepte uniquement les envois-presse (voir le paragraphe suivant) et on peut le faire sans rémunération, soit on accepte des contraintes de la marque et il s'agit d'un travail.

    Pour ma part, les seuls partenariats que je pourrais accepter en tant que "travail" seraient justement ceux pour lesquels j'aurais envie d'effectuer ce travail : ce que j'appelle les "vraies" collaborations, qui proposent de travailler ensemble et non pas "pour une marque".

    *les raisons qui font que je ne veux pas en tirer de rémunération seraient trop longues à expliquer dans cet article, je vous en parlerais à propos de ma reconversion pro.

    Refuser les simples "envois-presse" 

    Un simple "envoi-presse" doit déjà l'être : comme dans les rédactions presse, les envois n'ont aucune contrainte de publication. Si vous décidez d'en parler, il faudra seulement mentionner que le produit vous a été offert mais cela ne justifie pas (forcément) de rémunération.

    Pourtant, ça me pose aujourd'hui un cas de conscience puisqu'il s'agit quand même d'en faire la publicité gratuitement. Et que contrairement aux rédactions presse, je ne tire pas de salaire de mon "média" (blog et réseaux sociaux).Surtout, ça ne simplifie pas ma gestion quotidienne. Si je pouvais gérer les quelques demandes auparavant, c'est aujourd'hui plus complexe : comment choisir, qui privilégier, quels critères posés ? C'est long, très long, de gérer les mails que l'on reçoit et je préfère utiliser mon temps à vous répondre à vous, qui me lisez !

    Mais la solution "je ferme les portes à tous les envois presse" n'est pas forcément plus simple ! A partir du moment où je partage quelque chose de "marchand" - qui peut donc s'acheter - j'utilise mon "influence" et je créé une opportunité publicitaire pour la marque. La seule solution complètement cohérente serait d'arrêter complètement de vous partager des choses que vous pouvez acheter...ça me semble un poil radical :)

    Et surtout, on pense rarement au fait que cela créé aussi une inégalité entre les "influenceurs" : il y a ceux qui pourront se passer de rémunération directe et de relations avec les marques parce qu'ils ont le temps et l'argent de le faire. Clairement, Instagram n'a pas amélioré la situation, les "influenceurs" qui n'ont pas de blog à tenir sont évidemment favorisés puisqu'ils ont bien moins d'investissement en temps et en argent à fournir. Mais plus largement, c'est aussi pour cela que l'on trouve beaucoup d'étudiants, de freelance ou de personnes travaillant à domicile, puisque le rapport au temps n'est pas le même. Faire avec ses finances et son temps quand on est célibataire et salarié (dans le meilleur des cas), c'est bien plus complexe que si on travaille à domicile, si on fait des études ou si on a un conjoint qui nous épaule financièrement. Bref, je m'égare, mais je voulais juste signaler que l'option "on arrête toutes les relations avec les marques" n'est pas forcément une option très "égalitaire" sur le long terme. 

    Réfléchir à un autre rapport avec les marques

    J'en reviens à la question "pourquoi j'accepte de collaborer avec certaines marques". La seule réponse qui compte pour moi est de vous partager des marques, produits ou initiatives, qui font sens pour moi. Et je n'ai pas envie d'arrêter ce côte "relais" et je n'ai pas de solution miracle malheureusement. Tout ce que je peux faire est de continuer à privilégier le relais personnel - sans rapport avec les marques - et être encore plus sélective dans ce que je peux accepter des marques. A titre personnel, le tri se fera essentiellement sur la "notoriété" de la marque : la grande majorité des mails que je reçois provient de marques qui ont (ou devraient avoir) un budget publicité, je n'ai donc pas besoin de mettre "mon influence" à leurs services. 

    Mais j'ai aussi envie de réfléchir plus largement à cette question. Un média qui fonctionne grâce à la publicité, finalement, c'est le modèle le plus courant dans la presse. Et c'est bien cela qui permet à certaines blogueuses d'en vivre : alterner les partenariats rémunérés avec leurs articles (ou autre) propres, comme un journal alterne articles et encart publicitaire. 

    D'autres questions m'occupent alors : est-ce qu'il est possible de se passer des marques quand on a un blog/des réseaux sur lesquels on parle aussi de produits marchands ? Est-ce qu'il y a d'autres solutions que l'envoi de produits pour faire la publicité d'une marque que l'on veut mettre en avant ?

    Réfléchir à un autre modèle économique

    Enfin, et ce sera ma conclusion, toutes ces questions m'imposent de réfléchir autrement à mon "modèle économique". Parce que la question des partenariats provient essentiellement d'un besoin de financement de l'activité (et du temps) que l'on passe. Collaborer avec des marques, c'est aussi et surtout se rémunérer afin de pouvoir proposer d'autres contenus sans rémunération. Ça ne serait pas "plus simple" pour moi de faire des partenariats rémunérés mais ça me permettrait néanmoins de ne pas avoir à réinventer l'eau chaude pour pouvoir partager toujours autant, voir plus, et quand même payer mes factures !!

    Je ne peux nier le temps et l'investissement que je mets ici ou sur les réseaux, et aujourd'hui, si ce n'est toujours pas mon job, c'est ce qui me permet de travailler à côté, un peu comme "ma carte de visite". Je dois donc trouver un modèle qui me permet de dégager à la fois du temps et de l'argent afin de pouvoir continuer à passer des heures à vous parler des plantations de tomates ^^

    Mais c'est une autre réflexion, qui nécessite un autre article ! 

    Est-ce que ça vous intéresse ces sujets d'ailleurs ou ça serait mieux que je continue face à moi-même ? :) 

  • Le Gang des tomates

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    Sur Instragram, il y a quelques temps, j'ai lancé le #tomatogate : après des tonnes de stories à regarder les gens manger des tomates en plein hiver, j'ai fait un petit post (un peu énervé c'est vrai) pour expliquer qu'il n'y a pas de demi mesure avec les tomates en hiver, c'est simplement NON. J'espère faire partie des gens qui partagent avec bienveillance et tolérance. Je passe énormément de temps à échanger avec vous, à répondre à vos questions, à chercher comment vous accompagner. Et je sais bien que l'urgence écologique nous impose des changements complexes à mettre en place et qu'on ne gagne jamais rien à être dans la confrontation et l'extrémisme. Mais parfois, certains sujets n'ont pas de transition, de petits pas, d'astuces.

    Les tomates, c'est clairement le cas : on ne doit jamais en acheter en hiver, c'est tout !

    Pourtant, j'ai reçu et vu quantité de messages de personnes ayant des difficultés à ne pas en acheter, à ne pas comprendre vraiment le problème... Alors oui, derrière chaque légume ou fruit qui n'est pas de saison ou qui vient de loin, il y a un impact considérable sur l'environnement. Pourquoi s'acharner sur les tomates alors ? Parce que la culture des tomates en hiver, majoritairement dans le sud de l'Espagne, est une catastrophe à elle seule. Des milliers de kilomètres de plastiques pour les serres, de l'eau en quantité astronomiques, des terres asséchées, des pesticides qui terminent dans votre bouche mais aussi une exploitation humaine horrible. C'est ça la tomate de l'hiver, c'est pas joli à voir quand on ouvre les yeux.

    J'ai quand même culpabilisé un peu d'être aussi radicale dans mon message et de ne pas trouver comment parler plus positivement des tomates...j'ai alors eu l'idée du #Gangdestomates !

    Pourquoi on se moque de la façon dont sont cultivés nos légumes ? Pourquoi on ne veut pas regarder ce qu'implique notre tomate achetée en février ? Je pense qu'une partie de la réponse est que l'on est complètement déconnecté. Faire pousser son pied de tomates, c'est réaliser qu'il a besoin de patience, de soleil et de toute notre attention. Et qu'il serait impossible de le faire en plein hiver...sauf à sacrément contrarier la nature.

    Et puis faire pousser quelque chose que l'on pourra manger, c'est toujours une grande fierté et de nombreux apprentissages. J'ai appris beaucoup de choses de mes expériences au potager, surtout quand ça a raté !

    Alors si tu veux rejoindre le Gang des tomates et apprendre à faire pousser tes tomates, rejoins nous sur Instagram.

    Il y aura plusieurs étapes pour s'adapter à tous les types de gangster de la tomate : novices, en appartement, dans un potager :

    - l'étape semis pour ceux qui veulent faire pousser leurs tomates depuis la graine

    - l'étape plants pour ceux qui préfèrent utiliser un plant déjà grand

    - les astuces pour ceux qui sont en appartement, avec ou sans balcon

    - les conseils pour lutter contre les maladies

    L'idée est surtout de former une communauté en utilisant le #gangdestomates pour que tout le monde puisse s'aider. J'ai un peu la main verte, certes, mais je ne suis pas non plus une spécialiste de la tomate ! J'essayerais de retranscrire ici les conseils et astuces pour ceux qui n'ont pas Instagram et pour garder une trace pour les retardataires.

    L'étape d'aujourd'hui concerne les semis

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    Faire des semis, c'est commencer à faire pousser des graines pour ensuite replanter les plants les plus vigoureux dans une grande jardinière ou en pleine terre. L'avantage des semis ? Au-delà de la fierté de réussir vos tomates depuis le début, c'est surtout plus économique et vous pouvez trouver des variétés bien plus savoureuses. Vous pouvez vous amuser à planter d'anciennes variétés et trouver des tomates de toutes les couleurs !

    Où acheter les graines : en jardinerie, on fait attention à prendre des graines bio. Vous trouverez aussi beaucoup de graines intéressantes chez Kokopelli ou sur d'autres sites (voir l'article de Victoria qui les recense) mais aussi sur les boutiques en ligne des box de jardinage type l'échoppe végétale.

    Quelle variété prendre ? Il y en a des milliers, difficiles de vous faire une sélection précise ! Je vous donne quelques idées pour les novices :

    - tomates cerises : les "Sungold", "Gardener's delight", "Cerise rouge", "Miel du mexique"

    - tomates classiques : "Moskwich", "Rose de berne", "Andine cornue"

    - les variétés rigolotes : "Green Zebra" (rayées jaune et vert) ; "Blue Berries" (tomates cerises violettes), "Noire de crimée" (tomate ronde foncée)

    Pour les novices ou ceux qui sont en appartement, je vous conseille de commencer par des tomates cerises.

    Quand faire les semis : vous pouvez commencer en février mais attention, la plupart des plants seront prêts à être planter vers fin mars/début avril et dans certaines régions, il est encore trop tôt pour les repiquer à l'extérieur. Si vous les garder en intérieur ou sur le balcon, c'est tout a fait possible. Pour le potager extérieur, attendez plutôt mars pour faire les semis, sauf si vous habitez dans le sud !

    Dans quoi faire ses semis : dans un nombre incalculable de choses ! Vous pouvez acheter des godets pour semis en jardinerie mais il est surtout possible de réutiliser beaucoup de choses : des boîtes à oeufs, des bouteilles en plastiques, des pots en plastique, des boîtes en polystyrène... L'essentiel est d'avoir un petit contenant pour semer plus facilement. Les semis doivent être mis au chaud : tel quel en intérieur à une température de 18-20°C ou en extérieur, à recouvrir la nuit d'un voile d'hivernage (en jardinerie), d'un papier journal ou d'une boîte en plastique (n'oubliez pas d'ouvrir le matin!).

    Mode d'emploi du semis : mettre de la terre dans votre contenant, vous pouvez opter pour un terreau spécial semis, plus fin et plus pratique pour les débutants, mais aussi du terreau universel sans problème. Pour faciliter la germination, vous pouvez faire tremper vos graines dans l'eau la veille. Semer ensuite graine par graine, en les espaçant de 4 cm environ. Recouvrir d'un peu de terreau fin sur le dessus (quelques millimètres seulement!) et tasser doucement. Pour les arroser, utilisez de préférence un pulvérisateur d'eau pour ne pas abîmer les graines et les petits plants. Il faut veiller à arroser souvent au début, sans les noyer.

    N'oubliez pas, les semis ont besoin de lumière, de chaleur et d'eau au début ! Chouchoutez-les pour qu'ils démarrent correctement !

    Astuce étiquettes : n'oubliez pas de marquer le nom de vos semis, en utilisant un bouchon de liège ou un bâton de glace par exemple.

    Désormais, il faudra attendre que vos plants poussent et disposent de 2 feuilles avant de passer à l'étape suivante !

    Pour suivre tous ces conseils en direct, direction le compte Instagram julie_pancakes !

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