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Humeurs

  • Londres - Studio Harry Potter

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    J'espère que vous remarquerez l'efficacité : deux jours après mon retour de Londres, je vous écris déjà l'article sur les studio Harry Potter !! 

    Si vous me suivez sur Instagram, vous avez sans doute vu quelques photos et stories le vendredi, jour de la visite. Mais il fallait quand même que je vous en reparle un petit peu...! Et comme promis, je vous explique comment réserver, les transports, le temps de la visite, etc. J'ai beaucoup cherché d'infos avant de partir sans vraiment trouver, j'espère répondre aux questions que vous vous posez si vous avez prévu d'y aller prochainement. Et sinon, je vous partage quelques photos pour vous y amener par procuration ♥

    Evidemment, si vous n'aimez pas Harry Potter, vous pouvez passer cet article et promis dans quelques jours, je serais redescendue de mon nuage !

    Réservation, transports & co pour les Studios

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    J'ai choisi de réserver à part les billets d'entrée et le transport parce que ça revient un peu moins cher de cette façon et on dépend moins de l'heure de retour. Si vous voulez le package total, c'est sur le site officiel et c'est environ 78€.

    Pour réserver uniquement les billets d'entrée, c'est sur le site UK des studios et c'est 39£ par personne. Il faut obligatoirement réserver vos billets avec une heure d'entrée : on avait pris l'entrée à 15h30, vous avez donc entre 15h30 et 16h pour arriver au Studio. Les dernières entrées se font à 18h30 et les studios ferment en général à 22h (vérifier quand même les horaires d'ouverture ici), vous aurez donc le temps de visiter !

    Ils imposent une heure d'entrée parce qu'ils régulent le nombre de personnes par visite donc on entre dans le studio par petits groupes. En général, il est écrit qu'il faut compter 3h de visite, je dirais que c'est le minimum si on compte le temps passé dans la boutique, le dépôt des bagages si besoin (qui est gratuit), et surtout si vous prenez votre temps pour faire des photos un peu partout ! 

    Pour se rendre au studio par ses propres moyens, c'est finalement assez simple. Vous avez toutes les indications dans cet article mais pour vous simplifiez la vie si vous avez prévu d'y aller : 

    - prendre le train à la gare Euston direction Watford Junction. Pensez à prendre un ticket ou à recharger votre carte Oyster, il faut compter 25£ pour y aller. Petit conseil, demandez si le train est bien direct pour que le trajet dure 20 minutes environ. Sinon, si vous faites comme nous, vous prendrez par erreur un train qui s'arrête à toutes les stations et le trajet prendra 50min !!! 

    - arrivé à Watford Junction, il suffit de sortir de la gare et l'arrêt de bus pour les studio est juste devant, impossible à manquer, il y a un bus immense aux couleurs de la saga ! Le trajet coûte 2£ et prends 15min. 

    Question timing, il vaut mieux être au studio un peu avant l'heure d'arriver, donc pour ne pas vous stressez, je dirais de compter bien 1h30 avant votre heure de visite. 

    Une fois arrivés, il faut quand même faire valider votre ticket donc faire un peu la queue et surtout il faut passer les contrôles de sécurité. Nous y étions vendredi, jour d'un attentat sur Londres, donc ils étaient peut être un peu plus stressés mais ce fut long (et déplaisant, ils vident toute la valise!!). Vous pouvez ensuite déposer gratuitement vos bagages en consigne et il y a un café à l'entrée si vous êtes épuisés par vos transports ^^

    Les achats (ou la nécessité d'économiser 3 reins avant d'y partir!)

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    Il y a une boutique générale à l'entrée du magasin ainsi que plusieurs petites boutiques dans les studios. Je vous conseille de vérifier rapidement la boutique générale avant d'entrer dans les studios car il y a pas mal de choses à l'intérieur que vous ne retrouverez pas dans la boutique général. 

    Les petites boutiques sont un peu thématiques, il y a celle sur la voie du Poudlard Express où vous trouverez des choses originales sur la voie 9 3/4 ou le train, une autre avec les animaux de Harry Potter après le passage dans la forêt interdite, etc. 

    Sinon, la boutique général est IMMENSE ! Vous trouverez les classiques baguettes, sweats, robes de sorciers, ect. Mais aussi beaucoup de papeterie, les bonbons, des jeux, les livres, un corner spécial Animaux fantastiques, des bijoux... La plupart des choses sont détaillées dans les quatres maisons de Poudlard, ce qui est cool quand vous n'êtes pas Gryffondor ^^. 

    Evidemment, tout coûte cher ! Le moindre petit pin's est à 6£, les baguettes à 20£, les pulls à 27£, les carnets à 12£, etc. N'oubliez pas la différence entre € et £ avec laquelle on y perds un peu. Bref, je vous conseille de prendre tranquillement tout ce qui vous intéresse dans un panier puis de trier avant de payer pour ne pas avoir de mauvaises surprises. 

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    La visite des Studios Harry Potter

    Clairement, je n'ai pas envie de tout vous montrer. Et je ne sais même pas si je saurais trouver les mots pour tout. C'est magique, surprenant, émouvant et très instructif sur le tournage d'une saga telle que celle de Harry Potter. C'est parfait si vous avez des enfants aussi et si vous ne comprenez pas bien l'anglais, vous pouvez opter pour un audio-guide (mais je sais pas ce que ça vaut!).

    Sachez que les Studios sont immenses, il y a énormément de décors, d'accessoires, costumes et personnages à voir. Il y a des plateaux recréés (le Terrier, les dortoirs, la forêt interdite, etc.), des dessins, maquettes, peintures, photos...mais aussi beaucoup de vidéos explicatives sur le montage des films, les effets spéciaux. 

    Bref, je vous laisse avec quelques photos plutôt ? 

    En tout cas, ça vaut largement le prix, le temps, la fatigue...♥

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    Je n'arrive pas à importer ma vidéo de la storie de vendredi sur le Studio (#blogueuseencarton) donc je la laisse sur la page facebook sur blog si jamais. C'est seulement une storie hein, rien de très joli mais ça vous donne une idée de l'ambiance (et de ma tête d'enfant de 5 ans!!).

    J'espère que cet article aura répondu à vos questions, vous aura donné envie d'y aller ou fait un peu patienter si ce n'est pas encore dans vos projets ! Dans tous les cas, ça vaut largement la visite, qu'on soit archi fan ou pas, c'est aussi extrêmement intéressant d'un point de vue réalisation cinématographique !

    Allez, jeudi, le blog reprends son activité du moldu !

  • Pas de miracle le matin

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    Ah la tendance du Miracle morning... Livre à succès de Hal Erold, on voit depuis plusieurs mois des récits de nouveaux adeptes, d'articles qui tentent de décrire cette tendance, des avis sur les bienfaits de cette routine matinale. 

    Et ça fait plusieurs mois que j'ai envie de vous en parler sans trouver l'angle d'attaque. 

    En très bref, le miracle morning c'est quoi ? C'est se réveiller entre 30min-2h plus tôt que son réveil habituel pour effectuer une routine rien que pour soi : méditation, sport, lecture, petit déjeuner sain, préparer les objectifs de la journée, etc. 

    Entendons-nous bien. Si tu pratiques le miracle morning et que tu es satisfait, c'est tout à ton honneur et continue comme ça. Je trouve même que c'est une idée intéressante que d'arriver à dégager du temps pour soi, de commencer les journées au calme et de faire le plein d'énergie. 

    Mais comme pour toutes tendances "lifestyle", il y a une part de fantasmes et aussi une part de mauvaise interprétation de la méthode. On oublie trop que toutes ces "tendances" ou "modes de vie" ne sont que des témoignages de personnes pour qui cela a fonctionné. Ce n'est pas une science exacte qui va résoudre tous vos problèmes.

    Et dans le cas du miracle morning, je trouve ça même un peu radical : l'idée qu'un réveil (très) matinal pourrait nous permettre de rallonger notre journée afin de pouvoir prendre du temps pour soi me dérange profondément !

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    1- Le sommeil c'est précieux

    Le sommeil reste bien trop précieux pour s'en priver. En 2017, on perds encore chaque année des minutes de sommeil, notamment les femmes, et surtout, on perds du sommeil de qualité. Difficultés à s'endormir tôt, insomnies, réveils matinaux, nuits blanches... Clairement, on manque tous de sommeil. 

    Et vous savez quoi ? Le sommeil, c'est drôlement utile pour nous ! C'est une fonction biologique essentielle qui nous permet de récupérer nos forces physiques et psychiques. Pendant votre sommeil, votre corps s'active à réparer la fatigue de la journée, à libérer des hormones essentielles (genre celle qui fait grandir, ceci explique la taille de ma fille/marmotte^^), augmente la fabrication de certaines protéines (et donc régule votre appétit, si vous n'arrivez pas à maigrir, commencez par dormir!), régule votre fonctionnement cérébral...Et encore tellement de choses se joue avec votre sommeil comme votre mémoire, votre vigilance, votre patience, etc.

    L'idée que "dormir est une perte de temps" est bien le mal du siècle où un tiers de la population en Occident est en "manque" de sommeil quand une grande majorité des personnes estiment avoir régulièrement des difficultés à s'endormir ou des insomnies. On estime qu'on rate des choses, des moments...et donc en envisage même de se lever plus tôt pour "profiter". Et paradoxalement, on s'inquiète d'être toujours fatigués, énervés, sans patience, de ne pas arriver à perdre 2kg et d'oublier pleins de choses. 

    Le sommeil, c'est un des rares moment où l'on ne peut pas faire semblant : vos rêves, votre qualité de sommeil, traduisent bien plus de choses que vos journées. 

    2- Se coucher plus tôt, c'est pas toujours facile

    Alors vous me direz "oui mais le Miracle Morning, c'est aussi se coucher plus tôt". Ok, évidemment puisqu'il faut quand même arriver à ses 6/7/8h de sommeil par nuit. Je suis de la team #mamie, je n'ai aucun problème à me coucher tôt et pour moi, dormir doit primer sur tout le reste (tellement je suis chiante quand je manque de sommeil).

    Mais, le monde n'est pas parfait, nos vies non plus. On travaille beaucoup et tard, les enfants ne se couchent pas tous à 19H30 et on aimerait bien ne pas rater l'épisode de Game of Thrones de ce soir. Bref, s'endormir à 21h/22h tous les soirs, c'est quand même un sacré challenge ! Je rajouterais même que certaines personnes ont besoin de ces quelques heures pour passer du temps avec l'amoureux, pour écrire, pour lire, travailler... On est pas tous fait sur le même rythme et je crois qu'il ne sert à rien de se forcer à prendre un autre rythme. 

    Donc si on se couche plus tard mais qu'on continue à se réveiller plus tôt, on diminue les heures de sommeil....(et là je te renvoie au paragraphe précédent!). 

    3- N'attendez pas un miracle uniquement à 6h du mat

    Ensuite, cette tendance à l'accomplissement de soi, au "temps pour soi", etc., à 6h du mat...je suis pas du tout convaincue et même franchement inquiète que l'on y réfléchisse pas autrement !

    Déjà, saches-le, dans la vraie vie, peu de personnes se lève à 5h30 pour enchaîner 30min de yoga-chien-tête-en-bas, puis une petite méditation en sirotant son thé vert avant de lire quelques pages d'un livre. En vrai, on est tous là, à snoozer notre réveil toutes les 2 min, à avaler un café en essayant d'enfiler les chaussettes à nos enfants avant de partir déjà en retard. 

    Bon je caricature. Perso, je suis une vrai calme, même le matin. Mais si j'adore avoir 10min avant tout le monde pour boire mon café, j'ai pas besoin de 2h pour moi, mon oeuvre et mon subconscient ! Et je trouve ça tellement triste de dire aux gens qu'il leur manque ça, pile à 5h du mat, chaque jour ! 

    Cette tendance-là me rappelle trop le prisme des "entrepreneurs"/start-up/freelance and co" ! C'est chouette hein mais dans la vie, il y a aussi des professeurs, des infirmiers, des techniciens, des assistants, des vendeurs... Bref, tout le monde ne vit pas dans une conférence de motivation de Google sur le "comment organiser sa journée d'entrepreneurs et trouver l'inspiration" ! 

    Les moments de calme, les questionnements, le yoga, la méditation ou la lecture, tout ça on devrait pouvoir le faire à d'autres moments, sans limiter ses heures de sommeil. Et sans vouloir le faire nécessairement tous les jours ! On ne vit pas dans les pages d'un compte instagram, la vie de tous les jours, elle est parfois speed, stressante, surprenante ou épuisante. Et c'est pas grave. Ce qui compte, c'est d'arriver à s'écouter pour ne pas rater le moment où vous avez besoin de ce calme, ce temps pour soi. Et là vous pourrez partir courir, faire du yoga, mettre un dessin animé à vos enfants (#badmum) pour aller prendre un bain, vous coucher un peu plus tôt pour lire ce livre prenant. Mais vous pouvez aussi ouvrir une bouteille de vin avec votre amoureux (#badparents) ou aller boire un café avec votre meilleure amie. 

    Ce que j'essaye de dire de façon un peu brouillon, c'est qu'on a pas tous besoin de calme, d'être avec soi, de pratique le yoga et la méditation. J'adore ces moments-là mais pas tous les jours et sûrement pas à 6h du matin !

    Et surtout, qu'il faudrait éviter de voir ça comme la solution miracle. Si vous ressentez le manque de temps pour vous, il est peut-être bon de commencer par s'interroger sur vos rythmes en journées avant d'empiéter sur vos nuits. Vous êtes sûr que vous devez rester tous les jours au bureau jusqu'à 19h parce que sinon c'est mal vu ? Vous ne trouvez pas que le stress du ménage quotidien pourrait s'alléger en prévoyant un rangement plus précis aux objets et un partage des tâches plus équitables en famille ? Vous n'avez personne pour vous garder les enfants une soirée même s'ils vous manquent ? 

    Bref, bref, bref. 

    J'aime les tendances qui incitent à prendre le temps, à ralentir et à regarder autour de nous. Mais j'aimerais aussi qu'on soit plus indulgent face à ses injonctions de "conscience", "accomplissement". Il y a sans doute mille choses à modifier dans nos journées trop speed mais chacun doit pouvoir trouver ce qui lui manque et pourquoi on a parfois la sensation de ne pas avoir assez de temps. 

    4- La recherche du temps pour soi...et les autres alors ? 

    J'aime les nouvelles tendances "slow" : la méditation, le yoga, l'écriture d'un journal intime... Mais je ne peux m'empêcher de trouver un peu dommage qu'aujourd'hui, on n'envisage que des techniques pour se réorienter vers soi-même. 

    Ne vous méprenez pas, c'est très important d'être en paix avec soi, de trouver sa voie, de chercher son propre bonheur. 

    Mais - et ce n'est qu'un avis personnel - ça n'a de valeur qu'en interaction avec les autres. On est humain, on est un "animal social", on a besoin de contact, de débats, du regard des autres. Une grande part de notre bonheur, de notre "accomplissement", de notre "paix intérieur" vient des autres. 

    Il est donc tout aussi essentiel de trouver du temps dans notre vie pour soi ET pour les autres. Si vous avez la désagréable impression que votre vie va trop vite, vous avez aussi besoin de prendre du temps pour les autres : votre famille, vos enfants, vos amis, les voisins que vous ne connaissez pas, l'association que vous aimeriez rejoindre depuis longtemps, etc. 

    Si je trouve chouette l'idée de se lever un peu plus tôt pour commencer dans le calme, avec quelques activités pour soi, je trouve tout aussi important de réorienter notre agenda pour les autres. Lâchez votre ménage le soir pour jouer réellement avec vos enfants. Organiser une soirée pour vos amis. Appelez un ami dont vous n'avez pas eu de nouvelles depuis longtemps. Prenez le temps de discuter, d'échanger, de demander des avis et de solliciter de l'aide ! Il faut arrêter d'avoir peur du mouvement, de contacts, de liens humains, du travail... Tout ça aussi participe à votre bonheur et à définir qui vous êtes. 

    On a pas tous besoin de se lever plus tôt pour se recentrer sur soi mais on a tous besoin de tisser des liens avec d'autres humains non ?

  • L'écologie imparfaite (ou comment il faut bien faire des compromis)

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    J'ai eu envie de poser ici, en quelques lignes, ma vision de l'écologie. Pas comme une excuse à mes imperfections mais plutôt parce que je pars du principe que toute action sera imparfaite. Comme d'habitude, je n'entends accuser personne et j'admire chaque démarche et combat qui va dans le bon sens. Je souhaite uniquement vous amener à plus de tolérance envers les actions de chacun parce qu'en définitive, quoi qu'on fasse, il y aura toujours une part d'imperfection.

    Quand vous tenez un blog dit "green", vous vous exposez à toute une différence de communautés et d'avis sur l'écologie : les zéro déchets, les végétariens, les véganes, les pro-cosmétiques maison, les fashionistas éthiques, les minimalistes, etc. Il est souvent difficile de tout concilier et de satisfaire tout le monde. 

    Je le vois tous les jours dans les commentaires sur le blog ou sur les réseaux (chez moi ou chez les autres!). Chaque personne commente en fonction de ses propres convictions qui ne sont pas forcément les mêmes que les miennes (et les vôtres). J'accepte bien évidemment les critiques, on peut toujours apprendre et s'améliorer.  

    Néanmoins, derrière ces avis ponctuels se cache une certaine idéologie sur la question environnementale et l'écologie au sens large : l'utopie du changement radical à grande échelle.

    Il faudrait tout arrêter, tout changer, tout boycotter, tout modifier... C'était le cas pour mon article sur la pêche : pourquoi améliorer les conditions de pêche quand on pourrait arrêter de se nourrir de poisson ? Il en ira sans doute de même pour mon futur article sur les zoo : pourquoi améliorer leurs conditions alors qu'on pourrait les laisser dans leur état naturel ? Et même pour des sujets plus sensibles : pourquoi prendre une gamme "green" appartenant un groupe de marques conventionnelles ? Pourquoi utiliser un produit qui n'est pas 100% irréprochable ? Cette idée revient souvent dès qu'on parle des "grandes marques" et de leurs efforts écologiques : greenwashing, faire-valoir ou autre, pourquoi on boycotte pas tout simplement ? Bref, la liste est potentiellement très longue !

    Mais dans ces cas là, est-ce qu'on juge "l'utilité écologique" d'un comportement par rapport à notre propre comportement ? A un comportement "possible"? Possible où? En France? En Europe ? Dans le monde ?

    Et puis qui sait nous dire précisément l'impact de tel ou tel choix à grande échelle ? La production énergétique est un bon exemple pour montrer que l'écologie est loin d'être simple. Vous pensez que tout ce qui compte c'est des énergies qui émettent moins de CO2 ? Et le nucléaire alors ? Sur le papier, elle est bien meilleure que le pétrole. Pourtant, les experts sont loin d'être sûrs que c'est un choix "écologique" pour notre avenir ! Et les énergies renouvelables alors ? Pourquoi on est pas au 100% ? Parce que ça coûte cher ma p'tite dame ! Vous êtes prêt à voir votre facture doubler pour avoir une énergie verte les premiers temps ? Et puis, vous êtes prêt à avoir une éolienne à côté de chez vous ? Et les composants qui permettent de produire une énergie renouvelable, vous pensez qu'ils sont fabriqués à base de quoi? Et avec quelle énergie ? 

    Bref, qui a LA bonne solution ? Est-ce qu'en 2017, elle existe seulement cette bonne solution ?

    En général, les critiques viennent de l'idée qu'on ne fait pas assez, ou pas parfaitement parce que au choix : c'est pas fabriqué en France, ça produit des déchets, ça fait souffrir des animaux, ce n'est pas bio, etc. 

    Croyez-moi, j'aimerais pouvoir vous dire pour chaque achat ou comportement du quotidien, ce qu'il faut faire pour être "parfaits". Mais c'est impossible. Pas parce que je n'y crois pas ou que je ne veux pas. Même pas parce que c'est trop cher ou trop compliqué. 

    Parce que chaque choix que l'on fait est issu de compromis

    Parce que le monde dans lequel on vit est lui-même issu de compromis

    J'admire les gens qui défendent corps et âme une cause sans se soucier de la globalité. C'est hyper important qu'il y ait des gens qui défendent leur cause, même lorsqu'elle n'est pas consensuelle. On a besoin de personnes qui prônent l'éthique animal, le zéro déchet, les énergies renouvelables, la cosmétique naturelle, l'agriculture biologique...

    Mais, on a aussi besoin d'arrêter de prôner sans cesse (et sans compromis) un changement immédiat de grande échelle. Ce n'est pas une question d'être utopiste ou réaliste. On peut très bien espérer ce changement, tout en ayant conscience qu'il nécessite une déplacement des forces, des logiques et des habitudes considérables. On doit arriver à souligner les efforts, les initiatives et les discours, même lorsqu'on les trouve imparfaits.  

    Pour moi, on a besoin d'humilité. De poursuivre ses combats, d'avoir ses convictions mais aussi d'admettre que l'on est un être humain plein de complexité, vivant dans un pays privilégié ! Pensez vous que les défis (et les avis!) sont les mêmes sur tous les continents ? 

    Vous savez, on sera près de 9,8 milliards d'habitants sur la planète en 2050. 2050, c'est demain. Je serais tout juste à la retraite, ma fille n'aura pas encore 40ans et la génération née cette année sera trentenaire. 

    On ne peut pas réfléchir de façon isolée. On ne peut pas garder les oeillères de la perfection et omettre de voir tous les défis qui nous attendent. Nourrir ces milliards de personnes, modifier notre production et consommation d'énergies, maintenir la biodiversité qui nous permettra de respirer, protéger les populations soumissent aux catastrophes climatiques, combattre la chaleur qui tuera sans cesse plus de personnes...la liste est encore longue. 

    Alors, il est important de montrer que l'on peut arrêter de manger des animaux, que l'on peut produire moins de déchets, que l'on peut acheter éthique ou consommer bio. Mais aussi que l'on doit arrêter de juger l'imperfection des autres par le prisme de nos propres convictions. Le monde est plus complexe, les êtres humains tous différents et les priorités changent d'un humain à l'autre. On découvre sans cesse de nouvelles techniques, de nouveaux procédés, de nouveaux défis pour la planète qui changent nos perceptions et qui déplacent les problèmes et les solutions.

    Savez-vous calculer l'impact de vos choix pour 9,8 milliards de personnes ? 

    On doit commencer à penser avec le système actuel, injuste et imparfait, pour trouver comment la planète pourra supporter le poids de 9,8 milliards de personnes. 

     

    écologie,humeurs,imperfection,humilité

  • Réflexion sur le doute

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    C'est après la lecture d'un article du magazine Flow du mois de mars que j'ai eu envie de vous parlez du doute. 

    Le sentiment de doute est une question qui m'intéresse depuis longtemps. Pourquoi certaines personnes doutent plus que d'autres ? Qu'est-ce qui fait que l'on doute ? Est-ce que c'est forcément un sentiment négatif ? Comment on y échappe ? 

    L'article du Flow est très intéressant pour mettre en perspective ce sentiment de doute et comprendre comment le transformer en sentiment positif.

    On connait tous des périodes de doute : suis-je assez qualifié ? est-ce la bonne décision ? suis-je bien placé pour répondre ? etc. A première vue, pour moi, le doute est assez lié à l'estime de soi. On doute surtout parce qu'on estime ne pas avoir assez de compétences, de légitimé, de connaissances ou autre. 

    C'est pour ça que j'ai toujours pensé que le doute était majoritairement féminin. Entendons-nous, bien évidemment, il y a des femmes qui ne doutent pas et des hommes qui doutent. Mais j'ai souvent remarqué que le doute se manifestait plus facilement chez une femme, comme une conséquence de nos sociétés inégalitaires : on est encore très largement façonnée culturellement à nous croire inférieures, moins compétentes, moins légitimes sur certains sujets ou dans certains domaines.

    Je ne compte pas faire un plaidoyer féministe, il s'agit de données sociologiques que l'on connaît déjà. Il suffit par exemple de regarder certains chiffres qui montrent une inégalité frappante entre les hommes et les femmes. Le manque de femmes dans les sciences exactes ou de la même façon dans des postes à hautes responsabilités ne s'explique pas par leurs moindres compétences (ou réussites) mais plutôt par le fait qu'on s'estime nous-même moins capables, moins légitimes. C'est typiquement le cas de la négociation salariale : les différences hommes/femmes ne s'expliquent pas toujours par une discrimination volontaire mais aussi par un comportement "féminin" que l'on a du mal à évaluer : les femmes ont moins tendance que les hommes à demander spontanément des augmentations salariales et même à l'embauche, les femmes ont des prétention de rémunérations souvent légèrement inférieures à celle des hommes. 

    En quelques mots, le doute lié aux questions de légitimité se retrouve plus facilement chez les femmes, déjà prédisposées à remettre en question leur légitimité. Les causes sont multiples et cela prendrait trop de temps dans cet article de les détailler mais juste une "anecdote" : les comportements hommes/femmes résultent d'une construction qui commence dès le plus jeune âge. Apprendre à un petit garçon à être fort et intelligent, et à une petite fille à être belle et douce, c'est déjà construire leur rapport au monde. 

    Bref, pour moi, le doute est une manifestation de cette inégalité homme-femme dans laquelle on évolue et j'ai largement pu observer que ce n'était pas le cas chez mes homologues masculins. J'évolue dans un monde plutôt intellectuels, de gens qualifiés et cultivés (hommes et femmes confondus). J'ai le même diplôme que la plupart de mes amis proches. Pourtant, je manifeste bien plus souvent, ou en tout cas plus visiblement, mes doutes : doute à participer à une discussion politique ou juridique, doute à demander des conseils ou à faire fonctionner mon réseau professionnel si besoin, doute sur la légitimité de mes projets ou de mes articles... Et j'ai déjà observé que j'avais bien plus de réticences à me mettre en avant que d'autres hommes, à compétence égale. 

    En me questionnant sur l'origine de ces périodes de doutes et sur le pourquoi mes homologues masculins ne montraient pas la même propension à douter, j'en reviens toujours au sentiment de "sous-estime" assez classique : peur de dire des bêtises, peur de passer pour quelqu'un d'inculte ou de peu cultivé, etc. Pourtant à première vue, c'est un peu stupide. D'un point de vue objectif, mes qualifications ou ma culture générale ne justifient pas tels doutes. 

    Alors, le doute, est-ce que c'est typiquement féminin? L'article du Flow répond par la négative, les hommes doutent tout autant que les femmes mais l'expriment différemment. Je n'ai pas encore assez réfléchi à la question mais c'est peut être une piste. Quand moi je doute sur ma légitimité à un poste, la conséquence est que je ne postule pas. Quand un homologue masculin doute de la même manière, sa réponse à lui est justement de postuler pour "forcer" son doute à s'effacer. 

    Pour traduire, moi je me dis "olala c'est pas possible, je suis pas assez compétente, j'y vais pas" ; lui se dit "olala c'est pas possible, est-ce que je suis assez compétent..bon tant pis j'y vais, on verra bien !". 

    Du coup, à première vue, le fait de douter pour une femme est plutôt un frein ou du moins, un sentiment qui démontre une faiblesse dans l'estime de soi. Mais là est mon propos principal (oui après 15000 mots, c'est bien d'en arriver au fait!) : tout comme beaucoup de caractéristiques dans la vie, il faut s'efforcer s'y voir le côté positif. 

    (J'ai absolument le même avis sur le tempérament des gens "calmes" que l'on prend trop facilement pour de la timidité. Si ça vous intéresse, Victoria avait fait un chouette article sur le sujet).

    De la même manière, quand on arrive à maîtriser sa part de doute, cela a bien des côtés positifs que l'on sous-estiment. L'article du Flow présente très justement un des aspects bénéfiques du doute : les gens qui doutent sont souvent ceux qui se remettent le plus facilement en question, ceux qui travaillent et apprennent le plus durs et ceux qui sont généralement les plus "humbles" sur le résultat de leur travail. Alors oui, le doute m'empêche de participer activement à la conversation ou d'oser certaines choses et c'est bien dommage. Mais il me permettra d'approfondir plus largement la question, d'avoir d'autres opportunités et d'acquérir sans doute plus de connaissances. 

    C'est l'exemple de Van Gogh, grand habitué au doute, que met en avant l'auteur de l'article du Flow. Alors que c'est un peintre reconnu même de son vivant et désormais parmi les plus célèbres, il a toujours douté de ses capacités et de la valeur de ses peintures. Au début, j'ai eu le réflexe habituel de dire que c'était dommage qu'il n'est pas eu plus confiance en son talent, vu justement le talent qu'il avait. Mais finalement, il est peut-être un peintre fantastique justement parce qu'il doutait d'en être un. 

    Le doute, c'est pas toujours négatif. Ca nous pousse à travailler plus, à se remettre en question et à rester humble. 

    Mais il faut quand même poser des limites aux doutes. Une limite de contenu d'abord : douter sur les choses quotidiennes de la vie n'est pas vraiment productif et conduit à se reposer constamment sur les autres pour choisir. Douter, ce n'est pas être indécis constamment. Et une limite d'intensité ensuite : douter jusqu'à en être paralysé est forcément néfaste. Le doute n'a de bénéfices que s'il nous pousse à nous dépasser, à nous questionner ou à prendre de la distance. Quand il bloque toute décision ou toute action, il est toxique. 

    Pour en revenir à ses différences hommes/femmes, il peut être vu comme handicapant d'être femme : plus sujet au doute, à la remise en question, à un questionnement de sa légitimité... C'est évident que c'est frein et je suis même sûre que cela explique en partie le manque de femme dans les postes à responsabilité ou en politique. Pourtant, encore une fois, on peut y trouver du positif. Quitte à faire avec une construction sociale défavorable à notre confiance en soi, c'est aussi un privilège que de ne pas estimer ses compétences ou connaissances comme acquises ou supérieures à celles des autres. Si je pense que c'est bien sûr un sentiment contre lequel on doit lutter et surtout éduquer différemment les générations à venir, je crois aussi que c'est une force qui peut nous servir. 

    Après tout, Van Gogh disait bien "si tu doutes d'être peintre, peins toute ta vie et tu le deviendras". 

    Vous doutez vous aussi ? 

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