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Banana Pancakes - Page 3

  • Liniment maison ♡

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    Dans les produits à faire soi même, le liniment est bien un des plus simples à faire. Je sais même pas pourquoi je m'y suis pas mise plus tôt ! Vous aurez besoin d'eau de chaux, d'huile végétale et c'est tout !

    Le liniment est traditionnellement un mélange d'eau de chaux et d'huile d'olive. Il sert à nettoyer les fesses de bébé mais peut être utilisé pour la toilette de bébé en général et même pour le démaquillage des mamans ! 

    La particularité du liniment est qu'il nettoie tout en protégeant la peau et en calmant les irritations. Il est alors particulièrement recommandé pour les bébés à la peau sensible ou pour les moments particuliers de la vie d'un bébé (les dents, les maladies…). 

    Ici, on utilise le liniment depuis qu'elle est toute petite. J'ai rapidement constaté son efficacité, bébé n'a jamais eu de soucis et quand elle avait des périodes difficiles liées aux dents, ça calmait tout de suite ses petites fesses !

    Mais en fait le liniment c'est simple à faire et plus économique à réaliser soi même. Mais surtout, on sait ce qu'il y a dedans. Regardez la liste des ingrédients des liniments vendus, même sous label bio, c'est toujours beaucoup trop long pour un produit qui prend 2 minutes à la maison. J'ai choisi la base traditionnelle eau de chaux et huile d'olive mais vous pouvez aussi la "customiser" en fonction de votre bébé : de l'huile d'amande douce pour les peaux très irritées, des huiles essentielles pour la cicatrisation ou de la cire d'abeille pour rendre le produit moins liquide (personnellement je le trouve parfait sans mais à vous de voir).

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    Recette de base pour 1L 

    -500 ml d'huile d'olive vierge de première pression à froid bio

    -500 ml d'eau de chaux (en pharmacie ou magasin bio). 

    Mixer l'huile d'olive et ajouter petit à petit l'eau de chaux (ou à faire au fouet). Faire attention à l'eau de chaux pure qui est irritante. Bien mixer pendant 5 min pour avoir un mélange homogène et blanc. 

    Conserver dans des bouteilles propres et opaques de préférence.

    Pour des variantes : 

    Pour les huiles essentielles : 10 gouttes d'HE de lavande pour aider à cicatriser. Je le déconseillerai pour les enfants de moins de 3 mois et si vous utilisez le liniment sur son visage. Renseignez-vous bien avant d'utiliser des huiles essentielles sur des enfants (et sur vous aussi d'ailleurs !).

    Pour la cire d'abeille (ou de miel) : 2 cuillère à soupe pour rendre le mélange plus onctueux. Faire chauffer l'huile d'olive pour diluer la cire d'abeille avant d'ajouter l'eau de chaux.

    Pour les huiles végétales : vous pouvez varier les huiles en fonctions des problèmes particuliers. Faites attention à leur qualité et leur consistance.

    Conservation

    Le mélange se garde des mois sans problème. Veuillez cependant à préférer des flacons bien hermétiques et si possible opaques. Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes d'huile de germe de blé, riche en vitamine A qui aide à la conservation ou directement de la vitamine E.

    Utilisation

    Il suffit de bien secouer le flacon avant chaque utilisation. 

    Voilà une petite recette toute simple qui permet d'éviter d'utiliser des produits avec 36 ingrédients et qui protègent vraiment les petites fesses des bambins.

    Et comme je suis sympa, tu peux ajouter la recette sur Pinterest !

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  • Gang des tomates - Au potager

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    Faire ses semis de tomates (2).png

    Le mois de mai signe la dernière étape pour les plants de tomates. Après les semis et le repiquage, il est l'heure de placer vos plants dans leur endroit définitif pour l'été. 

    N'hésitez pas à aller faire un tour sur Instagram (@julie_pancakes), je vous ai détaillé la plantation en vidéo IGTV.

    Quand mettre les tomates en extérieur

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    Un plant peut être transféré en extérieur dès que les températures nocturnes passent au-dessus des 8°C. Suivant la région, la période va de fin avril à mi-juin. En général, il est conseillé d'attendre les Saints de glaces, période du gel de printemps. Cette année, la période va du 11 au 13 mai. Il est important de savoir patienter, vos plants peuvent rester tranquillement dans les godets en attendant que les températures remontent. Les mettre en terre trop tôt et leur faire subir du gel à ce stade aura des conséquences importantes : croissance stoppée, maladie...

    Un plant est prêt à être planté dès qu'il mesure 10/15 cm et qu'il dispose de plusieurs tiges (3 ou 4) en plus de la tige mère (la tige principale du milieu). Au passage, il est tout à fait normal que les cotylédons sèchent, jaunissent ou tombent, vous pouvez les enlever sans soucis.

    Enfin, il faudra endurcir vos plants avant de les planter en extérieur. En effet, vos plants sont habitués à l'intérieur, à des températures plus élevées et avec moins de variation. Il faudra alors les sortir en extérieur, petit à petit, pendant la semaine précédente la plantation en extérieur. En générale, il faut les sortir quelques heures le premier jour, puis un peu plus, jusqu'à les laisser toute la journée. Pour que ce soit plus simple, je les sors en journée pendant 3 jours, en veillant à les sortir pas trop tôt et à les rentrer bien avant la nuit. Puis je les laisse dehors, nuit et jour, les 3 jours suivants. Les plants le supportent bien chez moi parce qu'il n'y a plus trop de variations entre les températures mais n'hésitez pas à aller plus doucement chez vous. 

    Dans tous les cas, les plants doivent avoir passer 24/48h dehors, à l'endroit où vous allez les planter avant de les installer en terre.

    Conseils Achats en jardinerie

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    Pour tous ceux qui souhaitent rejoindre le gang des tomates après l'étape des semis, il est tout à fait possible d'acheter des plants directement à installer en terre. Privilégiez les pépinières ou producteurs locaux, où vous pourrez bénéficier de pleins de conseils en fonction des variétés. Si vous optez pour les jardineries, essayez d'y aller le vendredi ou samedi matin, moment où les plants sont arrivés et vous aurez plus de choix. 

    Pour choisir vos plants : optez pour des plants pas trop grands (15cm environ), avec des feuilles bien vertes, non tachées et une tige mère bien droite. 

    Laissez-les toujours 24/48h à l'endroit où vous allez les planter, en extérieur, afin de les habituer et de les endurcir à votre environnement.

    Où et avec quoi planter les tomates 

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    Les fleurs de tomates qui vont sécher et tomber pour laisser la place aux fruits.

    Je le répète toujours mais vous n'avez pas besoin d'avoir un jardin pour faire pousser des tomates ! Les tomates cerises poussent très bien en pots et les bacs permettent d'accueillir des tomates sur un balcon. Si votre appartement est bien ensoleillé, vous pouvez même tenter de garder un plant de tomates cerises en intérieur. L'avantage des tomates est qu'elles n'ont pas besoin de beaucoup de profondeur, elles s'accommodent très bien de la culture en pots.

    Dans tous les cas, les tomates ont besoin de l'endroit le plus ensoleillé de chez vous. Veillez toujours à privilégier le soleil de mi-journée, plus chaud que celui du matin ou du soir.

    Les plants de tomates grandissent beaucoup et vont s'étendre, il faut veiller à leur laisser de la place. L'espacement classique est de minimum 50cm entre les plants et 70cm entre les rangs. Mais ces distances valent pour un potager de jardin de taille classique. Pour un petit potager carré, en pots ou petits espaces, vous pouvez diminuer par deux les distances. Mais attention, plus vous allez serrer les plants, plus ils risquent de se gêner et d'attraper des maladies. 

    Enfin, il faut veiller aux compagnons de vos plants de tomates. Certains légumes ne sont pas du tout copains au potager, tandis que d'autres s'entraident ! Il y a plusieurs versions, n'hésitez pas à aller chercher par vous-même, je vous liste ici ce que j'ai validé chez moi.

    Plantes ennemies, à éviter à proximité des tomates : 

    Pommes de terre ; fenouil ; haricots ; concombres.

    Plantes amies : 

    Ail ; Oignons ; Carottes ; Radis ; Laitues ; Poireaux

    Plantes qui aident les tomates : 

    Basilic, Persil, Bourrache ; Capucine ; Oeillets d'Inde

    Pour favoriser une bonne croissance de vos plants de tomates et optimiser l'espace, il est intéressant de planter quelques pieds de persil ou basilic entre vos plants mais aussi des laitues ou radis, qui prennent peu de place et aiment l'ombre des feuilles de tomates.

    Marche à suivre pour la plantation

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    Rien de compliqué, la plantation ne nécessite pas de compétences particulières ! Je vous fais la marche à suivre, étape par étape, à vous d'adapter en fonction de votre environnement.

    Le nécessaire : du terreau (plutôt potager si possible), du paillis (lin, chanvre, foin...), du compost ou fertilisant ou purin d'ortie, un tuteur et des liens pour attacher.

    1. Préparer les plants : mettez les plants dans une bassine d'eau pour les hydrater au maximum et faciliter leur sortie des godets.
    2. Préparer l'espace de plantation : faites un trou bien profond dans la terre et déposez au fond un peu de compost, fertilisant ou purin d'orties. Cela va protéger vos plants et aider leur croissance au début. 
    3. Planter : enlevez délicatement votre plant du godet et placez le plant au fond du trou, de travers, jusqu'au maximum des petites racines en formation (les poils blancs sur la tige). Le fait de planter de travers va permettre de fabriquer le plus de racines possibles.
    4. Remettre droit : tenez la tige droite et remplissez la terre autour en tassant légèrement. Placez directement le tuteur le plus proche possible de la tige mère afin de ne pas casser les racines plus tard. Vous n'êtes pas obligés de l'attacher tant qu'il tient bien droit. Arroser copieusement. 
    5. Pailler : couvrez le sol avec du paillage pour protéger le sol, vos plants et limiter l'arrosage.

    L'essentiel est d'y aller avec douceur et de bien enfouir le maximum de racines. Eviter de planter en plein soleil à midi aussi, il est préférable de planter le matin ou le soir. N'hésitez pas non plus à bien arroser après la plantation.

    Dernier conseil : ne serrer pas trop vos plants sur le tuteur. Il faut juste soutenir la tige mais éviter d'abîmer la tige en serrant trop fort. 

    S'occuper des plants de tomates 

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    Il n'y a qu'une seule règle d'or pour avoir un plant en pleine forme : ne jamais arroser les feuilles ! En effet, le plus grand danger pour vos plants est les champignons, dont le Mildiou, qui se développent avec l'humidité. L'arrosage ne doit se faire qu'au pied des plants et il faudra bien surveiller en cas de pluie continue. 

    Le reste du temps, plus vous laissez vos plants tranquilles, mieux ils se porteront !

    Arrosage : comme souvent au potager, privilégier un arrosage copieux mais moins fréquent afin que les racines apprennent à puiser loin dans la terre. Avec le paillage, l'arrosage s'espace beaucoup, regardez d'abord dessous, au niveau de la terre, s'il faut vraiment arroser. N'hésitez pas à investir dans un pluviomètre (5€ environ en jardinerie) pour vérifier la quantité d'eau de pluie qui est tombée et ainsi éviter d'arroser en plus. Le signe qu'il faut surveiller pour savoir si le plant manque d'eau : les feuilles qui tombent vers le bas.

    Taille/gourmands : la tradition veut qu'il faut enlever les "gourmands", ces tiges qui poussent aux aisselles de la tige mère, afin de favoriser la croissance de fruits plutôt que de feuilles. Loin de moi l'idée de remettre en cause des années de tradition, mais ce geste vaut davantage dans un grand potager, voir en agriculture. D'une part, n'oubliez pas qu'une plante grandit et fabrique ses fruits grâce à la photosynthèse. Et celle-ci se réalise grâce aux feuilles ! Plus vous enlevez les feuilles, notamment au début, plus votre plant aura une croissance lente. D'autre part, enlever ces gourmands causent une cicatrice à la tige qui sera une porte d'entrée aux champignons. 

    Moralité des gourmands : si vous pouvez, laissez-les au maximum. En général, j'enlève ceux qui sont les plus bas ou s'ils grandissent trop sur le côté et gênent un autre plant. Mais enlevez-les toujours en début de journée, quand il ne pleut pas et sans arroser en suivant. Enfin, n'en enlevez jamais plusieurs d'un coup, laissez à votre plant le temps de cicatriser. 

    Pour la taille, laissez votre plant grandir ! En général, on taille à partir de 4/5 branches parallèles porteuses de fruits et quand le plant mesure 1m. Mais attendez bien que votre plant soit grand, laissez le tranquille au début et vous pourrez mieux voir ce qu'il faut tailler. Par contre, veillez à enlever les tiges jaunes ou trop basses qui tombent sur le sol, afin d'éviter les maladies.

    La plupart des maladies peuvent s'éviter si vous veillez à l'arrosage et évitez de trop tailler vos plants. La prévention marche toujours mieux que les soins à apporter en cas de maladies. Surveillez toujours vos plants mais laissez-les tranquilles.

    Combattre les maladies

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    Les signes qui doivent vous alerter : les feuilles qui restent recourbées, les feuilles avec des tâches noires ou blanches. 

    La principale maladie des tomates est le champignon Mildiou. Il se repère sur les feuilles avec des tâches blanches et noires, et finit par attaquer les fruits qui deviennent noirs.

    Là encore la prévention est plus efficace : ne jamais mouiller les feuilles, limiter la taille, espacer les plants pour éviter les contacts, enlever les feuilles trop basses et pailler pour protéger le pied. Enfin, le plus efficace (pour moi) reste l'apport de purin d'orties (à faire soi-même ou à acheter). Vous pouvez en déposer au pied des plants pendant la plantation puis en apporter toutes les semaines environ. 

    Si le champignon est là, enlever vite les tiges ou feuilles attaquées (d'où l'importance de surveiller régulièrement). Il y a plusieurs "solutions" disponibles pour traiter, privilégiez toujours les traitements naturels : 

    - le bicarbonate : diluez 5g de bicarbonate de soude dans 1 litre d'eau et pulvériser votre plant tous les jours pendant une semaine.

    - la bardane : pulvérisez une infusion de bardane sur la tige et les feuilles.

    - décoction d'ail : idem, faites bouillir de l'ail, laissez refroidir et pulvériser vos plants.

    - protection plastique : si vous avez de l'espace, vous pouvez protéger les plants les uns des autres en installant un tunnel en plastique autour de vos plants.

    Ce que je ne vous conseille pas : le cuivre et la bouillie bordelaise. Ils sont vus comme des traitements naturels, or ils perturbent grandement l'écosystème de votre sol, tant que vous pouvez vous en passer, faites-le !

    Autre maladie classique : la maladie de l'enroulement. Les feuilles des plants ont tendance naturellement à se replier quand il fait chaud en journée mais elles se déplient en fin de journée. Si vos feuilles restent enroulées toute la journée, il y a des risques qu'ils s'agissent de la maladie de l'enroulement. Elle ne cause pas réellement de conséquence pour votre plant, qui pourra continuer à grandir. Par contre, c'est le signe d'une manque ou d'un trop d'eau. Paillez bien les pieds et arroser moins mais plus fréquemment. Il faudra aussi surveiller les fruits, ils seront moins protégés par les feuilles en cas de grosses chaleurs.

    Enfin, il y d'autres maladies susceptibles d'attaquer vos plants : Botrytis, Oïdium, Alternariose... En général, on les remarque toujours aux feuilles, tachées de blanc ou noir. Veillez à enlever les feuilles atteintes et à pulvériser au minium de bicarbonate. Et comme pour le reste, le mieux est la prévention, notamment éviter l'arrosage des feuilles et des plants trop serrés.

    Et maintenant ? 

    Vos plants sont en place, désormais, le plus difficile, c'est de patienter ! Surveillez régulièrement, arroser régulièrement et laissez faire la nature ! Il faut 5/6 semaines minimum pour avoir les premiers fruits.

  • Natureo : des vacances green !

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    La question du tourisme est encore très largement oubliée de la sphère écologique. Il y a bien la tendance actuelle de la remise en question de l'avion, mais très peu de mise en avant des alternatives existantes. Pourtant, voyager autrement, ce n'est pas si simple. Voyager plus proche, ce n'est pas forcément plus simple ni plus accessible financièrement. Et bien au-delà de la seule question du mode de transport, il est complexe de trouver un lieu de vacances qui prônent des valeurs écologiques. 

    Passer des vacances en France, ça représente souvent un coût, surtout quand vous avez des enfants et besoin d'un minimum de confort. Et si vous vous limitez à un mode de transport moins polluant, qu'est-ce que cela donne une fois sur place ?

    L'impact du tourisme sur l'environnement est considérable : gaspillage, déchet, dépense énergétique, surconsommation, pollution des eaux, grignotage des espaces naturels... Je suis tout à fait d'accord pour partir près de chez moi (surtout que le sud-ouest, c'est quand même la plus jolie des régions ^^), mais je ne veux pas me limiter à y aller en train ou en voiture. 

    Récemment, j'ai été invitée à découvrir Natureo, le camping éco-responsable à Seignosse (Landes). L'objectif était de pouvoir donner mon avis sur la démarche éco-responsable du site mais j'en ai profité pour vous montrer un peu le lieu sur Instagram. Et comme le sujet a l'air de vous intéresser, je vous fait un petit retour !

    Natureo - En deux mots

    Natureo, ce sont des hébergements à Seignosse (Plage des Bourdaines) dans les Landes. Au coeur de la forêt de pins, ce camping dispose de mobil-home classiques mais surtout des logements plus atypiques, en bois, plus proches de cabanes au style exotique. C'est aussi une piscine d'extérieur, un restaurant - La Peña -, des infrastructures de sports, un club enfant et des tonnes d'animation. Tout ça à 650m de la plage ! Natureo développe aussi un concept de Caban'Hôtel où vous pouvez réserver pour une nuit.

    Je préfère vous détailler leur démarche éco-responsable mais si vous voulez plus de précisions (et des photos canons), je vous conseille d'aller lire l'article de Chloé sur Kindabreak. D'ailleurs, je vous conseille d'aller lire Kindabreak tout court si vous voulez venir dans le sud-ouest !

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    Natureo - Un site naturel remarquable

    La principale chose qui frappe quand on se balade dans le camping, c'est le site incroyable dont dispose Natureo. Entouré de pins, le site est protégé par l'ONF, et si c'est une contrainte évidente, ils sont particulièrement bien conseillés pour en retirer tous les bénéfices : avoir un site épuré, naturel et de l'ombre ! Tout est fait pour respecter les pins et à la fois profiter de ce site exceptionnel. 

    Ancien camping municipal traditionnel, ils ont alors retravaillé le site pour s'intégrer au mieux dans son environnement. Toutes les cabanes sont en bois, comme le restaurant ou les autres bâtiments. La piscine est conçue pour éviter les jeux ou décorations artificielles, comme un lagon naturel. Ils ont réaménagé un étang afin de favoriser la biodiversité, toute sa gestion se fait grâce aux carpes notamment. On y croise des canards ou des grenouilles ! Les chemins sont tracés pour ne pas perturber les pins et profiter de leurs ombres. Ils ont aussi conçu un petit jardin potager avec l'envie de faire participer les vacanciers, autant vous dire que j'adhère complètement (je suis le genre de fille à qui le jardinage manque quand je suis loin de chez moi!!).

    Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur pour la beauté du site et le travail qui a été fait pour ne pas modifier à outrance l'environnement. Evidemment, double effet bonus, c'est un lieu très relaxant et ça tombe bien pour y passer des vacances !

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    Natureo - Une démarche éco-responsable

    Natureo a obtenu la marque Qualité Tourisme mais devrait surtout obtenir l'Ecolabel dans peu de temps.

    Les caractéristiques de l'Ecolabel pour le tourisme ? 

    - une gestion général en faveur de l'environnement : suivi des dépenses énergétiques et de la consommation, information de la clientèle, formation des employés.

    - réduction de la consommation d'énergie et de l'eau

    - réduction des déchets

    Le cahier des charges est assez complexe et la certification prouve que la démarche éco-responsable est globale. Le but n'est pas d'être parfait sur tous les points mais bien d'oeuvrer dans le bon sens sur chacun.

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    Natureo a alors développé plusieurs points, que j'ai ainsi pu vérifier et questionner. Parce que, comme tout le monde, je me méfie parfois de l'annonce d'une certification qui ne se voit pas dans les faits.

    Côté infrastructures, ils ont évidemment repensé les logements, le tri des déchets et leur consommation énergétique. La forêt empêche de développer l'énergie solaire mais ils ont opté pour un fournisseur vert. La piscine n'est pas chauffée tant que les températures sont trop basses la nuit (fin mars, elle n'était pas chauffée, au contraire des campings environnants). Le restaurant offre de la cuisine locale et de saison, avec des choix végétariens. Et l'épicerie propose non seulement beaucoup de produits bio mais héberge aussi la Ruche qui dit Oui! pour les vacanciers. 

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    Enfin - et surtout - ils font preuve d'une implication dans leur démarche de sensibilisation auprès de la clientèle qui est remarquable. Les enfants disposent de leur propre club-cabane où des nombreuses activités autour de la nature sont organisées. L'association WaterFamily, qui oeuvre pour la protection de l'eau, intervient régulièrement pour des activités. Ma fille a testé une matinée avec l'association où elle a pu faire des jeux autour de la gestion et de la protection de l'eau et elle est repartit avec son arbre à planter. Autant vous dire qu'on est loin des activités bracelets brésiliens et coloriage. Un gros coup de coeur pour l'aire de jeux qui dispose d'un camion de tri des déchets pour grimper dessus :) 

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    Ils proposent quantité d'animations en famille pour apprendre à faire ses cosmétiques ou autres produits naturels. On a testé l'atelier baume à lèvres qui était super ! Et pendant l'activité de la mini, on a pu profiter du cours de Yoga au bord de la piscine...même monsieur a adoré ! En effet, le site héberge le Natureo Surf Camp qui propose des cours de surf, paddle ou yoga. Vous aurez donc largement de quoi vous occuper en famille, tout en découvrant les atouts de la côte landaise.

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    Un dernier mot

    Clairement, c'est un gros coup de coeur. Je suis d'accord que les vacances sont faites pour se reposer mais si on peut le faire en famille, avec des animations proches de la nature et de l'écologie, dans un environnement pensé pour limiter son impact...c'est un gros plus !

    J'ai particulièrement aimé la globalité de leur démarche et toutes les réflexions qu'ils mènent. En bonne écolo-casse-bonbon, j'ai abordé mon cheval de bataille : les miniatures cosmétiques distribués à chaque vacancier. On ne s'en rend pas compte mais cela représente des quantités astronomiques de déchets et souvent de produits pas du tout respectueux de la santé et de l'environnement. La camping, comme tous les lieux de tourisme, avait l'habitude de déposer des miniatures pour chaque nouvel arrivant. J'ai alors été surprise de constater qu'ils avaient bien identifiés le problème. Le premier pas qu'ils ont choisi est de ne plus les disposer automatiquement : ils sont proposés à l'accueil si les vacanciers ont oublié leurs produits. Et ils ont revu les produits pour opter pour un savon artisanal local et des produits de meilleurs compositions (ils ne sont pas parfaits, mais je suis un peu pointilleuse). Mais surtout, ils réfléchissent à l'option du vrac, pour les cosmétiques mais aussi les produits d'entretien. Les quantités et contraintes sont importantes mais c'est vraiment une réflexion à saluer pour un secteur qui oublie souvent son impact sur ce point.

    Et, comme c'est quand même un des points importants, les logements sont parfaits ! On a testé la cabane Natureo et on a eu un petit coup de coeur pour la Bali !

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    Comme quoi, on peut allier tourisme et démarche écologique ! Et sinon, on a qu'une hâte, c'est revenir !

    Toutes les infos sur le site de Natureo

    * séjour d'une nuit offerte par Natureo, article non sponsorisé.

    Dites, ça vous dirait que je parle un peu plus de tourisme vert dans le sud-ouest ? 

  • Changer de job

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    Crédit photo : Emilie Massal

    Après les questions sur la lessive ou les tomates, c'est sans aucun doute la question que je reçois le plus : tu fais quoi dans la vie ?

    Je vous avez promis un article résumé pour vous expliquer les changements qui se sont opérés dans ma vie depuis un an. Mais finalement, ce n'est pas aussi simple à transmettre à l'écrit.

    Je vais tenter de répondre à la question principale et je vous ferais un article plus particulier sur la reconversion en elle-même. Sur Instagram, je vous parle un peu de la difficulté de faire une reconversion, des questions qui se posent, des freins, etc., si ça vous intéresse. Au-delà de ma situation personnelle, le sujet mérite un article à part entière. 

    Je faisais quoi dans la vie

    Un petit rappel nécessaire pour les nouveaux arrivants. Il y a encore un an, j'étais juriste. Je vous avais déjà parlé de mon parcours dans cet article si ça vous intéresse (c'est assez amusant de relire mes mots d'ailleurs). Et pour résumé, j'ai fait de longues études de droit, jusqu'à finir docteur en droit public en 2015. J'ai ensuite enchaîné sur un post-doctorat sur l'économie circulaire en 2016, avec la volonté - plus ou moins claire - de continuer dans la voie universitaire, ou du moins dans un domaine proche du droit de l'environnement. J'ai adoré mes études mais je n'ai absolument jamais voulu être juriste, avocate ou juge. Je voulais écrire, réfléchir, enseigner... Mais le monde universitaire est complexe et changeant, j'ai donc dû me résoudre à prendre un poste en CDD de responsable juridique dans une collectivité territoriale l'année dernière. 

    A côté de cette formation et de ce métier, j'ai toujours eu ce blog puis les réseaux sociaux où je parle depuis plusieurs années d'écologie, au sens large ou dans le quotidien. Je n'en tirais aucune rémunération, comme je vous le racontais dans cet article "Mon blog, pas mon job". 

    Le déclic

    En vrai, il y a eu plusieurs déclics, dont certains que je n'ai pas compris sur le moment. Pour résumé, je dirais avec ce poste de juriste, j'ai compris que j'allais sans aucun doute m'enfermer dans cette voie. L'avantage était que c'était une voie "porteuse" en terme d'emploi puisque je travaillais sur des thématiques vendeuses (coucou le RGPD). Je voyais donc la fin de mon contrat arriver et déjà plusieurs propositions pour continuer dans la même branche. 

    Sauf que si j'ai adoré l'endroit où je travaillais (meilleurs collègues du monde), j'avais des palpitations à imaginer faire ça toute ma vie. Beaucoup de personnes s'épanouissent dans ce métier et tant mieux. Pour ma part, j'étais mal payée, je passais 12 heures hors de chez moi et certains jours, je ne voyais pas ma fille. Les premiers déclics ont plutôt concerné l'équilibre vie pro/vie perso du coup, où je n'avais plus envie de passer à côté de l'enfance de ma fille, ni bouger en région parisienne (lieu préféré des juristes a priori).

    Mais surtout, j'avais l'impression de gâcher ce qui m'animait : l'écologie et l'écriture. Pendant ce contrat, j'ai passé le peu de mon temps libre à écrire ici, à imaginer mon projet de blog de Noël ou à partager sur Instagram. Et clairement, j'étais épuisée de rajouter autant d'heures à mon emploi du temps déjà chargé.

    J'ai terminé mon contrat en juin complètement fatiguée et démoralisée à l'idée de passer à côté de ma vie. J'ai alors décidé de prendre les deux mois de vacances d'été et de décaler ma recherche d'emploi. Ca tombait bien, j'étais positionnée pour un emploi de juriste dont je n'aurais des nouvelles qu'en septembre.

    Je vous raconterais dans l'article sur la reconversion ce que je me suis posée comme question et comment j'ai avancé dans ma réflexion mais ces deux mois ont beaucoup compté pour moi. Pourtant, je suis arrivée en septembre sans idées précises, avec des angoisses impressionnantes à l'idée de reprendre un poste de juriste et de ne jamais trouver quoi faire de ma vie.

    Le changement

    Ma réflexion personnelle a fait ressortir plusieurs envies que j'avais oublié. J'aimais écrire, j'avais même fait des études de droit en attendant de passer les concours pour les écoles de journalisme. Mais surtout, je passais le plus clair de mon temps depuis plusieurs années à parler d'écologie, à promouvoir un certain mode de vie auquel ma vie pro ne correspondait pas. C'est pas faute d'avoir choisi le droit public puis la fonction publique, afin de m'éviter le paradoxe de travailler pour le grand capitaliste. Pourtant, big news, la fonction publique n'est pas épargnée par ce grand capitalisme. Un des grands déclics s'est fait pendant un projet que je devais suivre, projet que je combattais et détestais à titre personnel. Là, mon rôle était d'accompagner et d'aider des gens qui participent - à mon sens - à détruire tout ce auquel je crois. Ca a été très compliqué à vivre et je me voyais mal être confronté à ça dans toute ma vie future.

    J'ai alors pris l'idée de l'écriture, du journalisme et de l'écologie pour essayer de faire germer des choses. J'ai contacté un journal local pour faire des chroniques et je me suis retrouvée avec une proposition de CDD pour du secrétariat de rédaction. En parallèle, une amie qui ouvrait une nouvelle boutique m'a proposé d'animer des ateliers green dans ma ville. J'ai sauté sur l'occasion pour retrouver une action plus concrète que sur le blog. 

    Bref, tout serait encore trop long à vous expliquer mais j'ai testé, contacté, demandé conseils pour essayer de me sortir du cercle sans fin de la fameuse question "mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie".

    Malheureusement, je me suis un peu retrouvée au point de départ en janvier avec néanmoins une chronique hebdomadaire dans ce journal local où j'avais travaillé. Une chronique sur l'écologie très concrète chaque semaine et c'est un exercice que j'adore.

    C'est là que les planètes se sont un peu alignées - je vous raconterais plus précisément comment plus tard - pour me permettre d'écrire un livre puis bientôt un deuxième. Clairement le job le plus gratifiant de toute ma vie...mais pas le plus rentable !!

    Et aujourd'hui ?

    Je suis donc désormais autrice (auteure, écrivaine, as you want) et chroniqueuse. Je suis évidemment blogueuse mais pour l'instant, sans rémunération directe. Le blog est ma vitrine, ma visibilité et non une source de revenu. Enfin, j'anime des ateliers, pour l'instant au succès discret mais je n'ai pas choisi la simplicité en étant dans une petite ville (si tu habites vers Pau, le planning est sur Facebook @lesateliersgreen).

    Comme tout cela est encore brouillon et pas tout à fait "rentable", j'ai suivi une formation/coaching en reconversion professionnelle dont je vous parlerais dans le prochain article. L'idée générale était surtout de mettre un nom sur ce que je fais, trouver une cohérence et explorer les pistes que j'ai en tête. 

    Parce qu'en dehors de ces activités, je suis une fille à "milles idées" à la minute et j'ai bien envie d'en entreprendre une. Pourquoi pas avant ? Parce qu'entreprendre me fait flipper. Je dois écouter trop de podcasts où tous les entrepreneurs racontent leurs difficultés et les contraintes de ce choix. Si certains voient peut être le fait d'entreprendre ou même d'être freelance comme une facilité, ce n'est pas mon cas ! Et ces difficultés m'ont, jusqu'à présent, complètement bloquée. Pourtant, comme en matière de slow influence, je crois qu'il y a une place pour le slow entreprenariat. Mais ce n'est pas si simple d'entreprendre quand on prône l'écologie et le minimalisme, dans un monde où j'ai l'impression que tout est déjà fait.

    Je serais donc bien embêtée si ma fille devait remplir la case "emploi de la mère" à l'école puisque je suis clairement une "slasheuse" (terme que j'ai évité pendant des années et qui, pourtant, me va très bien). Je suis auteure, chroniqueuse, animatrice et en pleine réflexion d'entreprenariat. Mes revenus ne sont pas encore stables et je ne vais pas vous cacher que je passe par des phases de gros doutes ou de désespoir. 

    Pourtant, pas une seule fois je ne regrette mon ancien boulot. Un salaire fixe et moins de difficultés d'organisation oui, bien sûr. Des collègues aussi et de vrais weekends. Mais j'aurais du commencer par ça : j'ai fait le choix de changer de voie professionnelle pour être en accord avec mes principes. 

    A l'heure où tout le monde s'engueule entre le fait de ne plus manger de viande, de ne plus prendre l'avion, d'être zéro déchet, de limiter la voiture, de consommer bio et local...il y a une zone qui passe à travers les mailles du filet : notre job. On passe pourtant la majeure partie de notre vie à travailler et je n'arrivais plus à me dire que ce temps-là devait être mis à disposition pour construire des choses qui vont à l'encontre de ce que je prône ici. Je ne dis pas que tout le monde peut faire ce choix, le fameux "ça sert à rien de prendre son vélo si c'est pour bosser à Monsanto" me semble très radical. Mais finalement, c'est comme la viande, l'avion ou les déchets, chacun doit pouvoir faire quelque chose en fonction de ses moyens. Je trouve très hypocrite de prôner ici certains comportements raisonnés, et de passer 12h de ma journée à faire exactement l'inverse. C'est un choix personnel, une obligation que j'ai ressenti au fond de moi, mais ça serait bien que chacun se pose des questions sur l'impact de son activité professionnelle dans notre monde avant d'obliger les autres à changer leur comportement dans leur vie personnelle.

    J'espère avoir répondu un peu à vos questions ! Je vous parlerais bien sûr de mon livre (sppoiler: il est déjà en précommande), du second livre et de mon futur projet. Mais avant ça, je voudrais revenir sur la reconversion pro en elle-même, son cheminement, les questions à se poser, les erreurs à éviter. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre en commentaires, ça m'aidera à construire mon article et j'aurais un pro pour vous m'aider à vous répondre !

    *J'aimerais préciser rapidement, avant d'en reparler dans le prochain article, que je partage ici ma propre expérience. Je ne conseille pas du tout de suivre mon chemin, ni de tout quitter du jour au lendemain. Mon cheminement à l'air "soudain" parce qu'il s'est déclenché en peu de temps mais, en vrai, cela fait longtemps qu'il mûrit. Et je ne nie pas mon facteur "chance" et l'aide que m'a apporté mon blog. Il y a pleins de manières de trouver du sens à son métier, il n'est pas obligatoire de passer par ma phase "je vire à 190°C d'un coup" ;)

    reconversion, job, emploi,