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Ecologie - Page 2

  • Challenge Summer Green

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    challenge, ecolo, été

    L'été arrive ! Enfin la météo est encore drôlement capricieuse mais logiquement, les vacances ne sont pas loin pour une grande partie des gens. 

    Et je me suis dit que ce serait chouette de vous lancer un défi pour cet été, à faire pendant vos vacances ou non  ! Adopter un mode de vie plus green, ce n'est pas de tout repos. Il faut souvent se renseigner, tester, comparer, prendre de nouvelles habitudes, recommencer... Pendant l'année, on a pas toujours le temps de faire la recette de lessive qui attend depuis 6 mois ou de se renseigner sur les circuits-courts près de chez nous.

    Alors pourquoi ne pas profiter de cette période où on ralentit en général un peu, où l'on a plus de temps chez soi et en famille, pour se lancer dans ce qui attend depuis trop longtemps ? 

    Je vous ai fait un petit mémo que vous pouvez remplir et partager sur les réseaux, je le mettrais aussi sur Instagram.

    Télécharger le mémo Challenge Green Summer.

    L'objectif est de trouver 5 choses à faire cet été pour modifier/tester/réfléchir et rendre son mode de vie plus "écoresponsable". Pour vous donner quelques idées, je vous ai préparer une liste, il y en a pour tous les goûts, du plus débutant au plus confirmé, pour ceux qui ont le temps ou pas, etc. !

    N'hésitez pas à partager vos idées ou votre liste en commentaire, ça donnera des idées à tout le monde ! Et sur Instagram, vous le retrouverez en storie pour pouvoir le partager à votre tour.

    Idées Green pour le challenge

    1. Faire sa lessive maison
    2. Faire des conserves pour l'hiver
    3. Apprendre à faire des cookies pour le goûter
    4. Installer un composteur
    5. Acheter un livre de cuisine végétarienne
    6. Faire des beewraps
    7. Regarder "The True Cost" sur Netflix
    8. Faire du tri dans son armoire
    9. Apprendre à coudre des cotons lavables
    10. Acheter du café éthique
    11. Laisser ses cheveux au naturel
    12. Planter du persil
    13. Acheter du savon solide à la place du gel douche
    14. Apprendre les ingrédients à éviter en cosmétique
    15. Faire de la pâte à modeler maison 
    16. Tester de faire ses menus pour une semaine
    17. Faire un challenge "sans viande"
    18. Faire macérer des écorces d'orange dans du vinaigre blanc
    19. Tester la cup, les serviettes lavables ou les culottes menstruelles
    20. Achetez un ingrédient nouveau en vrac par semaine
    21. Utiliser de l'huile de coco comme soin corporel
    22. Ne pas aller au fast-food de l'été
    23. Regarder "Planète"sur Netflix
    24. Lire "Comment j'ai arrêté de manger les animaux", d'Hugo Clément
    25. Faire réparer quelque chose de casser 
    26. Acheter un vêtement d'occasion
    27. Se faire un moodboard Pinterest avec les marques éthiques repérées
    28. Changer ses ampoules pour les LED
    29. Ne pas prendre l'avion
    30. Nettoyer le sol au savon noir

    Si vous avez besoin d'autres idées, n'hésitez pas à fouiller sur le blog évidemment ou, attention auto-promo flagrante, à acheter mon livre pour trouver des idées pour réduire vos déchets.

    Je vais réfléchir à mon propre challenge et je vous montrerais ça sur Instagram !

  • Natureo : des vacances green !

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    tourisme, natureo, landes, seignosse, ecolabel

    La question du tourisme est encore très largement oubliée de la sphère écologique. Il y a bien la tendance actuelle de la remise en question de l'avion, mais très peu de mise en avant des alternatives existantes. Pourtant, voyager autrement, ce n'est pas si simple. Voyager plus proche, ce n'est pas forcément plus simple ni plus accessible financièrement. Et bien au-delà de la seule question du mode de transport, il est complexe de trouver un lieu de vacances qui prônent des valeurs écologiques. 

    Passer des vacances en France, ça représente souvent un coût, surtout quand vous avez des enfants et besoin d'un minimum de confort. Et si vous vous limitez à un mode de transport moins polluant, qu'est-ce que cela donne une fois sur place ?

    L'impact du tourisme sur l'environnement est considérable : gaspillage, déchet, dépense énergétique, surconsommation, pollution des eaux, grignotage des espaces naturels... Je suis tout à fait d'accord pour partir près de chez moi (surtout que le sud-ouest, c'est quand même la plus jolie des régions ^^), mais je ne veux pas me limiter à y aller en train ou en voiture. 

    Récemment, j'ai été invitée à découvrir Natureo, le camping éco-responsable à Seignosse (Landes). L'objectif était de pouvoir donner mon avis sur la démarche éco-responsable du site mais j'en ai profité pour vous montrer un peu le lieu sur Instagram. Et comme le sujet a l'air de vous intéresser, je vous fait un petit retour !

    Natureo - En deux mots

    Natureo, ce sont des hébergements à Seignosse (Plage des Bourdaines) dans les Landes. Au coeur de la forêt de pins, ce camping dispose de mobil-home classiques mais surtout des logements plus atypiques, en bois, plus proches de cabanes au style exotique. C'est aussi une piscine d'extérieur, un restaurant - La Peña -, des infrastructures de sports, un club enfant et des tonnes d'animation. Tout ça à 650m de la plage ! Natureo développe aussi un concept de Caban'Hôtel où vous pouvez réserver pour une nuit.

    Je préfère vous détailler leur démarche éco-responsable mais si vous voulez plus de précisions (et des photos canons), je vous conseille d'aller lire l'article de Chloé sur Kindabreak. D'ailleurs, je vous conseille d'aller lire Kindabreak tout court si vous voulez venir dans le sud-ouest !

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    Natureo - Un site naturel remarquable

    La principale chose qui frappe quand on se balade dans le camping, c'est le site incroyable dont dispose Natureo. Entouré de pins, le site est protégé par l'ONF, et si c'est une contrainte évidente, ils sont particulièrement bien conseillés pour en retirer tous les bénéfices : avoir un site épuré, naturel et de l'ombre ! Tout est fait pour respecter les pins et à la fois profiter de ce site exceptionnel. 

    Ancien camping municipal traditionnel, ils ont alors retravaillé le site pour s'intégrer au mieux dans son environnement. Toutes les cabanes sont en bois, comme le restaurant ou les autres bâtiments. La piscine est conçue pour éviter les jeux ou décorations artificielles, comme un lagon naturel. Ils ont réaménagé un étang afin de favoriser la biodiversité, toute sa gestion se fait grâce aux carpes notamment. On y croise des canards ou des grenouilles ! Les chemins sont tracés pour ne pas perturber les pins et profiter de leurs ombres. Ils ont aussi conçu un petit jardin potager avec l'envie de faire participer les vacanciers, autant vous dire que j'adhère complètement (je suis le genre de fille à qui le jardinage manque quand je suis loin de chez moi!!).

    Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur pour la beauté du site et le travail qui a été fait pour ne pas modifier à outrance l'environnement. Evidemment, double effet bonus, c'est un lieu très relaxant et ça tombe bien pour y passer des vacances !

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    Natureo - Une démarche éco-responsable

    Natureo a obtenu la marque Qualité Tourisme mais devrait surtout obtenir l'Ecolabel dans peu de temps.

    Les caractéristiques de l'Ecolabel pour le tourisme ? 

    - une gestion général en faveur de l'environnement : suivi des dépenses énergétiques et de la consommation, information de la clientèle, formation des employés.

    - réduction de la consommation d'énergie et de l'eau

    - réduction des déchets

    Le cahier des charges est assez complexe et la certification prouve que la démarche éco-responsable est globale. Le but n'est pas d'être parfait sur tous les points mais bien d'oeuvrer dans le bon sens sur chacun.

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    Natureo a alors développé plusieurs points, que j'ai ainsi pu vérifier et questionner. Parce que, comme tout le monde, je me méfie parfois de l'annonce d'une certification qui ne se voit pas dans les faits.

    Côté infrastructures, ils ont évidemment repensé les logements, le tri des déchets et leur consommation énergétique. La forêt empêche de développer l'énergie solaire mais ils ont opté pour un fournisseur vert. La piscine n'est pas chauffée tant que les températures sont trop basses la nuit (fin mars, elle n'était pas chauffée, au contraire des campings environnants). Le restaurant offre de la cuisine locale et de saison, avec des choix végétariens. Et l'épicerie propose non seulement beaucoup de produits bio mais héberge aussi la Ruche qui dit Oui! pour les vacanciers. 

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    Enfin - et surtout - ils font preuve d'une implication dans leur démarche de sensibilisation auprès de la clientèle qui est remarquable. Les enfants disposent de leur propre club-cabane où des nombreuses activités autour de la nature sont organisées. L'association WaterFamily, qui oeuvre pour la protection de l'eau, intervient régulièrement pour des activités. Ma fille a testé une matinée avec l'association où elle a pu faire des jeux autour de la gestion et de la protection de l'eau et elle est repartit avec son arbre à planter. Autant vous dire qu'on est loin des activités bracelets brésiliens et coloriage. Un gros coup de coeur pour l'aire de jeux qui dispose d'un camion de tri des déchets pour grimper dessus :) 

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    Ils proposent quantité d'animations en famille pour apprendre à faire ses cosmétiques ou autres produits naturels. On a testé l'atelier baume à lèvres qui était super ! Et pendant l'activité de la mini, on a pu profiter du cours de Yoga au bord de la piscine...même monsieur a adoré ! En effet, le site héberge le Natureo Surf Camp qui propose des cours de surf, paddle ou yoga. Vous aurez donc largement de quoi vous occuper en famille, tout en découvrant les atouts de la côte landaise.

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    Un dernier mot

    Clairement, c'est un gros coup de coeur. Je suis d'accord que les vacances sont faites pour se reposer mais si on peut le faire en famille, avec des animations proches de la nature et de l'écologie, dans un environnement pensé pour limiter son impact...c'est un gros plus !

    J'ai particulièrement aimé la globalité de leur démarche et toutes les réflexions qu'ils mènent. En bonne écolo-casse-bonbon, j'ai abordé mon cheval de bataille : les miniatures cosmétiques distribués à chaque vacancier. On ne s'en rend pas compte mais cela représente des quantités astronomiques de déchets et souvent de produits pas du tout respectueux de la santé et de l'environnement. La camping, comme tous les lieux de tourisme, avait l'habitude de déposer des miniatures pour chaque nouvel arrivant. J'ai alors été surprise de constater qu'ils avaient bien identifiés le problème. Le premier pas qu'ils ont choisi est de ne plus les disposer automatiquement : ils sont proposés à l'accueil si les vacanciers ont oublié leurs produits. Et ils ont revu les produits pour opter pour un savon artisanal local et des produits de meilleurs compositions (ils ne sont pas parfaits, mais je suis un peu pointilleuse). Mais surtout, ils réfléchissent à l'option du vrac, pour les cosmétiques mais aussi les produits d'entretien. Les quantités et contraintes sont importantes mais c'est vraiment une réflexion à saluer pour un secteur qui oublie souvent son impact sur ce point.

    Et, comme c'est quand même un des points importants, les logements sont parfaits ! On a testé la cabane Natureo et on a eu un petit coup de coeur pour la Bali !

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    Comme quoi, on peut allier tourisme et démarche écologique ! Et sinon, on a qu'une hâte, c'est revenir !

    Toutes les infos sur le site de Natureo

    * séjour d'une nuit offerte par Natureo, article non sponsorisé.

    Dites, ça vous dirait que je parle un peu plus de tourisme vert dans le sud-ouest ? 

  • 5 ans d'enfant écolo

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    Ma fille a 5 ans et demi (oui le demi ça compte !) et je me suis dit que c'était le bon moment pour faire un mini bilan de notre mode de vie sur le fait d'élever un enfant. 

    Je n'entrerais pas dans le débat "faire un enfant, ce n'est pas écolo", je vous en parlerais dans un autre article, mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'avoir un enfant a largement contribué à accélérer mes changements de vie à l'époque. Aujourd'hui, la cosmétique bio, les produits d'entretien maison ou le zéro déchet sont visibles et plutôt bien admis en société. Il y a 6/7 ans, c'était loin d'être le cas et attendre un enfant m'a beaucoup aidé à passer certaines étapes d'une vie plus "écologique".

    Je vous détaille un peu nos réflexions et changements à chaque étape de sa vie et du coup, je vous remets les articles publiés ici, si le sujet vous intéresse.

    Attendre un enfant

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    Le déclic "cosmétique" a eu lieu pendant ma grossesse. J'utilisais déjà certains produits cosmétiques bio mais je changeais très souvent de routine, je cumulais les produits et le maquillage. J'avais aussi beaucoup de difficultés à limiter ces produits en raison de certains complexes qui me faisaient régulièrement tomber dans le marketing de certaines marques.

    Après quelques mois de grossesse, j'ai complètement changé de routine et j'ai commencé à m'intéresser à la routine slow et à l'utilisation d'huiles végétales. Ma peau a beaucoup changé, j'ai eu la chance d'avoir les hormones sympa : pas de boutons, peau plus lumineuse, etc. Par contre, j'avais de nouveaux soucis comme la peau déshydratée, plus sensible et, surtout, je devenais petit à petit hyper sensible aux odeurs. 

    J'ai alors découvert avec bonheur le combo huile végétale/aloé vera et l'avantage d'avoir peu de produits. Petit à petit, je me suis alors plongée dans la lecture des ingrédients et j'ai changé mes gels douches, shampoing ou autre. Le plus difficile a été le passage au naturel sur les cheveux, il faut beaucoup de temps pour qu'ils s'adaptent à l'absence de silicone notamment. Pour la peau par contre, ça a été rapidement un coup de foudre et je n'ai plus jamais lâché mes huiles végétales depuis. 

    Et juste avant l'accouchement, j'ai commencé à regarder les produits pour bébé et j'ai pris un peu peur de certaines compositions. C'était décidé, je ne pouvais plus utiliser un produit sans regarder sa composition et il fallait que je trouve les bons produits pour ma future fille. 

    Au passage, j'ai mené une réflexion similaire pour l'équipement de puériculture. On a voulu limiter l'accumulation d'objets pas forcément nécessaires et on a opté pour du mobilier en bois, made in France. Finalement, je me suis surtout concentrée à chercher des informations sur le portage et l'allaitement.

    Conclusion : attendre un enfant m'a appris à lire les compositions des produits cosmétiques et à commencer à comprendre l'importance de ce qu'on utilise sur notre peau. Mon aversion pour les odeurs a aussi beaucoup contribué à me vacciner contre les odeurs chimiques pour l'avenir. Mais surtout, j'ai touché du doigt, sans m'en rendre compte à l'époque, qu'un mode de vie plus léger, moins axé sur la possession et plus orienté vers l'acquisition de connaissances, me facilitait drôlement la vie. Peu stressée pendant la grossesse, j'ai ainsi découvert le yoga, appris à ne pas écouter les conseils et pu affronter une césarienne programmée sans problème. Quand je regarde ma vie aujourd'hui, ce moment de la grossesse a vraiment créé un déclic sur ma volonté de consommer moins et mieux.

    Les articles à relire : 

    - La césarienne, cette aventure

    - Leçons de grossesse 

    Avoir un bébé

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    Du point de vue des soins bébé, j'ai fait mon choix petit à petit, en testant plusieurs choses. Le plus drôle, c'est que c'est par ma fille que je suis arrivée au savon solide puisque c'est le seul produit lavant que je trouvais facilement et de bonne composition. J'ai aussi décidé de limiter dès le début le nombre de produits que j'utilisais sur elle. Je n'ai aucun moyen de savoir l'impact que ça eu sur elle mais toute petite, elle a avait quand même la peau assez sensible (merci les gênes de papa et maman) et on a rarement eu d'épisodes compliqués avec sa peau. Les rougeurs ou autres étaient très vite réglés avec du liniment, une huile végétale ou de l'aloé vera. Je me suis aussi lancée dans le liniment maison et dans les DIY comme la pâte à modeler pour éviter les compositions toxiques. Par contre, on a pas passé le cap des couches lavables, on voulait attendre un peu qu'elle grandisse et finalement la flemme nous a rattrapé et elle a été propre à 2 ans (je rassure ma conscience). Aujourd'hui, l'offre s'est bien amélioré, j'aurais peut être tenté !

    Pour son alimentation, j'ai vite abandonné l'allaitement à cause des douleurs (pas aidée par les suites de la césarienne je dois avouer) et on a un peu tâtonner pour la recherche de lait. Finalement, là encore, j'ai appris à lire, me renseigner, comprendre, pour finir par oser demander un lait sans lactose (sans PLV plus précisément). Là encore, impossible de savoir l'impact, elle a pu manger des produits laitiers dès la diversification mais il n'empêche que ça lui a changé la vie (et nous nos nuits!). Et pour ma part, ça m'a convaincue d'arrêter complètement le lait de vache ;) Ensuite, ça a logiquement débouché sur une diversification alimentaire douce, à son rythme et surtout, menée pour lui faire découvrir des goûts. Je dois avouer que j'ai été bien aidé par un pédiatre très cool sur ce sujet, qui m'a appris à ne pas stresser sur les quantités ou l'équilibre alimentaire. J'ai toujours gardé cette habitude, si à 5 ans elle passe par la phase "les légumes verts c'est horrible", je ne la force pas, on teste, on re-teste (7 fois avant de dire "j'aime pas), on s'amuse à faire des concours de la meilleure soupe, bref, on s'amuse avec la nourriture pour éviter de penser la nourriture comme une contrainte ou une récompense. 

    La seule chose que j'ai "raté" et que je ferais différemment aujourd'hui : l'accumulation de jouets et de vêtements. Etant très grande, on a changé sa garde robe tous les 2/3 mois pendant 2 ans et j'avais encore beaucoup de mal à évaluer le nombre de vêtements nécessaires.

    Enfin, et c'est un des gros changements de notre vie, on a changé complètement nos produits d'entretien vers ses 6 mois, quand elle a commencé à traîner par terre à la maison (et à tout mettre à la bouche!). J'étais déjà bien au fait de la toxicité des produits industriels mais je ne trouvais pas le temps/la motivation de me lancer dans autre chose. Il est vite devenu impossible pour moins de laver mon sol avec ces produits et j'ai alors plongé dans le monde du ménage green...qui s'est traduit ici par de nombreuses recettes ! Du vinaigre blanc, du savon noir, une lessive maison, on a tout changé rapidement ! Et encore une fois, impossible de dire l'impact sur sa vie mais pour en avoir souvent discuté avec son pédiatre, il est évidemment que ça joue sur les maladies respiratoires, la guérison plus rapide des petits rhumes, etc. J'ai aussi affirmé mon caractère cool qui m'a valu beaucoup de remarque mais oui, l'essentiel était que ma fille se mobilise, pieds nus et non en chaussures, et qu'elle explore le monde. Je ne voulais pas lui apprendre le stress pour d'éventuelles maladies ou l'impossibilité de marcher par terre parce qu'elle va se salir. Bref, ça m'a appris à me relaxer et à lui faire confiance...et c'est pas mal ;) 

    Du côté éducation "écolo", c'était encore balbutiant à cet âge, j'ai plutôt opté pour lui apprendre à s'émerveiller de la nature, à jardiner et cuisiner avec moi. A mettre les mains dans la farine, aimer goûter de nouvelles choses et être douce avec les animaux. Ce n'est pas écolo à proprement parlé mais je pense que c'est important pour pouvoir les sensibiliser plus tard à certaines choses essentielles.

    Les articles à revoir :

    - Diversification alimentaire menée par l'enfant

    - Pâte à modeler maison

    - Liniment maison

    - Le bain de bébé

    - Ménage green et recette de la lessive maison

    Eduquer un enfant

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    Côté soin, on a désormais une routine bien établie : en priorité un savon solide et souvent un gros flacon de gel douche/shampoing ; une brosse à dent à tête changeable et un dentifrice bio ; une seule crème dans sa chambre, la Weleda au calendula mais je pourrais désormais me limiter à utiliser mes propres produits sur elle si besoin. 

    Côté alimentation, on reste sur une dynamique "on ne stresse pas" et ça fonctionne plutôt bien. Le grand défi qui nous attends est l'alimentation végétarienne puisqu'elle commence à comprendre le lien entre son repas et l'animal. A la maison, on mange essentiellement végétarien et elle sait pourquoi moi je limite ma consommation. Désormais elle veut arrêter la viande, on le respecte évidemment mais elle n'a pas encore compris qu'il allait falloir abandonner le jambon ^^Je pense qu'on la mettre aux menus végétariens de la cantine et qu'on verra avec elle le soir ce qu'elle veut manger, le but n'est absolument pas de lui refuser la viande mais de suivre ses envies.

    Côté jouets, vêtements et autre, on s'améliore d'années en années dans le "minimalisme", on arrive à privilégier les achats d'occasions et à limiter sa garde-robe vu qu'elle grandit encore très vite. 

    Mais on a évidemment pris un autre virage depuis ses 3 ans environ puisqu'elle est en capacité de comprendre certaines choses. C'est très rare que je lui explique quelque chose en écologie par ma volonté, en général, c'est plutôt elle qui me questionne. Ca vient généralement d'une habitude qu'on a et elle pose des questions : pourquoi on a plusieurs poubelles ?, ils vont où les déchets ?, pourquoi cet animal est en danger ?, pourquoi il faut pas gaspiller l'eau ?, pourquoi tu achète en vrac ?, etc.

    Je me sers de tout un tas de choses du quotidien pour lui montrer l'impact de nos choix, l'importance d'apprendre, de faire attention à la nature et de consommer différemment. Je m'aide aussi de certains de ses livres ou dessin-animés mais finalement, ça vient bien plus souvent d'un de nos comportements. Certaines de ses habitudes me font rire désormais, elle s'amuse à tout réparer "pour ne pas jeter" et me demande toujours si tel ou tel produit "fait du mal à la planète". Elle comprend pourquoi on essaye de se passer de voiture et adore expliquer le tri des déchets à notre entourage. Tout ça me conforte dans l'idée que c'est par l'exemple qu'on change les choses, en montrant et en expliquant, mais sans vouloir à tout prix changer un comportement. Il y a quantité de choses qu'elles trouvent normal parce qu'elle n'a pas connu un autre mode de fonctionnement : fabriquer sa lessive, utiliser un savon solide, emballer des cadeaux dans du tissu, utiliser des beewraps, des gourdes, un compost, etc. 

    Ce n'est évident pas toujours simple, les enfants baignent dans un mode de surconsommation et ils aiment entrer dans le moule. On essaye alors de faire à son rythme, de lâcher un peu sur certains points et de garder en tête les quelques "règles" qui comptent pour nous.

    Enfin, il nous semble logique de lui montrer l'aspect positif de toutes ces choses et de ne pas insister sur des choses anxiogènes. Je préfère qu'elle comprenne qu'il est important de planter des fleurs pour les abeilles, plutôt que de lui répéter les dangers liés à leur disparition et surtout à lui donner cette notion "d'urgence". C'est très personnel, et ça fait écho à ma propre vision des choses, mais la peur bloque plus que le fait de savoir que nos choix comptent. Elle sait très bien qu'il y a des animaux qui disparaissent et que la pollution de l'air c'est une catastrophe. Mais on essaye de ne pas transmettre l'idée d'une urgence et de risques mortels à tout ça. Elle retient surtout que l'on a quantité de choses que l'on peut faire pour moins gaspiller, moins polluer, moins jeter et protéger davantage certains écosystèmes.

    Articles à relire : 

    - Parler d'écologie aux enfants

    - Beauty spécial Kid

    Les livres que j'utilise :

    - La famille Zéro déchet spécial kids

    - L'histoire de Macaron et Canelé

    - Le livre jeu pour sauver la planète

    Conclusion

    Avoir un enfant a changé beaucoup de choses dans ma vie. Evidemment, un enfant change toujours la vie mais on affiche toujours les inconvénients : ne plus sortir comme on veut, le manque de sommeil, les difficultés d'éducation, le coût financier, etc. Je comprends tout ça et je sais aussi que j'ai un avantage indéniable d'être assez présente pour elle (et d'avoir un enfant qui dort ^^).

    Mais personnellement, ça m'a apporté beaucoup de sérénité, d'assumer ma personnalité qui était toujours un peu critiquée avec des termes de "timide, introvertie, ect.". En vrai, être calme et patience, c'est un vrai avantage quand on est parent : ne pas crier n'est pas un effort pour moi, prendre le temps pour elle plutôt que pour faire le ménage, aimer partager avec elle certaines de mes passions... Et surtout accepter de faire à son rythme, la considérer comme un vrai petit humain avec ses goûts et sa personnalité que je peux pas changer.

    Et surtout, ça a été un vrai déclic dans un mode de vie plus green. Je voulais pouvoir lui montrer les choses, l'élever dès le début avec des habitudes plus écologiques et ne plus avoir d'excuses à certains de mes comportements. Même encore aujourd'hui, elle me pousse à améliorer certaines choses parce qu'elle pose des questions, s'interroge et comme tous les enfants, elle a zéro filtre ^^ Et je dois vous avouer que je suis remplie de fierté quand je remarque qu'elle m'a piqué un beewrap pour mettre dans sa cuisine ou qu'elle est épatée de personnes qui achètent de la lessive ♡

    Je termine ainsi un peu les articles "bébé", ma fille est désormais une "grande". Mais il y a quantité d'autres blogs pour trouver des idées de soins, DIY ou autre si vous attendez ou avez un bébé. Par contre, si le sujet des enfants vous intéresse, je continuerais sans doute les articles, à destination des enfants plus grands !

  • A partir de quand est-on écolo ?

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    Source Medness

    *mini réflexion sur cette écologie à la mode qui oublie parfois d'y accoler la décroissance.

    C'est assez marrant comme on hiérarchise les changements à faire dans nos vies pour être plus écolo. C'est un peu comme si chacun choisissait un camp et le trouvait toujours plus "important" que le camp du voisin. Certains revoient leur alimentation, d'autres changent leurs cosmétiques ou s'intéressent à la mode éthique. Certains prônent le zéro déchet, d'autre le végétarisme et d'autre encore le zéro plastique. Bien sûr de nombreuses personnes cumulent les changements, dans des thèmes très divers. Et tant mieux.

    Mais le flou de ce qu'on appelle aujourd'hui l'écologie amène aussi un flou dans les réponses apportées à titre individuel. Certains découvrent l'écologie par le biais des scandales sanitaires, des risques alimentaires ou de la santé au sens large. D'autres grâce à un documentaire bien pensé sur la pollution plastique, l'impact de l'industrie de la mode ou l'élevage intensif. 

    Il existe une partie de ces personnes qui font des changements radicaux dans de nombreux domaines de leur vie et qui ont vraiment un avant/après la prise de conscience écologique. Mais il y a surtout une très grande majorité de personnes qui se sensibilisent petit à petit, grâce aux nombreuses informations dont on dispose aujourd'hui (surtout plus médiatisées depuis quelques années).

    J'appelle ça l'effet COP21. Ce n'est qu'un constat personnel mais 2015 a marqué une vague médiatique sur l'écologie et une prise de conscience plus générale. Les sujets autrefois réservés aux "écolos-hippies" sont devenus populaires, à la mode et, surtout, il est désormais compliqué d'en faire abstraction (certains y arrivent quand même encore vachement bien). J'ai commencé mon post-doctorat sur l'économie circulaire juste avant la COP21 et je devais constamment expliqué ce que signifié ce terme. Un an après, tout le monde avait son avis à donner sur mon sujet d'étude. 

    Les changements sont donc plus courants, parfois encore subtils, mais de nombreuses personnes réorientent leur mode de vie en ayant conscience de l'impact qu'il a sur la planète : la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, de produits locaux, l'attention portée aux cosmétiques, le tri sélectif, la diminution de la consommation de viande... Aujourd'hui, je croise très souvent des personnes qui "scannent" leurs produits alimentaires ou cosmétiques en magasin, cherchant à obtenir une validation écolo de leurs choix. 

    Pour tout cela, les cinq dernières années marquent un changement. Positif dans le sens où l'écologie n'est plus réservée à une élite informée mais se diffuse dans tous les foyers. Mais, sans être négatif, ce changement présente un inconvénient majeur : il perturbe l'essence même de l'écologie (ou plutôt de ce que devrait être l'écologie). 

    Entendons-nous bien. Je suis ravie que l'envie de changer son comportement quotidien se diffuse et touche des personnes qui étaient aux antipodes de ces questions. Chaque geste compte, c'est complètement vrai. Mais chaque geste ne vaut que si on est conscient du chemin qu'il reste à parcourir et non si on s'estime "écolo" parce que l'on mange bio ou que l'on a acheté une gourde en inox.

    A partir de quand est-on écolo ? 

    Je sais bien qu'il n'y a pas de "minimum", de critères à remplir, ni de vérité absolue. Le chemin n'a pas de fin, il est donc difficile de marquer son commencement. Mais l'écologie, ce n'est pas (que) adapter ses gestes non écolos du quotidien. C'est un peu le soucis des sujets à la mode qui créé de nouveaux segments de marché. On nous fait croire qu'il suffit d'acheter différemment : remplacer des objets polluants par des versions durables, acheter sous réserve d'un label reconnu, investir dans des nouvelles alternatives. C'est vrai pour l'essentiel mais cela efface complètement le message initial que sous-tend l'écologie : la décroissance

    La décroissance, c'est un concept qui prône la réduction de productions de biens (et de services) afin de préserver l'environnement. C'est le lien direct entre notre consommation et la destruction de nos ressources. Et même sans utiliser des théories économistes, être écolo ne peut se passer d'une réflexion sur la consommation, en terme quantitatif.

    Il y a, pour moi, une vraie incohérence entre "l'écologie à la mode" d'aujourd'hui, celle où tout le monde peut se revendiquer "écolo", écrire des articles sur toutes les thématiques de l'écologie...et continuer à consommer de la même manière. Pour résumer, acheter différemment c'est bien - acheter moins, c'est mieux. Vous savez que je tiens plus au concept du "minimalisme" qu'à tous les autres concepts de l'écologie. C'est parce que c'est le seul qui permet de passer des messages complètement cohérents : si tu as besoin d'acheter, fais le mieux (bio, local, made in France, sans pétrole ou sans exploitation animale, etc.). Mais la priorité des priorités devrait justement être de ne pas acheter !

    Je sais bien que ce n'est pas la démarche la plus simple. Notre société est construite sur la consommation, à tel point qu'elle se réadapte rapidement à ces questions environnementales en ouvrant de nouvelles parts de marché. L'overdose de produits à disposition - rapidement et à moindre coût - de sollicitations marketing, l'impact des inégalités sociales, l'épuisement des vies professionnelles, font qu'acheter quelque chose, c'est un geste devenu automatique et rassurant. Et que si l'on prends conscience de l'urgence écologique, on ne remet pas systématiquement en question ce geste, que l'on déplace vers des alternatives plus respectueuses de l'environnement. On continue d'acheter autant mais différemment.

    Alors, je ne sais toujours pas à partir de quand on peut s'appeler "écolo". Mais je sais que je continuerais à me sentir vaguement mal quand je verrais certains en prendre le terme tout en déballant quantité d'achats quotidiens. Je sais combien le monde nous tente pour acheter, tout le temps, partout, à chaque heure de la journée. Mais peu importe les petits gestes écolos du quotidien si on a pas encore pris en compte notre consommation en terme quantitatif. Elle est là l'incohérence écologique, pour moi, pas dans nos défauts du quotidien (et que tout le monde aime pointer du doigt). Votre voisin fait encore trop de déchet ? Votre copine ne veut pas lâcher son shampoing au pétrole ? Votre mec continue à s'enfiler du saucisson en cachette ? Spoiler : ce n'est pas grave. Chacun ses incohérences, son rythme et ses qualités. Mais consommer comme pendant les Trente Glorieuses, ce n'est plus possible, nos défis sont devant nous, pas dans la victoire d'après-guerre et la fin des restrictions. 

    Alors, s'il te plaît, range un peu ta CB. Arrête les déballages de colis quotidiens. Au moins certains jours ou quelques heures. Dis non à ton cerveau qui te fait croire qu'acheter une vingtième paire de chaussures c'est cool. Arrête de cumuler les produits cosmétiques sous prétexte qu'ils sont bio. Ne cours pas acheter la dernière nouveauté pour produire moins de déchets...sans te demander si tu t'en sers vraiment. Ne te lance pas dans l'achat des 12 sachets de poudres ayurvédique si ton shampoing te convient. Sors, respire, plantes des tomates ou re-regarde Friends pour la 17ème fois. Ou écris moi un commentaire tiens, c'est gratuit ;)