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zero déchet - Page 2

  • Le vrac pour les débutants

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    Quand on se lance dans le zéro déchet, on arrive rapidement à l'achat en vrac. C'est évidemment un moyen rapide de réduire ses déchets mais ce n'est pas forcément évident quand on débute. 

    Petit point préalable zéro déchet : j'aime bien rappeler qu'il est essentiel de d'abord s'interroger sur l'origine de nos déchets et d'aller bêtement vérifier qu'est-ce qu'il y a en majorité dans vos poubelles. Si besoin, il y a un petit planning pour vous aider à y voir plus clair dans vos poubelles ^^

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    Ensuite, quand on souhaite réduire ses déchets, il est d'abord essentiel d'apprendre à trier les déchets qui se recyclent (en bref, le papier, le carton, le verre...), avant de s'attaquer à la fameuse poubelle de cuisine. Là encore vous pouvez trouver des déchets "réductibles": les déchets organiques à composter, des déchets mal triés, du gaspillage alimentaire à réduire, etc. 

    sachez que les consignes de tri, notamment de ce qui est recyclage, changent entre les différentes communes ou communautés de communes. Le plus simple est d'aller vous renseigner sur place ou sur le site de votre ville. Sinon vous avez le site Eco-emballages qui propose un onglet pour entrer le nom du produit sur lequel on a un doute, sa commune et il vous donne l'endroit où le jeter !

    Enfin, vous pouvez vous attaquer à faire diminuer la poubelle de recyclable : papier, carton, emballage, etc. Et là, le vrac est un geste qui vous permettra de faire diminuer considérablement votre poubelle jaune, surtout si vous partez de zéro !

    Pourquoi réduire la poubelle de recyclage ? Ben oui, vous pouvez très bien me dire (et certains ne se gênent pas!) que cette poubelle part au recyclage, c'est donc un geste écologique qui permet de réutiliser les emballages divers pour en faire autre chose. 

    Alors on va faire court :

    ⇒ le recyclage est une super invention et on doit clairement mesurer la chance de vivre dans un pays qui développe aussi rapidement des solutions de recyclage pour de nombreux types de déchets. D'un point de vue "traitement des déchets", le recyclage a un meilleur impact que l'incinération ou le stockage, c'est évident.

    ⇒ MAIS, le recyclage reste déjà une vision à court terme : ce n'est pas de l'économie circulaire, dans le recyclage il y a toujours des pertes et de nombreux matériaux ne sont pas recyclables à l'infini. Pour faire simple, réutiliser, échanger, réparer...ça c'est de l'économie durable à long terme. Le recyclage ne permet pas de réduire la consommation, pour la preuve : bien trier ses emballages ne limitent pas du tout les achats emballés en général et produit même un effet de "satisfaction écologique" du type "attends j'achète que de l'industriel mais je trie, c'est écolo non?"...

    ⇒ MAIS, le recyclage est encore impossible pour beaucoup de matériaux (ou tailles particulières), quoique dise les consignes de tri. Non seulement il y a des questions techniques qui font qu'on ne sait pas recycler certains matériaux mais plus problématique, il y a des considérations économiques qui font qu'une filière de recyclage n'est mise en place que s'il y a de la demande pour la matière recyclée. Donc si vous pouvez recycler certains plastiques par exemple mais que personne ne veut racheter les billes fabriquées avec, ben on ne recyclera pas !

    ⇒ MAIS, enfin, le recyclage est évidemment énergivore, consommateur d'eau, etc. Alors certes, le point positif c'est que c'est aussi créateur d'emplois mais il ne faut pas penser que c'est une activité économique à zéro impact.

    Alors, si on est ok pour commencer à réduire un peu sa poubelle de tri, on fait comment ?? 

    L'achat en vrac ou plus largement "l'achat au minimum d'emballage possible" n'est pas forcément évident. Je sais qu'une grande partie des personnes qui me suivent ici ou sur mes réseaux sociaux sont déjà dans une logique de réduction des déchets. Les conseils qui vont suivre paraissent alors sans doute un peu "bê-bête". Mais j'aime à penser que ce n'est pas en communiquant uniquement à destination de personnes déjà engagées qu'on fera évoluer le monde. Je suis même souvent sidérée des propos de certaines personnes vis à vis des gens qui sont des grands débutants dans ce domaine... On a tous été des débutants à un moment donné, si on peut partager notre "savoir" pour justement aider et éviter certaines erreurs, plutôt que pour juger...j'ai envie de te dire que le monde se porterait mieux...bref !

    Je voulais donc vous donner quelques astuces et quelques trucs à savoir quand on se lance dans l'idée de réduire ces déchets "recyclables". Parce que tout le monde n'est pas encore adepte de ces gestes, je voulais vraiment vous faire la base de cette démarche : qu'est-ce qu'il faut avoir ? Quels sont les gestes à adopter ? Les astuces pour que ce soit plus simple ? Les limites de cette démarche quand on débute ? 

    Et surtout, n'hésitez pas à mettre en commentaire ce qui a fonctionné pour vous ou à l'inverse, les difficultés que vous avez rencontré.

    Choisir le "bon" emballage

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    Même quand on est ultra débutant dans le zéro déchet, il y a quelques petits gestes qui permettent de limiter un peu les emballages, sans changer beaucoup de choses à vos habitudes de courses.

    La première des astuces est de savoir choisir son emballage : ça peut paraître paradoxal mais c'est une bonne habitude à prendre quand on débute. Si emballage il doit y avoir, il faut savoir le choisir : en verre en priorité, en aluminium ensuite puis carton et enfin plastique. Privilégier les grands contenants en verre vous permet aussi de récupérer les pots ensuite pour commencer votre stock pour le vrac. 

    Et n'oubliez pas de privilégier les grands contenants : si vous achetez toujours des pâtes emballées par exemple, éviter de multiplier les petits sachets. 

    Les yaourts et les gâteaux sont souvent à l'origine de beaucoup d'emballage, essayer de trouver des yaourts sans l'emballage cartonné mais attention, parfois c'est plus cher par 6 sans emballage, que par 12 avec ! Vous pouvez néanmoins trouver des choses assez simples en grands contenants, surtout en verre : du yaourt classique, de la compote, etc. Pour les gâteaux, c'est pareil, privilégier les grandes versions, avec un seul emballage (et non chaque gâteau emballé un à un!!).

    S'équiper un minimum

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    Pour commencer les achats en vrac, vous devez vous équiper un minimum au départ pour que ce soit plus simple.

    Au préalable, et pas que pour le vrac, il vous faut des grands sacs pour vos courses : utilisez ceux qui vous restent ou investissez dans des grands sacs en toiles. Je trouve ça plus simple de garder un sac en plastique pour les légumes ou tout ce qui est un peu salissant, c'est plus facile à nettoyer. 

    Ensuite, il faut de quoi acheter le vrac : petits sacs, sachets, filet, etc. Encore une fois, vous pouvez très bien utiliser les sachets en papier qui sont proposés près du vrac mais pensez à les conserver d'une fois à l'autre. Sinon, vous trouverez en magasin bio des petits sacs en tissus coulissants, de plusieurs tailles, très pratiques ! Et si vous avez la fibre couture, évidemment, vous pouvez en coudre facilement avec des chutes de tissus.

    Enfin, il vous faudra de quoi stocker : des boîtes, des bocaux, ect. ! C'est bien le plus stressant au début : dans quoi mettre le vrac ? Comment stocker ? Quelle taille ? Pour commencer, je trouve plus simple de noter quel type de vrac vous voulez acheter et de trouver des contenants en fonction : grands pour les pâtes, petit pour des fruits secs, moyens pour les céréales, etc. Si vous avez des contenants chez vous, n'hésitez pas à les réutiliser : pots en verre de légumes, boîtes tupperware, etc. Pas besoin de faire un gros investissement au départ, vous verrez petit à petit ce qui vous convient le mieux. 

    Tout va dépendre des achats que vous prévoyez de faire au début, mais d'une façon générale, pour commencer, je trouve que 2 grands bocaux et 2 moyens c'est top. Ensuite, n'oubliez pas de conserver tous les bocaux que vous achetez (légumes cuisinés, confiture, etc.), vous pourrez les réutiliser. Idem avec les tupperwares, si vous en avez sans les utiliser, vous pouvez très bien stocker dedans, peu importe leur forme ! 

    Conseil pour stocker dans de bonnes conditions :

    • au départ, on nettoie correctement les bocaux à l'eau chaude et au savon, on fait tremper un peu dans l'eau très chaude si besoin pour décoller les étiquettes. Pas besoin de stériliser. 
    • à l'utilisation, on stock à l'abris de la lumière et de la chaleur. Si on verse directement dans de l'eau chaude pour faire cuire par exemple, on laisse un peu ouvert pour faire s'échapper toute la vapeur avec de refermer. 
    • on nettoie à chaque rechargement, surtout si vous changez de "contenu". 

    Les bons achats à faire : 

    Vous trouverez les sacs à vracs et les bocaux un peu partout : en grande surface, en magasin bio, chez Emmaüs pour les bocaux, etc. 

    Sinon, je vous conseille vivement un petit tour chez Landmade pour trouver votre bonheur :

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    Un sac à provision Made in France et certifié Oekotex*

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    Le bocal Julie d'1L*

    Le format carré est très pratique pour le rangement!

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    Le bocal Julie de 0,75L avec la tare pour les futurs achats en vrac*

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    Le bocal hermétique de 1,5L*

    Ces bocaux sont plutôt des bocaux de rangements mais celui là est parfait pour les grandes pâtes !

    Fréquenter les lieux d'achats les plus simples

    Le meilleur déchet c'est celui qu'on ne produit pas ! Facile à dire dans les supermarchés...tout est suremballé ! 

    Pour éviter de vous poser mille questions au début, je trouve ça plus simple de changer d'endroit pour les courses, plutôt que de tenter le zéro déchet au supermarché ! 

    On privilégie alors les magasins bio au départ pour les premiers achats en vrac. Pas besoin de tout acheter là-bas si vous n'avez pas envie, mais c'est plus simple pour le vrac en général. Sinon ouvrez l'oeil dans certains supermarchés qui commencent à disposer d'un peu de vrac...

    Enfin le marché entre en jeu ! Evidemment, si on a pas l'habitude d'y aller, ça va être un effort au départ. Essayer d'en faire une sortie familiale, de prévoir un petit tour en ville après ou quelque chose qui vous motive. 

    Attention toutefois, le marché est loin d'être zéro déchet, il suffit de regarder tous les producteurs avec leurs sacs plastiques. Mais avec un peu d'organisation, vous pouvez trouver tout ce qui est frais avec un minimum d'emballage et d'effort : légumes, fruits, fromage, beurre, poisson ou viande, oeufs, etc.

    Pour les flemmards du dimanche matin, vous avez aussi l'option "panier des producteurs" : taper dans votre moteur de recherche "panier producteur + votre code postal" et vous trouverez sans doute une chouette solution!

    Pour les palois, je vous conseille Pietometi

    Viser le "vrac" de base

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    C'est quoi le vrac de base ? C'est du vrac qui ne change rien à vos habitudes en cuisine : pâte, riz, farine, sucre, céréales, etc., tout ce qui, emballé ou vrac, ne change rien à votre façon de faire la cuisine. 

    Parce qu'éviter d'acheter emballé, c'est aussi éviter les pâtes à pizza emballé, les gâteaux emballés, les plats cuisinés, les yaourts... Mais tout ça implique un vrai changement dans la cuisine : ne plus les acheter emballé nécessite de devoir les faire vous-même ! 

    Or, l'ennemi du zéro déchet (comme de tout en écologie), c'est de vouloir en faire trop, trop vite. 

    Si vous n'aimez pas cuisiner ou si vous estimez ne pas avoir le temps pour l'instant, évitez de vous emballer (jeu de mots bonjour^^) avec un "je vais cuisiner tous les gâteaux du goûter maintenant" si ça n'a jamais été le cas auparavant !!

    Quand on débute, on débute, alors on y va doucement et on évite de tout bousculer : acheter les mêmes choses que vous avez l'habitude de consommer et qui ne vous demande pas d'effort en cuisine. 

    On achète quoi alors au début ? Je vous donne quelques idées, à vous d'adapter en fonction de votre consommation. Au début, choisissez deux articles puis un autre la semaine d'après, etc.

    ⇒ des pâtes : penne, macaronis, coquillettes, c'est as you want ^^

    ⇒ du riz : 500g de riz thaï pour commencer

    ⇒ sucre ou farine, choisissez ce que vous consommez le plus. 

    ⇒ céréales ou lentilles : à prendre si vous en consommez d'habitude. Ne vous lancez pas dans l'achat d'un aliment que vous ne cuisiniez pas avant. 

    ⇒ du muesli ou des oléagineux (amandes, noix...) si vous en consommez le matin par exemple.

    Et si ça râle un peu chez vous, trouvez un truc un peu chouette à ramener : des pépites de chocolat pour des cookies, du maïs pour faire du popcorn, etc.

    Soyez attentif à vos déchets

    Le dernier conseil que je pourrais vous donner, c'est d'avoir un carnet spécial ZD ou une simple feuille accrochée dans la cuisine où vous pourrez noter pleins de choses, notamment, les idées de ZD que vous avez. Plus vous avancerez dans le ZD, plus vous trouverez de nouveau déchet insoupçonné. 

    Encore une fois, ne changez pas tout d'un coup mais notez vos idées ! Vous pourrez ensuite y réfléchir tranquillement, cherchez une alternative qui vous convient, etc. 

    On note quoi par exemple : les achats envisagés pour pouvoir trouver des contenants auparavant, les quantités achetées qui ont été suffisantes (ou non) pour la durée voulue, les contenants pas adaptés, etc.

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    Voilà, normalement vous êtes prêts à débuter dans le vrac ! 

    Mais attention, en général quand on commence, c'est dur de revenir en arrière ^^

    Les autres articles sur le zéro déchet :

    le paradoxe des zéro déchets

    le défi zéro sopalin

    petit guide de l'achat en vrac

    une année pour réduire ses déchets

    une semaine pour comprendre ses déchets

    des pistes pour limiter le gaspillage alimentaire

    DIY les beewraps

    Je suis en partenariat avec le site Landmade, les liens suivis d'une * sont des liens affiliés c'est à dire que je reçois un petit pourcentage si vous achetez quelque chose en suivant le lien. Ce n'est pas une obligation d'achat mais un moyen de soutenir aussi un peu mon activité sur le blog (comme ça je peux manger autre chose que tu Quinoa^^!). Pour plus d'infos sur mon rapport aux marques, allez voir sur le A propos!

  • DIY : les bee wraps

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    La découverte des Bee wraps, c’est une petite révolution dans ma cuisine ! Auparavant, pour conserver des aliments, des plats ou autre au frigo, j’utilisais du film alimentaire ou encore du papier aluminium. 

    Outre le fait que c’est un déchet très rapide puisqu’on jette généralement le papier dès la première utilisation, c’est aussi problématique pour la santé. L’aluminium ou le plastique, notamment lorsqu’ils sont chauffés sont susceptibles de causer des migrations de composants potentiellement toxiques. 

    J’ai alors tenté de trouver d’autres solutions. La plus simple est de mettre les restes ou les repas dans des contenants types tupperwares. Là encore, si c’est en plastique, il faut absolument éviter de le faire chauffer ensuite. J’investis petit à petit dans des contenants en verre mais vu le coût, je ne peux pas tout renouveler rapidement. On peut aussi utiliser la bonne vieille technique de l’assiette retournée sur le bol. Ça fonctionne très bien mais je trouve ça peu pratique : ça prend de la place dans le frigo et vu ma tendance au minimalisme, je n’ai pas énormément d’assiettes à disposition. 

    J’ai alors découvert les bee wraps et j’aurais bien du mal à m’en passer ! Allez je vous dis tout sur mes bee wraps, ceux que j’ai acheté et ceux que j’ai fait ♥

    C'est quoi un bee wrap ?

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    C’est un tissu enduit de cire d’abeille qui permet de conserver des restes, des plats, des légumes. La cire d’abeille rigidifie le tissu, qui peut prendre la forme désirée grâce à la chaleur de la main. C’est réutilisable à l’infini tant que l’on en prend soin et éventuellement, que l’on rajoute de la cire d’abeille quand il a trop vieilli. 

    Avantages : 

    • pas de déchets, on réutilise. On peut même les fabriquer soi-même et donc donner une seconde vie à des chutes de tissus.
    • C’est joli puisque vous utilisez différents tissus. La prochaine fois que vous amènerez votre sandwich au bureau, vous aurez grave la classe ^^
    • c’est économique, même en achetant vos bee wraps. Auparavant, j’utilisais presque un rouleau de film alimentaire et aluminium par mois, les bee wraps sont donc rentabilisés en 5 mois environ. Et encore, je ne compte pas le fait qu’ils évitent bien d’autres emballages si vous les utilisez aussi en dehors de chez vous. 

    Inconvénients :

    • ils représentent un coût d’investissement à l’achat évidemment. Dans ce cas-là, il vaut mieux les faire vous-même !
    • il faut faire attention à ne pas les chauffer sinon ils s’abîment plus vite : pas d’eau chaude, pas de micro-ondes, etc.
    • Il faut être attentif si vous emballez des choses pour vos enfants, ils auront vite fait de jeter votre bee wraps ! Glissez un petit mot dedans pour dire que c’est réutilisable.

    Acheter ses bee wraps 

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    J’ai commencé par utiliser des bee wraps déjà faits et j’en suis bien contente ! Les miens viennent de la marque Abeillons, petite marque toulousaine. 

    Ils ont réussi à trouver un mélange de cire d’abeille, de résine et d’huile végétale qui rend les tissus très agréables à utiliser et surtout très résistants dans le temps. Les miens ont presque 6 mois, sont utilisés tous les jours et sont encore en très bon état !

    C’est évidemment un petit investissement (les 3 tailles différentes sont à 18 € le lot). Mais clairement, si vous ne vous sentez pas de les faire, c’est une super idée de départ. Clairement, je n’aurais sans doute pas accroché si je m’étais lancé dans le DIY dès le départ. On le verra après, mais les bee wraps maison sont très bien mais nécessite un peu d’entraînement pour être satisfaite du résultat et restent quand même moins agréable à utiliser que ceux d’Abeillons. 

    Bref, si vous avez un cadeau à faire ou si vous n’êtes pas manuelles, c’est une bonne idée de commencer avec une petite marque de bee wraps. 

    Faire ses propres bee wraps

    Au bout de quelques mois d’utilisation des bee wraps Abeillons, je me suis rendu compte que 3 bee wraps c’est trop juste au quotidien et qu’on devait encore utiliser du papier alimentaire (un seul en 6 mois quand même !). 

    J’ai alors acheté un sachet de cire d’abeille et tenté l’expérience. 

    Les premiers essais n’ont pas été très concluants : j’ai utilisé d’anciens mouchoirs en tissus mais le rendu très "orange" de la cire ne faisait pas très joli. Le toucher était aussi très différent de ceux d’Abeillons. Très rigides, assez épais, ils marquaient vite les pliures. 

    J’ai alors investi dans des tissus. Ce n’est évidemment pas une obligation si vous avez du tissu chez vous ou si vous en achetez bien moins cher à Emmaüs ou autre. Par contre, ça m’a permis de comprendre quel type de tissu fonctionne le mieux : des tissus foncés de préférence et pas trop fins. Le tissu des mouchoirs était trop fin, trop clair et ne supporte finalement pas bien le cirage. 

    Pour faire des bee wraps : 

    - du tissu de plusieurs tailles : de préférence foncé et pas trop fin. 

    Petit conseil : pensez à repasser vos tissus pour qu’ils soient bien plats. 

    - de la cire d’abeille en pépites ou à râper (en magasin bio)

    - du papier cuisson (à conserver pour cet usage, il se réutilise !)

    Préchauffer votre four à 80 °C (maintien au chaud). Disposer votre feuille de cuisson sur une plaque et étaler votre tissu dessus. S’il est trop grand, vous pouvez le plier, il suffira de le refaire une deuxième fois en le dépliant et en rajoutant un peu de cire.

    Saupoudrer par dessus vos pépites de cire d’abeille. Il ne faut pas recouvrir tout le tissu mais en mettre de façon homogène, en n’oubliant pas les coins. Veiller à ne pas en mettre trop, vous pourrez en rajouter si besoin. Pas besoin de faire les deux côtés, la cire pénètre le tissu entièrement. On enfourne pour quelques minutes en surveillant bien jusqu'à ce que la cire soit entièrement fondue.

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    Quand c’est le cas, il faut aller vite ! Sortir la plaque et retirer le tissu immédiatement en le tenant par deux coins. Ce n’est pas chaud, pas d’inquiétude ! Tenez-le à la verticale pendant 1 min, la cire refroidie très vite. Si jamais certains endroits ne sont pas bien enduits, vous pouvez remettre votre tissu et ajouter un peu de cire pour faire fondre de nouveau. 

    Astuce pour les faire refroidir plus facilement : je tends un fil entre deux poignées de placard dans ma cuisine, j’ajoute des petites pinces et j’accroche mes tissus pour qu’ils sèchent complètement. C’est plus facile que de les tenir et ça permet d’être sûr qu’ils sont bien secs. 

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    Avec un peu d’entraînement, vous arriverez à trouver la quantité de cire nécessaire et à les sortir rapidement. 

    N’oubliez pas de conserver votre feuille de cuisson, après l’avoir fait refroidir. La cire qu’elle contient sera refondue à chaque fois et ça évite un déchet supplémentaire. 

    Utilisation et entretien des bee wraps

    Une fois qu’ils sont secs, les bee wraps sont très costauds. Ils peuvent prendre la forme que vous désirez, se coller à un bol grâce à la chaleur de votre main, etc. 

    Quelques idées d’utilisation :

    • recouvrir les bols et plats au frigo. Toujours attendre que le plat soit froid avant d’y appliquer le bee wraps (et de toute façon, avant de mettre au frigo aussi !).
    • recouvrir des légumes ou fruits : moitié de légumes que vous avez coupés (potiron, melon, concombre...).
    • envelopper des sandwichs pour les lunchs ou des goûters pour les enfants.
    • envelopper des gâteaux, cakes...

    Contre-indication : les seules choses qu’il vaut mieux éviter d’emballer directement dans un bee wrap sont les aliments crus (viande, poisson...) et ceux qui sont chauds !

    Pour les nettoyer si besoin, utilisez toujours de l’eau froide et du savon. Faites bien sécher avant de les replier pour les ranger. 

    Il peut arriver que certains aliments les tachent, pas d’inquiétude, ils restent opérationnels !

    Je conserve tous mes bee wraps repliés, à disposition dans la cuisine.

    Votre bee wrap fatigue ? Au bout d’un certain temps, la cire peut devenir trop fine à certains endroits ou carrément disparaître. Dans ce cas, on repasse au four avec un peu de cire et c’est reparti !

    Amusez-vous à jouer sur les tissus, les tailles, etc. pour avoir du plaisir à réutiliser vos bee wraps. Vous verrez, votre frigo va devenir sacrément joli au fur et à mesure ♥

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  • Le paradoxe des zéro déchet...

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    Je ne suis pas persuadée de me faire des amis avec cet article. J'ai beaucoup réfléchi à l'intérêt de l'écrire et puis finalement, je me suis dit que c'était un peu l'objectif de mon blog que de partager avec vous mes réflexions. Pour le coup, ça sera un article un peu brouillon et pas vraiment organisé (si tant est que d'habitude je sois organisée^^) uniquement parce que si je me relis 50 fois, je ne le publierais jamais ! 

    Alors pourquoi les paradoxes des zéro déchet ? Il faut que je vous raconte l'élément déclencheur de cette réflexion mais avant toute chose et pour éviter de me mettre toute la communauté des zéro déchets à dos, je n'ai pas pour but de mettre tout le monde dans le même panier ni de me placer en "modèle". En fait, je pourrais aussi faire un article similaire sur toute autre "communauté" (végétarienne, vegan, minimaliste...) puisque par définition, on a tous des paradoxes, des incohérences et des défauts. Je viens juste mettre des mots sur un épisode qui m'a profondément choquée, énervée et que finalement j'ai eu à plusieurs reprises. 

    Vous le savez, je ne suis pas trop pour les étiquettes. Pourtant, j'aime beaucoup le mouvement "zéro déchet" en ce qu'il apporte des solutions pratiques, pour la vie de tous les jours, qui permettent de limiter la production de déchets, véritable catastrophe pour notre planète. C'est comme ça que je me suis retrouvée à suivre plusieurs groupes zéro déchet sur facebook...

    J'avoue, la plupart du temps je trouve les questions/commentaires "trop" pour moi, je ne me sens pas encore de réfléchir à des alternatives pour tout et n'importe quoi chez moi. Mais il y a aussi de très bonnes astuces, conseils et une vrai communauté pour se soutenir. Bref, au départ, j'était plutôt en mode "ça c'est cool, je lis" "ça m'intéresse pas je passe". 

    Mais petit à petit, la lecture de certains posts et surtout commentaires, m'ont donné un sentiment négatif sans jamais savoir pourquoi je ressentais ça. J'étais gênée par certains commentaires, par certains conseils...mais pourquoi ? Si c'est zéro déchet, c'est bien non ? 

    Voilà exactement le "problème" de ce mouvement zéro déchet : penser que zéro déchet = c'est bien.

    Ben non mon coco !! Exactement comme le bio ne veut pas dire parfait ("coucou les bananes bio suremballées") et je pourrais continuer avec tout. 

    Le zéro déchet n'a de sens, pour moi, que quand on comprend sa définition originelle : penser les produits dès leur origine pour diminuer les déchets qui en résulteront (recyclable, réutilisation, upcycle...), limiter la production de déchets qui finissent en décharge ou en incinération, lutter contre les déchets toxiques pour la santé et l'environnement et augmenter les possibilités alternatives de traitement de déchets. 

    L'objectif, qu'on se le dise sincèrement, ce n'est pas les économies ou la facilité de vie. Ce sont évidemment des conséquences du zéro déchet mais ce ne devrait pas être ce qui gouverne une logique zéro déchet. En adoptant certains gestes et adoptant ce mouvement, on devrait garder à l'esprit que l'objectif est bien la réduction finale de déchets toxiques, préjudiciables à la santé humaine et à l'environnement, et dont on ne sait plus quoi faire à part les enfouir. 

    En étant encore plus direct, en étant zéro déchet, on protège la planète (vous en apprenez des trucs ici hein?). Ben oui, parce que les déchets, c'est un coût énorme mais c'est surtout une pollution pour l'air et l'eau, une toxicité pour notre santé et au final une pollution pour l'environnement. En général, c'est l'Océan qui subit la majorité de cette pression aux déchets et l'Océan c'est un peu notre oxygène les gars. Il va mal, on va mal. 

    Bref, je m'égare. 

    Il y a deux jours, sous un post où quelqu'un demandait une alternative au savon de Marseille pour la douche (au passage, ne vous douchez pas au savon de Marseille, c'est asséchant!!), une personne lui indique les savons au lait d'ânesse. Jusque là, pas de soucis, je ne suis pas d'accord mais c'est une alternative et c'est toujours bien d'avoir toutes les alternatives dans la vie. 

    Et là, une autre personne lui indique qu'il existe aussi pleins d'autres alternatives sans exploitation animale, les ânesses avaient peut être spécialement envie de nous filer leur lait pour la douche en même temps. Là encore pas de soucis, je suis personnellement d'accord avec cette remarque et je trouve ça bien d'avoir toutes les alternatives en toute connaissance de ce qu'elles impliquent (l'exploitation animale, #toussatoussa). 

    A la suite de quoi, ce fut un bordel sans nom, pardonnez moi l'expression. La personne s'est sentie attaquée et a surenchéri pour bien montrer que c'était pas si grave d'utiliser le lait d'ânesse, que c'était toujours mieux que de revenir aux gels douches classiques, qu'elle n'avait aucun cas de conscience et qu'elle ne comprenait pas les croyances de ce genre...

    Voilà. Je vais me noyer avec mon lait d'épeautre et je reviens (c'est très bon le lait d'épeautre vous le saviez?)

    J'ai essayé de répondre pour expliquer qu'il ne s'agissait pas de juger mais d'informer, qu'utiliser un savon au lait d'ânesse ce n'était pas faire un pacte avec le diable mais qu'il était normal de vouloir lui dire qu'il y avait d'autres alternatives, moins problématique pour l'exploitation animale. Que ce n'était pas Tahiti douche ou lait d'ânesse. Il y a beaucoup de choses entre la pétrochimie et l'exploitation animale. Mais peine perdue. Discours de sourds. 

    J'ai su sorti énervée, touchée et si j'avais eu le bouton "supprimer le blog", je l'aurais fait. C'est exactement le genre de personne qui me touche, me fait sentir impuissante et inutile. Me fais dire qu'on est pas près de changer le monde les gars. 

    Après une bonne nuit de sommeil, j'ai compris pourquoi cette réaction allergique à ce genre de comportement. C'est que finalement c'est courant ce genre de réflexion dans ces groupes de discussion : préférer un savon non emballé même s'il est à base de lait animal ; préférer des aliments en vrac non bio au bio emballé ; faire des tonnes d'achats pour faire des cosmétiques maisons, etc...

    En soi, ça ne me dérange pas, chacun fait son cheminement comme il l'entend. Mais au fond, ça réveille en moi le paradoxe du zéro déchet : c'est top tant qu'on garde à l'esprit son objectif de protection de la planète. Or la planète, c'est vaste ! C'est protéger l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit, les forêts, la biodiversité, etc... Et je crois que pour moi, c'est avoir une sensibilité qui va avec. Sinon on perd de vue l'essentiel et en pensant bien faire, on fait tout le contraire (ou en tout cas, on se ferme des opportunités d'apprendre et d'évoluer).

    Non on est pas obligé d'être végétarien ou végan pour protéger la planète. Je ne le suis pas. Mais c'est savoir ce qu'implique notre mode de consommation pour l'environnement au sens large, animaux compris. Alors oui, quand on est pas végan, c'est pas toujours drôle d'être confronté à certains aspects de notre consommation. Mais c'est pas grave, petit à petit, on avance, on trouve des compromis, des alternatives, on change, on se déshabitue...

    Alors qu'il existe des tas de savons saponifiés à froid, venir maintenir qu'on s'en fiche de l'exploitation des ânesses, parce que "hé ho c'est zéro déchet!!!", ça réveille en moi le paradoxe du zéro déchet. Quand on ajoute qu'on se moque des "pauvres petites abeilles" ou encore de l'exploitation des chevaux, ça réveille aussi le paradoxe du zéro déchet. 

    Le paradoxe du zéro déchet pour moi c'est utiliser un mouvement sans en comprendre sa philosophie, c'est l'utiliser pour son propre confort et oublier, qu'en définitive, ça sert un but bien plus grand que nous. 

    Alors oui, on ne peut pas être parfaits. Mais on peut éviter de fermer les yeux et les oreilles. On peut questionner, écouter, remettre en cause et même se tromper. Bref, on peut éviter d'être con. 

    ps : Si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, bravo, je n'ai même pas le courage de me relire. Je publierais en l'état, donc je m'excuse des fautes, je corrigerais plus tard (#zérocourage) ! 

    pps : bien entendu, je ne fais pas de généralités et je salue tous les jours les efforts gigantesques des gens qui se lancent dans le zéro déchet ! 

    ppps : ah oui! Je ne vise aussi bien sûr pas directement l'exploitation des ânes et ânesses. Je sais très bien qu'il y a de grandes différences dans les traitements des animaux en fonction des exploitations. 

    pppps : si t'es quand même pas content de mon article, promis, après je prévu un article sur la décoration #zérorisque ^^

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    Vous croyez que c'est pour ça que l'âne de Shrek a choisi une dragonne ?? ;)

     

  • Des pistes pour éviter le gaspillage alimentaire

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    Le gaspillage alimentaire, en France, c'est 20kg de déchets par an et par personne, dont 7kg encore emballés. Au niveau mondial, c'est environ 1/3 de l'alimentation qui serait jetée sans être consommée…!! Tout ça a un coût financier, 160€ par personne/par an, soit des milliards à l'échelle de la France. Et encore, on ne comptabilise que le coût direct de l'alimentation jetée et non le coût global d'une production alimentaire qui finit à la poubelle…

    Bref, le gaspillage alimentaire, c'est la cata ! Et finalement, c'est souvent un regret que les gens expriment sans trouver réellement de solutions faciles à appliquer. 

    Je voulais vous donner quelques astuces et pistes de réflexions pour éviter le gaspillage chez vous.

    Avant toute chose, il est essentiel de connaître votre gaspillage : que jetez-vous en majorité ? Des aliments périmés non consommés ? Des restes de repas ? 

    Le BA.BA de la liste des courses

    Faire les courses avec une liste permet d'éviter d'acheter en trop grande quantité et donc de jeter des aliments non consommés. 

    Le must du must est d'allier cette liste de courses à une liste de menu. Réfléchir, même rapidement au repas de la semaine permet de n'acheter que le nécessaire et réduit même les dépenses. Néanmoins, j'ai toujours échoué à la liste des menus chez moi. Trop fastidieux sur le long terme, j'abandonne toujours au bout de quelques semaines par manque de temps, d'idées...

    Mais je baisse pas les bras pour autant ! Soit j'ai assez de motivation pour faire une mini liste des menus avec quelques idées rapides pour me repérer. En général, ça donne : pâtes à la sauce tomate ; soupe ; légumes rôtis ; croque-monsieur... Et autour, je brode en ajoutant les basiques ou en faisant en fonction de ce que je trouve au marché. 

    Soit, je fais une liste de courses...à l'envers ! C'est à dire que j'inscris d'abord ce que j'ai chez moi et je cherche quoi faire avec. Ensuite, j'inscris sur ma liste uniquement ce qui me manque et souvent, il s'agit de produits basiques type beurre, huile, pâtes... La liste à l'envers est un bon truc à faire au moins une fois par mois pour vider un peu ses placards. Vous pouvez même vous lancer le défi d'une semaine sans achat (autre que les produits de premières nécessités) ! Vous seriez surpris de savoir combien de temps on peut tenir en réalité ! 

    Ce mode de fonctionnement me correspond bien car on consomme surtout des légumes et des céréales/légumineuses. Donc je sais rapidement s'il faut que je rachète des lentilles vertes ou du riz. 

    Un dernier conseil, faites votre liste de courses en fonction de l'organisation de votre magasin d'alimentation pour éviter de perdre du temps et d'être tenté par autre chose ! 

    ⇒ faire une liste des menus même rapide

    ⇒ faire une liste de course à l'envers

    Gérer ses courses

    En général, il y a les partisans des "grosses courses" auxquelles s'ajoutent des petites courses ponctuelles et les partisans des petites courses plus régulièrement. Chacun fait comme il peut/veut en fonction de son emploi du temps. Néanmoins, si vous voyez que vous gaspillez beaucoup d'aliments, essayer de faire des courses plus régulièrement. Et si vous avez une alimentation plus végétale, il faudra aussi faire des achats frais sans doute plus souvent. 

    Et si vous faites le marché pour vos légumes/fruits ou autre produits frais, essayez de faire vos courses complémentaires après. Typiquement, je fais le marché le samedi et le dimanche, du coup, je n'achète le reste qu'en début de semaine. Ca me permet d'avoir le temps de finir ce que j'ai le week-end, là où j'ai plus de temps pour réfléchir aux recettes et cuisiner, et de faire une liste de courses ou de repas pour la semaine. Ainsi, j'achète uniquement ce dont j'ai besoin pour la semaine. Et comme on consomme beaucoup de légumes, il arrive que je refasse un tour le jeudi en général, j'ai profite pour acheter ce que j'ai pu oublié. 

    En faisant des courses plus régulièrement, je suis moins tenté de prévoir beaucoup par peur de manquer puisqu'au pire, je ferais une autre course dans la semaine. Et ça me force aussi à utiliser ce que j'ai chez moi et donc à limiter le gaspillage ! 

    Mais si vous ne pouvez faire autrement que les courses une fois par semaine, ça sera alors davantage en cuisine qu'il faudra s'organiser en essayant de cuisiner les choses périssables avant le reste. Et d'avoir toujours quelques trucs faciles pour les fins de semaine : pâte à pizza, sauce tomate, etc.

    ⇒ faire ses courses plus régulièrement et toujours les produits frais en premier

    S'organiser en cuisine

    Là aussi il y a plusieurs écoles : les "j'aime pas cuisiner", les "je fais tout moi-même", les "j'ai pas le temps", etc. Encore une fois, il faut trouver comment adapter votre mode de vie pour éviter de gaspiller. 

    Si vous jetez surtout des aliments non consommés, essayer de mieux gérer vos repas pour consommer en priorité ce qui se périme vite. Rangez votre frigo en fonction : au fond ce qui dure le plus longtemps ; devant, à consommer rapidement. Idem pour vos fruits et légumes, les plus accessibles doivent être les plus périssables rapidement. 

    Si vous avez un peu de temps le weekend, essayer de cuisiner pour le début de semaine avec ce qui se périme le plus vite : des soupes, des tartes, des plats en sauces à réchauffer, etc. Je fais souvent une soupe le dimanche par exemple, j'en congèle une partie et on en mange 2 ou 3 jours ensuite. Vous pouvez aussi cuisiner des féculents, céréales ou légumineuses pour la semaine, ça se conserve très bien et ça vous sauvera les soirs un peu speed.

    Les quantités cuisinées sont très importantes pour limiter le gaspillage alimentaire. Vous avez deux options : soit apprendre à cuisiner les quantités justes. Ce qui implique de savoir gérer les quantités nécessaires par personne, ce qui n'est pas toujours évident. Soit cuisiner en plus grande quantité pour faire deux repas : pour le midi si vous mangez chez vous ou au travail ; pour un autre soir, sous une autre forme. Typiquement, si vous faites des pâtes et que vous êtes toujours du genre à en faire trop, gardez en la moitié que vous cuisinerez le lendemain en gratin par exemple. 

    Enfin, si vous jetez des aliments périmés parce que finalement vous n'avez pas eu envie (ou le temps) de les consommer comme prévu, pensez soit à les cuire, ils se garderont plus longtemps, soit à les congeler pour une autre fois. 

    ⇒ organiser son frigo

    ⇒ cuisiner les justes quantités ou en double

    Inventer des plats de "restes"

    En général, on a pas trop envie de manger les restes. Soit parce qu'il y en a pas assez pour un repas, soit parce qu'on a pas envie de manger deux fois la même chose. 

    Plusieurs astuces peuvent vous permettre d'éviter de les jeter : 

    - la fameuse cuisine des restes : tarte, soupe, pizza, gratin ou pâtes avec les restes d'un repas. D'où l'utilité d'avoir toujours ces bases chez soi pour reconvertir un repas. Si vous ne savez pas cuisiner, faites au plus simple, ajouter des féculents ou faites une pizza ! 

    - un repas au choix par semaine : un soir, chacun mange en fonction des restes et de ce qu'il a envie. Plutôt en fin de semaine quand le frigo se vide par exemple. Les enfants peuvent finir les pâtes ou autres féculents facilement, les restes de poulet rôti pour un sandwich, etc. 

    - donner une seconde vie : du bouillon pourra être congeler pour d'autres plats, des bananes trop mûre un banana bread, des pommes abimées de la compote...

    Par exemple, une grande aberration pour moi : la quantité de pain jeté ! Alors qu'il est si simple d'en faire des croûtons (ou de la chapelure) et que c'est si bon !!!!!

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    Connaître les dates limites de consommation

    On jette énormément de nourriture encore consommable, poussés par les fameuses dates qui nous donnent toujours l'impression de s'empoisonner passé minuit ! 

    Déjà, il faut faire une différence entre la DLUO (date limite d'utilisation optimale) et la DLC (date limite de consommation). La DLUO n'indique qu'une date optimum pour les produits "secs" type céréale, conserves, etc. Les aliments restent consommables après cette date mais plus vous vous éloignez, plus ils perdront en goût, ou texture. La DLC concerne les produits plus fragiles et indique la date après laquelle il est impossible de commercialiser le produit. Vous devez donc respecter cette date pour la consommation...mais pas à la minute!

    Je vous conseillerais de toujours prendre le moins de risques possibles avec tous ce qui est très frais : la viande ou charcuterie achetées chez le boucher (2/3 jours max), le lait frais ou entamé, tout ce qui est cru en général. 

    Fiez vous à l'odeur et l'aspect pour savoir si c'est encore consommable. Pour les oeufs, plongez les dans un verre d'eau, s'il remonte, il n'est plus bon !

    Il ne s'agit pas de prendre des risques mais uniquement d'être conscient des produits les plus fragiles. Tous les aliments en conserves ou secs n'ont pas à être jetés le lendemain de la DLUO !

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