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  • Green life par Victoria de Mango and Salt

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    Vu le nombre de fois où je vous parle de Victoria du blog Mango & Salt, il fallait bien que je revienne vous parler un peu plus de son livre "Green Life".

    Mango and Salt, c'est le blog lifestyle parfait. Son design est joli, ses thématiques sont harmonieuses, ses articles sont tous très bien écrits. Il y a des articles profonds qui ont un écho particulier en moi, il y a aussi ses découvertes beauté qui donnent toujours autant envie et puis ses recettes, à moitié sur son blog mais beaucoup sur son Instagram. Crois moi, toi aussi tu auras envie de venir manger chez elle tout le midi !

    Je ne sais même plus depuis quand je lis son blog. En tout cas, à l'époque, Banana Pancakes était un blog de cuisine, donc c'est plus tout jeune ! Tu sais, la blogoshpère c'est pas toujours tout rose et c'est rare de tomber sur quelqu'un comme Victoria. Surtout quand on a le nombre de visites de Victoria et qu'on développe beaucoup de partenariats. Je n'ai bien sûr rien contre les blogueuses "pro", à mon petit niveau, j'ai déjà bien du mal à gérer le mien. Mais, beaucoup de blogueuses "pro" mettent de la distance avec leur communauté et il est compliqué d'avoir une relation avec elles. Et bien, je n'ai jamais senti ça chez Victoria. Elle est tolérante, bienveillante, n'est pas persuadée de tout savoir et de tout faire à la perfection. Parfois, de ses articles, on remarque même une certaine anxiété face à tout ça. Et moi, je trouve ça bien. J'aime bien les gens qui se remettent en question et qui ont la passion du partage, avant celle de la célébrité. Chez Victoria, on sent que ça fourmille d'idées, de projets, d'envie de partage et de faire un peu avancer le monde. 

    Et surtout, dans un monde où désormais les blogs sont mis en retrait par rapport aux influencers, Victoria soigne toujours autant le sien. Le contenu, l'originalité des sujets mais surtout sa sincérité face aux difficultés de vivre d'un blog quand on garde une certaine éthique...c'est sans aucun doute ce que je préfère. Et je suis sûre que c'est aussi ce que toute sa communauté aime chez elle. C'est un autre sujet mais j'espère qu'un jour, on trouvera le moyen de rémunérer plus justement ces "blogueurs" par rapport à ceux qui fonce dans les partenariats, les achats d'abonnés et les concours au tirage au sort douteux. 

    Bref, je m'égare ! Mais je suis presque émue de tenir son livre avec sa gentille dédicace. Avoir suivie son parcours, l'évolution de son blog et même de sa vie, on a l'impression de faire un peu partie du décor nous aussi. Victoria a été tellement adorable qu'elle a trouvé le temps de me voir quand je suis partie à Amsterdam et vous savez quoi ? Elle est tout pareil dans la vraie vie ♥ 

    Alors écrire un livre, ça pouvait être un peu casse-gueule avec l'image si "bienveillante" qu'elle renvoie et son blog aussi suivi. Un peu trop, pas assez, du copié/collé ou des déceptions, c'est pas simple de passer du format blog au format livre (enfin, je suppose, moi j'ai écrit une thèse mais bizarrement, j'ai eu moins de lecteurs ^^). 

    Déjà, visuellement, je le trouve très réussi et à son image. Il est épais, les pages sont souples et les couleurs douces. L'écriture, les photos sont toutes bien choisies, ni trop, ni trop peu. 

    L'organisation reflète son blog : c'est multi-thématique, pleins de petites astuces et d'infos supplémentaires. Ne cherchez pas un livre personnel, c'est vraiment un guide pour débuter ou avancer dans le lifestyle Green. Il est clairement orienté "alimentation saine" mais vous trouverez quand même beaucoup d'autres choses et c'est ce qui fait sa particularité. J'en connais pleins des livres "green" mais clairement le sien est un choix à privilégier pour offrir à quelqu'un qui débute et qui a besoin d'informations globales sur de nombreux sujets. "Ni trop, ni trop peu", je ne sais pas si c'était l'effet recherché mais c'est particulièrement réussi !

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    On y trouve quoi comme catégories ? 

    Avant de commencer : presque ma catégorie préférée ! C'est un peu une catégorie test chez moi. Comme l'index, il faut qu'elle soit complète et si possible un peu novatrice. J'adore ses listes des essentiels à avoir dans son placard et son frigo, c'est toujours hyper utile. Mais c'est plus que ça : Victoria prends le temps de nous quoi acheter en bio, quoi éviter en priorité, comment gagner du temps en cuisine, etc. Il sera particulièrement utile pour ceux qui chemine vers une alimentation plus saine. 

    Mon coup de ♥ : Astuces pour acheter plus green 

    EN CUISINE : le coeur de son livre et sans doute la partie que tout le monde attendait en bavant sur ses photos Instagram ^^ Je ne suis pas la meilleure cliente pour cette partie, je suis en désintox depuis bien longtemps pour les livres de cuisine. Pourtant, je trouve sa partie cuisine très originale. Le gros avantage c'est qu'elle mêle des recettes originales ou plus spécifiques, (ses Curry, Dahl, Burgers, Bo Bun...) et des recettes basiques, parfois issues de son blog, qui permettent de tout conserver facilement chez soi (big up pour son Banana Bread). Mais surtout, c'est ses bols-repas qui sont inspirants ! De quoi avoir pleins de variantes et d'idées de mélange pour les repas rapides ou à emporter.

    Et de mon oeil d'ancienne blogueuse culinaire, j'apprécie surtout la liste claire des ingrédients, les pictogrammes pour identifier les recettes sans lactose, sans oeufs, sans gluten, etc. Et enfin les petites astuces souvent pratique pour aider à cuisiner la recette (ou à varier).

    Mes coups de ♥ (validés à la maison) : le banana bread, Dahl de lentilles corail, le bol-repas à la butternut rôtie ou son beurre de pommes à la vanille.

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    LIFESTYLE : la partie qui m'intéressait particulièrement ! Et vraiment quel boulot ! On aurait pu avoir quelques recettes de ménage green et un focus sur les huiles essentielles comme on a souvent dans les livres green. Là, Victoria a pris le temps de nous parler en plus de cosmétiques green, de massages et réflexologie et de yoga et pilates ! Vraiment, je cherche mais il manque quoi à son livre ? Un coin enfant peut être pour la maman que je suis ? Ou dressing ? Mais c'est vraiment pour chercher la petite bête ^^

    Mes coups de ♥ : l'intro sur les cosmétiques à acheter, ses produits ménagers dont sa recette de liquide vaisselle, les astuces de réflexologie et ses exercices de Pilates. 

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    Vous l'aurez compris, je valide complètement Green Life et je pense même qu'il deviendra un basique que j'offrirais autour de moi !

    Merci à toi Victoria pour ce travail formidable, longue vie à Mango and Salt et à tous tes projets ♥

    Green Life de Victoria Arias, chez Larousse, 16,95€. 

    Pour trouver ses dédicaces, direction le site dédié au livre

    Pour l'acheter, direction son blog pour trouver les librairies !

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  • Limiter le papier cadeau

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    Les emballages cadeaux...c'est à la fois un des bonheurs de Noël et un des pires aspects de Noël : longs à faire, rapides à déchirer, ils finissent tous à la poubelle !

    Sachez le, tous les emballages plastifiés, brillants, pailletés, métallisés, ne se recyclent pas ! Vous conviendrez que ça fait quand même un sacré tas de déchets pour une seule journée ! Et au-delà de l'aspect écologique, c'est aussi un gros bazar en général le jour J pour trouver où jeter tous ces papiers. 

    Mais, don't panic, il y a pleins d'astuces, de la plus simple pour les amoureux des paquets cadeaux à la plus radicale pour les zéro déchets accomplis ! A vous de choisir !

    Utiliser un papier recyclable

    Si une grande majorité des papiers cadeaux ne se recycle pas, il y en a qui peuvent très bien être recyclés dans le tri sélectif après Noël ! Tous les emballages 100% papier, notamment le Kraft, se recyclent très bien. Et si vous trouvez ça moins "joli", à vous d'opter pour des décorations naturelles ou des petits tampons pour les rendre plus chouettes. 

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    Recycler des emballages

    En regardant bien autour de vous, vous trouverez sans doute beaucoup d'emballages à recycler : journaux, magazines, emballages de colis reçus, dessins de vos enfants, etc. Là encore, un peu d'imagination, une jolie ficelle, un peu de sapin et hop, de chouettes emballages recyclés et recyclables !

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    Emballer avec du tissu : le furoshiki

    Le Furoshiki c'est presque tendance ! Emballer avec du tissu, c'est joli et c'est réutilisable ! Si vous êtes couturières, utilisez vos chutes, sinon allez faire un tour dans des boutiques de tissu pour trouver de chouettes tissus de Noël. Vous pouvez aussi regarder à Emmaüs par exemple, il y a souvent de chouettes tissus à petits prix. 

    Petite astuce, imprimez quelques modèles de furoshiki à glisser dans les cadeaux que vous donnez si vous ne pouvez récupérer le tissu, il pourra ensuite être réutiliser facilement. 

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    Utiliser une hotte à cadeaux

    Encore plus radical : n'emballez pas vos cadeaux ! Et pour les réunir, utiliser une hotte à cadeaux ! On en trouve un peu partout et l'effet est drôlement chouette près du sapin ! Vous pouvez aussi prévoir plusieurs chaussettes de Noël pour y déposer les petits cadeaux. 

    Je vous assure que les enfants se moquent complètement des emballages, fouiller dans la hotte aura son petit effet ! Au pire, emballez un ou deux cadeaux pour l'effet "déballage" ou s'ils sont trop volumineux. 

    Trouver une hotte : dans des boutiques de décoration, chez A qui S, sur Etsy, etc. 

    Point local : A qui S qui a l'avantage d'être une hotte 100% Made in France (et même Made in 64!!), tout est fabriqué près de Pau. 

    Mais vous pouvez aussi la faire vous même avec une toile ou du tissu si vous êtes habiles de vos doigts !

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    emballage,zéro déchet,furoshiki,noël,cadeau

    Et bien évidemment, on oublie pas la possibilité de faire des cadeaux zéro déchets ou des cadeaux DIY !

    Retrouvez pleins d'autres idées sur Instagram avec le #banananoelgreen !

     

  • Inverser les rôles à la maison

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    Un article un peu différent pour une fois, on ne parlera pas d'écologie ni d'impact environnemental mais il sera question de répartition des tâches quotidiennes !

    On a tenté une petite expérience à la maison et en la partageant sur Instagram, elle avait l'air de vous plaire. Du coup, je prends le temps de vous en dire un peu plus.

    Il y a plusieurs semaines, avec l'amoureux, on a tenté d'échanger nos rôles à la maison pendant une semaine : je m'occuperais de ce qu'il fait habituellement et vice versa. 

    Pourquoi tenter une telle expérience de "vis ma vie" ?  

    Déjà et surtout parce que je suis une grande fan de "et si on testait...". Ceux qui me connaissent savent que j'adore les challenges du genre "on mange végétarien pendant une semaine", "on ne regarde plus la télé pendant une semaine", etc. C'est sans aucun doute un trait de mon caractère mais c'est surtout que j'aime expérimenter des choses afin de me faire un avis et de voir si je suis capable de changer. 

    Là encore, c'est partie d'un simple défi, celui d'expérimenter ce que vit l'autre et changer un peu nos habitudes. 

    Je crois que le problème de la vie quotidienne en couple parle à tout le monde. Ce n'est pas simple de s'organiser, de s'adapter aux habitudes de l'autre et, au-delà, on est tous pareils, on a du mal à pouvoir tout faire à la maison. Le ménage, les courses, la cuisine, les enfants, le quotidien est parfois pesant dans nos semaines déjà surchargées. Et quand on est deux, c'est alors une formidable source de conflits ! 

    "Tu ne fais rien", "Tu ne remarques pas mes efforts", "Je suis seule à faire ça", "Si j'étais pas là, on ne mangerais rien", "Et le frigo, il se remplit tout seul?", "Oui mais moi je travaille plus", "Oui mais moi je m'occupe des enfants", "Tu pourrais me dire merci"... Bref, que vous ayez prononcé ou non ces phrases, je suis sûre qu'elle vous parle. 

    Pourtant, la majeure partie du temps, on ne dit rien, on rumine, on râle, on attaque, on se dispute. Rien de très constructif dans tout ça. Tenter cette expérience, c'est tout le contraire d'un rapport de force !

    Je ne suis pas bête, je sais bien que les statistiques nous disent que les femmes s'occupent encore majoritairement de la maison et des enfants. On a aussi récemment mis en lumière le fameux concept de "charge mentale" qui parle à tellement d'entre nous. Il est alors facile d'être dans le reproche et la critique d'une situation qui n'est objectivement pas normale. Un foyer, des enfants, c'est à deux qu'on s'en occupe. A vous de trouver comment et dans quelle mesure mais toujours en accord avec l'autre. 

    L'expérimentation a l'avantage de montrer plutôt que de juger. De mettre l'autre dans une position de compréhension globale plutôt que de le forcer à "nous" comprendre. Et surtout, expérimenter c'est de la diplomatie ! Personne ne répondra jamais "oui tu as raison chérie, je suis désolé de ne jamais rien faire à la maison". Personne. Même si c'est vrai. Et même si vous lui criez ça tous les jours de l'année ^^

    Par contre, le mettre dans votre position et vous dans la sienne, c'est dialoguer sans mot. C'est comprendre sans rapport de force. 

    Bref, le but ne doit pas être de donner une leçon du type "t'as vu que j'en fais plus". Mais davantage de permettre à l'autre de comprendre vos reproches, votre fatigue, votre besoin de rééquilibrage. N'essayer pas d'en faire une expérience pour "changer l'autre". Essayer plutôt d'en tirer vous-mêmes des leçons et laissez votre moitié en tirer les siennes. 

    L'objectif de notre expérimentation 

    Je ne vais pas vous détailler toute notre organisation quotidien ni nos conflits de répartition. Mais je voulais quand même vous donner une idée du pourquoi j'ai voulu tenter ça. 

    Chez nous, en apparence, la répartition des tâches est plutôt équitable. On a chacun des tâches définies soit par affinités soit en fonction de nos disponibilités mais globalement, chacun fait sa part. Ça me semble toujours bête à dire mais oui l'amoureux fait le ménage, il fait 100% du repassage, il range, se lève la nuit pour notre fille et je n'estime pas devoir lui dire merci quand il fait quelque chose. Notre maison et notre fille, c'est à deux qu'on s'en occupe et c'est évident pour nous deux !

    Mais (oui y'a toujours un mais), notre situation a quelques particularités, notamment le fait que j'ai quasiment toujours travailler chez moi et à mon rythme. Petit à petit, j'ai donc récupérer des tâches et une certaine charge mentale parce que je suis disponible à la maison ou que mon emploi du temps est flexible. L'envers du décor pour moi, c'est évidemment que, vu que je n'ai pas 4 bras, je ne peux pas tout faire et si je prends sur mon temps de travail, celui-ci se répercute sur les soirées ou les weekends. Et je développe l'aspect "fatigue mentale" de faire 36 choses à la fois. En gros, si j'avance le ménage en semaine pour être tranquille le weekend, ça voudra dire que moi je bosserais une partie du weekend...pas très équitable tout ça ?

    Autre point que je vous prendrais en exemple ensuite : la cuisine. Je cuisine à la maison, d'abord parce que j'aime ça mais aussi parce que lui n'aime pas et ne "sait pas". Sauf qu'aimer cuisiner quand on a envie, c'est très différent de devoir cuisiner tous les soirs pour 3 (dont une mini relou). Je voulais donc lui montrer que cuisiner chaque soir, c'était hyper chronophage et fatiguant.

    Point "réticences" de monsieur 

    Quand j'ai partagé cette expérience, beaucoup m'ont dit "moi il voudra jamais!!". 

    Evidemment, je ne vais pas me transformer en conseillère conjugale mais si votre conjoint ne peut vous donner une semaine d'échanges de tâches...le problème est soit plus profond que les tâches ménagères, soit le déséquilibre est tellement grand qu'il part d'avance "perdant". J'aurais tendance à dire qu'il n'y a rien de normal là dedans et que s'il n'a pas envie d'échanger parce qu'il sait que vous en faites beaucoup plus, vous avez déjà réglé votre problème : vous en faites beaucoup trop. Deux solutions : la "soft", échangez quelques tâches seulement (par exemple, "c'est toi qui t'occupes des repas toute la semaine") ; la "radicale", arrêtez de faire certaines tâches ! 

    L'excuse de "si je fais pas, il ne le ferais jamais" ne tient pas. Ça nous rassure quand la tension est trop forte mais ce n'est pas vrai. Ne faites plus et vous vous engueulerez, ça c'est sûr. Mais montrez à l'autre ce que vous faites et parlez-en ! Encore une fois, rien ne sert de partir dans des disputes et des cris, le quotidien c'est l'essentiel de nos vies, il ne devrait pas peser sur l'un plus que sur l'autre (en tout cas, pas sans son accord!). 

    Toute cette aparté "conseils conjugaux" pour vous dire qu'il n'y a pas eu de réticences chez moi. Evidemment, il a rigolé et il a stressé vu certaines tâches qui allait lui revenir ^^ Mais on est un couple, une équipe, à aucun moment je n'aurais partagé ma vie avec quelqu'un qui voyait les choses différemment. Tous ces conseils sont évidemment très personnels mais je voulais juste vous dire que l'excuse du "il ne voudra pas" ne tient pas, à vous de faire en sorte qu'il veuilles (ou du moins de comprendre pourquoi le dialogue ne passe plus).

    Comment inverser ces tâches quotidiennes 

    Au départ, j'ai pensé que ça serait simple. On a listé sur un papier tout ce qu'on pensait faire l'un et l'autre sur une semaine. Bon ça s'est avéré être un poil plus complexe ! Le déséquilibre se voyait déjà beaucoup et c'était déjà un sacré bazar pour se repérer !

    Du coup, on a procédé de la façon suivante : 

    • on a listé les tâches par catégorie : quotidienne, semaine et weekend. On avait donc tous les deux notre liste de choses à faire par jour, semaine ou le weekend.
    • on a crée une tâche spéciale pour notre fille pour identifier qui faisait quoi (préparer les vêtements, signer le cahier d'école, etc.). 
    • j'ai fait un menu provisoire pour aider monsieur qui se retrouvait avec cuisine et courses la semaine. Rien de très précis mais de quoi l'aider à faire des choses simples (et à éviter qu'il finisse à la pizzeria!). 

    Pendant la semaine, on avait pris le parti de faire comme si nos tâches étaient normales donc d'éviter de se rajouter de la charge mentale en mode "n'oublies pas que...". Mais, on a trouvé normal de s'aider aussi à ne rien oublier (on est pas à l'armée hein, ce n'est qu'un défi!!). J'ai quand même passé volontairement sous silence certaines choses pour qu'il réalise le poids de la fameuse charge mentale. 

    Le bilan de notre expérimentation 

    Clairement, on s'est vite rendu compte que le plus gros du déséquilibre vient du fait que j'ai beaucoup de tâches quotidiennes, tandis qu'il a plutôt des tâches une fois par semaine ou le weekend. Ca nous a permis d'échanger sur ça et lui de se rendre compte que la multiplication des tâches quotidiennes étaient trop pesantes pour une seule personne. 

    Pour monsieur, le plus compliqué était prévisible : cuisiner tous les soirs. Mais il s'en est très bien sorti et a même compris qu'il était capable de cuisiner des choses rapides et bonnes avec un peu d'idées (il a même ajouté une recette dans mon cahier de recettes^^). L'expérimenter, ça lui a permis de voir que s'il cuisine seulement un ou deux par semaine, c'est déjà beaucoup de repos pour moi ! Pour ma part, j'ai compris que sans idées et sans en avoir l'habitude, c'est évidemment plus compliqué pour lui. Et que sans aucun doute, on devrait cuisiner plus souvent à deux pour qu'il prenne certaines habitudes et recettes de base. 

    Pour moi, on ne va pas se mentir, c'était plus cool qu'une semaine classique ^^ J'ai quand même eu la certitude que je n'aimais pas sortir la poubelle (autant vous dire que j'étais à fond zéro déchet cette semaine là!!) ni faire le repassage ! Mais je me suis quand même rendu compte qu'à trop vouloir en faire en étant à la maison, je lui reprochais des choses qu'il n'avait seulement pas le temps de faire, travaillant à l'extérieur. Je continue à penser qu'on en demande trop aux gens qui bossent chez eux (ou avec leur rythme) mais je me dis que je devrais être plus radicale et imposer un "non" quand mon emploi du temps ne me le permets pas ! Et lui faire confiance pour faire les choses que je n'aurais pas eu le temps de faire, le soir en rentrant ou le weekend.

    Il y a aussi une leçon à tirer sur le mode du "laisser l'autre faire à sa manière". Je suis quelqu'un de très organisée, avec une légère tendance Monica Geller^^, et j'avoue que j'ai du mal quand on ne fait pas comme moi certaines choses. Je vais beaucoup plus vite que lui pour certaines choses (aka faire une couette à ma fille, on a frôlé le retard à l'école un matin...!) et j'ai donc du mal à lui laisser faire certaines choses. Avec cette expérimentation, je me suis rendue compte que le monde ne s'écroule pas quand ce n'est pas moi qui gère, que ma fille part en jogging à l'école et que les teeshirts manches courtes sont rangés avec les teeshirts manches longues !!

    Mais, dernière chose, il a admis que sans mon côte "psychorigide" de l'organisation, je ne pourrais pas tout faire. La fameuse charge mentale a été un échec, il a oublié beaucoup de petites choses ou s'y est pris trop tard. Sachant qu'il a déjà un caractère très "tête en l'air" à la base, c'était un vrai challenge pour lui (et drôle à voir pour moi!!). Rien de grave mais je suis contente qu'il admette (un peu^^), que sans cette organisation parfois un peu rigide, ça serait un sacré bazar ! Sachant qu'à côté de l'organisation des tâches ménagères, je dois gérer plusieurs activités différentes. En gros, il a compris qu'il pouvait m'aider facilement sur certains points et que pour le reste, il devait être bien content d'avoir une Monica Geller à la maison^^

    En bref, on a compris d'où venait le déséquilibre et monsieur a réalisé en l'expérimentant, que penser à tout...ben c'est impossible (ou très fatiguant!). Et j'ai réalisé aussi que je ne pouvais pas penser à tout et que je devais lui faire de la place (ou être un poil plus zen) pour certaines choses.

    Ca n'a pas changer radicalement notre organisation mais on rééquilibre quelques petites choses et surtout...monsieur cuisine !

    Voilà rapidement le compte rendu de notre expérience ! Le but était seulement de vivre dans la peau de l'autre plutôt que de passer des heures à se disputer pour savoir qui en faisait le plus. Surtout que parfois, l'autre est tout à fait conscient que vous en faites plus mais en l'expérimentant, il se rend compte de ce que ça implique pour vous.

    Bref, on est une équipe et parfois, on a besoin d'échanger nos postes pour améliorer notre stratégie (à savoir avoir plus de temps pour boire du vin devant Netflix^^)

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  • L'impact écologique du sapin de Noël

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    Amsterdam, c'est pas que des tulipes 

    La question de l'impact écologique du sapin de Noël m'occupe l'esprit depuis plusieurs Noël (pour certains c'est la paix dans le monde, moi c'est l'impact du sapin, on ne juge pas ok?). Grande adepte d'un véritable sapin, je suis passée au sapin artificiel quand j'ai eu ma fille et quand je me suis retrouvée en appartement où chauffage et vrai sapin ne faisait pas bon ménage. J'avais déjà envisagé cette option quand ma lapine passait son temps à manger mon sapin et que ma vétérinaire m'a informé que c'était toxique pour elle (ok #badmum) (pour ma décharge, elle avait l'air immunisée et a vécu 6 ans dans la joie et la bonne humeur. Mes sapins de Noël moins par contre). 

    Mais ce fut vraiment à contre coeur, j'aime l'odeur et la chaleur d'un vrai sapin. Je rassurais l'écolo qui sommeille en mois en me disant qu'en gardant plusieurs années mon sapin artificiel, je réduisais son empreinte écologique. Et puis, un élevage intensif de sapin pour une utilisation si éphémère, ça ne pouvait pas être une solution tout à fait écolo non plus ? 

    J'ai posé la question sur Instagram récemment : d'un point de vue environnemental, vaut-il mieux un sapin véritable ou artificiel ? Le résultat a été très légèrement en faveur du sapin naturel. J'ai aussi demandé les choix personnels et j'ai été surprise : égalité entre les deux alors que les statistiques laissent penser que plus de 80% des français optent pour un sapin naturel (mais personne n'a dit que mes abonnés étaient un panel représentatif^^). 

    Du coup, je me suis dis que je n'allais pas vous laisser comme ça et qu'on allait fouiller un peu l'impact écologique des sapins de Noël ! Je sais, je pourrais vous donner mes wishlists cadeaux de Noël à la place, mais avouez que ça serait trop prévisible. 

    Petit avant-propos "sapin DIY" : évidemment, la meilleure solution est de fabriquer soi-même son sapin, avec des branches, du bois, des planches de récup, etc. Sur Instgram, vous trouverez même une chouette idée #banananoëlgreen avec un sapin en bois. L'impact écologique est évidemment très réduit dans ce cas. Néanmoins, la majorité des personnes n'est pas encore prête à se passer d'un sapin vert, donc cet article a pour but de viser le plus grand nombre. Bien sûr, si l'idée vous tente, opter pour un sapin DIY à garder toute sa vie ♥

    Les quelques a priori sur les sapins de Noël

    Quand on se demande l'impact écologique d'un sapin de Noël, on réfléchit évidemment à partir de notre propre expérience et de nos idées sur le sujet. J'ai listé tout ce que je pouvais sortir de cette réflexion et vous verrez vite que j'ai eu besoin de fouiller un peu plus le sujet : 

    - un sapin artificiel est en définitive un déchet, en plastique a priori non recyclable. Et le plastique, ben c'est pas fantastique.

    - un sapin naturel a contrario c'est forcément biodégradable non ? Donc pas de déchet ultime. 

    - enfin, ça dépend aussi de ce qu'on fait de son sapin après les fêtes non ? Incinéré, l'avantage est un peu moindre du coup...

    - la production du plastique du sapin artificiel fait nécessairement appel à quantité de produits chimiques, énergie, eau et transformation du pétrole. 

    - l'élevage d'un sapin naturel pourrait être biologique donc sans pesticides ? 

    - mouais, une très grande majorité des sapins sont élevés à coût de pesticides, dépenses d'eau et utilisation des sols pour...un mois de joie dans le foyer (j'sais pas, on pourrait planter des patates douces plutôt non, j'adore les patates douces). 

    - est-ce qu'un sapin naturel capture du CO2, donc aura un effet positif pendant sa croissance ? 

    - combien de temps en moyenne on conserve un sapin artificiel ? Parce que si nos parents ou même grands-parents les conserver de longues années, j'ai l'impression que ça sera moins le cas de nos jours...

    Bref, toute seule, impossible de départager les sapins de Noël, il me manque des données essentielles sur leur consommation de CO2, leur durée d'utilisation, leur provenance... Mais vous savez quoi ? Dans la vie, il y a pleins de gens compétents et on trouve maintenant beaucoup d'études d'impact environnemental ou de cycle de vie d'un produit !

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    Les études sur le sujet 

    La principale étude sur les sapins de Noël est une analyse du cycle de vie. L'ACV est une méthode d'analyse du développement durable qui permet de prendre en compte l'ensemble des impacts environnementaux d'un produit de sa conception à sa fin de vie. Et l'analyse sur les impacts est générale c'est à dire qu'elle prend en compte la santé humaine, l'épuisement des ressources, les émissions de CO2, etc. 

    L'analyse a été menée par un cabinet de conseil en développement durable canadien, Ellio. L'étude portait sur un sapin artificiel gardé 6 ans (la moyenne en Amérique du Nord) et sur un sapin naturel faisant 150km de transport. 

    Pour lire leur analyse (en anglais) : Comparative LCA of artificial v. natural Christmas tree

    Et pour les autres, breaking news : le sapin naturel est plus écologique que le sapin artificiel ! 

    Sur la santé humaine : un sapin artificiel est un charmant cocktail de plastique, d'aluminium, de peintures toxiques mais surtout des composés volatiles comme la dioxine, le dichlorure d'éthylène, ou encore les microparticules de plomb contenus dans les fausses épines. Bref, que des trucs pas sympa à respirer pendant un mois minimum ! Avantage : sapin naturel 

    Sur la consommation d'énergie et de ressources pendant la production : c'est quasiment équivalent pour les deux types de sapin. Et oui, un sapin naturel c'est quantité d'eau, d'énergie et d'épuisements de sols nécessaires qui limitent un peu son côté écologique. Evidemment, le sapin artificiel est lui aussi consommateur d'énergie et de matières premières polluantes. Egalité sapin naturel/sapin artificiel.

    Sur les émissions de CO2 : c'est là que la différence bascule réellement puisqu'un sapin naturel participe à la captation du CO2 comme tous les végétaux, à la différence du sapin artificiel qui lui participe directement aux émissions de CO2. La phase de fabrication est donc la grande différence entre les deux : un sapin naturel de 150 cm aura en moyenne contribué à capter 3 kg de CO2 dans l'atmosphère. Et en arrivant chez vous, le sapin naturel aura consommé 3kg de CO2, contre plus de 8kg pour le sapin artificiel. Et évidemment, ce chiffre varie en fonction du lieu de fabrication : si vous prenez un sapin artificiel fait en Chine contre un sapin naturel local, la différence explose ! Avantage : sapin naturel !

    La seule manière de rétablir le bilan est de comparer un sapin naturel avec un sapin artificiel conservé au minimum 20ans...on en est loin ! 

    Petite précision sur la fin de vie des sapins naturels : les chiffres sont à prendre avec précaution, déjà parce qu'il s'agit d'une étude nord-américaine. En France, 80% des sapins naturels achetés sont made in France, donc avec un transport moindre. Mais aussi parce qu'il y a des paramètres variables à prendre en compte : si vous brûlez votre sapin après Noël, vous réduisez à zéro son bénéfice "captage du CO2" (en d'autres termes, vous remettez direct dans l'atmosphère ce qu'il a capté pendant sa croissance). Pour qu'un sapin naturel soit plus écologique, il faut prendre en compte sa fin de vie : soit le recycler (en général, ils sont broyés pour nourrir ensuite les sols) ou le composter. 

    Pour lire sur le sujet

    - comment bien choisir son sapin de Noël

    - sapin naturel ou sapin artificiel 

    - une analyse très complète sur le sapin de Noël

    sapin,noel,analyse du cycle de vie

    Bien choisir son sapin de Noël

    On l'a compris, si on veut un sapin vert, on le choisit naturel. Mais on le choisit consciencieusement : choisir un producteur certifié forêt durable comme l'Association française du Sapin de Noël naturel par exemple. On cherche s'il n'y a pas des producteurs locaux autour de chez nous.

    Et si jamais vous aviez un sapin artificiel et que je vous ai complètement dégouté (je le suis aussi, pas d'inquiétude), ne jetez pas n'importe où votre sapin et déposez le dans des points de revente ou de dons pour les plus démunis. C'est pas le mieux mais tant qu'il est là, il vaut qu'il serve à ceux qui ne peuvent s'offrir un sapin naturel.

    Vous pouvez aussi louer votre sapin, en pot pour qu'il soit replanter ensuite, voir même le replanter vous-même. Par contre, je vous préviens, c'est très compliqué d'arriver à maintenir son sapin en extérieur après de longues semaines dans un environnement chauffé. Et si par magie il se plaît, n'oubliez pas qu'un sapin...ça devient énorme! 

    Ensuite, faites attention au recyclage de votre sapin et préférez les solutions où le producteur récupère votre sapin pour le broyer ensuite. 

    Enfin, n'oubliez pas qu'un sapin plus écologique c'est aussi un sapin qui ne dépense pas la consommation d'électricité du Danemark pendant 1 mois ! On opte pour des lumières LED ^^

    Bon c'est pas tout mais j'ai envie de faire mon sapin maintenant...

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