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Banana Pancakes - Page 2

  • Revue de web #31

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    Une image en hommage à ce weekend pluvieux dans mon sud ouest. Je me plains pas, il a fait très chaud et je suis pas encore prête à virer la couette (oui je dors avec tant qu'il ne fait pas 27°C dans l'appart!) et à laisser la fenêtre ouverte la nuit (le silence n'est pas d'or dans mon voisinage). 

    Vous avez vu, j'ai repris un peu mon job de blogueuse ces derniers temps ! Je vais avoir bien plus de temps "libre" prochainement donc ça devrait rouler plus facilement par ici !

    En vrac, voici quelques petits liens appréciés cette semaine :

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    • J'ai lu avec attention "Combien de temps me prend un article" sur le blog Les confidences d'une blonde. Et je me rends compte qu'il faudrait que je vous en parle du temps, du blog, et de mon avis sur la question. 

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    Côté livres, je suis encore dans le tome 3 des Chroniques de Shannara...que j'ai mis en attente pour commencer le tome 3 de la Passe miroir ! Je vous ferais sans doute un article sur la saga à la fin ! Ah oui, je lis aussi Harry Potter et l'enfant maudit que j'avais apprécié en anglais. La version française me plaît beaucoup moins, ça fait très "fanfiction" ! 

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    Côté petit écran, on est à fond dans la saison 1 de Designated Survivor sur Netflix ! On l'a un peu commencé par hasard et finalement on adore. Je vous conseille vraiment de la regarder sans lire le synopsis, effet surprise garantie (même si le titre en dit déjà long!). On a aussi regardé War Machine avec Brad Pitt (que j'ai mis longtemps à être sûre de reconnaître!) mais il m'a finalement un peu ennuyé. Même si je suis sensible à la démarche satirique du film, je le trouve un peu longuet... Vous l'avez vu ?

    On a beaucoup de séries en attente mais pour l'instant, entre la fatigue et le fait que ma fille préfère regarder Ballerina pour la 15ème fois, on a un peu moins de temps ! 

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     Bon dimanche à vous !

  • Consommer mieux...c'est plus cher !

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    consommation responsable,éthique,écologique,guide,coût

    On entends partout qu'il faut consommer mieux, plus responsable, plus éthique ou écologique. Bien sûr, on peut être sceptique, voir pas du tout concerné. Mais dans la majeure partie des cas, les gens savent qu'il faut faire des efforts pour consommer mieux. 

    A priori le problème vient surtout du "comment" : par quoi commencer, quoi privilégier, etc. C'était un peu l'objectif de mon blog, vous présentez plusieurs astuces ou idées pour consommer plus responsable. Mais force est de constater qu'il demeure souvent un problème majeur : le prix. 

    Ca fait longtemps que je voulais vous en parler et finalement je vous en ai déjà parlé plusieurs fois. Mais j'ai eu l'idée de finir cet article hier, après le lancement de Numéro 7, la marque de Coline du blog Et pourquoi pas Coline? Sur les réseaux sociaux, une grande partie des commentaires soulignaient les prix élevés de sa collection. Parfois exprimé de manière gentille, parfois un peu plus virulent comme s'il y avait "arnaque" quelque part. 

    Ces critiques ne s'expriment pas que sur sa marque. Toutes les marques made in France, les petits créateurs, les labels écologiques mais aussi l'alimentation bio ou locale : très souvent les gens regrettent le prix. Et ce n'est pas toujours méchant, c'est souvent accompagné d'un "j'aurais adoré mais ce n'est pas accessible", "j'aimerais bien mais mon niveau de vie ne me permet pas d'acheter comme ça". 

    Alors bien évidemment, rappelons que oui, dans la majeure partie des cas, produire mieux, c'est produire plus cher.

    Pour de nombreuses raisons qui peuvent se cumuler :

    •  toutes les choses produites en France coûte plus chères qu'en Chine parce que les entreprises ne sont pas soumises aux mêmes charges.
    •  choisir avec soin l'entreprise de fabrication présente un coût supplémentaire parce que les conditions de travail y seront supérieures (donc le prix aussi), cela nécessite souvent d'y aller, de contrôler, etc. 
    • produire en petites quantités coûtent plus cher qu'en grande quantité (le principe du coût dégressif). Et une petite structure doit répercuter ses coûts de fonctionnement plus fortement sur le prix des ventes puisqu'elle absorbe moins de volume de vente. Idée qu'on oublie souvent mais les budgets relatifs à la publicité, au graphisme ou à la logistique sont un gouffre pour les petites entreprises. 
    •  produire écologiquement présente un coût pour les entreprises qui sont obligées de faire des dépenses supplémentaires pour réduire leur pollution, utiliser des énergies renouvelables ou des matières innovantes. 
    •  l'agriculture biologique subit des coûts supplémentaires par rapport à l'agriculture traditionnelle puisque les rendements ne sont pas les mêmes (plus petites surfaces, moins de pesticides contre les attaques des cultures, culture plus lente, moins productive, etc.). Je ne vous parle même pas des conditions financières pour accéder à un label biologique ou autre, souvent inabordable pour des petites structures. 

    Ce ne sont que quelques idées, il y a encore bien d'autres raisons qui expliquent cela. Mais en gros, si Zara arrive à vendre un débardeur à 20€ alors qu'il sera à 65€ chez Numéro 7, ce n'est pas le bénéfice du deuxième qui est supérieur. Zara produit en très grande quantité, donc à moindre coût, avec des matières fabriquées dans des pays qui n'ont pas la même réglementation (du travail, des impôts, etc...), et tous les frais annexes de fonctionnement de la marque ne représentent plus grand chose pour un seul type de débardeur. 

    Si vous voulez un débardeur avec un tissu français, fabriqué au sein de l'Union européenne, dans des conditions décentes et par une petite marque qui porte des valeurs responsables, vous faites exploser le coût initial, sans même augmenter la marge de bénéfice. A être vraiment franche, la marge de Zara sur son débardeur a de grandes chances d'être supérieure à la marge de Numéro 7. 

    Mais (oui il y a toujours un mais!), cela n'enlève en rien qu'on a pas forcément 65€ à mettre dans son débardeur ! En tout cas, a priori c'est compliqué pour un salaire moyen en France. Le salaire médian en France s'établit à environ 1730 euros. Sur ce salaire, il y a quantité de frais fixes : loyer, nourriture, impôts, téléphone, transport, frais scolaires, etc...Je ne ferais pas de calcul exact mais même sur ce salaire moyen, il ne reste pas énormément pour les loisirs et autres achats. Et c'est le salaire moyen, cela veut dire que la moitié de la population est en dessous. Il y a aussi des différences entre les lieux d'habitation, il est évident qu'à Paris, le budget loyer explose. 

    Donc imaginons qu'il vous reste moins de 100€ pour acheter un vêtement ou que votre budget alimentaire ne doit pas dépasser 100€ par semaine. Il est évident que l'achat de made in France ou de bio réduit considérablement votre pouvoir d'achat. Si vous avez 50€ à dépenser au mois pour un vêtement, vous ne pourrait même pas acheter le débardeur de numéro 7. 

    Je suis consciente de ce problème. Moi même, je me situe en dessous du salaire moyen. Mais alors comment font les gens (et moi-même) pour acheter plus responsable ? Mis à part des bourses mieux dotées, on est tous soumis aux mêmes contraintes financières.  

    Faire ses courses en supermarché et acheter ses vêtements chez Zara ou H&M, c'est pouvoir consommer très régulièrement et souvent au dessus de nos besoins. C'est pouvoir repartir de H&M avec 4 articles sans avoir dépasser les 50€ ou acheter 4 sortes de yaourts différents sans exploser son budget. 

    Attention spoiler : on ne dépense pas "responsable" comme on dépense "traditionnel" ! 

    Justement parce que ça n'a pas le même prix ! Parfois, faut revenir à la logique : si c'est plus cher, j'achète moins.

    Reprenons l'exemple de notre débardeur. Il fut un temps où à l'approche de l'été, j'avais envie d'acheter de nouveaux hauts pour l'été. Forcément, vu mon budget d'étudiante, j'allais chez Zara, H&M ou Pimkie  les jours de disette (quoique maintenant les prix se sont alignés). Je devais en avoir pour grand maximum 50€ et de quoi regarnir mon armoire. Pour recommencer invariablement l'été d'après...

    Cette année, vu ma réflexion sur le minimalisme, j'ai eu besoin de peu d'achats. Un joli teeshirt noir et un débardeur peplum. J'ai alors vendu plusieurs de mes vêtements pour pouvoir m'acheter le teeshirt Stockhlom de la marque Les Sublimes à 45€. Il me restait peu pour le débardeur que j'ai fini par trouver chez Kiabi (contre toute attente!). Résultat, j'ai dépensé à peu près la même somme pour deux fois moins de vêtements. 

    Acheter responsable, c'est arriver à comprendre qu'il faut acheter moins mais mieux. Prendre le temps d'économiser, profiter des anniversaires, revendre, et surtout identifier ses besoins. 

    Vous savez quoi, je trouve le débardeur de numéro 7 très joli mais je n'en ai pas besoin. Par contre, j'ai vraiment besoin d'une jolie veste et j'adore celle de la marque. Vu le prix, il est évident que je ne peux pas me l'acheter dans l'immédiat. Mais avec encore un peu d'argent de la vente de mes vêtements non portés, un peu d'économie ces prochaines semaines et sans doute un coup de pouce de mon anniversaire, je pourrais sans problème me l'offrir. Par contre, oui entre temps, je n'aurais pas acheté grand chose d'autres ! 

    Même débat pour l'alimentation mais j'avais déjà un peu abordé la question dans cet article. Ne faites pas vos courses en magasin bio comme au supermarché. Arrêtez la tentation des nouveautés, des aliments marketing ou de la peur du manque. 

    En fait, pour consommer mieux, il faut réapprendre à consommer. On n'achète pas chez Zara comme chez Numéro 7. Comme on achète pas au marché comme en supermarché. C'est un paradoxe que de vouloir avoir les deux. Sinon, imaginez bien que les prix ne seraient pas les mêmes, chez Zara comme chez numéro 7 !

    On est tous d'accord pour dire que les entreprises ne peuvent plus polluer l'atmosphère comme avant. C'est un peu la même chose pour nous, la prise de conscience écologique nous montre qu'on ne peut plus consommer comme avant. La modification des comportements est longue, je vous l'accorde mais c'est assez libérateur de ne plus se sentir victime de la surconsommation, du marketing, des modes.

    Prendre le temps et réfléchir, c'est une nouveauté dans nos sociétés où tout va vite et où tout est jetable.

    Quelques conseils pour pouvoir consommer plus responsable : 

    • établir un budget (loisirs, alimentation,etc) même si c'est un budget peu précis. C'est toujours bien d'avoir une idée de votre pouvoir d'achat, en dehors des frais fixes.
    • avoir des objectifs d'achats "raisonnables" : "avant l'été, je voudrais me trouver une robe et une paire de sandales" et non "tiens je vais voir ce qu'il y a chez Zara". C'est la meilleure façon de ressortir avec 10 fringues que vous ne remettrez jamais et effectivement de ne plus avoir de budget pour des achats plus onéreux. 
    • revendez vos vêtements non portés et faites vous payer sur Paypal. Vous aurez ainsi une cagnotte "virtuelle" pour faire des achats un peu plus onéreux mais plus responsables, sans toucher directement votre compte en banque.  
    • traquez les promos, les soldes, etc...Aussi bien dans l'alimentaire que pour les vêtements. 
    • faites des compromis. Si vous avez le budget pour un teeshirt en coton bio, vous n'avez peut être pas de budget pour des chaussures vegan fabriquées en France. Ce n'est pas grave, commencez là où pouvez commencer. 
    • avoir des priorités : le made in france, le bio, l'éthique, les petites structures...souvent on ne peut pas tout privilégier en même temps. Choisissez ce qui vous tient à coeur en priorité, vous vous améliorerez petit à petit.
    • si vous n'arrivez pas encore à voir comment acheter plus cher, faites le calcul sur un mois de toutes vos dépenses vestimentaires. Ce n'est pas toujours le cas, même souvent 10€ + 10€, et on arrive vite au 65€ nécessaires pour ce fameux débardeur. 
    • d'ailleurs traquez les petites dépenses inutiles qui pourraient augmenter votre budget : papeterie, magazines, bouquet de fleurs, maquillage, etc. Avec un budget limité, on ne peut pas tout avoir. C'est pas fun mais c'est comme ça. Alors si vous voulez consommer mieux, il va falloir réorienter vos dépenses. 
    • partager ! Pourquoi ne pas acheter une pièce plus chère en commun avec une amie qui fait la même taille ? 

     Voilà quelques idées, j'attends bien sûr vos propres idées sur le sujet ! C'est difficile pour vous d'acheter plus responsable ? Ou d'acheter moins ? 

  • Réflexion sur le doute

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    C'est après la lecture d'un article du magazine Flow du mois de mars que j'ai eu envie de vous parlez du doute. 

    Le sentiment de doute est une question qui m'intéresse depuis longtemps. Pourquoi certaines personnes doutent plus que d'autres ? Qu'est-ce qui fait que l'on doute ? Est-ce que c'est forcément un sentiment négatif ? Comment on y échappe ? 

    L'article du Flow est très intéressant pour mettre en perspective ce sentiment de doute et comprendre comment le transformer en sentiment positif.

    On connait tous des périodes de doute : suis-je assez qualifié ? est-ce la bonne décision ? suis-je bien placé pour répondre ? etc. A première vue, pour moi, le doute est assez lié à l'estime de soi. On doute surtout parce qu'on estime ne pas avoir assez de compétences, de légitimé, de connaissances ou autre. 

    C'est pour ça que j'ai toujours pensé que le doute était majoritairement féminin. Entendons-nous, bien évidemment, il y a des femmes qui ne doutent pas et des hommes qui doutent. Mais j'ai souvent remarqué que le doute se manifestait plus facilement chez une femme, comme une conséquence de nos sociétés inégalitaires : on est encore très largement façonnée culturellement à nous croire inférieures, moins compétentes, moins légitimes sur certains sujets ou dans certains domaines.

    Je ne compte pas faire un plaidoyer féministe, il s'agit de données sociologiques que l'on connaît déjà. Il suffit par exemple de regarder certains chiffres qui montrent une inégalité frappante entre les hommes et les femmes. Le manque de femmes dans les sciences exactes ou de la même façon dans des postes à hautes responsabilités ne s'explique pas par leurs moindres compétences (ou réussites) mais plutôt par le fait qu'on s'estime nous-même moins capables, moins légitimes. C'est typiquement le cas de la négociation salariale : les différences hommes/femmes ne s'expliquent pas toujours par une discrimination volontaire mais aussi par un comportement "féminin" que l'on a du mal à évaluer : les femmes ont moins tendance que les hommes à demander spontanément des augmentations salariales et même à l'embauche, les femmes ont des prétention de rémunérations souvent légèrement inférieures à celle des hommes. 

    En quelques mots, le doute lié aux questions de légitimité se retrouve plus facilement chez les femmes, déjà prédisposées à remettre en question leur légitimité. Les causes sont multiples et cela prendrait trop de temps dans cet article de les détailler mais juste une "anecdote" : les comportements hommes/femmes résultent d'une construction qui commence dès le plus jeune âge. Apprendre à un petit garçon à être fort et intelligent, et à une petite fille à être belle et douce, c'est déjà construire leur rapport au monde. 

    Bref, pour moi, le doute est une manifestation de cette inégalité homme-femme dans laquelle on évolue et j'ai largement pu observer que ce n'était pas le cas chez mes homologues masculins. J'évolue dans un monde plutôt intellectuels, de gens qualifiés et cultivés (hommes et femmes confondus). J'ai le même diplôme que la plupart de mes amis proches. Pourtant, je manifeste bien plus souvent, ou en tout cas plus visiblement, mes doutes : doute à participer à une discussion politique ou juridique, doute à demander des conseils ou à faire fonctionner mon réseau professionnel si besoin, doute sur la légitimité de mes projets ou de mes articles... Et j'ai déjà observé que j'avais bien plus de réticences à me mettre en avant que d'autres hommes, à compétence égale. 

    En me questionnant sur l'origine de ces périodes de doutes et sur le pourquoi mes homologues masculins ne montraient pas la même propension à douter, j'en reviens toujours au sentiment de "sous-estime" assez classique : peur de dire des bêtises, peur de passer pour quelqu'un d'inculte ou de peu cultivé, etc. Pourtant à première vue, c'est un peu stupide. D'un point de vue objectif, mes qualifications ou ma culture générale ne justifient pas tels doutes. 

    Alors, le doute, est-ce que c'est typiquement féminin? L'article du Flow répond par la négative, les hommes doutent tout autant que les femmes mais l'expriment différemment. Je n'ai pas encore assez réfléchi à la question mais c'est peut être une piste. Quand moi je doute sur ma légitimité à un poste, la conséquence est que je ne postule pas. Quand un homologue masculin doute de la même manière, sa réponse à lui est justement de postuler pour "forcer" son doute à s'effacer. 

    Pour traduire, moi je me dis "olala c'est pas possible, je suis pas assez compétente, j'y vais pas" ; lui se dit "olala c'est pas possible, est-ce que je suis assez compétent..bon tant pis j'y vais, on verra bien !". 

    Du coup, à première vue, le fait de douter pour une femme est plutôt un frein ou du moins, un sentiment qui démontre une faiblesse dans l'estime de soi. Mais là est mon propos principal (oui après 15000 mots, c'est bien d'en arriver au fait!) : tout comme beaucoup de caractéristiques dans la vie, il faut s'efforcer s'y voir le côté positif. 

    (J'ai absolument le même avis sur le tempérament des gens "calmes" que l'on prend trop facilement pour de la timidité. Si ça vous intéresse, Victoria avait fait un chouette article sur le sujet).

    De la même manière, quand on arrive à maîtriser sa part de doute, cela a bien des côtés positifs que l'on sous-estiment. L'article du Flow présente très justement un des aspects bénéfiques du doute : les gens qui doutent sont souvent ceux qui se remettent le plus facilement en question, ceux qui travaillent et apprennent le plus durs et ceux qui sont généralement les plus "humbles" sur le résultat de leur travail. Alors oui, le doute m'empêche de participer activement à la conversation ou d'oser certaines choses et c'est bien dommage. Mais il me permettra d'approfondir plus largement la question, d'avoir d'autres opportunités et d'acquérir sans doute plus de connaissances. 

    C'est l'exemple de Van Gogh, grand habitué au doute, que met en avant l'auteur de l'article du Flow. Alors que c'est un peintre reconnu même de son vivant et désormais parmi les plus célèbres, il a toujours douté de ses capacités et de la valeur de ses peintures. Au début, j'ai eu le réflexe habituel de dire que c'était dommage qu'il n'est pas eu plus confiance en son talent, vu justement le talent qu'il avait. Mais finalement, il est peut-être un peintre fantastique justement parce qu'il doutait d'en être un. 

    Le doute, c'est pas toujours négatif. Ca nous pousse à travailler plus, à se remettre en question et à rester humble. 

    Mais il faut quand même poser des limites aux doutes. Une limite de contenu d'abord : douter sur les choses quotidiennes de la vie n'est pas vraiment productif et conduit à se reposer constamment sur les autres pour choisir. Douter, ce n'est pas être indécis constamment. Et une limite d'intensité ensuite : douter jusqu'à en être paralysé est forcément néfaste. Le doute n'a de bénéfices que s'il nous pousse à nous dépasser, à nous questionner ou à prendre de la distance. Quand il bloque toute décision ou toute action, il est toxique. 

    Pour en revenir à ses différences hommes/femmes, il peut être vu comme handicapant d'être femme : plus sujet au doute, à la remise en question, à un questionnement de sa légitimité... C'est évident que c'est frein et je suis même sûre que cela explique en partie le manque de femme dans les postes à responsabilité ou en politique. Pourtant, encore une fois, on peut y trouver du positif. Quitte à faire avec une construction sociale défavorable à notre confiance en soi, c'est aussi un privilège que de ne pas estimer ses compétences ou connaissances comme acquises ou supérieures à celles des autres. Si je pense que c'est bien sûr un sentiment contre lequel on doit lutter et surtout éduquer différemment les générations à venir, je crois aussi que c'est une force qui peut nous servir. 

    Après tout, Van Gogh disait bien "si tu doutes d'être peintre, peins toute ta vie et tu le deviendras". 

    Vous doutez vous aussi ? 

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  • Revue de web #30

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    Ce mois de mai est difficile chez moi, j'attends les beaux jours et les longs week-ends avec impatience. J'essaye néanmoins de me motiver et de revenir ici plus régulièrement. J'ai beaucoup de choses à vous présenter en plus mais il me manque toujours ces satanées photos pour illustrer ! Je vous ai déjà dis que j'étais nulle en photo (heu on l'avait remarqué...)?

    Pourtant j'aime beaucoup la photo et les articles de blog illustrés de jolies images sont bien plus agréables. Mais, pour ma part, j'ai depuis longtemps abandonné mon reflex et même les photos avec l'iphone m'ennuient. Si j'aime chercher une jolie photo quand j'ai le temps et l'inspiration, rien n'est pire que de se forcer à prendre une photo pour illustrer mon article. C'est pour ça que vous voyez souvent mon mur bleu en fond ou que je pique régulièrement des photos à Pinterest. Je sais bien que la qualité visuelle du blog en pâtit un peu mais que voulez-vous, blogueuse c'est un métier ;) Promis, j'essayerais de m'améliorer un peu cet été ! 

    En attendant, voici mes dernières trouvailles en ligne ou ailleurs !

    ♥ j'ai adoré la vidéo de Coline "Je jette mes vêtements?!" et je vous conseille vivement d'aller faire un tour sur La fibre du tri

    ♥ sur le minimalisme, j'ai bien noté les youtubeuses minimalistes préférées du Blog Bleu !

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    Un chouette article sur la mode éthique et responsable avec pleins d'idées de marques pour celles qui cherchent ! Et tant qu'à faire, je découvre le magazine Encore, dans lequel l'article est publié et j'adore !

    ♥ Petite découverte #potterhead sur twitter, le compte HP Aesthtic (@maraudentium). C'est tellement poétique que j'aimerais pouvoir tout imprimer genre...pour en faire un papier peint !! 

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    La mini collection Ekyog de teeshirt en coton biologique et teinture végétale !

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    Niveau livres et séries, en ce moment, j'ai une grosse passion pour la saga Shannara de Terry Brooks.

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    Je viens de commencer le tome 3, le dernier. L'univers similaire à Tolkien s'en éloigne au fil des tomes pour avoir sa propre construction et son propre imaginaire. Si jamais vous voulez mon avis, je poste toujours mes reviews sur Goodreads.

    Du coup, j'ai aussi visionné la saison 1 de la série tirée des livres, Les Chroniques de Shannara. La saison est basée sur le tome 2 mais s'éloigne assez grandement du livre. C'est à la fois déroutant et finalement agréable d'être quand même surprise par l'histoire. Comme toujours, je préfère les livres, bien plus complets et imaginatifs, mais elle n'était pas désagréable à regarder ! 

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    Je me suis aussi lancée dans l'aventure des livres Audio en profitant du premier livre gratuit sur Audible. Bien entendu, j'ai choisi de continuer sur ma lancée des Harry Potter en anglais, surtout parce que j'avais entendu dire que le tome 4 était remarquable en version audio. Je ne suis pas déçue et même surprise de trouver la lecture audio agréable. Et la version lue par Stephen Fry est un vrai bonheur ! 

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    Si le sujet vous intéresse, Victoria, de Mango & Salt, avait fait un chouette article pour présenter les livres audio : écouter des livres audio #1 et #2

    Ah oui et j'ai terminé la série Girl Boss sur Netflix et gros coup de coeur ! J'ai énormément aimé le personnage de Sophia et je vais peut être me laisser tenter par le livre dont la série est tirée. Pour lire une revue et se faire un avis, c'est ici !

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    Bon dimanche à vous !