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Banana Pancakes - Page 4

  • Consommer mieux...c'est plus cher !

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    On entends partout qu'il faut consommer mieux, plus responsable, plus éthique ou écologique. Bien sûr, on peut être sceptique, voir pas du tout concerné. Mais dans la majeure partie des cas, les gens savent qu'il faut faire des efforts pour consommer mieux. 

    A priori le problème vient surtout du "comment" : par quoi commencer, quoi privilégier, etc. C'était un peu l'objectif de mon blog, vous présentez plusieurs astuces ou idées pour consommer plus responsable. Mais force est de constater qu'il demeure souvent un problème majeur : le prix. 

    Ca fait longtemps que je voulais vous en parler et finalement je vous en ai déjà parlé plusieurs fois. Mais j'ai eu l'idée de finir cet article hier, après le lancement de Numéro 7, la marque de Coline du blog Et pourquoi pas Coline? Sur les réseaux sociaux, une grande partie des commentaires soulignaient les prix élevés de sa collection. Parfois exprimé de manière gentille, parfois un peu plus virulent comme s'il y avait "arnaque" quelque part. 

    Ces critiques ne s'expriment pas que sur sa marque. Toutes les marques made in France, les petits créateurs, les labels écologiques mais aussi l'alimentation bio ou locale : très souvent les gens regrettent le prix. Et ce n'est pas toujours méchant, c'est souvent accompagné d'un "j'aurais adoré mais ce n'est pas accessible", "j'aimerais bien mais mon niveau de vie ne me permet pas d'acheter comme ça". 

    Alors bien évidemment, rappelons que oui, dans la majeure partie des cas, produire mieux, c'est produire plus cher.

    Pour de nombreuses raisons qui peuvent se cumuler :

    •  toutes les choses produites en France coûte plus chères qu'en Chine parce que les entreprises ne sont pas soumises aux mêmes charges.
    •  choisir avec soin l'entreprise de fabrication présente un coût supplémentaire parce que les conditions de travail y seront supérieures (donc le prix aussi), cela nécessite souvent d'y aller, de contrôler, etc. 
    • produire en petites quantités coûtent plus cher qu'en grande quantité (le principe du coût dégressif). Et une petite structure doit répercuter ses coûts de fonctionnement plus fortement sur le prix des ventes puisqu'elle absorbe moins de volume de vente. Idée qu'on oublie souvent mais les budgets relatifs à la publicité, au graphisme ou à la logistique sont un gouffre pour les petites entreprises. 
    •  produire écologiquement présente un coût pour les entreprises qui sont obligées de faire des dépenses supplémentaires pour réduire leur pollution, utiliser des énergies renouvelables ou des matières innovantes. 
    •  l'agriculture biologique subit des coûts supplémentaires par rapport à l'agriculture traditionnelle puisque les rendements ne sont pas les mêmes (plus petites surfaces, moins de pesticides contre les attaques des cultures, culture plus lente, moins productive, etc.). Je ne vous parle même pas des conditions financières pour accéder à un label biologique ou autre, souvent inabordable pour des petites structures. 

    Ce ne sont que quelques idées, il y a encore bien d'autres raisons qui expliquent cela. Mais en gros, si Zara arrive à vendre un débardeur à 20€ alors qu'il sera à 65€ chez Numéro 7, ce n'est pas le bénéfice du deuxième qui est supérieur. Zara produit en très grande quantité, donc à moindre coût, avec des matières fabriquées dans des pays qui n'ont pas la même réglementation (du travail, des impôts, etc...), et tous les frais annexes de fonctionnement de la marque ne représentent plus grand chose pour un seul type de débardeur. 

    Si vous voulez un débardeur avec un tissu français, fabriqué au sein de l'Union européenne, dans des conditions décentes et par une petite marque qui porte des valeurs responsables, vous faites exploser le coût initial, sans même augmenter la marge de bénéfice. A être vraiment franche, la marge de Zara sur son débardeur a de grandes chances d'être supérieure à la marge de Numéro 7. 

    Mais (oui il y a toujours un mais!), cela n'enlève en rien qu'on a pas forcément 65€ à mettre dans son débardeur ! En tout cas, a priori c'est compliqué pour un salaire moyen en France. Le salaire médian en France s'établit à environ 1730 euros. Sur ce salaire, il y a quantité de frais fixes : loyer, nourriture, impôts, téléphone, transport, frais scolaires, etc...Je ne ferais pas de calcul exact mais même sur ce salaire moyen, il ne reste pas énormément pour les loisirs et autres achats. Et c'est le salaire moyen, cela veut dire que la moitié de la population est en dessous. Il y a aussi des différences entre les lieux d'habitation, il est évident qu'à Paris, le budget loyer explose. 

    Donc imaginons qu'il vous reste moins de 100€ pour acheter un vêtement ou que votre budget alimentaire ne doit pas dépasser 100€ par semaine. Il est évident que l'achat de made in France ou de bio réduit considérablement votre pouvoir d'achat. Si vous avez 50€ à dépenser au mois pour un vêtement, vous ne pourrait même pas acheter le débardeur de numéro 7. 

    Je suis consciente de ce problème. Moi même, je me situe en dessous du salaire moyen. Mais alors comment font les gens (et moi-même) pour acheter plus responsable ? Mis à part des bourses mieux dotées, on est tous soumis aux mêmes contraintes financières.  

    Faire ses courses en supermarché et acheter ses vêtements chez Zara ou H&M, c'est pouvoir consommer très régulièrement et souvent au dessus de nos besoins. C'est pouvoir repartir de H&M avec 4 articles sans avoir dépasser les 50€ ou acheter 4 sortes de yaourts différents sans exploser son budget. 

    Attention spoiler : on ne dépense pas "responsable" comme on dépense "traditionnel" ! 

    Justement parce que ça n'a pas le même prix ! Parfois, faut revenir à la logique : si c'est plus cher, j'achète moins.

    Reprenons l'exemple de notre débardeur. Il fut un temps où à l'approche de l'été, j'avais envie d'acheter de nouveaux hauts pour l'été. Forcément, vu mon budget d'étudiante, j'allais chez Zara, H&M ou Pimkie  les jours de disette (quoique maintenant les prix se sont alignés). Je devais en avoir pour grand maximum 50€ et de quoi regarnir mon armoire. Pour recommencer invariablement l'été d'après...

    Cette année, vu ma réflexion sur le minimalisme, j'ai eu besoin de peu d'achats. Un joli teeshirt noir et un débardeur peplum. J'ai alors vendu plusieurs de mes vêtements pour pouvoir m'acheter le teeshirt Stockhlom de la marque Les Sublimes à 45€. Il me restait peu pour le débardeur que j'ai fini par trouver chez Kiabi (contre toute attente!). Résultat, j'ai dépensé à peu près la même somme pour deux fois moins de vêtements. 

    Acheter responsable, c'est arriver à comprendre qu'il faut acheter moins mais mieux. Prendre le temps d'économiser, profiter des anniversaires, revendre, et surtout identifier ses besoins. 

    Vous savez quoi, je trouve le débardeur de numéro 7 très joli mais je n'en ai pas besoin. Par contre, j'ai vraiment besoin d'une jolie veste et j'adore celle de la marque. Vu le prix, il est évident que je ne peux pas me l'acheter dans l'immédiat. Mais avec encore un peu d'argent de la vente de mes vêtements non portés, un peu d'économie ces prochaines semaines et sans doute un coup de pouce de mon anniversaire, je pourrais sans problème me l'offrir. Par contre, oui entre temps, je n'aurais pas acheté grand chose d'autres ! 

    Même débat pour l'alimentation mais j'avais déjà un peu abordé la question dans cet article. Ne faites pas vos courses en magasin bio comme au supermarché. Arrêtez la tentation des nouveautés, des aliments marketing ou de la peur du manque. 

    En fait, pour consommer mieux, il faut réapprendre à consommer. On n'achète pas chez Zara comme chez Numéro 7. Comme on achète pas au marché comme en supermarché. C'est un paradoxe que de vouloir avoir les deux. Sinon, imaginez bien que les prix ne seraient pas les mêmes, chez Zara comme chez numéro 7 !

    On est tous d'accord pour dire que les entreprises ne peuvent plus polluer l'atmosphère comme avant. C'est un peu la même chose pour nous, la prise de conscience écologique nous montre qu'on ne peut plus consommer comme avant. La modification des comportements est longue, je vous l'accorde mais c'est assez libérateur de ne plus se sentir victime de la surconsommation, du marketing, des modes.

    Prendre le temps et réfléchir, c'est une nouveauté dans nos sociétés où tout va vite et où tout est jetable.

    Quelques conseils pour pouvoir consommer plus responsable : 

    • établir un budget (loisirs, alimentation,etc) même si c'est un budget peu précis. C'est toujours bien d'avoir une idée de votre pouvoir d'achat, en dehors des frais fixes.
    • avoir des objectifs d'achats "raisonnables" : "avant l'été, je voudrais me trouver une robe et une paire de sandales" et non "tiens je vais voir ce qu'il y a chez Zara". C'est la meilleure façon de ressortir avec 10 fringues que vous ne remettrez jamais et effectivement de ne plus avoir de budget pour des achats plus onéreux. 
    • revendez vos vêtements non portés et faites vous payer sur Paypal. Vous aurez ainsi une cagnotte "virtuelle" pour faire des achats un peu plus onéreux mais plus responsables, sans toucher directement votre compte en banque.  
    • traquez les promos, les soldes, etc...Aussi bien dans l'alimentaire que pour les vêtements. 
    • faites des compromis. Si vous avez le budget pour un teeshirt en coton bio, vous n'avez peut être pas de budget pour des chaussures vegan fabriquées en France. Ce n'est pas grave, commencez là où pouvez commencer. 
    • avoir des priorités : le made in france, le bio, l'éthique, les petites structures...souvent on ne peut pas tout privilégier en même temps. Choisissez ce qui vous tient à coeur en priorité, vous vous améliorerez petit à petit.
    • si vous n'arrivez pas encore à voir comment acheter plus cher, faites le calcul sur un mois de toutes vos dépenses vestimentaires. Ce n'est pas toujours le cas, même souvent 10€ + 10€, et on arrive vite au 65€ nécessaires pour ce fameux débardeur. 
    • d'ailleurs traquez les petites dépenses inutiles qui pourraient augmenter votre budget : papeterie, magazines, bouquet de fleurs, maquillage, etc. Avec un budget limité, on ne peut pas tout avoir. C'est pas fun mais c'est comme ça. Alors si vous voulez consommer mieux, il va falloir réorienter vos dépenses. 
    • partager ! Pourquoi ne pas acheter une pièce plus chère en commun avec une amie qui fait la même taille ? 

     Voilà quelques idées, j'attends bien sûr vos propres idées sur le sujet ! C'est difficile pour vous d'acheter plus responsable ? Ou d'acheter moins ? 

  • Réflexion sur le doute

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    C'est après la lecture d'un article du magazine Flow du mois de mars que j'ai eu envie de vous parlez du doute. 

    Le sentiment de doute est une question qui m'intéresse depuis longtemps. Pourquoi certaines personnes doutent plus que d'autres ? Qu'est-ce qui fait que l'on doute ? Est-ce que c'est forcément un sentiment négatif ? Comment on y échappe ? 

    L'article du Flow est très intéressant pour mettre en perspective ce sentiment de doute et comprendre comment le transformer en sentiment positif.

    On connait tous des périodes de doute : suis-je assez qualifié ? est-ce la bonne décision ? suis-je bien placé pour répondre ? etc. A première vue, pour moi, le doute est assez lié à l'estime de soi. On doute surtout parce qu'on estime ne pas avoir assez de compétences, de légitimé, de connaissances ou autre. 

    C'est pour ça que j'ai toujours pensé que le doute était majoritairement féminin. Entendons-nous, bien évidemment, il y a des femmes qui ne doutent pas et des hommes qui doutent. Mais j'ai souvent remarqué que le doute se manifestait plus facilement chez une femme, comme une conséquence de nos sociétés inégalitaires : on est encore très largement façonnée culturellement à nous croire inférieures, moins compétentes, moins légitimes sur certains sujets ou dans certains domaines.

    Je ne compte pas faire un plaidoyer féministe, il s'agit de données sociologiques que l'on connaît déjà. Il suffit par exemple de regarder certains chiffres qui montrent une inégalité frappante entre les hommes et les femmes. Le manque de femmes dans les sciences exactes ou de la même façon dans des postes à hautes responsabilités ne s'explique pas par leurs moindres compétences (ou réussites) mais plutôt par le fait qu'on s'estime nous-même moins capables, moins légitimes. C'est typiquement le cas de la négociation salariale : les différences hommes/femmes ne s'expliquent pas toujours par une discrimination volontaire mais aussi par un comportement "féminin" que l'on a du mal à évaluer : les femmes ont moins tendance que les hommes à demander spontanément des augmentations salariales et même à l'embauche, les femmes ont des prétention de rémunérations souvent légèrement inférieures à celle des hommes. 

    En quelques mots, le doute lié aux questions de légitimité se retrouve plus facilement chez les femmes, déjà prédisposées à remettre en question leur légitimité. Les causes sont multiples et cela prendrait trop de temps dans cet article de les détailler mais juste une "anecdote" : les comportements hommes/femmes résultent d'une construction qui commence dès le plus jeune âge. Apprendre à un petit garçon à être fort et intelligent, et à une petite fille à être belle et douce, c'est déjà construire leur rapport au monde. 

    Bref, pour moi, le doute est une manifestation de cette inégalité homme-femme dans laquelle on évolue et j'ai largement pu observer que ce n'était pas le cas chez mes homologues masculins. J'évolue dans un monde plutôt intellectuels, de gens qualifiés et cultivés (hommes et femmes confondus). J'ai le même diplôme que la plupart de mes amis proches. Pourtant, je manifeste bien plus souvent, ou en tout cas plus visiblement, mes doutes : doute à participer à une discussion politique ou juridique, doute à demander des conseils ou à faire fonctionner mon réseau professionnel si besoin, doute sur la légitimité de mes projets ou de mes articles... Et j'ai déjà observé que j'avais bien plus de réticences à me mettre en avant que d'autres hommes, à compétence égale. 

    En me questionnant sur l'origine de ces périodes de doutes et sur le pourquoi mes homologues masculins ne montraient pas la même propension à douter, j'en reviens toujours au sentiment de "sous-estime" assez classique : peur de dire des bêtises, peur de passer pour quelqu'un d'inculte ou de peu cultivé, etc. Pourtant à première vue, c'est un peu stupide. D'un point de vue objectif, mes qualifications ou ma culture générale ne justifient pas tels doutes. 

    Alors, le doute, est-ce que c'est typiquement féminin? L'article du Flow répond par la négative, les hommes doutent tout autant que les femmes mais l'expriment différemment. Je n'ai pas encore assez réfléchi à la question mais c'est peut être une piste. Quand moi je doute sur ma légitimité à un poste, la conséquence est que je ne postule pas. Quand un homologue masculin doute de la même manière, sa réponse à lui est justement de postuler pour "forcer" son doute à s'effacer. 

    Pour traduire, moi je me dis "olala c'est pas possible, je suis pas assez compétente, j'y vais pas" ; lui se dit "olala c'est pas possible, est-ce que je suis assez compétent..bon tant pis j'y vais, on verra bien !". 

    Du coup, à première vue, le fait de douter pour une femme est plutôt un frein ou du moins, un sentiment qui démontre une faiblesse dans l'estime de soi. Mais là est mon propos principal (oui après 15000 mots, c'est bien d'en arriver au fait!) : tout comme beaucoup de caractéristiques dans la vie, il faut s'efforcer s'y voir le côté positif. 

    (J'ai absolument le même avis sur le tempérament des gens "calmes" que l'on prend trop facilement pour de la timidité. Si ça vous intéresse, Victoria avait fait un chouette article sur le sujet).

    De la même manière, quand on arrive à maîtriser sa part de doute, cela a bien des côtés positifs que l'on sous-estiment. L'article du Flow présente très justement un des aspects bénéfiques du doute : les gens qui doutent sont souvent ceux qui se remettent le plus facilement en question, ceux qui travaillent et apprennent le plus durs et ceux qui sont généralement les plus "humbles" sur le résultat de leur travail. Alors oui, le doute m'empêche de participer activement à la conversation ou d'oser certaines choses et c'est bien dommage. Mais il me permettra d'approfondir plus largement la question, d'avoir d'autres opportunités et d'acquérir sans doute plus de connaissances. 

    C'est l'exemple de Van Gogh, grand habitué au doute, que met en avant l'auteur de l'article du Flow. Alors que c'est un peintre reconnu même de son vivant et désormais parmi les plus célèbres, il a toujours douté de ses capacités et de la valeur de ses peintures. Au début, j'ai eu le réflexe habituel de dire que c'était dommage qu'il n'est pas eu plus confiance en son talent, vu justement le talent qu'il avait. Mais finalement, il est peut-être un peintre fantastique justement parce qu'il doutait d'en être un. 

    Le doute, c'est pas toujours négatif. Ca nous pousse à travailler plus, à se remettre en question et à rester humble. 

    Mais il faut quand même poser des limites aux doutes. Une limite de contenu d'abord : douter sur les choses quotidiennes de la vie n'est pas vraiment productif et conduit à se reposer constamment sur les autres pour choisir. Douter, ce n'est pas être indécis constamment. Et une limite d'intensité ensuite : douter jusqu'à en être paralysé est forcément néfaste. Le doute n'a de bénéfices que s'il nous pousse à nous dépasser, à nous questionner ou à prendre de la distance. Quand il bloque toute décision ou toute action, il est toxique. 

    Pour en revenir à ses différences hommes/femmes, il peut être vu comme handicapant d'être femme : plus sujet au doute, à la remise en question, à un questionnement de sa légitimité... C'est évident que c'est frein et je suis même sûre que cela explique en partie le manque de femme dans les postes à responsabilité ou en politique. Pourtant, encore une fois, on peut y trouver du positif. Quitte à faire avec une construction sociale défavorable à notre confiance en soi, c'est aussi un privilège que de ne pas estimer ses compétences ou connaissances comme acquises ou supérieures à celles des autres. Si je pense que c'est bien sûr un sentiment contre lequel on doit lutter et surtout éduquer différemment les générations à venir, je crois aussi que c'est une force qui peut nous servir. 

    Après tout, Van Gogh disait bien "si tu doutes d'être peintre, peins toute ta vie et tu le deviendras". 

    Vous doutez vous aussi ? 

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  • Revue de web #30

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    Ce mois de mai est difficile chez moi, j'attends les beaux jours et les longs week-ends avec impatience. J'essaye néanmoins de me motiver et de revenir ici plus régulièrement. J'ai beaucoup de choses à vous présenter en plus mais il me manque toujours ces satanées photos pour illustrer ! Je vous ai déjà dis que j'étais nulle en photo (heu on l'avait remarqué...)?

    Pourtant j'aime beaucoup la photo et les articles de blog illustrés de jolies images sont bien plus agréables. Mais, pour ma part, j'ai depuis longtemps abandonné mon reflex et même les photos avec l'iphone m'ennuient. Si j'aime chercher une jolie photo quand j'ai le temps et l'inspiration, rien n'est pire que de se forcer à prendre une photo pour illustrer mon article. C'est pour ça que vous voyez souvent mon mur bleu en fond ou que je pique régulièrement des photos à Pinterest. Je sais bien que la qualité visuelle du blog en pâtit un peu mais que voulez-vous, blogueuse c'est un métier ;) Promis, j'essayerais de m'améliorer un peu cet été ! 

    En attendant, voici mes dernières trouvailles en ligne ou ailleurs !

    ♥ j'ai adoré la vidéo de Coline "Je jette mes vêtements?!" et je vous conseille vivement d'aller faire un tour sur La fibre du tri

    ♥ sur le minimalisme, j'ai bien noté les youtubeuses minimalistes préférées du Blog Bleu !

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    Un chouette article sur la mode éthique et responsable avec pleins d'idées de marques pour celles qui cherchent ! Et tant qu'à faire, je découvre le magazine Encore, dans lequel l'article est publié et j'adore !

    ♥ Petite découverte #potterhead sur twitter, le compte HP Aesthtic (@maraudentium). C'est tellement poétique que j'aimerais pouvoir tout imprimer genre...pour en faire un papier peint !! 

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    La mini collection Ekyog de teeshirt en coton biologique et teinture végétale !

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    Niveau livres et séries, en ce moment, j'ai une grosse passion pour la saga Shannara de Terry Brooks.

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    Je viens de commencer le tome 3, le dernier. L'univers similaire à Tolkien s'en éloigne au fil des tomes pour avoir sa propre construction et son propre imaginaire. Si jamais vous voulez mon avis, je poste toujours mes reviews sur Goodreads.

    Du coup, j'ai aussi visionné la saison 1 de la série tirée des livres, Les Chroniques de Shannara. La saison est basée sur le tome 2 mais s'éloigne assez grandement du livre. C'est à la fois déroutant et finalement agréable d'être quand même surprise par l'histoire. Comme toujours, je préfère les livres, bien plus complets et imaginatifs, mais elle n'était pas désagréable à regarder ! 

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    Je me suis aussi lancée dans l'aventure des livres Audio en profitant du premier livre gratuit sur Audible. Bien entendu, j'ai choisi de continuer sur ma lancée des Harry Potter en anglais, surtout parce que j'avais entendu dire que le tome 4 était remarquable en version audio. Je ne suis pas déçue et même surprise de trouver la lecture audio agréable. Et la version lue par Stephen Fry est un vrai bonheur ! 

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    Si le sujet vous intéresse, Victoria, de Mango & Salt, avait fait un chouette article pour présenter les livres audio : écouter des livres audio #1 et #2

    Ah oui et j'ai terminé la série Girl Boss sur Netflix et gros coup de coeur ! J'ai énormément aimé le personnage de Sophia et je vais peut être me laisser tenter par le livre dont la série est tirée. Pour lire une revue et se faire un avis, c'est ici !

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    Bon dimanche à vous ! 

  • Minimaliste du dressing #2

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    Hop Hop on rattrape l'épisode #1 du Minimalisme et Dressing. Un conseil, fais toi du café avant d'entamer l'article !

    Quand on débute dans le minimalisme pour son dressing, on affronte plusieurs difficultés : résoudre les vêtements "au cas où", arriver à se séparer des vêtements-sentimentaux, trouver une méthode de tri efficace... Pourtant, on oublie une des difficultés principales qui ralentit considérablement le tri qu'on effectue : le rapport qu'on entretient vis à vis de son corps et de son image. 

    Non ce n'est pas qu'une histoire de "fringues". Que vous aimiez ou non la mode, les vêtements ont souvent un rôle dans notre vie qu'on sous-estime : se sentir bien, se cacher les jours de déprime, mettre en valeur la réussite de son régime ou cacher les quelques kilos pris, se vieillir ou paraître plus jeune, exprimer sa personnalité ou entrer dans le moule, etc. 

    "Ce n'est pas qu'une histoire de fringues"

    Si vous ne faites pas une analyse de ce que vos vêtements disent sur vous, vous passerez à côté de l'apport principal d'un dressing "minimaliste" : se sentir bien dans ses vêtements et peu à peu dans son corps. 

    Il n'y a pas de méthode définie, cela dépend beaucoup trop de la situation de chacune. Mais je vous propose quelques astuces pour se poser les bonnes questions avant et pendant le tri que vous effectuez. Pas de panique, c'est un cheminement long, souvent difficile. Un jour pourtant, vous achèterez un vêtement en étant sûr qu'il vous corresponde, qu'il vous procurera du plaisir et qu'il soit en accord avec ce que votre corps et votre esprit racontent.

    Catégoriser les vêtements jamais mis

    Sans doute la meilleure des astuces pour comprendre les erreurs que l'on fait entre les vêtements que l'on achète et ce que l'on met est de regarder quelle frontière on trace inconsciemment. 

    Sortez tous les vêtements que vous n'avez jamais mis et dont vous pouvez vous séparer facilement. A côté, ajoutez les vêtements jamais ou presque mis mais que vous n'arrivez pas encore à donner avec assurance : souvent des vêtements "au cas où", "si jamais", etc. De ces deux tas, essayer de trouver des cohérences, des catégories similaires soit par style de vêtements, de tailles, de coupe, de couleurs... Certaines catégories se croisent, notez bien toutes les "sous-catégories" (catégorie "jeans" et catégorie "trop grand" par exemple). 

    Par ma part, j'ai rapidement pu faire plusieurs catégories similaires dont certaines se croisent : 

    - des vêtements noirs

    - des vêtements "habillés"

    - des imprimés très marqués 

    - des robes arrivant au genou

    - des vêtements marqués à la taille

    Pour le moment, il n'est pas question d'en tirer des conséquences mais uniquement de marquer tout ça et de le conserver (c'est le moment d'utiliser un de 345 carnets que vous conservez!). Cela doit vous aidez peu à peu à cerner les catégories "délicates" sur lesquelles vous devrez ensuite réfléchir : pourquoi autant de vêtements noirs ? Pourquoi autant de vêtements habillés ? Etc. 

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    Trouver son style

    En réalité, ça peut commencer par la même méthode que précédemment mais à l'inverse : catégoriser vos vêtements préférés. Pas besoin d'en sortir beaucoup, choisissez ceux que vous mettez au moins une fois par semaine, ceux que vous emportez toujours en vacances, etc. Et là encore, essayez de trouver ce qu'est ce qu'ils ont en commun : des tons ? une coupe ? une matière particulière ? 

    Ensuite, il s'agit d'aller plus loin que cet exercice : il faut comprendre ce qu'on aime, quel est son style, ce qu'on cherche à raconter avec ses vêtements, bref peu importe comme vous l'appelez !

    Au-delà de son corps et ses complexes, le dressing en dit long sur le "style" d'une personne et le message qu'elle veut faire passer. Et en général, le message est paradoxal : dans un dressing qui correspond en partie à son "style", on y retrouve beaucoup de vêtements qui évoque "le style que j'aimerais avoir".

    "Ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes"

    Là encore c'est une erreur. Et c'est sans doute l'erreur principale qui nous pousse à l'excès de consommation de vêtements : les changements de mode ou les vêtements que l'on voit chez les autres, tout ça nous pousse à acheter pour "y ressembler", pour "être comme". On en revient au conseil du dessus : ne pas gardez un vêtement qui a pour but de vous éloigner de qui vous êtes. Vous ne le porterez pas ou vous n'en retirez jamais aucun "plaisir". 

    Evidemment, il ne s'agit pas d'avoir une armoire forcément cohérente, où on y trouverait toujours les mêmes vêtements. C'est plus subtil que ça. Vous avez bien sûr le droit d'avoir un style différent chaque jour, déjà parce qu'on a la plupart du temps des "obligations" liées au travail dans la semaine. Mais en général, il s'agit plus de variantes de son style que d'un changement radical. Sinon, cela explique souvent les armoires qui débordent...

    En réalité, définir son style ne devrait pas être si compliqué. Il faut déjà éviter de se placer dans les catégories des magazines : non vous n'êtes pas que "classy", "sportive", "preppy" ou autre. 

    Son style, c'est l'assemblage des coupes/couleurs/formes qui nous plaisent, conviennent à notre corps, à nos complexes et nos atouts, à notre personnalité. 

    D'où l'intérêt d'avoir des catégories déjà un peu étudiées : si on se sépare de beaucoup de vêtements noirs et qu'on aime particulièrement nos deux hauts blancs, peut être qu'il faut arrêter de se forcer à acheter du noir ? Sans doute que cela raconte quelque chose sur son style et sur ses erreurs : achetez vous du noir parce qu'il faut avoir certains vêtements noirs (la fameuse petite robe noire) ou est-ce parce que cela vous rassure par rapport à votre corps (on dit bien que le noir amincit!) ?

    Pour éviter de se perdre dans la recherche de son propre style, il est important de procéder par style de vêtements et non par style global. Il est plus compliqué de savoir quel est style global car on est rarement aussi marqué dans son ensemble. Il est bien plus simple d'identifier son style petit à petit : quel style de jean vous convient le mien et lequel vous ne mettez jamais ? Quel style de décolleté vous mettez le plus facilement ? Etc. Aidez-vous de vos photos et de votre mémoire pour vous rappelez les moments où vous n'avez pas été à l'aise dans vos vêtements et inversement. 

    Portez une attention particulière aux vêtements très éloignés de vos habitudes (et en général peu portés!) : pourquoi les avoir acheter à ce moment là ? Quel message vous vouliez faire passer ? Je vous parie que 9 fois sur 10, il s'agissait de copier votre image sur celle d'une autre : acheter le haut repérée sur d'autres filles sur Instagram, le jean qui faisait des jambes de 2m sur le mannequin chez Zara, etc. Si vous êtes sujette à ça, je n'ai qu'un conseil : faites votre tri et votre démarche de minimalisme en vous désabonnant des comptes de "modeuses", en enlevant vos applis d'eshop et autre. Je n'ai rien contre dans l'absolu mais les réseaux sociaux et internet en géénral nous pousse à la consommation sans se questionner sur soi-même. On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un. Si ça peut être un bon moyen de s'inspirer, ça peut aussi brouiller votre réflexion. Gardez tout ça quand vous aurez cerner mieux qui vous êtes. Vous résisterez mieux à la tentation d'être quelqu'un d'autre. 

    "On achète pour "ressembler à" alors qu'un vêtement ne nous donnera jamais le corps ou le style de quelqu'un"

    Encore un exemple avec moi pour illustrer : j'ai trié pas mal de robes noires, toutes plus ou moins similaires en terme de coupe. Droite, longueur juste au dessus du mollet, en général resserrées à la taille ou juste sur le ventre et avec un col rond assez proche du cou. Finalement, je ne les ai pas ou très peu porté et j'ai accepté que je ne me sentais même pas bien dans elles. C'était juste la forme classique de la fameuse robe noire que toute fille devrait avoir, pour bosser, sortir ou autre.

    Ben finalement, ça ne me convient pas du tout. Ce n'est pas moi, pas mon style, pas ce que j'ai envie de raconter et ce qui me permet d'être à l'aise. Je n'irais pas jusqu'à dire que les robes ou le style classique n'est pas le mien. Mais les robes noirs classiques assez strictes oui ! C'est là toute la différence ^^

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    Comprendre son corps

    Une dernier étape pas facile est nécessaire pour compléter les deux conseils précédents. Au-delà de son style qu'on affine peu à peu, il faut arriver à comprendre ce qui fonctionne avec son propre corps et inversement. Avoir un oeil objectif, comprendre ce qui nous met en valeur, pourquoi notre rapport à notre corps explique certains vêtements jamais mis : c'est compliqué. C'est l'aspect "psychothérapie" du minimalisme : avoir moins de vêtements, c'est surtout avoir des vêtements plus "justes" et dans lesquels on se sent bien pour pouvoir les mettre plus souvent. Et donc être en paix (toute relative) avec son corps. 

    L'immense bénéfice du minimalisme, c'est bien ça. Plus qu'un placard léger et des dépenses évitées, c'est un cheminement vers un peu plus de paix envers soi.

    Si tu crois encore que trier son dressing, ce n'est que du rangement, pose-toi plusieurs questions

    - est-ce que je garde des vêtements qui ne sont pas à ma taille ?  

    - est-ce que je garde des vêtements que je n'aime pas mais que j'aime avoir et parfois mettre

    - est-ce que je garde des vêtements dans lesquels je ne me sens pas à l'aise ? 

    - est-ce que je garde des vêtements que j'aime sur le cintre mais pas sur moi ?

    Tu réponds oui à certaines questions ? Alors oui, le regard que tu portes sur ton corps influence ton dressing et sans aucun doute, t'empêche de trier sereinement. 

    Comment on fait alors pour avoir un regard plus objectif sur soi ? 

    Déjà, il y a une chose essentielle à accepter en commençant le tri de son placard dans une optique de minimalisme : il faut faire le deuil du corps que vous aimeriez

    On est trop ci, pas assez ça, on pense arriver à perdre ces 3 kgs un jour, se mettre au sport pour avec des abdos en béton...Je ne veux pas dire par là qu'on ne peut pas changer un corps qui nous complexe : un rééquilibrage alimentaire, du sport, une consultation chez une diététicienne voir chez un psy si vos kilos sont fonction de vos émotions, tout ça peut "améliorer" votre apparence. 

    Mais si vous décidez de vous lancer dans un tri de votre garde robe, c'est aussi pour vous faire du bien à l'esprit et à votre rapport au corps. C'est pour maintenant et pas pour "quand-j'aurais-perdu-3kgs". Le minimalisme dans le dressing, je vous l'ai dis, c'est vraiment une épreuve pour sa propre estime. Mais le gros avantage, c'est qu'en ayant uniquement des vêtements dont vous serez fière et dans lesquels vous vous sentirez bien, votre rapport avec votre corps va changer...et peut être même que vous perdrez ces 3 kgs plus facilement ou que vous trouverez la motivation pour chausser des baskets. Mais n'attendez pas d'être bien pour changer votre rapport à votre dressing, changez-le pour être bien immédiatement !

    Ok mais comment on fait pour se voir réellement et pas dans le prisme de nos complexes et nos envies ? Vaste sujet qui sera assez différent d'une personne à l'autre. Néanmoins, il y a quelques astuces. 

    - regarder les photos de soi dans plusieurs situations et vêtements. Notez ce qu'on trouve de flatteur, en style de coupe, de couleurs, de style de vêtements. Et à l'inverse, ce qu'on trouve qui ne rend pas bien, en essayant de savoir pourquoi : jupe trop longue, pantalon taille basse, haut trop large, etc.

    - se regarder de plein pied...de préférence nue ! Une étape pas forcément agréable et pourtant je vous assure qu'au fur et à mesure ça aide ! La forme des vêtements modifie notre apparence sans jamais nous permettre d'avoir un regard global. On trouve nos hanches trop larges, nos fesses trop grosses, nos seins trop petits...mais dans l'ensemble ? Alors avant ou après la douche, on prends 2 min pour se regarder, sans chercher à se critiquer, juste en observateur. On essaye de se mettre dans la peau d'un tiers : jamais une personne ne remarque en premier un défaut ciblé ! Vous même quand vous regardez quelqu'un, vous le détaillez point par point ou vous regardez un équilibre général de silhouette ? 

    - demander l'avis des tiers qui nous connaissent bien (amoureux, amis, maman...) : qu'est-ce qu'ils aiment chez nous ? Est-ce qu'ils ont souvenir d'un vêtement qui nous mettait en valeur ? et inversement ? L'avis des autres n'est pas à prendre à la lettre, vous avez entièrement le droit de ne pas être d'accord. Mais dites vous bien qu'ils vous voient forcément dans la globalité, donc sans focaliser sur un défaut qui vous obsède. 

    - commencer le tri de son armoire dans un jour bon ! Cela semble idiot mais on a toutes des phases moins sympa avec soi. Alors on choisit un jour où on n'a pas ses règles (sinon merci l'impression d'avoir 5 kilos de plus), où nos cheveux sont dans un bon jour, où on a eu le temps de se maquiller un peu ou encore en été quand on est un peu hâlée. A vous de voir, mais surtout, si c'est un jour sans, on laisse son corps de côté, on n'arrivera pas à être objective dans ces moments-là. Indulgence je vous dis, indulgence ! 

    Maintenant, faites le lien avec les catégories réalisées au dessus : vous trouverez sans aucun doute un lien entre les vêtements pas assez mis ou ceux dont vous n'arrivez pas à vous séparer avec votre vision du corps, vos complexes, votre silhouette ! 

    Le coup de pouce : morphologie et colorimétrie

    Pour mieux comprendre le lien entre son corps et ses vêtements, il peut être utile de s'aider des guides de morphologies, voir de la colorimétrie. 

    Attention cependant, je trouve ça trop incomplet de s'en tenir à "je suis une poire" (en plus, je suis pas sûre que ce soit bon pour son estime personnelle de penser être une poire!!) pour construire sa garde robe. Déjà, il faut y ajouter du détail : mes jambes sont fines, je n'aime pas ma poitrine trop généreuse, j'ai un joli décolleté, etc... Et puis certaines morphologies appellent des vêtements particuliers qui peuvent ne pas vous convenir. 

    Par exemple, mon type de morphologie me demanderait d'insister sur la taille notamment, avec des vêtements cintrés et près du corps. Mais pour moi, ça oublie une chose essentielle : justement le rapport que j'ai avec mon corps. Je n'aime pas les vêtements cintrés, ni mettre spécialement en valeur ma taille. Par contre, ça m'a aidé à comprendre pourquoi il fallait que je privilégie les tailles hautes pour les pantalons. 

    Je ne suis pas une spécialiste de la question, si ça vous intéresse particulièrement, je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog Pin-up bio et notamment de vous abonner à sa newsletter qui vous donnera quelques astuces pour connaître un peu mieux son corps. 

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    La colorimétrie, c'est un peu similaire, vous pouvez regarder les couleurs qui vous conviennent à priori mieux en fonction de votre couleur de peau ou de cheveux. Mais ne restez pas bloqué sur ça, si vous aimez vraiment une couleur qui ne vous met pas en valeur, il suffit peut être de la privilégier en accessoire ou pour les bas.

    Pour ma part, j'arrive de mieux en mieux à cerner les couleurs qui me plaisent et qui me vont. Mais les deux ne sont pas toujours en accord. L'exemple du maquillage est flagrant chez moi. Ayant les yeux verts, la colorimétrie voudrait que j'opte pour les tons de violets...que je déteste ! 

    De façon générale, en triant vos vêtements, essayez de repérer s'il n'y a pas un problème de couleurs et en les essayant, vous repérerez peut être que telle ou telle couleur ne vous "va" pas. Attention, cela peut aussi être fonction de la saison puisqu'en été, on a tendance à bronzer !

    Donc oui au guide, mais on ne s'y perds pas. On ne peut pas résumer une personne à sa morphologie et à sa couleur de peau/cheveux. Certains aiment changer de tons avec les saisons, d'autres ont une passion pour une couleur a priori incohérente. Peu importe, ce qui compte, c'est d'écouter son ressenti.  

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    Après ce long discours, cela semble assez compliqué à mettre en pratique. Il est déjà compliqué d'avoir un oeil bienveillant sur son corps alors en ressortir un style, un dressing idéal et des erreurs à éviter, c'est le bout du monde !

    Promis, on s'améliore petit à petit une fois qu'on a compris que, définitivement, ce n'est pas qu'une histoire de fringues !

    Dans l'épisode #3, je vous démontrerais tout ça sur ma petite personne ^^