Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Banana Pancakes - Page 3

  • Kids : Pâte à modeler pour le bain

    Pin it! Imprimer

    0-4.jpg

    Après la recette de pâte à modeler maison, je vous propose la version "pour le bain" ! C'est encore plus rigolo puisqu'on réalise comme un petit savon coloré pour se laver et en mettre partout ^^

    Pas de panique pour les parents maniques, ça ne colore ni la peau, ni la baignoire ! 

    Vous pouvez vous amuser à faire plusieurs couleurs mais un conseil, n'en faites pas trop en avance, elle ne se conserve pas très longtemps. Et surtout, préférez des couleurs vives, sinon c'est pas drôle !

    Ingrédients :

    - 1 petite tasse de gel douche (ne vous emballez pas, une petite tasse à café suffit!)

    - 2 petites tasses de maïzena (la quantité dépend de votre gel douche)

    - 1 cuillère à soupe d'huile végétale (olive ou autre)

    - des colorants alimentaires ou naturels (la version poudre donne des couleurs plus vives et colore moins les mains).

    - des gants si besoin

    0-2.jpg

    Recette : 

    Verser le gel douche et l'huile végétale dans un saladier et ajouter petit à petit la maïzena jusqu'à obtenir une consistance souple, non collante. Faites plusieurs boules si vous voulez obtenir plusieurs couleurs et mélanger avec les colorants. 

    0-3.jpg

    A conserver dans une boîte hermétique quelques jours ou à utiliser le soir même !

    0.jpg

    Pâte a modeler pour le bain.png

  • 5 ans d'enfant écolo

    Pin it! Imprimer

     

    IMG_2620.JPG

    Ma fille a 5 ans et demi (oui le demi ça compte !) et je me suis dit que c'était le bon moment pour faire un mini bilan de notre mode de vie sur le fait d'élever un enfant. 

    Je n'entrerais pas dans le débat "faire un enfant, ce n'est pas écolo", je vous en parlerais dans un autre article, mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'avoir un enfant a largement contribué à accélérer mes changements de vie à l'époque. Aujourd'hui, la cosmétique bio, les produits d'entretien maison ou le zéro déchet sont visibles et plutôt bien admis en société. Il y a 6/7 ans, c'était loin d'être le cas et attendre un enfant m'a beaucoup aidé à passer certaines étapes d'une vie plus "écologique".

    Je vous détaille un peu nos réflexions et changements à chaque étape de sa vie et du coup, je vous remets les articles publiés ici, si le sujet vous intéresse.

    Attendre un enfant

    IMG_1854.JPG

    Le déclic "cosmétique" a eu lieu pendant ma grossesse. J'utilisais déjà certains produits cosmétiques bio mais je changeais très souvent de routine, je cumulais les produits et le maquillage. J'avais aussi beaucoup de difficultés à limiter ces produits en raison de certains complexes qui me faisaient régulièrement tomber dans le marketing de certaines marques.

    Après quelques mois de grossesse, j'ai complètement changé de routine et j'ai commencé à m'intéresser à la routine slow et à l'utilisation d'huiles végétales. Ma peau a beaucoup changé, j'ai eu la chance d'avoir les hormones sympa : pas de boutons, peau plus lumineuse, etc. Par contre, j'avais de nouveaux soucis comme la peau déshydratée, plus sensible et, surtout, je devenais petit à petit hyper sensible aux odeurs. 

    J'ai alors découvert avec bonheur le combo huile végétale/aloé vera et l'avantage d'avoir peu de produits. Petit à petit, je me suis alors plongée dans la lecture des ingrédients et j'ai changé mes gels douches, shampoing ou autre. Le plus difficile a été le passage au naturel sur les cheveux, il faut beaucoup de temps pour qu'ils s'adaptent à l'absence de silicone notamment. Pour la peau par contre, ça a été rapidement un coup de foudre et je n'ai plus jamais lâché mes huiles végétales depuis. 

    Et juste avant l'accouchement, j'ai commencé à regarder les produits pour bébé et j'ai pris un peu peur de certaines compositions. C'était décidé, je ne pouvais plus utiliser un produit sans regarder sa composition et il fallait que je trouve les bons produits pour ma future fille. 

    Au passage, j'ai mené une réflexion similaire pour l'équipement de puériculture. On a voulu limiter l'accumulation d'objets pas forcément nécessaires et on a opté pour du mobilier en bois, made in France. Finalement, je me suis surtout concentrée à chercher des informations sur le portage et l'allaitement.

    Conclusion : attendre un enfant m'a appris à lire les compositions des produits cosmétiques et à commencer à comprendre l'importance de ce qu'on utilise sur notre peau. Mon aversion pour les odeurs a aussi beaucoup contribué à me vacciner contre les odeurs chimiques pour l'avenir. Mais surtout, j'ai touché du doigt, sans m'en rendre compte à l'époque, qu'un mode de vie plus léger, moins axé sur la possession et plus orienté vers l'acquisition de connaissances, me facilitait drôlement la vie. Peu stressée pendant la grossesse, j'ai ainsi découvert le yoga, appris à ne pas écouter les conseils et pu affronter une césarienne programmée sans problème. Quand je regarde ma vie aujourd'hui, ce moment de la grossesse a vraiment créé un déclic sur ma volonté de consommer moins et mieux.

    Les articles à relire : 

    - La césarienne, cette aventure

    - Leçons de grossesse 

    Avoir un bébé

    IMG_0514.JPG

    Du point de vue des soins bébé, j'ai fait mon choix petit à petit, en testant plusieurs choses. Le plus drôle, c'est que c'est par ma fille que je suis arrivée au savon solide puisque c'est le seul produit lavant que je trouvais facilement et de bonne composition. J'ai aussi décidé de limiter dès le début le nombre de produits que j'utilisais sur elle. Je n'ai aucun moyen de savoir l'impact que ça eu sur elle mais toute petite, elle a avait quand même la peau assez sensible (merci les gênes de papa et maman) et on a rarement eu d'épisodes compliqués avec sa peau. Les rougeurs ou autres étaient très vite réglés avec du liniment, une huile végétale ou de l'aloé vera. Je me suis aussi lancée dans le liniment maison et dans les DIY comme la pâte à modeler pour éviter les compositions toxiques. Par contre, on a pas passé le cap des couches lavables, on voulait attendre un peu qu'elle grandisse et finalement la flemme nous a rattrapé et elle a été propre à 2 ans (je rassure ma conscience). Aujourd'hui, l'offre s'est bien amélioré, j'aurais peut être tenté !

    Pour son alimentation, j'ai vite abandonné l'allaitement à cause des douleurs (pas aidée par les suites de la césarienne je dois avouer) et on a un peu tâtonner pour la recherche de lait. Finalement, là encore, j'ai appris à lire, me renseigner, comprendre, pour finir par oser demander un lait sans lactose (sans PLV plus précisément). Là encore, impossible de savoir l'impact, elle a pu manger des produits laitiers dès la diversification mais il n'empêche que ça lui a changé la vie (et nous nos nuits!). Et pour ma part, ça m'a convaincue d'arrêter complètement le lait de vache ;) Ensuite, ça a logiquement débouché sur une diversification alimentaire douce, à son rythme et surtout, menée pour lui faire découvrir des goûts. Je dois avouer que j'ai été bien aidé par un pédiatre très cool sur ce sujet, qui m'a appris à ne pas stresser sur les quantités ou l'équilibre alimentaire. J'ai toujours gardé cette habitude, si à 5 ans elle passe par la phase "les légumes verts c'est horrible", je ne la force pas, on teste, on re-teste (7 fois avant de dire "j'aime pas), on s'amuse à faire des concours de la meilleure soupe, bref, on s'amuse avec la nourriture pour éviter de penser la nourriture comme une contrainte ou une récompense. 

    La seule chose que j'ai "raté" et que je ferais différemment aujourd'hui : l'accumulation de jouets et de vêtements. Etant très grande, on a changé sa garde robe tous les 2/3 mois pendant 2 ans et j'avais encore beaucoup de mal à évaluer le nombre de vêtements nécessaires.

    Enfin, et c'est un des gros changements de notre vie, on a changé complètement nos produits d'entretien vers ses 6 mois, quand elle a commencé à traîner par terre à la maison (et à tout mettre à la bouche!). J'étais déjà bien au fait de la toxicité des produits industriels mais je ne trouvais pas le temps/la motivation de me lancer dans autre chose. Il est vite devenu impossible pour moins de laver mon sol avec ces produits et j'ai alors plongé dans le monde du ménage green...qui s'est traduit ici par de nombreuses recettes ! Du vinaigre blanc, du savon noir, une lessive maison, on a tout changé rapidement ! Et encore une fois, impossible de dire l'impact sur sa vie mais pour en avoir souvent discuté avec son pédiatre, il est évidemment que ça joue sur les maladies respiratoires, la guérison plus rapide des petits rhumes, etc. J'ai aussi affirmé mon caractère cool qui m'a valu beaucoup de remarque mais oui, l'essentiel était que ma fille se mobilise, pieds nus et non en chaussures, et qu'elle explore le monde. Je ne voulais pas lui apprendre le stress pour d'éventuelles maladies ou l'impossibilité de marcher par terre parce qu'elle va se salir. Bref, ça m'a appris à me relaxer et à lui faire confiance...et c'est pas mal ;) 

    Du côté éducation "écolo", c'était encore balbutiant à cet âge, j'ai plutôt opté pour lui apprendre à s'émerveiller de la nature, à jardiner et cuisiner avec moi. A mettre les mains dans la farine, aimer goûter de nouvelles choses et être douce avec les animaux. Ce n'est pas écolo à proprement parlé mais je pense que c'est important pour pouvoir les sensibiliser plus tard à certaines choses essentielles.

    Les articles à revoir :

    - Diversification alimentaire menée par l'enfant

    - Pâte à modeler maison

    - Liniment maison

    - Le bain de bébé

    - Ménage green et recette de la lessive maison

    Eduquer un enfant

    0.jpg

    Côté soin, on a désormais une routine bien établie : en priorité un savon solide et souvent un gros flacon de gel douche/shampoing ; une brosse à dent à tête changeable et un dentifrice bio ; une seule crème dans sa chambre, la Weleda au calendula mais je pourrais désormais me limiter à utiliser mes propres produits sur elle si besoin. 

    Côté alimentation, on reste sur une dynamique "on ne stresse pas" et ça fonctionne plutôt bien. Le grand défi qui nous attends est l'alimentation végétarienne puisqu'elle commence à comprendre le lien entre son repas et l'animal. A la maison, on mange essentiellement végétarien et elle sait pourquoi moi je limite ma consommation. Désormais elle veut arrêter la viande, on le respecte évidemment mais elle n'a pas encore compris qu'il allait falloir abandonner le jambon ^^Je pense qu'on la mettre aux menus végétariens de la cantine et qu'on verra avec elle le soir ce qu'elle veut manger, le but n'est absolument pas de lui refuser la viande mais de suivre ses envies.

    Côté jouets, vêtements et autre, on s'améliore d'années en années dans le "minimalisme", on arrive à privilégier les achats d'occasions et à limiter sa garde-robe vu qu'elle grandit encore très vite. 

    Mais on a évidemment pris un autre virage depuis ses 3 ans environ puisqu'elle est en capacité de comprendre certaines choses. C'est très rare que je lui explique quelque chose en écologie par ma volonté, en général, c'est plutôt elle qui me questionne. Ca vient généralement d'une habitude qu'on a et elle pose des questions : pourquoi on a plusieurs poubelles ?, ils vont où les déchets ?, pourquoi cet animal est en danger ?, pourquoi il faut pas gaspiller l'eau ?, pourquoi tu achète en vrac ?, etc.

    Je me sers de tout un tas de choses du quotidien pour lui montrer l'impact de nos choix, l'importance d'apprendre, de faire attention à la nature et de consommer différemment. Je m'aide aussi de certains de ses livres ou dessin-animés mais finalement, ça vient bien plus souvent d'un de nos comportements. Certaines de ses habitudes me font rire désormais, elle s'amuse à tout réparer "pour ne pas jeter" et me demande toujours si tel ou tel produit "fait du mal à la planète". Elle comprend pourquoi on essaye de se passer de voiture et adore expliquer le tri des déchets à notre entourage. Tout ça me conforte dans l'idée que c'est par l'exemple qu'on change les choses, en montrant et en expliquant, mais sans vouloir à tout prix changer un comportement. Il y a quantité de choses qu'elles trouvent normal parce qu'elle n'a pas connu un autre mode de fonctionnement : fabriquer sa lessive, utiliser un savon solide, emballer des cadeaux dans du tissu, utiliser des beewraps, des gourdes, un compost, etc. 

    Ce n'est évident pas toujours simple, les enfants baignent dans un mode de surconsommation et ils aiment entrer dans le moule. On essaye alors de faire à son rythme, de lâcher un peu sur certains points et de garder en tête les quelques "règles" qui comptent pour nous.

    Enfin, il nous semble logique de lui montrer l'aspect positif de toutes ces choses et de ne pas insister sur des choses anxiogènes. Je préfère qu'elle comprenne qu'il est important de planter des fleurs pour les abeilles, plutôt que de lui répéter les dangers liés à leur disparition et surtout à lui donner cette notion "d'urgence". C'est très personnel, et ça fait écho à ma propre vision des choses, mais la peur bloque plus que le fait de savoir que nos choix comptent. Elle sait très bien qu'il y a des animaux qui disparaissent et que la pollution de l'air c'est une catastrophe. Mais on essaye de ne pas transmettre l'idée d'une urgence et de risques mortels à tout ça. Elle retient surtout que l'on a quantité de choses que l'on peut faire pour moins gaspiller, moins polluer, moins jeter et protéger davantage certains écosystèmes.

    Articles à relire : 

    - Parler d'écologie aux enfants

    - Beauty spécial Kid

    Les livres que j'utilise :

    - La famille Zéro déchet spécial kids

    - L'histoire de Macaron et Canelé

    - Le livre jeu pour sauver la planète

    Conclusion

    Avoir un enfant a changé beaucoup de choses dans ma vie. Evidemment, un enfant change toujours la vie mais on affiche toujours les inconvénients : ne plus sortir comme on veut, le manque de sommeil, les difficultés d'éducation, le coût financier, etc. Je comprends tout ça et je sais aussi que j'ai un avantage indéniable d'être assez présente pour elle (et d'avoir un enfant qui dort ^^).

    Mais personnellement, ça m'a apporté beaucoup de sérénité, d'assumer ma personnalité qui était toujours un peu critiquée avec des termes de "timide, introvertie, ect.". En vrai, être calme et patience, c'est un vrai avantage quand on est parent : ne pas crier n'est pas un effort pour moi, prendre le temps pour elle plutôt que pour faire le ménage, aimer partager avec elle certaines de mes passions... Et surtout accepter de faire à son rythme, la considérer comme un vrai petit humain avec ses goûts et sa personnalité que je peux pas changer.

    Et surtout, ça a été un vrai déclic dans un mode de vie plus green. Je voulais pouvoir lui montrer les choses, l'élever dès le début avec des habitudes plus écologiques et ne plus avoir d'excuses à certains de mes comportements. Même encore aujourd'hui, elle me pousse à améliorer certaines choses parce qu'elle pose des questions, s'interroge et comme tous les enfants, elle a zéro filtre ^^ Et je dois vous avouer que je suis remplie de fierté quand je remarque qu'elle m'a piqué un beewrap pour mettre dans sa cuisine ou qu'elle est épatée de personnes qui achètent de la lessive ♡

    Je termine ainsi un peu les articles "bébé", ma fille est désormais une "grande". Mais il y a quantité d'autres blogs pour trouver des idées de soins, DIY ou autre si vous attendez ou avez un bébé. Par contre, si le sujet des enfants vous intéresse, je continuerais sans doute les articles, à destination des enfants plus grands !

  • La slow influence

    Pin it! Imprimer

    d219e96006ba928a283a95f50dc51eee.jpg

    Crédit photo 

    Petite saga sur ma réflexion suite à ma reconversion. Je sais que la thématique ne plaît pas à tout le monde, milles excuses mais c'est un peu ce qui m'occupe le plus en ce moment :) 

    Arf, que je n'aime pas ce mot d'influenceuse. Je vous l'avais déjà dit dans cet article, mais, pour moi, c'est une mauvaise traduction du terme anglais "influence" qui se rapproche davantage du fait "influer", c'est à dire "avoir une action sur".

    Mais j'ai beau reprendre chaque personne qui s'adresse à moi avec ce terme, j'ai bien conscience que je brasse de l'air. Je ne vous ai pas encore fait l'article sur ma reconversion professionnelle mais je ne suis plus juriste. Aujourd'hui, mon activité essentielle est l'écriture : de livres (bientôt!!!), de chroniques (Ma petite planète), sur ce blog et sur Instagram. Rien que cet aspect de ma vie crée une influence puisque je m'adresse à du public (vous!). Mais on m'appelle "influenceuse" simplement pour des raisons de chiffres. Ils ne sont pas secrets : ici, vous êtes entre 40 000 et 50 000 chaque mois, sur Instagram, vous êtes plus de 14 000. C'est d'ailleurs assez marrant de voir le changement sur Instagram dès que vous passez la fameuse barre des 10k : je l'ai attendu pour le fameux swipe et pouvoir vous mettre des liens en stories (qui, finalement, sont très peu utilisés ^^) mais je n'avais pas anticipé le changement de visibilité auprès des marques.

    Tous ces chiffres ne sont pas fous, beaucoup de blogs ou compte instagram font bien plus. Mais ils sont suffisants pour être intégré dans la case "influenceuse". 

    J'ai un peu tâtonné au début de ma reconversion professionnelle avec ce terme. Comme je dois bien trouver une source de revenu, j'ai réfléchi à la façon de l'utiliser. Et je suis rapidement arrivée à la conclusion que je ne voulais pas utiliser mon influence pour faire de la publicité, je vous en ai parlé récemment dans cet article. Du coup, je refuse désormais 98% des partenariats et des envois produits. Je perds évidemment une source de revenu et j'hésite encore parfois à me dire que c'est le bon choix.

    Pourquoi ? Déjà, parce qu'il y a peu de diversité dans les modes de fonctionnement d'une "influenceuse". A partir du moment où on entre dans cette case et où on créé du contenu (sur un blog, les réseaux...), on se retrouve dans un modèle de partenariat et de stratégie de gestion. On peut bien sûr décider de ne rien faire de cette influence, en tout cas rien de "professionnel" mais dans la plupart des cas, ça sera un "à côté" d'un autre travail et on diminue donc forcément le temps disponible pour cette partie de notre vie. Avoir un blog, des réseaux actifs, répondre à vos messages, aux mails, etc., tout cela demande beaucoup de temps et devient vite une véritable "activité professionnelle" à laquelle il faut bien raccrocher une rémunération. Et dans la majorité des cas, la rémunération viendra de partenariats divers et nécessitera de professionnaliser aussi sa présence "virtuelle" : avoir un blog optimisé, gérer le référencement, connaître le SEO, savoir utiliser Instagram...bref connaître les codes du métier.

    Et pour ma part, ça m'a complètement démoralisé. Je ne suis absolument pas "professionnelle" dans ce que je fais ici ou sur Instagram. Mon blog est encore hébergé sur une vieille plateforme, je ne connais rien au référencement ou SEO, je n'ai pas de stratégie sur Instagram, je n'ai quasiment jamais de #hastags sous mes photos, je n'ai pas de matériel pour faire des vidéos, je n'ai pas de planning de publications, je ne publie pas aux heures qu'il faudrait et même que parfois, je publie plusieurs fois à  la suite ! Rien que cet article est une mauvaise stratégie puisque ça énerve pas mal de monde toutes ces blogueuses qui parlent de leur métier. 

    Cette baisse de moral ne pouvait pas résolu par un "tant pis, je m'en fiche" puisque ma reconversion s'appuie en partie sur la visibilité que m'offre le blog et mes réseaux. Si je ne veux pas faire de partenariats rémunérés, je dois vivre autrement de mon activité. J'ai donc besoin de cette visibilité, comme n'importe quel autre personne qui professionnalise son influence.

    Le doute s'installe aussi en raison de la thématique de mon activité. Il y a 5 ans, on était peu nombreux à présenter une recette de lessive maison, à parler zéro déchet, écologie et slow cosmétique. Aujourd'hui, tout le monde en parle et il faut donc sans cesse se renouveler et s'améliorer pour rester visible. Honnêtement, je ne peux pas dire que ça ne me touche jamais, c'est frustrant d'avoir des messages me demandant si je connais un bon savon de Marseille pour la lessive, quand j'en parle depuis plus de 5ans, que ça m'a demandé un temps incalculable de travailler ce sujet à une époque où la lessive maison était un vrai truc de hippie ^^ Je sais que si j'avais mieux référencé mes articles, si je répétais plus souvent la recette sur Instagram, si j'avais fait une image spéciale Pinterest...je serais sans doute plus visible sur certaines thématiques.

    La multitude de personnes présentes sur le même thème me fait évidemment douté de la pertinence de ma présence. Qu'est-ce que j'apporte de plus que les autres ? Surtout quand moi je ne sais pas en faire une jolie photo/image/vidéo ? Pourquoi ce que j'abordais il y a des années est désormais visible chez d'autres, nouvelles arrivantes dans la sphère green ? Je sais, ça sonne un peu dinosaure frustré...et ça mériterait un autre article sur ce sujet :)

    Je vous rassure, l'objectif de cet article est bien plus positif : je voulais montrer que l'on peut sortir de ces doutes en se posant un peu sur soi et son activité. Et surtout participer à écrire autre chose que "comment faire pour gagner des abonnés sur Instagram". J'ai compris de toute cette période de doutes et de remise en question, que mon principal problème était de ne pas rentrer dans une case, celle de l'influenceuse qui gère à merveille les aspects techniques, marketing, financiers de son activité. Et qu'il me manquait des modèles alternatifs de présence sur internet.

    Oui tu peux très bien t'en sortir sans avoir de stratégie à ta publication, en ne postant pas forcément tous les jours, en faisant des stories sur un coup de tête ou en montant des projets sans y avoir réfléchi. Je sais très bien que ça ne fonctionne pas pour tout le monde, que j'ai sans doute eu une part de chance ou de bon timing. Mais clairement, je suis bien incapable de vous dire pourquoi je gagne toujours autant d'abonnés par semaine sur Instagram et pourquoi vous êtes toujours ici (merci merci merci). Mais en me posant un peu, je me dis que la comparaison avec d'autres comptes est inutile. Tant mieux si mon modèle fonctionne pour moi, pourquoi chercher à entrer forcément dans une case ? On voit toujours le verre à moitié vide en mode "je ne suis pas aussi pro qu'untel ou untel" alors que sous une autre perspective, on peut aussi estimé qu'en étant moins "pro", on arrive à pleins de choses quand même. Franchement, je pense que je fais tout ce qu'il ne faut pas sur Instagram pour gagner des abonnés. Et ça ne m'a pas empêché de dépasser les 10k et d'avoir un chouette taux d'engagement. Pourquoi je devrais me dévaloriser de ne pas être pro alors ? Tu vas me dire, je pourrais peut-être avoir 20k si je faisais les choses correctement mais j'ai déjà tellement de mal à répondre à tout le monde parfois que je préfère largement augmenter petit à petit. 

    Bref, il y a encore tout à construire mais je voulais montrer que l'on peut avoir une activité "d'influence" sans entrer dans la case "j'élabore une stratégie/je fais des partenariats". Cette case fonctionne très bien pour certaines mais elle est étouffante pour d'autres. Tu peux décider de faire les choses autrement, plus doucement...de la slow influence. 

    Et enfin, oui tu peux trouver d'autres sources de rémunération que la publicité. Je ne vais pas vous cacher que ce n'est pas le modèle le plus rentable et qu'il me faut encore réfléchir à comment ajuster ma vie professionnelle pour m'en sortir financièrement. Je vais aussi essayer de résoudre ce souci de blog/référencement un peu archaïque mais sans devenir une technicienne que je ne suis pas. Et je vais tenter de valoriser un peu plus ce que je fais, en arrêtant de me comparer à celles qui maîtrise les codes (jeu de mot quand tu nous tiens). Je suis fière de partager avec vous des projets comme Santa is Green ou le Gang des tomates. Oui, c'est zéro revenu pour moi mais, tant pis, c'est à moi de trouver une solution à tout ça et pas en me forçant de rentrer dans le seul moule que l'on connaît. Et puis zéro revenu, ce n'est pas tout à fait vrai. L'énergie que j'ai dépensé à faire un blog éphémère sur Noël ne m'a rien rapporté en terme financier sur le moment. Mais ça m'a rapporté en "notoriété" et la notoriété, c'est du potentiel revenu...qui me permet aujourd'hui de travailler sur sa version livre !

    Voilà, c'était un article complètement décousu (ça va pas arrangé mon référencement tout ça!) mais je voulais prendre la parole pour montrer qu'il y a en réalité pleins de façon d'être "professionnelle" et d'utiliser son influence pour en faire un métier, sans forcément rentrer dans une case pré-établie. Tout ça reste finalement très nouveau et je crois qu'il y a de la place pour tout le monde. Même quand on est nulle en SEO ou qu'on refuse de faire de la publicité rémunérée. Si le sujet vous intéresse, je serais ravie d'avoir votre avis évidemment. 

  • Gang des tomates - Des semis à la terre

    Pin it! Imprimer

    gangdestomates,jardinage,potager,potager urbain,intérieur,plants,semis,conseils

    Je vous laisse revoir le premier épisode du Gang des tomates pour apprendre déjà quelques astuces pour réaliser les semis de tomates. N'oubliez pas aussi qu'il y a beaucoup d'infos sur Instagram, sur le #gangdestomates et sur mon profil en stories épinglées (sous Gang des tomates).

    Maintenant que vos semis sont en place, je vous détaille quelles sont les premières étapes et de quoi vous allez avoir besoin en suivant, notamment si vous jardinez en appartement.

    Je vous ai mis des photos glanées sur internet, désolée pour la qualité, décidément le jardinage a encore de beaux jours un peu vieillot :) 

    La chronologie des semis jusqu'au plant

    Semer des graines de tomates vous permettra de développer vos propres plants. N'oubliez pas qu'il ne faut pas semer toutes les graines de votre sachet, au risque d'avoir une production astronomique de plants ! Pour une famille de 4 personnes, la moyenne de plants nécessaires est de 4 plants de tomates classiques et 3 plants de tomates cerises. Evidemment, si vous êtes de gros consommateurs ou si vous comptez faire des conserves, vous pouvez augmenter le nombre de plants. N'oubliez pas que les plants de tomates prennent ensuite pas mal de place. 

    En appartement, ou dans des petits espaces, 2 plants de tomates seront suffisants pour commencer et je vous conseille d'opter plutôt pour des tomates cerises. 

    Etape 1 : la mise en place du semis. Semer vos graines dans des petits godets. Gardez bien à la lumière et au chaud. Relire l'article (voir la vidéo sur IGTV @julie_pancakes)

    Etape 2 : les cotylédons. La graine germe au bout de 10/15 jours et le plant pousse avec deux feuilles que l'on appelle les cotylédons.

    0-6.jpg

    Ces feuilles sont les cotylédons.

    Etape 3 : premier repiquage. Les vraies premières feuilles poussent, on les reconnaît souvent parce qu'elles sont dentelées, alors que les cotylédons sont lisses sur les bords. Quand vous avez deux vraies feuilles, il est temps de repiquer vos plants dans des plus gros godets ou petits pots. Procédez comme pour les semis et retirer le plant délicatement avec une fourchette pour ne pas abîmer les racines. Repiquez dans un pot et enfouir la tige jusqu'aux cotylédons. Laissez toujours vos plants au chaud et à la lumière.

    0-5.jpg

    Vous pouvez reconnaître les vraies feuilles de tomates à leur forme dentelée.

    Etape 4 : repiquage définitif. Au bout d'un mois environ, il va être nécessaire de rempoter une dernière fois votre plant dans son contenant définitif : au potager, dans une jardinière ou un grand pot (voir en suivant). Si vous avez commencé vos semis fin février/mi mars, en général, vous arrivez pile au moment où les gelées sont terminées et vous pouvez planter au potager ou sur le balcon. Si vous comptez les replanter en extérieur et que vous avez conserver vos plants en intérieur jusque là, il faut auparavant les "endurcir" : les sortir quelques heures l'après-midi puis de plus en plus pendant les cinq jours précédents le rempotage. Cela va les habituer aux différences de températures.

    Etape 5 : au prochain numéro ! Ca sera aussi le moment de faire monter dans le gang des tomates tous ceux qui veulent partir des plants à acheter et non des semis !

    Les petits soucis des semis

    Les semis peuvent mettre plus de temps à sortir, notamment si vous avez commencer tôt ou s'ils n'ont pas été assez protégé. Si rien n'apparaît au bout de 10 jours, réchauffer vos semis : changez-les d'endroit, ajouter un bac transparent au dessus pour faire un effet serre, etc. 

    Lorsque les plants commencent à pousser, ils peuvent "s'étioler" s'ils manquent de lumière notamment : la tige pousse très fine et se penche vers sa source lumineuse. Ce n'est pas très grave, vous pouvez le rattraper au moment du premier rempotage en enfouissant la tige au maximum sous terre. Veillez quand même à leur mettre le plus de lumière possible à disposition.

    Dans quoi faire le premier rempotage 

    Le premier repiquage est nécessaire parce que les petits godets ou les boîtes à oeufs des semis sont trop petites pour contenir la plante pendant un mois et demi, temps nécessaire avant de pouvoir planter définitivement votre plant de tomates. 

    Vous pouvez utiliser toute sorte de contenant, du moment qu'il est plus grand que celui dans lequel vous avez fait vos semis : grand godet, petits pots, bouteille en plastique coupée en deux, etc. Pour ma part, j'utilise à la fois des godets plus grands et des pots en plastique récupérés de mes plantes vertes. Vous pouvez utiliser de la terre classique ou faire un mélange avec de la terre à semis si besoin.

    Est-ce que je peux repiquer directement dans le contenant définitif ? Oui si c'est un plant de tomates cerises et si vous jardinez en intérieur ! Dans tous les autres cas, il est bien trop tôt pour avoir des plants en extérieur, même si un balcon. 

    0-2.jpg

    tomate-2.jpg

    Repiquer ses semis (étape 3)

    Le principal conseil est d'être doux avec vos plants, ils sont fragiles à ce stade. Aidez-vous d'une fourchette par exemple pour les sortir de terre, après avoir bien arrosé pour que ce soit plus simple. Choisissez uniquement les plants vigoureux, avec de belles feuilles et la tige la plus droite possible. 

    Ensuite, il suffit de faire un trou dans la terre de votre nouveau pot et d'enfouir le plant jusqu'aux cotylédons. La tige fabriquera de nouvelles racines (si vous regardez bien, il y a des petits "poils"). Vous pouvez pencher légèrement la tige sous terre, ça l'aidera à fabriquer ses racines.

    images.jpg

    repiquage_tomate_2.jpg

    Les deux premières feuilles lisses sont les cotylédons, la tige est bien enfouie sous terre.

    repik-06602-rust-1325844245-l432-h0.jpg

    Faire le dernier repiquage définitif

    Une fois que vos plants auront bien poussé et que les gelées seront passées, vous pouvez repiquer définitivement votre plant : au potager, au balcon, dans un grand pot.

    La marche à suivre est identique, il faut bien mouiller la terre et retirer le plant doucement. Dans votre potager ou vos pots, faites un trou assez profond, déposez un peu d'engrais ou de compost au fond et il vous suffit de poser votre plant, de biais, avant de recouvrir de terre (voir l'image ci-dessous). Installez directement un tuteur pour aider le plant à pousser droit, en l'attachant lâche et sans serrer, pour ne pas abîmer la tige.

    Les plants doivent être espacés d'environ 50 cm au potager.

    Je vous détaillerais davantage cette étape quand il sera le moment de planter en extérieur !

    Illustration-plant-de-tomate-1024x768.jpg

    plantation-tomate-yuriys-595x397.jpg

    0-4.jpg

    Ne voyez pas trop grand au potager, 3/4 plants sont parfaits pour les débutants et les petits espaces !

    Trouver des contenants pour les jardiniers urbains 

    Pour tous ceux qui ne disposent pas d'un jardin mais d'un appartement - avec ou sans balcon - la culture des tomates est tout à fait possible, avec une préférence pour les tomates cerises. Il vous faudra seulement un endroit bien ensoleillé et favoriser un peu la pollinisation le moment venu. Prévoyez un espace suffisant quand même ou alors il vous faudra beaucoup tailler vos plants !

    Mais souvent, on se demande dans quoi planter ses plants de tomates. Vous pouvez utiliser de simples pots ou jardinières déjà, pas forcément besoin d'investir. Les plants de tomates cerises pourront d'ailleurs être taillés pour produire plus de fruits sans prendre trop de place. 

    0-1.jpg

    354696canvas.png

    gangdestomates,jardinage,potager,potager urbain,intérieur,plants,semis,conseils

    Mais vous avez aussi de nombreux contenants sympa :

    mini-carré-potager.png

    Les carrés potager de Pousse Pousse

    sac-de-plantation-tomates-et-tuteur.jpg

    Des sacs de plantation

    Fertiliser vos plants

    J'ajoute très peu d'engrais à mes plants pendant l'étape de pousse. Je vous ferais un article spécifique pour les engrais et les maladies des plants, une fois que les plants seront en terre (vers avril).

    Par contre, il peut être intéressant d'aider un peu vos plants lors du premier repiquage en mettant un peu de compost ou d'engrais organique au fond du trou, avant de planter. 

    J'utilise uniquement l'engrais de La Belle Bouse mais vous pouvez maintenant en trouver en jardinerie, vérifier bien la composition. 

    labellebouse_06.jpeg

     C'est tout pour ce deuxième numéro ! N'oubliez pas d'aller faire un tour sur Instagram avec le #gangdestomates.

    gangdestomates,jardinage,potager,potager urbain,intérieur,plants,semis,conseils