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Banana Pancakes - Page 2

  • L'organisation

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    Ah le travail à la maison...! Cette ambivalence entre le sentiment de liberté et celui de ne jamais arriver à s'organiser. 

    J'adore travailler chez moi, ayant fait des études longues, j'ai pris l'habitude de travailler à mon rythme, de suivre mon inspiration et d'apprécier le fait de pouvoir m'organiser comme je le veux. C'est encore plus fort depuis que j'ai ma fille, puisque ça me permet d'être présente pour elle. Et j'ai aussi testé le travail en extérieur, avec horaires classiques (version souple et pas souple d'ailleurs !!). Du coup, l'avantage, c'est que je sais bien les avantages et inconvénients de chaque situation. 

    Dans la balance maison/extérieur, mon choix ira toujours pour le travail à la maison. Mais ça ne signifie pas du tout que c'est un choix de facilité ou que c'est parce que c'est plus cool...loiiiiiin de là !

    Travailler à la maison, il y a des avantages et des inconvénients, comme tout travail. Le problème, pour moi, est qu'il est plus rapide de se perdre dans les inconvénients que de profiter des avantages. Je voulais vous partager un peu mon point de vue et quelques astuces pour faciliter mon organisation. 

    Le principal avantage pour moi est l'organisation libre. Cela ne veut dire que je travaille n'importe quand mais que je peux m'organiser pour travailler au maximum aux moments où mon esprit est prêt à travailler. C'est surtout bénéfique quand on a un travail "créatif", du type l'écriture pour moi, qui est forcément fluctuante des jours et des heures.

    C'est sans doute ce qui m'a pesé le plus dans un boulot classique, cette sensation d'être enfermé dans des horaires. Je suis quelqu'un du matin, j'aime travailler tôt. Par contre, je suis d'une grande inutilité vers 14h. Je suis aussi quelqu'un qui travaille vite et le concept du "tu as finis ton taf mais tu ne peux pas partir avant 17h30 pile", m'énerve ! Pour en discuter beaucoup dans mon entourage, toute personne salariée a connu des moments un peu vides au boulot, où il n'y avait plus vraiment de choses à faire. C'est clairement ma hantise, je déteste m'ennuyer et tourner en rond. Certaines personnes apprécient ces moments de calme au boulot, où le rythme est plus cool et je comprends. Mais je suis plutôt du style à préférer sauter la pause du midi et finir tôt, que prendre le temps de discuter avec les collègues (que j'adore, ce n'est pas le sujet !).

    Donc être à mon compte et à la maison, ça me permet de me caler plus facilement au rythme de mon cerveau :)

    Sauf qu'aujourd'hui - par rapport à mes premières années de doctorat - c'est bien plus compliqué de m'organiser. Déjà, je ne suis plus en thèse, je cumule aujourd'hui plusieurs boulots, le blog et du travail sur un projet en cours. Ensuite, j'ai une fille et un "beau-fils" pendant les vacances scolaires. Ca ralentit considérablement mon rythme ! Sur une semaine de 7 jours, j'ai donc "perdu" beaucoup d'heures de travail potentielles et j'ai eu besoin d'améliorer mon efficacité. 

    J'ai déjà pu m'entraîner à la fin de me thèse, où ma fille était bébé, ce qui me demandait de faire rentrer dans une journée de 9h-17h ce que je faisais rentrer avant dans 24h (je pouvais travailler le soir tard, la nuit, jusqu'à 20h...bref de façon complètement déréglée). J'ai donc appris à travailler plus vite, à moins m'éparpiller et à améliorer mes "to-do" lists.

    Désormais, j'ai amélioré mon efficacité dans la globalité mais il me reste encore beaucoup à faire. La faute à mon activité en dents de scie où certains mois sont consacrés à une seule tâche et où je dois faire rentrer tout le reste. Mais je dois aussi apprendre à couper un peu plus, on en reparlera après.

    Avant de passer aux conseils précis, je voulais vous donner mon principal conseil dans tout ça : ne pas oublier de profiter des avantages de votre rythme de travail. Le fait de travailler à la maison implique souvent d'empiéter sur son temps personnel, d'avoir du mal à couper, de ne pas avoir le support des collègues. Oui, souvent on pense que le stress, l'anxiété voir le burn-out sont réservés au monde de l'entreprise... C'est loin d'être vrai, travailler pour soi ou à la maison occasionne une surcharge de stress, un cumul des tâches, une solitude et encore moins de périodes de décompressions. La seule solution : profitez de vos avantages ! Organisez votre emploi du temps pour y caser des séances de sport, des journées off, un déjeuner à l'extérieur et laissez-vous une marge d'adaptation. Le gros avantage de pouvoir s'organiser, c'est bien de pouvoir se reposer quand on est fatigué, prendre du temps pour soi ou faire quelque chose qui compte pour nous. Trouvez-vous un loisir créatif, un chouette cours de sport, une balade sympa près de chez vous, un restaurant pas cher pour y manger un midi par semaine... Bref, coupez et prenez du temps pour vous !

    Allez, on passe aux astuces plus pratico-pratique, j'espère que ça vous aidera si vous travailler à domicile ou à votre compte et surtout, n'hésitez pas à échanger vos astuces ! J'ai une petite tendance "control-freak" mais c'est surtout parce que beaucoup de mon temps est dédié à ma fille, je dois donc être plus efficace le reste du temps. 

    Evaluer le temps de travail sur la semaine entière

    L'erreur principale que je faisais au début était de me caler sur une semaine de travail en entreprise : 5 jours dans la semaine et environ 8h par jour. Grosse erreur ! Déjà, la plus grande partie de mon activité, c'est l'écriture, or je ne peux pas écrire 8h par jour ! Ensuite, comme je travaille souvent les weekends, beaucoup moins mais quand même, je finissais un peu sur les rotules. 

    Désormais, je regarde le dimanche ou lundi matin, comment va s'organiser ma semaine en entier, jusqu'au dimanche. Je note les rendez-vous prévus et je vérifie ce qu'on doit faire le weekend. J'arrive souvent à libérer 2/3h le samedi ou dimanche, donc je l'inclus dans ma semaine de travail. Ca me permet d'évaluer en gros combien de temps j'ai à disposition par jour. J'adapte aussi en fonction de mon état physique ou mental, pour savoir si je suis dans une phase où je pourrais travailler plus le soir. Et surtout, ça me permet de libérer beaucoup de temps pour ma fille, où je ne travaille pas du tout. J'ai donc des journées très diverses, certaines où je travaille beaucoup, d'autres où je passe plus de temps en rendez-vous ou avec ma fille. Je repère aussi les journées un peu chargée où je n'aurais finalement que peu de temps pour écrire réellement et, en général, j'utilise le temps dispo pour faire des trucs que j'aime moins : répondre aux mails, faire la compta, ranger les papiers, corriger, etc.

    L'idée est donc d'organiser son temps de travail à l'inverse : au lieu de commencer par une to-do-list de ce qu'on doit faire chaque jour pour son job, j'évalue d'abord le temps disponible après avoir enlevé toutes les obligations, personnelles ou professionnelles. Cela me permet de ne pas zapper les moments plaisirs ou de ne pas sur-évaluer le temps disponible.

    Se connaître

    C'est bête mais il est important de savoir comment vous fonctionnez : êtes-vous du matin, avez-vous faim à midi, arrivez-vous à travailler à 14h ? Faites plusieurs essais sur quelques jours pour voir à quel moment vous travaillez le mieux. Clairement, il est plus simple de travailler à un moment où on est efficace, plutôt que de se forcer pendant 2h à faire une mini tâche que vous auriez fait en 30 min à un autre moment.

    Pour moi, c'est clair, ma période de travail effectif, c'est 8h-13h. La tranche 14h-16h est compliquée, j'ai beaucoup de mal à être concentrée. Ensuite, je suis de nouveau plus efficace en fin de journée, mais j'utilise moins ce créneau en période cool, puisque j'ai ma mini ! Par contre, il m'arrive de retravailler après 20h, en fonction de ma charge de travail.

    Du coup, je privilégie les rendez-vous l'après-midi ou les tâches un peu chiantes :) Et le soir, c'est plus de la relecture, des mails, des réflexions sur les projets en cours, etc.

    Apprendre à faire des to-do lists

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    Quand j'ai évalué le temps disponible pour jour, j'évalue ce que je dois faire sur la semaine. C'est clairement le point le plus compliqué, on a tous tendance à faire des to-do lists bien trop chargées ! Pour éviter ça, je note par ordre de priorité ce que je dois faire avant la fin de la semaine. Et surtout, j'ai appris à scinder les choses que j'ai à faire ! Je ne marque plus "écrire un chapitre" ou "écrire un article" qui est une tâche qui peut me prendre bien plus d'un journée parfois, mais je note "faire le plan du chapitre", "faire les photos de l'article", etc. 

    Cette méthode me convient parce que je fais des choses différentes sur une semaine mais je pense qu'il est vraiment plus efficace d'avoir une liste de petites tâches à faire plutôt qu'un seul gros projet. Si vous avez un article long à faire par exemple, vous pouvez le détailler avec : 1 - faire les recherches, 2 - Ecrire le brouillon, 3 - Corriger. Voir même écrire x mots si c'est long ou un paragraphe par exemple. Cela me permet de glisser des tâches réalisables en une vingtaine de minutes dans mon emploi du temps (voir en dessous la technique du pomodoro).

    Côté organisation, j'ai un agenda sur mon téléphone où je marque uniquement les rendez-vous et activités perso. Ensuite, j'ai un cahier, organisé en fonction de mes différentes tâches (un peu comme un bullet journal mais version simple) : une partie dédiée au blog, une pour les chroniques, une pour mon projet en cours, etc. Et au début, j'ai des pages to-do-list, où j'écris simplement les tâches à faire dans la semaine ou dans la journée : pas d'organisation particulière, simplement des pages où je marque la date et les tâches à faire. Je raye au fur et à mesure. Archi simple mais efficace ! J'ai aussi un petit carnet "organisation de la semaine" où je marque un peu les tâches générales de la semaine, j'aime bien avoir tout sur papier, à côté de moi quand je travaille (#teammamie).

    Avoir une routine de travail

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    Une autre astuce qui m'a aidé est de mettre en place une certaine routine pour les tâches récurrentes : traitements des mails, compta, etc. Pour ma part, j'ai instauré le 8h-9h, dédié aux mails et commentaires. C'est court mais ça me permet de moins culpabiliser de ne pas avoir le temps de tout faire. Parce que si je m'installe à 8h pour faire les mails par exemple, j'ai aurais pour 2h certains jours ! Je commence toujours par les tâches plus administratives aussi, que ce soit en début de semaine ou en début de journée, afin d'éviter d'avoir à gérer mes déclarations Urssaf à 18h un vendredi !

    Ensuite, après avoir beaucoup critiqué cette méthode, j'ai finalement opté pour une routine dans la semaine. C'est un peu particulier à mon profil "multi-tâches", j'ai souvent 3/4 missions différentes à faire dans la semaine. Et pendant longtemps, je ne voulais pas les organiser dans la semaine mais y travailler quand j'en avais envie. Résultat, je passais trop de temps sur une des tâches et j'arrivais à la fin de la semaine sans avoir travailler sur les choses moins urgentes mais non moins nécessaires.

    Désormais, j'ai aussi dédié certains jours de la semaine pour des certaines tâches : les articles du blog, l'écriture de ma chronique hebdo, le travail sur un de mes projets. Finalement, ça me permet d'être beaucoup moins stressée puisque je sais que chaque tâche a un moment dédié. Evidemment, c'est compliqué lors de certaines périodes où une tâche prend le dessus (typiquement l'écriture du livre...) mais là encore, j'ajuste pour libérer plus de temps pour cette tâche mais sans oublier quelques moments dans la semaine aux autres tâches que je dois quand même faire. J'ai l'esprit plus libre du coup quand je passe beaucoup d'heures sur une seule tâche.

    Couper les distractions

    Et oui...! Impossible de travailler avec trop de distractions. Si je travaille toujours en musique, j'ai évidemment tendance à trop regarder le téléphone, les réseaux ou à faire d'autres choses à la maison (genre jardiner^^)! J'essaye au maximum de m'appliquer une certaine "rigueur" pour ne pas perdre trop de temps dans ma journée. 

    Pour les choses à faire à la maison : je me garde toujours un peu de temps dans la journée pour ce que je veux faire chez moi, même des choses toutes simples comme lancer une machine. Pour moi, c'est une dizaine de minute avant de m'habiller le matin et après 13h. Je fais ce que je peux faire dans ce laps de temps et si je n'ai pas fini, tant pis ! Le plus compliqué est bien ce lâcher-prise, vous n'êtes pas à la maison pour faire le ménage toute la journée. Je vous conseille aussi d'organiser vos tâches ménagères chez vous pour éviter que tout vous retombe dessus. En gros, j'arrive à faire des machines, un peu la vaisselle du matin et un rangement superficiel mais c'est tout. Le vrai ménage, rangement ou les repas, c'est exactement comme si je travaillais à l'extérieur.

    Pour les réseaux, internet ou autre : après avoir tenter de limiter mon temps avec les écrans avec des minuteurs ou avec des applis qui bloquent l'utilisation, j'ai tenté l'idée inverse. Désormais, je m'accord du temps d'écran à certains moments : pendant l'heure où je fais mes mails le matin, j'écoute des podcasts, regarde une vidéo, réponds à vos commentaires sur Instagram... Et dès 9h, je coupe et j'éloigne mon téléphone. La mini astuce qui m'aide est de ne pas charger mon téléphone la veille, en général, j'ai besoin de le brancher le matin et du coup, je le recharge loin de moi, dans une autre pièce. Ensuite, dès que je fais une pause ou en début d'après-midi, quand j'arrive moins à travailler, je reprends mon téléphone. J'ai quand même mis les notifications d'activités sur Instagram (qui me prend le plus de temps) pour éviter de trop m'y perdre parfois !

    S'affirmer auprès de l'entourage : le point le plus délicat pour moi et c'est pas faute que mon entourage soit habitué à ce que je bosse à la maison ! J'ai passé 6 ans de thèse à expliquer que non je ne pouvais pas faire le ménage toute la journée, passer chercher untel à l'aéroport à 10h ou autre. Et c'est encore bien plus compliqué avec les enfants. En cas d'enfant malade, de grève ou de vacances scolaires (ce qui fait un sacré paquet de jour), je suis donc à la maison, à devoir travailler avec des enfants... Donc oui, si vous bossez à la maison, il va falloir beaucoup d'affirmation pour expliquer à votre entourage que vous travaillez comme tout le monde. Si mon emploi du temps est souple, je ne suis pas à la libre disposition de tout le monde !

    Pour le coup je n'ai pas de conseils très précis, cela dépend de votre entourage. Ce qui a un peu marché chez moi est d'assumer de faire un peu garder les enfants pendant les vacances histoire de pouvoir travailler ; expliquer que chaque moment non travaillé devra se rattraper un soir/weekend ; bien répartir les tâches à la maison (sans oublier la charge mentale !) ; et montrer ce que vous faites, l'entourage a souvent du mal à comprendre ce qui occupe vos journées !

    La technique Pomodoro 

    Il s'agit d'une technique toute simple mais qui fonctionne très bien chez moi : organiser des tranches de travail de 25 min. Je l'utilisais déjà un peu en thèse et ça m'a entraîné à être plus efficace dans un temps plus court.

    Mais attention, il faut utiliser ces 25 minutes pour une seule tâche à faire ! Si vous avez une tâche qui prend plus de temps, essayez de la découper en plusieurs sous-tâches pour que ce soit faisable en 25 min. Pour un article un peu long par exemple, je prévois deux tranches : une première où je vais faire le plan, les références, les idées principales, etc., et une deuxième de rédaction à proprement parlé.

    J'utilise simplement le minuteur de mon téléphone qui sonne après 25 min. Au bout des 25 min, vous faites une petite pause de 5 min et vous recommencez. Arrêtez-vous, même si vous n'avez pas fini ! Sortez, prenez un thé, bougez mais faites autre chose pendant 5 min. Au fur et à mesure, vous arriverez plus facilement à faire rentrer une tâche dans ces 25 minutes ! En général, après deux tranches de 25 minutes, il est préférable de s'arrêter un peu plus longtemps pour aérer son esprit.

    Clairement, prendre une tâche et la limiter dans un temps largement supportable me rend très efficace ! Je ne m'éparpille pas, je sais que je n'ai "que" 25 minutes pour la réaliser. J'ai même fini certaines tâches en 25 minutes alors que je pensais avoir besoin de deux tranches horaires. Cette technique m'aide énormément à scinder ma journée qui est souvent multi-tâches sans me perdre dans l'une ou l'autre. Et je peux couper plus facilement les distractions comme les réseaux puisque je peux ensuite y jeter un oeil après 25 min.

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    Déconnecter 

    C'est clairement le point où je dois encore m'améliorer. Le fait de travailler sur ordi et d'avoir des réseaux sociaux à "gérer" impliquent qu'il n'y a aucun moment off : je peux travailler partout, à n'importe quelle heure, depuis mon téléphone, en vacances... Bref, il n'y a plus de frontière entre le temps de travail et le temps perso, et on prend vite l'habitude de se dire "oh allez, je réponds juste à quelques commentaires ce soir". L'envers du décor qu'on ne voit pas tellement dans cette activité blog/réseaux, c'est les dizaines de mails par jour et les centaines de messages certains jours sur Instagram. Et évidemment, la plupart des personnes m'écrivent davantage le soir ou le weekend, quand eux sont off. 

    Pour l'instant, je n'ai pas trouvé de routine parfaite. Certaines ont un jour de la semaine où elle déconnecte tout, mais j'ai encore besoin de mes 7 jours de travail étalés. J'ai opté récemment pour la déconnection totale des applis réseaux pendant 2 jours off, c'était top, je pense que je referais comme ça pendant les vacances. 

    Ah les vacances d'ailleurs, ce concept étrange quand tu es à ton compte :) Pour le coup, j'ai un peu oublié d'en prendre depuis un an, j'ai donc décidé de tout couper pendant 15 jours cet été. C'est pas gagné pour l'hyperactive que je suis mais ça sera un bon test. 

    Sinon, j'ai surtout pris des habitudes pour déconnecter un peu mieux mon temps de travail dans la journée, dès que j'ai ma fille et ainsi ne pas passer mon temps sur l'ordi ou le téléphone.

    Et encore d'autres conseils...

    Dans la foulée, je pourrais aussi ajouter qu'il est important d'avoir un espace de travail chez vous, agréable et adapté. Et ne pas hésitez à délocaliser son bureau parfois, soit en espace de coworking, soit simplement dans un café ou chez un(e) ami(e). N'hésitez pas non plus à vous inscrire à un groupe de travail, à un espace d'échange avec d'autres personnes de votre secteur. C'est rassurant d'échanger sur les difficultés et de trouver de nouvelles astuces pour mieux s'organiser !

    Et surtout, il est important de tester plusieurs organisations, de s'adapter à votre fatigue et de savoir change de routine quand ça ne vous convient pas. N'oubliez pas qu'en travaillant à la maison, vous travaillerez sans doute plus mais il y a tellement d'avantages dont vous pouvez profiter ! Ne vous laissez pas gagner par le stress ! Il est important de comprendre que déconnecter ne vous fera pas perdre du temps, surtout si vous avez un travail créatif. Quelques heures ou plusieurs jours ne mettront pas en péril votre travail et vous permettront d'être ensuite plus efficace et d'avoir plein de nouvelles idées !

    Bref, c'est tout un équilibre le travail à domicile et à son compte, mais c'est un style de vie que j'aurais bien du mal à abandonner désormais ! Mon astuce principale est de m'entraîner à être plus efficace sur un temps plus court, afin de pouvoir profiter de la liberté de mon emploi du temps. C'est parfois un peu militaire mais ça me permet de ne pas trop faire de crises de panique quand je vois le nombre de choses à faire en si peu de temps ^^

    Et toi, tu as des astuces pour être plus organisé ?

  • Liniment maison ♡

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    Dans les produits à faire soi même, le liniment est bien un des plus simples à faire. Je sais même pas pourquoi je m'y suis pas mise plus tôt ! Vous aurez besoin d'eau de chaux, d'huile végétale et c'est tout !

    Le liniment est traditionnellement un mélange d'eau de chaux et d'huile d'olive. Il sert à nettoyer les fesses de bébé mais peut être utilisé pour la toilette de bébé en général et même pour le démaquillage des mamans ! 

    La particularité du liniment est qu'il nettoie tout en protégeant la peau et en calmant les irritations. Il est alors particulièrement recommandé pour les bébés à la peau sensible ou pour les moments particuliers de la vie d'un bébé (les dents, les maladies…). 

    Ici, on utilise le liniment depuis qu'elle est toute petite. J'ai rapidement constaté son efficacité, bébé n'a jamais eu de soucis et quand elle avait des périodes difficiles liées aux dents, ça calmait tout de suite ses petites fesses !

    Mais en fait le liniment c'est simple à faire et plus économique à réaliser soi même. Mais surtout, on sait ce qu'il y a dedans. Regardez la liste des ingrédients des liniments vendus, même sous label bio, c'est toujours beaucoup trop long pour un produit qui prend 2 minutes à la maison. J'ai choisi la base traditionnelle eau de chaux et huile d'olive mais vous pouvez aussi la "customiser" en fonction de votre bébé : de l'huile d'amande douce pour les peaux très irritées, des huiles essentielles pour la cicatrisation ou de la cire d'abeille pour rendre le produit moins liquide (personnellement je le trouve parfait sans mais à vous de voir).

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    Recette de base pour 1L 

    -500 ml d'huile d'olive vierge de première pression à froid bio

    -500 ml d'eau de chaux (en pharmacie ou magasin bio). 

    Mixer l'huile d'olive et ajouter petit à petit l'eau de chaux (ou à faire au fouet). Faire attention à l'eau de chaux pure qui est irritante. Bien mixer pendant 5 min pour avoir un mélange homogène et blanc. 

    Conserver dans des bouteilles propres et opaques de préférence.

    Pour des variantes : 

    Pour les huiles essentielles : 10 gouttes d'HE de lavande pour aider à cicatriser. Je le déconseillerai pour les enfants de moins de 3 mois et si vous utilisez le liniment sur son visage. Renseignez-vous bien avant d'utiliser des huiles essentielles sur des enfants (et sur vous aussi d'ailleurs !).

    Pour la cire d'abeille (ou de miel) : 2 cuillère à soupe pour rendre le mélange plus onctueux. Faire chauffer l'huile d'olive pour diluer la cire d'abeille avant d'ajouter l'eau de chaux.

    Pour les huiles végétales : vous pouvez varier les huiles en fonctions des problèmes particuliers. Faites attention à leur qualité et leur consistance.

    Conservation

    Le mélange se garde des mois sans problème. Veuillez cependant à préférer des flacons bien hermétiques et si possible opaques. Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes d'huile de germe de blé, riche en vitamine A qui aide à la conservation ou directement de la vitamine E.

    Utilisation

    Il suffit de bien secouer le flacon avant chaque utilisation. 

    Voilà une petite recette toute simple qui permet d'éviter d'utiliser des produits avec 36 ingrédients et qui protègent vraiment les petites fesses des bambins.

    Et comme je suis sympa, tu peux ajouter la recette sur Pinterest !

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  • Gang des tomates - Au potager

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    Le mois de mai signe la dernière étape pour les plants de tomates. Après les semis et le repiquage, il est l'heure de placer vos plants dans leur endroit définitif pour l'été. 

    N'hésitez pas à aller faire un tour sur Instagram (@julie_pancakes), je vous ai détaillé la plantation en vidéo IGTV.

    Quand mettre les tomates en extérieur

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    Un plant peut être transféré en extérieur dès que les températures nocturnes passent au-dessus des 8°C. Suivant la région, la période va de fin avril à mi-juin. En général, il est conseillé d'attendre les Saints de glaces, période du gel de printemps. Cette année, la période va du 11 au 13 mai. Il est important de savoir patienter, vos plants peuvent rester tranquillement dans les godets en attendant que les températures remontent. Les mettre en terre trop tôt et leur faire subir du gel à ce stade aura des conséquences importantes : croissance stoppée, maladie...

    Un plant est prêt à être planté dès qu'il mesure 10/15 cm et qu'il dispose de plusieurs tiges (3 ou 4) en plus de la tige mère (la tige principale du milieu). Au passage, il est tout à fait normal que les cotylédons sèchent, jaunissent ou tombent, vous pouvez les enlever sans soucis.

    Enfin, il faudra endurcir vos plants avant de les planter en extérieur. En effet, vos plants sont habitués à l'intérieur, à des températures plus élevées et avec moins de variation. Il faudra alors les sortir en extérieur, petit à petit, pendant la semaine précédente la plantation en extérieur. En générale, il faut les sortir quelques heures le premier jour, puis un peu plus, jusqu'à les laisser toute la journée. Pour que ce soit plus simple, je les sors en journée pendant 3 jours, en veillant à les sortir pas trop tôt et à les rentrer bien avant la nuit. Puis je les laisse dehors, nuit et jour, les 3 jours suivants. Les plants le supportent bien chez moi parce qu'il n'y a plus trop de variations entre les températures mais n'hésitez pas à aller plus doucement chez vous. 

    Dans tous les cas, les plants doivent avoir passer 24/48h dehors, à l'endroit où vous allez les planter avant de les installer en terre.

    Conseils Achats en jardinerie

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    Pour tous ceux qui souhaitent rejoindre le gang des tomates après l'étape des semis, il est tout à fait possible d'acheter des plants directement à installer en terre. Privilégiez les pépinières ou producteurs locaux, où vous pourrez bénéficier de pleins de conseils en fonction des variétés. Si vous optez pour les jardineries, essayez d'y aller le vendredi ou samedi matin, moment où les plants sont arrivés et vous aurez plus de choix. 

    Pour choisir vos plants : optez pour des plants pas trop grands (15cm environ), avec des feuilles bien vertes, non tachées et une tige mère bien droite. 

    Laissez-les toujours 24/48h à l'endroit où vous allez les planter, en extérieur, afin de les habituer et de les endurcir à votre environnement.

    Où et avec quoi planter les tomates 

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    Les fleurs de tomates qui vont sécher et tomber pour laisser la place aux fruits.

    Je le répète toujours mais vous n'avez pas besoin d'avoir un jardin pour faire pousser des tomates ! Les tomates cerises poussent très bien en pots et les bacs permettent d'accueillir des tomates sur un balcon. Si votre appartement est bien ensoleillé, vous pouvez même tenter de garder un plant de tomates cerises en intérieur. L'avantage des tomates est qu'elles n'ont pas besoin de beaucoup de profondeur, elles s'accommodent très bien de la culture en pots.

    Dans tous les cas, les tomates ont besoin de l'endroit le plus ensoleillé de chez vous. Veillez toujours à privilégier le soleil de mi-journée, plus chaud que celui du matin ou du soir.

    Les plants de tomates grandissent beaucoup et vont s'étendre, il faut veiller à leur laisser de la place. L'espacement classique est de minimum 50cm entre les plants et 70cm entre les rangs. Mais ces distances valent pour un potager de jardin de taille classique. Pour un petit potager carré, en pots ou petits espaces, vous pouvez diminuer par deux les distances. Mais attention, plus vous allez serrer les plants, plus ils risquent de se gêner et d'attraper des maladies. 

    Enfin, il faut veiller aux compagnons de vos plants de tomates. Certains légumes ne sont pas du tout copains au potager, tandis que d'autres s'entraident ! Il y a plusieurs versions, n'hésitez pas à aller chercher par vous-même, je vous liste ici ce que j'ai validé chez moi.

    Plantes ennemies, à éviter à proximité des tomates : 

    Pommes de terre ; fenouil ; haricots ; concombres.

    Plantes amies : 

    Ail ; Oignons ; Carottes ; Radis ; Laitues ; Poireaux

    Plantes qui aident les tomates : 

    Basilic, Persil, Bourrache ; Capucine ; Oeillets d'Inde

    Pour favoriser une bonne croissance de vos plants de tomates et optimiser l'espace, il est intéressant de planter quelques pieds de persil ou basilic entre vos plants mais aussi des laitues ou radis, qui prennent peu de place et aiment l'ombre des feuilles de tomates.

    Marche à suivre pour la plantation

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    Rien de compliqué, la plantation ne nécessite pas de compétences particulières ! Je vous fais la marche à suivre, étape par étape, à vous d'adapter en fonction de votre environnement.

    Le nécessaire : du terreau (plutôt potager si possible), du paillis (lin, chanvre, foin...), du compost ou fertilisant ou purin d'ortie, un tuteur et des liens pour attacher.

    1. Préparer les plants : mettez les plants dans une bassine d'eau pour les hydrater au maximum et faciliter leur sortie des godets.
    2. Préparer l'espace de plantation : faites un trou bien profond dans la terre et déposez au fond un peu de compost, fertilisant ou purin d'orties. Cela va protéger vos plants et aider leur croissance au début. 
    3. Planter : enlevez délicatement votre plant du godet et placez le plant au fond du trou, de travers, jusqu'au maximum des petites racines en formation (les poils blancs sur la tige). Le fait de planter de travers va permettre de fabriquer le plus de racines possibles.
    4. Remettre droit : tenez la tige droite et remplissez la terre autour en tassant légèrement. Placez directement le tuteur le plus proche possible de la tige mère afin de ne pas casser les racines plus tard. Vous n'êtes pas obligés de l'attacher tant qu'il tient bien droit. Arroser copieusement. 
    5. Pailler : couvrez le sol avec du paillage pour protéger le sol, vos plants et limiter l'arrosage.

    L'essentiel est d'y aller avec douceur et de bien enfouir le maximum de racines. Eviter de planter en plein soleil à midi aussi, il est préférable de planter le matin ou le soir. N'hésitez pas non plus à bien arroser après la plantation.

    Dernier conseil : ne serrer pas trop vos plants sur le tuteur. Il faut juste soutenir la tige mais éviter d'abîmer la tige en serrant trop fort. 

    S'occuper des plants de tomates 

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    Il n'y a qu'une seule règle d'or pour avoir un plant en pleine forme : ne jamais arroser les feuilles ! En effet, le plus grand danger pour vos plants est les champignons, dont le Mildiou, qui se développent avec l'humidité. L'arrosage ne doit se faire qu'au pied des plants et il faudra bien surveiller en cas de pluie continue. 

    Le reste du temps, plus vous laissez vos plants tranquilles, mieux ils se porteront !

    Arrosage : comme souvent au potager, privilégier un arrosage copieux mais moins fréquent afin que les racines apprennent à puiser loin dans la terre. Avec le paillage, l'arrosage s'espace beaucoup, regardez d'abord dessous, au niveau de la terre, s'il faut vraiment arroser. N'hésitez pas à investir dans un pluviomètre (5€ environ en jardinerie) pour vérifier la quantité d'eau de pluie qui est tombée et ainsi éviter d'arroser en plus. Le signe qu'il faut surveiller pour savoir si le plant manque d'eau : les feuilles qui tombent vers le bas.

    Taille/gourmands : la tradition veut qu'il faut enlever les "gourmands", ces tiges qui poussent aux aisselles de la tige mère, afin de favoriser la croissance de fruits plutôt que de feuilles. Loin de moi l'idée de remettre en cause des années de tradition, mais ce geste vaut davantage dans un grand potager, voir en agriculture. D'une part, n'oubliez pas qu'une plante grandit et fabrique ses fruits grâce à la photosynthèse. Et celle-ci se réalise grâce aux feuilles ! Plus vous enlevez les feuilles, notamment au début, plus votre plant aura une croissance lente. D'autre part, enlever ces gourmands causent une cicatrice à la tige qui sera une porte d'entrée aux champignons. 

    Moralité des gourmands : si vous pouvez, laissez-les au maximum. En général, j'enlève ceux qui sont les plus bas ou s'ils grandissent trop sur le côté et gênent un autre plant. Mais enlevez-les toujours en début de journée, quand il ne pleut pas et sans arroser en suivant. Enfin, n'en enlevez jamais plusieurs d'un coup, laissez à votre plant le temps de cicatriser. 

    Pour la taille, laissez votre plant grandir ! En général, on taille à partir de 4/5 branches parallèles porteuses de fruits et quand le plant mesure 1m. Mais attendez bien que votre plant soit grand, laissez le tranquille au début et vous pourrez mieux voir ce qu'il faut tailler. Par contre, veillez à enlever les tiges jaunes ou trop basses qui tombent sur le sol, afin d'éviter les maladies.

    La plupart des maladies peuvent s'éviter si vous veillez à l'arrosage et évitez de trop tailler vos plants. La prévention marche toujours mieux que les soins à apporter en cas de maladies. Surveillez toujours vos plants mais laissez-les tranquilles.

    Combattre les maladies

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    Les signes qui doivent vous alerter : les feuilles qui restent recourbées, les feuilles avec des tâches noires ou blanches. 

    La principale maladie des tomates est le champignon Mildiou. Il se repère sur les feuilles avec des tâches blanches et noires, et finit par attaquer les fruits qui deviennent noirs.

    Là encore la prévention est plus efficace : ne jamais mouiller les feuilles, limiter la taille, espacer les plants pour éviter les contacts, enlever les feuilles trop basses et pailler pour protéger le pied. Enfin, le plus efficace (pour moi) reste l'apport de purin d'orties (à faire soi-même ou à acheter). Vous pouvez en déposer au pied des plants pendant la plantation puis en apporter toutes les semaines environ. 

    Si le champignon est là, enlever vite les tiges ou feuilles attaquées (d'où l'importance de surveiller régulièrement). Il y a plusieurs "solutions" disponibles pour traiter, privilégiez toujours les traitements naturels : 

    - le bicarbonate : diluez 5g de bicarbonate de soude dans 1 litre d'eau et pulvériser votre plant tous les jours pendant une semaine.

    - la bardane : pulvérisez une infusion de bardane sur la tige et les feuilles.

    - décoction d'ail : idem, faites bouillir de l'ail, laissez refroidir et pulvériser vos plants.

    - protection plastique : si vous avez de l'espace, vous pouvez protéger les plants les uns des autres en installant un tunnel en plastique autour de vos plants.

    Ce que je ne vous conseille pas : le cuivre et la bouillie bordelaise. Ils sont vus comme des traitements naturels, or ils perturbent grandement l'écosystème de votre sol, tant que vous pouvez vous en passer, faites-le !

    Autre maladie classique : la maladie de l'enroulement. Les feuilles des plants ont tendance naturellement à se replier quand il fait chaud en journée mais elles se déplient en fin de journée. Si vos feuilles restent enroulées toute la journée, il y a des risques qu'ils s'agissent de la maladie de l'enroulement. Elle ne cause pas réellement de conséquence pour votre plant, qui pourra continuer à grandir. Par contre, c'est le signe d'une manque ou d'un trop d'eau. Paillez bien les pieds et arroser moins mais plus fréquemment. Il faudra aussi surveiller les fruits, ils seront moins protégés par les feuilles en cas de grosses chaleurs.

    Enfin, il y d'autres maladies susceptibles d'attaquer vos plants : Botrytis, Oïdium, Alternariose... En général, on les remarque toujours aux feuilles, tachées de blanc ou noir. Veillez à enlever les feuilles atteintes et à pulvériser au minium de bicarbonate. Et comme pour le reste, le mieux est la prévention, notamment éviter l'arrosage des feuilles et des plants trop serrés.

    Et maintenant ? 

    Vos plants sont en place, désormais, le plus difficile, c'est de patienter ! Surveillez régulièrement, arroser régulièrement et laissez faire la nature ! Il faut 5/6 semaines minimum pour avoir les premiers fruits.

  • Natureo : des vacances green !

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    La question du tourisme est encore très largement oubliée de la sphère écologique. Il y a bien la tendance actuelle de la remise en question de l'avion, mais très peu de mise en avant des alternatives existantes. Pourtant, voyager autrement, ce n'est pas si simple. Voyager plus proche, ce n'est pas forcément plus simple ni plus accessible financièrement. Et bien au-delà de la seule question du mode de transport, il est complexe de trouver un lieu de vacances qui prônent des valeurs écologiques. 

    Passer des vacances en France, ça représente souvent un coût, surtout quand vous avez des enfants et besoin d'un minimum de confort. Et si vous vous limitez à un mode de transport moins polluant, qu'est-ce que cela donne une fois sur place ?

    L'impact du tourisme sur l'environnement est considérable : gaspillage, déchet, dépense énergétique, surconsommation, pollution des eaux, grignotage des espaces naturels... Je suis tout à fait d'accord pour partir près de chez moi (surtout que le sud-ouest, c'est quand même la plus jolie des régions ^^), mais je ne veux pas me limiter à y aller en train ou en voiture. 

    Récemment, j'ai été invitée à découvrir Natureo, le camping éco-responsable à Seignosse (Landes). L'objectif était de pouvoir donner mon avis sur la démarche éco-responsable du site mais j'en ai profité pour vous montrer un peu le lieu sur Instagram. Et comme le sujet a l'air de vous intéresser, je vous fait un petit retour !

    Natureo - En deux mots

    Natureo, ce sont des hébergements à Seignosse (Plage des Bourdaines) dans les Landes. Au coeur de la forêt de pins, ce camping dispose de mobil-home classiques mais surtout des logements plus atypiques, en bois, plus proches de cabanes au style exotique. C'est aussi une piscine d'extérieur, un restaurant - La Peña -, des infrastructures de sports, un club enfant et des tonnes d'animation. Tout ça à 650m de la plage ! Natureo développe aussi un concept de Caban'Hôtel où vous pouvez réserver pour une nuit.

    Je préfère vous détailler leur démarche éco-responsable mais si vous voulez plus de précisions (et des photos canons), je vous conseille d'aller lire l'article de Chloé sur Kindabreak. D'ailleurs, je vous conseille d'aller lire Kindabreak tout court si vous voulez venir dans le sud-ouest !

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    Natureo - Un site naturel remarquable

    La principale chose qui frappe quand on se balade dans le camping, c'est le site incroyable dont dispose Natureo. Entouré de pins, le site est protégé par l'ONF, et si c'est une contrainte évidente, ils sont particulièrement bien conseillés pour en retirer tous les bénéfices : avoir un site épuré, naturel et de l'ombre ! Tout est fait pour respecter les pins et à la fois profiter de ce site exceptionnel. 

    Ancien camping municipal traditionnel, ils ont alors retravaillé le site pour s'intégrer au mieux dans son environnement. Toutes les cabanes sont en bois, comme le restaurant ou les autres bâtiments. La piscine est conçue pour éviter les jeux ou décorations artificielles, comme un lagon naturel. Ils ont réaménagé un étang afin de favoriser la biodiversité, toute sa gestion se fait grâce aux carpes notamment. On y croise des canards ou des grenouilles ! Les chemins sont tracés pour ne pas perturber les pins et profiter de leurs ombres. Ils ont aussi conçu un petit jardin potager avec l'envie de faire participer les vacanciers, autant vous dire que j'adhère complètement (je suis le genre de fille à qui le jardinage manque quand je suis loin de chez moi!!).

    Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur pour la beauté du site et le travail qui a été fait pour ne pas modifier à outrance l'environnement. Evidemment, double effet bonus, c'est un lieu très relaxant et ça tombe bien pour y passer des vacances !

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    Natureo - Une démarche éco-responsable

    Natureo a obtenu la marque Qualité Tourisme mais devrait surtout obtenir l'Ecolabel dans peu de temps.

    Les caractéristiques de l'Ecolabel pour le tourisme ? 

    - une gestion général en faveur de l'environnement : suivi des dépenses énergétiques et de la consommation, information de la clientèle, formation des employés.

    - réduction de la consommation d'énergie et de l'eau

    - réduction des déchets

    Le cahier des charges est assez complexe et la certification prouve que la démarche éco-responsable est globale. Le but n'est pas d'être parfait sur tous les points mais bien d'oeuvrer dans le bon sens sur chacun.

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    Natureo a alors développé plusieurs points, que j'ai ainsi pu vérifier et questionner. Parce que, comme tout le monde, je me méfie parfois de l'annonce d'une certification qui ne se voit pas dans les faits.

    Côté infrastructures, ils ont évidemment repensé les logements, le tri des déchets et leur consommation énergétique. La forêt empêche de développer l'énergie solaire mais ils ont opté pour un fournisseur vert. La piscine n'est pas chauffée tant que les températures sont trop basses la nuit (fin mars, elle n'était pas chauffée, au contraire des campings environnants). Le restaurant offre de la cuisine locale et de saison, avec des choix végétariens. Et l'épicerie propose non seulement beaucoup de produits bio mais héberge aussi la Ruche qui dit Oui! pour les vacanciers. 

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    Enfin - et surtout - ils font preuve d'une implication dans leur démarche de sensibilisation auprès de la clientèle qui est remarquable. Les enfants disposent de leur propre club-cabane où des nombreuses activités autour de la nature sont organisées. L'association WaterFamily, qui oeuvre pour la protection de l'eau, intervient régulièrement pour des activités. Ma fille a testé une matinée avec l'association où elle a pu faire des jeux autour de la gestion et de la protection de l'eau et elle est repartit avec son arbre à planter. Autant vous dire qu'on est loin des activités bracelets brésiliens et coloriage. Un gros coup de coeur pour l'aire de jeux qui dispose d'un camion de tri des déchets pour grimper dessus :) 

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    Ils proposent quantité d'animations en famille pour apprendre à faire ses cosmétiques ou autres produits naturels. On a testé l'atelier baume à lèvres qui était super ! Et pendant l'activité de la mini, on a pu profiter du cours de Yoga au bord de la piscine...même monsieur a adoré ! En effet, le site héberge le Natureo Surf Camp qui propose des cours de surf, paddle ou yoga. Vous aurez donc largement de quoi vous occuper en famille, tout en découvrant les atouts de la côte landaise.

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    Un dernier mot

    Clairement, c'est un gros coup de coeur. Je suis d'accord que les vacances sont faites pour se reposer mais si on peut le faire en famille, avec des animations proches de la nature et de l'écologie, dans un environnement pensé pour limiter son impact...c'est un gros plus !

    J'ai particulièrement aimé la globalité de leur démarche et toutes les réflexions qu'ils mènent. En bonne écolo-casse-bonbon, j'ai abordé mon cheval de bataille : les miniatures cosmétiques distribués à chaque vacancier. On ne s'en rend pas compte mais cela représente des quantités astronomiques de déchets et souvent de produits pas du tout respectueux de la santé et de l'environnement. La camping, comme tous les lieux de tourisme, avait l'habitude de déposer des miniatures pour chaque nouvel arrivant. J'ai alors été surprise de constater qu'ils avaient bien identifiés le problème. Le premier pas qu'ils ont choisi est de ne plus les disposer automatiquement : ils sont proposés à l'accueil si les vacanciers ont oublié leurs produits. Et ils ont revu les produits pour opter pour un savon artisanal local et des produits de meilleurs compositions (ils ne sont pas parfaits, mais je suis un peu pointilleuse). Mais surtout, ils réfléchissent à l'option du vrac, pour les cosmétiques mais aussi les produits d'entretien. Les quantités et contraintes sont importantes mais c'est vraiment une réflexion à saluer pour un secteur qui oublie souvent son impact sur ce point.

    Et, comme c'est quand même un des points importants, les logements sont parfaits ! On a testé la cabane Natureo et on a eu un petit coup de coeur pour la Bali !

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    Comme quoi, on peut allier tourisme et démarche écologique ! Et sinon, on a qu'une hâte, c'est revenir !

    Toutes les infos sur le site de Natureo

    * séjour d'une nuit offerte par Natureo, article non sponsorisé.

    Dites, ça vous dirait que je parle un peu plus de tourisme vert dans le sud-ouest ?