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Banana Pancakes - Page 2

  • Les étiquettes

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    étiquettes, réflexion, écologie

    C'est drôle ce concept d'étiquettes. On en trouve partout, pour tout et chacun à une idée sur l'étiquette de l'autre. 

    Il y a des tonnes d'étiquettes dans la vie en général mais prenons les exemples qui me parlent : 

    - être zéro déchet

    - être végétarienne

    - être féministe

    - être minimaliste

    - être écolo (sans aucun doute la meilleure celle-là)

    - être optimiste

    - être bienveillante

    - ...

    Je suis souvent mise sous l'une, l'autre ou toutes ces étiquettes (et toi aussi sans doute). Et le principe d'une étiquette, c'est que soit tu y colles, soit tu dois y renoncer. L'étiquette est censée te définir, comme la couleur de tes yeux ou la taille de tes pieds. Elle ne supporte pas de concessions, de défauts, d'approximations.

    Et le problème de l'étiquette, c'est qu'on ne sait jamais trop comment elle arrive. Parfois, tu te la colles toi-même "je suis féministe", parfois on fait un raccourci entre tes actions et une étiquette, "tu réduis tes déchets ? Tu es zéro déchet". Mais bien souvent, l'étiquette arrive, sans qu'on y fasse attention et sans trop savoir comment. 

    Le problème de l'étiquette, ce n'est pas le fait qu'elle existe mais le fait qu'elle nous enferme.

    Se dire féministe, écolo, zéro déchet, végétarienne...c'est une façon de s'affirmer et de faciliter les rapports sociaux. Au restaurant, dire que vous êtes végétarien(ne) permet d'afficher clairement que vous ne mangez pas d'animaux et qu'il faut vous proposer un plat en conséquence. C'est quand même plus simple que de dire "alors, j'aurais besoin de précision parce que l'impact écologique de l'élevage intensif compte beaucoup pour moi, je ne veux plus participer aux conditions d'élevage et d'abattage des animaux et puis, j'essaye de ne plus faire de spécisme....vous me proposez quoi ?"...!

    Et ça vaut pour toutes les étiquettes. En général, c'est plus simple, plus rapide et même plus "engagé" qu'un long monologue. 

    Mais les étiquettes nous emprisonnent. Non pas par leur simple existence mais parce qu'en réalité, chacun a sa définition et ses frontières de ce à quoi correspond une étiquette. Et en général, l'étiquette ne supporte pas d'approximations, d'exceptions, de demi-mesure. C'est du tout ou rien !

    En creusant un peu, on se rend compte qu'une grande majorité des personnes confondent l'étiquette, l'image qu'ils en ont et les actions qui doivent en découler. Être féministe ne signifie rien d'autre que le fait de prôner l'égalité homme/femme dans tous les domaines de la vie. Mais être féministe s'exprime avec une grande variété d'actions, de pensées ou de mécanismes. Et surtout, être féministe ne préjuge en rien du comportement de la personne qui se revendique (ou non) sous cette étiquette. Autrement dit, tu peux être féministe et mettre du vernis à ongles.

    Autre exemple, tu peux te ranger sous l'étiquette ZD parce que tu es attachée à produire moins de déchets et à trouver des solutions plus durables au quotidien. Mais l'étiquette ZD ne préjuge en rien de l'étendue de ton comportement au quotidien, de ton niveau de "gestion des déchets" ou encore de ton mode de vie. Autrement dit, tu peux avoir l'étiquette ZD et acheter un produit avec emballage.

    On confond ainsi des combats, valeurs, principes que l'on souhaite mettre en avant, revendiquer, porter, exprimer, approfondir...avec un mode de vie prédéfini. Or, par définition, les modes de vie diffèrent et changent au cours même de la vie. Les étiquettes ne signifient pas un taux d'accomplissement de 100% puisqu'il serait impossible de savoir sur quoi baser ce 100%. Être 100% ZD, c'est quoi ? Être 100% écolo, féministe, etc. ?

    Autre soucis, les étiquettes arrivent même sur nos "caractéristiques physiques ou psychologiques". Alors certes, si tu as les yeux bleus, tu as les yeux bleus, toutes nos caractéristiques physiques difficilement modifiables sont rarement concernées. Mais il en va différemment de ce qui changeant : la nature des cheveux, le fait de se maquiller ou non, le style vestimentaire, etc. Exemple typique des méfaits des étiquettes : j'ai les cheveux bouclés et j'aime en parler, montrer comment les accepter, les coiffer...mais ça ne veut pas dire que je renie quelque chose si je les attache ou, pire, si je les lisse ! Vous n'imaginez même pas le nombre de messages de "déception" que je reçois sur instagram quand je parle avec les cheveux lisses. Sans le vouloir, on m'a collé l'étiquette "curly" et je ne devrais pas en sortir. Idem pour la case des étiquettes psychologiques : avoir l'étiquette "optimiste" t'empêche souvent le moindre coup de mou ; ou la case des étiquettes vestimentaires : avoir l'étiquette "casual" te collera à la peau si un jour tu mets une tenue chic...

    Enfin, la plus complexe des étiquettes est celle de "l'écolo". A mon sens, le terme est bien trop large pour être une seule étiquette mais, là encore, pour des raisons de facilité dans la vie courante, on se colle souvent soi-même cette étiquette, à partir du moment où notre impact écologique a une importance pour nous. Cependant, comme elle est trop, on colle rarement à la définition de notre/nos interlocuteur(s). Pour cocher toutes les cases de l'étiquette écolo, il faut se lever tôt : être ZD ; végétarien ; à la mobilité douce (sans voiture, sans avion) ; acheter bio, éthique, local ; avoir un job à impact positif...bref je pourrais continuer encore longtemps.

    Les étiquettes, c'est pratique dans la vie de tous les jours et c'est même nécessaire pour porter plus fort ses valeurs, mais c'est une sacré prison qui nous fait culpabiliser, cacher certains comportements, se critiquer les uns les autres, abandonner certains principes... Il est impossible d'éviter les étiquettes, phénomène classique de l'être humain qui a besoin de tout ranger dans des cases. Mais on pourrait essayer de distinguer l'étiquette du comportement, ou plus justement, l'étiquette de la valeur d'un être humain.

    Vous avez une étiquette vous ?

  • Les dérives du marché de l'occasion

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    source photo

    Le marché de l'occasion est en plein essor. Les sites de vente d'occasion ne cessent de se multiplier et les géants du secteur attirent déjà des millions de visiteurs chaque année. Selon plusieurs études, un tiers de consommateurs ont acheté un vêtement d'occasion en 2017. D'une manière générale, la dynamique de ce secteur tient à la prise de conscience écologique ainsi qu'aux économies que permettent les achats d'occasion.

    D'un point de vue écologique, se tourner vers l'occasion plutôt que d'acheter systématiquement des objets ou vêtements neufs est une très bonne idée. Acheter de seconde main permet de ne pas générer une nouvelle production, d'éviter des déchets et de favoriser l'économie collaborative.

    Pourtant, l'idéologie derrière ce nouveau marché est loin d'être aussi simple, notamment pour les vêtements. Il y a encore peu d'études sur le sujet et donc peu de chiffres. Mais on connaît les nombres de ventes annuelles en occasion et on sait que c'est un marché à la croissance très rapide. Alors, quand tout le monde sacralise l'achat d'occasion, pourquoi est-ce que je vous parle de dérives ? 

    Un modèle bancal

    On le rappelle peu mais si ce marché est en plein essor, c'est surtout parce que notre modèle de société a crée la "fast-fashion" et la surconsommation de biens matériels. La mode est devenue jetable et éphémère. Désormais, on porte un nouveau vêtement en moyenne 35 jours dans sa vie.

    C'est donc parce qu'il y a des millions de vêtements non portés que l'offre est gigantesque. Le marché de l'occasion est ainsi un marché parallèle qui n'existe que parce que le marché de la surconsommation est encore aussi vivace. On peut trouver des milliers de pulls d'occasions parce qu'on en achète encore des milliers de pulls neufs !

    Certes, l'achat d'occasion est censé reporter sur cette filière un acte d'achat neuf. L'objectif serait ainsi, à terme, de faire diminuer les achats neufs afin de baisser les nécessités de production. Mais non seulement cet objectif est forcément réalisable sur un très long terme mais il est loin de se vérifier.

    L'occasion fast-fashion

    Vendre d'occasion devient parfois un moyen de racheter plus rapidement de nouveaux vêtements ou de se déculpabiliser d'un mauvais achat.

    La nouvelle publicité pour le célèbre site de vente d'occasion résume parfaitement la situation : "vends ta robe aussi vite que tu changes de style". L'occasion devient un marché de surconsommation parallèle, pour acheter tout autant, à moindre coût et sans culpabiliser.

    Comme l'occasion a "bonne presse", on arrive plus facilement à acheter des vêtements ou objets non nécessaires, renforcé par les prix attractifs du secteur. Et si jamais l'achat est une erreur, ce n'est jamais grave puisqu'on pourra le revendre sur le même site. Il est très compliqué de trouver des chiffres sur ce type de dérive mais il est évident que les sites d'occasion ont ouvert un nouveau mode de consommation, pas forcément plus durable. Si un vêtement reste dans la boucle de l'occasion, l'impact sera minimisé. Il est complètement mis à mal si la revente de vêtements d'occasion a pour objectif d'acheter plus de neufs, tout aussi peu durables pour les revendre ensuite. Les sites d'occasion deviennent un marché parallèle où l'offre et la demande constante ne sont pas forcément au service de l'écologie.

    Production de déchets

    Ensuite, la production de déchets générée par les achats d'occasion est sans aucun doute largement sous-estimée. Tout utilisateur d'un des sites d'achats d'occasion a sans doute fait l'expérience de la quantité astronomique d'emballages utilisée par les vendeurs. La réutilisation et l'optimisation des colis sont loin d'être toujours un réflexe. Certains vendeurs réalisent tellement de vente qu'ils sont obligés d'acheter de nouveaux emballages, n'optimisent pas forcément l'espace ou sont loin de privilégier les échanges en local. 

    Enfin, à cela s'ajoute l'incroyable voyage que l'on fait vivre à nos vêtements, d'un bout à l'autre de la France, parfois plusieurs fois, rajoutant des points au bilan carbone déjà lourd de l'industrie de la mode. Il serait extrêmement complexe à calculer mais un vêtement d'occasion qui repasse plusieurs fois sur un site de vente pour être vendu dans des villes différentes a évidemment un impact en terme de transport. 

    Alors, on arrête d'acheter d'occasion ?

    Non évidemment ! Acheter d'occasion reste un bon réflexe mais, comme pour tout, il ne faut pas oublier que l'écologie ne prône pas en priorité "d'acheter différemment" mais bien "d'acheter moins".

    Avant un achat d'occasion en ligne, il est bon de se demander si on aurait acheter le même article au prix neuf, si on l'achète pour répondre à un besoin, etc. De mon avis strictement personnel, il est impossible de se lancer dans la vente/achat d'occasion en ligner sans avoir déjà fait un petit cheminement dans le minimalisme, notamment pour les vêtements. L'idée est alors de chercher en priorité des choses dont vous avez besoin et non d'aller sur les sites à la recherche d'une bonne occasion. Et de toujours privilégier des achats durables (matières, qualité...) qui correspondent à votre garde-robe. 

    N'hésitez pas de demander au vendeur si vous pouvez faire un échange en direct ou s'il peut optimiser le colis.

    Enfin, n'oubliez pas que l'on peut acheter beaucoup de choses d'occasion...localement ! Les vide-greniers, dépôts-vente, Emmaüs, proches, etc. Cela limite les emballages, le transport et vous permet de voir en vrai ce que vous achetez. N'oubliez pas aussi que revendre d'occasion, c'est bien, mais qu'il est tout aussi bénéfique à la société de donner à des associations qui en feront un bon usage. 

    Pour finir, une petite note d'humour, si vous ne connaissez pas, je vous conseille le compte Instagram @lescassescouillesdevinted, recueil incroyable des perles du célèbre site.

    *cet article reprend ma chronique dans la République des Pyrénées, que vous pouvez retrouver après parution sur le blog

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  • Challenge Summer Green

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    challenge, ecolo, été

    L'été arrive ! Enfin la météo est encore drôlement capricieuse mais logiquement, les vacances ne sont pas loin pour une grande partie des gens. 

    Et je me suis dit que ce serait chouette de vous lancer un défi pour cet été, à faire pendant vos vacances ou non  ! Adopter un mode de vie plus green, ce n'est pas de tout repos. Il faut souvent se renseigner, tester, comparer, prendre de nouvelles habitudes, recommencer... Pendant l'année, on a pas toujours le temps de faire la recette de lessive qui attend depuis 6 mois ou de se renseigner sur les circuits-courts près de chez nous.

    Alors pourquoi ne pas profiter de cette période où on ralentit en général un peu, où l'on a plus de temps chez soi et en famille, pour se lancer dans ce qui attend depuis trop longtemps ? 

    Je vous ai fait un petit mémo que vous pouvez remplir et partager sur les réseaux, je le mettrais aussi sur Instagram.

    Télécharger le mémo Challenge Green Summer.

    L'objectif est de trouver 5 choses à faire cet été pour modifier/tester/réfléchir et rendre son mode de vie plus "écoresponsable". Pour vous donner quelques idées, je vous ai préparer une liste, il y en a pour tous les goûts, du plus débutant au plus confirmé, pour ceux qui ont le temps ou pas, etc. !

    N'hésitez pas à partager vos idées ou votre liste en commentaire, ça donnera des idées à tout le monde ! Et sur Instagram, vous le retrouverez en storie pour pouvoir le partager à votre tour.

    Idées Green pour le challenge

    1. Faire sa lessive maison
    2. Faire des conserves pour l'hiver
    3. Apprendre à faire des cookies pour le goûter
    4. Installer un composteur
    5. Acheter un livre de cuisine végétarienne
    6. Faire des beewraps
    7. Regarder "The True Cost" sur Netflix
    8. Faire du tri dans son armoire
    9. Apprendre à coudre des cotons lavables
    10. Acheter du café éthique
    11. Laisser ses cheveux au naturel
    12. Planter du persil
    13. Acheter du savon solide à la place du gel douche
    14. Apprendre les ingrédients à éviter en cosmétique
    15. Faire de la pâte à modeler maison 
    16. Tester de faire ses menus pour une semaine
    17. Faire un challenge "sans viande"
    18. Faire macérer des écorces d'orange dans du vinaigre blanc
    19. Tester la cup, les serviettes lavables ou les culottes menstruelles
    20. Achetez un ingrédient nouveau en vrac par semaine
    21. Utiliser de l'huile de coco comme soin corporel
    22. Ne pas aller au fast-food de l'été
    23. Regarder "Planète"sur Netflix
    24. Lire "Comment j'ai arrêté de manger les animaux", d'Hugo Clément
    25. Faire réparer quelque chose de casser 
    26. Acheter un vêtement d'occasion
    27. Se faire un moodboard Pinterest avec les marques éthiques repérées
    28. Changer ses ampoules pour les LED
    29. Ne pas prendre l'avion
    30. Nettoyer le sol au savon noir

    Si vous avez besoin d'autres idées, n'hésitez pas à fouiller sur le blog évidemment ou, attention auto-promo flagrante, à acheter mon livre pour trouver des idées pour réduire vos déchets.

    Je vais réfléchir à mon propre challenge et je vous montrerais ça sur Instagram !

  • Choisir sa crème solaire

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    La question est de saison : quels solaires choisir ?

    1. Les crèmes solaires avec des filtres chimiques : ils représentent la majorité des crèmes solaires vendues en grandes surfaces ou parapharmacies. Leurs avantages est qu'ils permettent à la fois un large spectre de protection et une texture fluide sans traces blanches. 

    Les filtres chimiques les plus courants : oxybenzone, octinoxate, l'avobenzone...

    Le problème des filtres chimiques : ils ne sont pas sans effet sur votre santé d'une part puisqu'ils sont conçus pour être absorbés par la peau. Certains sont allergènes ou soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens. Mais ils ont surtout des effets catastrophiques sur l'environnement marin, notamment sur les coraux. Ils pertubent le cycle de reproduction des coraux et provoquent leur blanchissement. Or, les coraux subissent déjà de fortes périodes de réchauffement en raison du changement climatique, ils n'arriveront plus à se remettre si on continue à déverser les 25 000 tonnes de crèmes solaires chaque année. La Grande Barrière de corail par exemple, constitue le plus grand écosystème mondial, abrite des milliers d'espèces et protège les côtes de l'érosion. Mais selon la méthode des dominos, si on menace un si grand écosystème, ce ne sera pas sans impact pour nous.

    2. Les crèmes solaires avec des filtres minéraux : face à cette menace, il est désormais possible de trouver des filtres minéraux comme le dioxyde de titane ou l'oxyde zinc. Ils protègent la peau en surface contrairement aux filtres chimiques qui pénètrent, en agissant comme un effet miroir avec le soleil. Ces crèmes sont donc généralement mieux tolérées par les peaux sensibles. Et ils n'ont, a priori, aucun effet problématique sur l'écosystème marin.

    Le problème des filtres minéraux : comme ils ont vocation à couvrir l'extérieur de la peau, ils sont souvent plus difficiles à étaler et d'une couleur blanche plus marquée. Pour contrer ce soucis, certains fabricants utilisent ces filtres sous forme de nanoparticules qui permettent de faciliter l'application de la crème. Le problème est que ces nanoparticules peuvent alors pénétrer la barrière de la peau et sont soupçonnés d'avoir des effets sur le vieillissement prématuré de la peau ou le développement de certains cancers. 

    Désormais, les fabricants ont l'obligation d'ajouter la mention (nano) et cette forme de filtre est contrôlée dans la cosmétique bio :

    • Moins de 50% en nombre de particules ayant une taille inférieure à 100 nm : soit sur 100 particules, au moins 50 doivent avoir une taille supérieure à 100nm
    • Moins de 10% en masse des particules ayant une taille inférieure à 100 nm : soit sur 100g d’échantillon, plus de 90g doivent être constitués de particules ayant une taille supérieure à 100nm

    Attention cependant à certaines marques dites "naturelle" ou avec un pourcentage d'ingrédients bio, qui ne respectent pas forcément le pourcentage de limitation du label cosmebio.

    Est-ce que les filtres minéraux sont aussi efficaces ? Oui complètement ! Un indice 30 équivaut à la même protection, peu importe les filtres utilisés. 

    Les filtres ont pour objectif de limiter l'impact des rayons ultraviolets du soleil : UVB (surtout responsables des coups de soleil) et UVA (responsable du vieillissement prématuré et des maladies de peau). L'indice de protection juge le temps d'efficacité de la crème contre les coups de soleil, donc en priorité les UVB : un indice 30 signifie que la crème arrête 1/30ème du rayonnement (97%), un indice 50 signifie donc que la crème arrête 1/50ème du rayonnement, donc 98%. Et ces calculs sont effectués sur une base moyenne où une personne attrape un coup de soleil en 10 minutes sans protection sous une exposition solaire constante. Donc avec un indice 30, on arrête 97% du rayonnement pendant 300 minutes et un indice 50, 98% pendant 500 minutes.

    L'indice de protection n'est donc qu'une indication qui dépend de votre type de peau, votre sensibilité au soleil et votre exposition au soleil. Dans tous les cas, la différence entre l'indice 30 et 50 n'est pas énorme mais l'indice 50 permet surtout d'être protégé plus longtemps. Attention cependant à ne pas en mettre moins parce que l'indice est plus élevé, les calculs des indices sont aussi faits par rapport à une application correcte de la crème sur l'ensemble du corps. 

    Quelques conseils pour bien utiliser sa crème 

    Il est donc important de privilégier les crèmes à base de filtres minéraux, même si vous ne vous baignez pas à proximité de la Grande barrière de corail ! Dans tous les cas, nos stations d'épuration ont beaucoup de difficultés à traiter les filtres chimiques. 

    L'idéal est de bien appliquer votre crème, de préférence avant l'exposition et non d'attendre d'être à la plage. On en remet toutes les 2h maximum et après chaque baignade. 

    Mais surtout, on pense à opter pour un chapeau et des lunettes de soleil pour bien protéger votre visage. Et pour les enfants, on pense à ajouter un tee-shirt au maximum.

    Enfin, pour une meilleure protection, on privilégie les laits solaires, dont la protection est souvent plus fortes. Mais pour une crème solaire aux filtres minéraux, certains sprays ont l'avantage d'être plus simples à étaler. Et on ne garde pas sa crème d'une année sur l'autre, voir on la conserve au frais pendant les journées les plus chaudes à la maison. 

    Mes crèmes solaires préférées

    Depuis quelques années, j'ai pu tester quantité de crème solaire bio pour affiner mes préférences. Certaines ont été décevantes au niveau de l'application (beaucoup trop épaisses ou blanches) mais peu se sont révélés inefficaces : la seule que je n'utiliserais plus est la Nuxe bio en 50 qui malgré son indice m'a valu quelques beaux coups de soleil. 

    Petit préalable : j'ai la peau claire mais je bronze facilement et dans le sud-ouest, je bronze forcément avant l'été (jardinage oblige) donc j'ai rarement la peau blanche quand l'été arrive. Par contre, j'ai beaucoup de grains de beauté (j'ai compté un jour, j'en ai 200 sur les jambes!!), donc je rigole pas avec le soleil ! Et évidemment, j'ai un enfant, donc protection maximum oblige, même si elle a pris la peau matte de son père. D'ailleurs monsieur aussi est à la crème solaire bio, la seule différence est qu'il commence avec un indice 30 et toujours en spray (la crème dans les poils, c'est pas top!).

    Voici mon best-of, les crèmes auxquelles je fais 100% confiance. Ma préférence va à celle des Laboratoires de biarritz, que je trouve plus simple à appliquer. Et à Acorelle pour ma fille. J'aime beaucoup le stick en 50 de Eq-Love, hyper pratique à avoir dans son sac ou si vous faites des sports nautiques (il existe en doré maintenant pour éviter le côté blanc!) ou le spray Eq-love indice 50 pour ma fille. Pour le visage, je n'utilise que la crème Madara teintée, indice 30, et si je m'expose vraiment au soleil, j'ajoute soit le stick, soit une crème indice 50. Mais en général, je préfère protéger mon visage avec un chapeau :)

    Laboratoires de Biarritz

    solaire,crème bio,filtres minéraux,soleil,protection solaireLes crèmes sentent hyper beau (la coco) et existe en version crème ou spray, en indice 30 ou 50. Il y a aussi une chouette version visage teintée et une version pour enfant teintée, histoire d'être sûr d'en mettre partout. Les crèmes tiennent très bien à l'eau, s'étalent bien et laissent un léger film gras tout à fait acceptable. A titre personnel, je préfère les versions sprays de la marque.

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    EQ-Love 

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    J'adore surtout la marque pour ses sticks indice 50, notamment à l'océan et pour le visage. C'est hyper costaud donc pas forcément très adapté à la ville mais ça protège très bien votre peau et l'océan !
     
     
    Acorelle
     

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    C'est une marque que j'aime beaucoup pour ma fille, elle s'étale bien, résiste à l'eau et existe en grand format spray.
     
     
    Mádara

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    Ma préférée pour le visage, je l'ai utilisé tout l'été dernier et tous les autres beaux jours de l'année. Elle est teintée, donc pas de traces blanches et ça fait un léger effet BB crème. Ma peau l'a tolère aussi très bien donc elle va encore être bien utilisée cette année.

    Crème solaire Indice 30.

    Pour info, Ren a sorti un crème visage indice 30 qui a l'air chouette aussi mais je n'ai pas encore testé !

    Et si on attrape quand même un coup de soleil ? On arrête de s'étaler du pétrole (coucou la paraffine dans la Biafine) et on sort son tube de gel d'aloé vera.