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  • Savon de Marseille & huile de palme

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    Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que le savon de Marseille et moi, c'est une grande histoire d'amour. Originaire de Salon de Provence, je vais aux savonneries provençales depuis toujours et l'odeur du savon de Marseille fait partie de mes madeleines de Proust à moi. 

    Depuis, j'ai appris à l'utiliser pour mon linge, ma maison, mes plantes...et je vous partage ici plusieurs de mes recettes ou astuces. 

    Mais j'ai depuis longtemps de nombreux messages sur leur composition, la présence d'huile de palme, la différence entre le vert et le blanc ou autre. J'ai essayé de répondre à plusieurs questions dans l'article Comment reconnaître un vrai savon de Marseille ou encore dans la FAQ sur la lessive au savon de Marseille. Mais finalement les questions se cristallisent sur l'huile de palme présente dans certains savons de Marseille. 

    J'ai fait une mini storie sur Instagram pour expliquer un peu le cas de l'huile de palme dans les savons mais ça me semble utile d'y revenir ici dans un petit article. 

    La composition officielle du savon de Marseille : 100% huile d'olive

    Le savon de Marseille et plus largement la fabrication de savons en Provence est très ancienne en raison de la présence d'huiles végétales, de soude et de sel dans la région.

    Le processus de fabrication n'a été établit qu'en 1688, par l'Edit de Colbert, visant à limiter les dérives de certaines fabricants qui ajoutaient des graisses animales. C'est ainsi qu'un savon de Provence doit être cuit dans un chaudron (des chaudières) et ne contenir que de l'huile d'olive. Pas de graisses animales, pas d'autres huiles végétales. Il deviendra ensuite ce qu'on appelle aujourd'hui un savon de Marseille sous Napoléon. 

    L'ajout d'autres huiles végétales : palme, coprah... 

    Rapidement, les savonneries françaises se sont retrouvées en concurrence avec d'autres types de savons produits à l'étranger, notamment à base de graisses animales, qui produisaient ainsi un savon bien moins cher et plus facile à utiliser (plus de mousse, plus facile à rincer). La fabrication a base d'huile d'olive pure est en effet très complexe, coûteuse et le savon ne mousse que très peu.

    L'huile d'olive demeurait en effet une matière première très chère en raison de sa production (et c'est encore le cas aujourd'hui!). Le Port de Marseille a donc salué l'arrivée d'autres huiles végétales à partir de 1820 en provenance des Iles ou de l'Afrique du Nord, notamment l'huile de palme et l'huile de coprah (mais aussi la désormais célèbre arachide). 

    Les savonneries ont alors intégré une part de ces huiles à la recette originelle afin de faire baisser les prix et de sortir des savons plus faciles à utiliser. L'huile de palme ou de coprah notamment ont des propriétés "moussantes" (pour faire simple!) appréciées par les consommateurs. C'est à cette époque que les savonneries sortent aussi le savon blanc qui devient rapidement prisé pour le linge jusqu'à la seconde Guerre Mondiale. 

    La modification de la composition des savons de Marseille avec d'autres huiles végétales est ainsi très ancienne, sous les pressions économiques et celles des consommateurs. 

    La composition des savons de Marseille en 2017

    Aujourd'hui, il subsiste peu de véritables savonneries traditionnelles, tout simplement parce qu'il reste peu de "chaudrons" en activité. L'industrie a connu de grandes difficultés après la seconde Guerre Mondiale et l'arrivée de nouveaux produits chimiques plus économiques, plus faciles à utiliser, plus modernes, a fortement fait diminuer la demande en savon solide.

    A priori, il ne reste qu'un savon qui présente toutes les caractéristiques de l'Edit de Colbert, à savoir un 100% d'huile d'olive : Alepia. Cuit en chaudron et uniquement à base d'huile d'olive, il est cependant fabriqué en Ile de France, ce qui enlève un peu de son charme...à mon humble avis ^^ Mais il reste intéressant pour ceux qui cherchent à éviter à tout prix l'exploitation d'autres huiles végétales.

    Les autres savonneries offrent désormais un savon de Marseille qui contient de l'huile d'olive et d'autres huiles végétales, en très grande majorité de l'huile de coprah. A ma connaissance, il n'y a que Rampal Latour qui ajoute aussi de l'huile de palme dans son savon vert. En revanche, tous les savons blancs contiennent huile de palme et huile de coprah, comme depuis l'origine. 

    Alors, on évite l'huile de palme et l'huile de coprah dans les savons ? 

    C'est une question à laquelle je ne peux pas vous donner de réponse absolue, c'est un choix personnel. Par contre, je peux vous expliquer mon propre choix. 

    Premièrement, utiliser un savon de Marseille 100% huile d'olive pure est très différent d'un savon qui contient d'autres huiles végétales : il moussera moins, l'odeur sera plus forte, il se rincera plus difficilement. L'ajout de l'huile de palme ou de l'huile de coprah n'est pas le résultat d'une décision "tiens si on participait à la déforestation?". C'était à la fois une nécessité économique face au prix et parfois à la pénurie de l'huile d'olive. Et aussi une demande des consommateurs qui avaient des difficultés à s'approprier un savon si difficile à utiliser. 

    Deuxièmement, la problématique de l'huile de palme est souvent prise dans son ensemble sans réflexion (ou en tout cas, un peu rapidement à mon sens). 

    L'huile de palme, issue du palmier à huile, est majoritairement produite en Indonésie et en Malaisie, mais aussi en Amérique Latine. C'est désormais la plus grande production d'huile, en raison de sa rentabilité (le palmier produit beaucoup chaque année et pendant plus de 30 ans) et ils demandent moins de surface que la plupart des autres arbres à huiles. C'est donc uniquement des raisons de rentabilité économique qui font qu'aujourd'hui, c'est l'huile la plus consommée et la plus utilisée dans le monde. 

    Du coup, on augmente sans cesse les parcelles de palmiers à huile, en éliminant des forêts entières qui jouaient un rôle essentiel, notamment pour l'absorption du CO2, ainsi que toute la biodiversité qui dépendait de ses arbres divers. On pourrait ajouter que la consommation a proprement parlé d'huile palme n'est pas idéal pour la santé, vu que c'est une huile qui contient énormément d'acides gras saturés. 

    Si ça vous intéresse, allez jeter un coup d'oeil à l'article du National Geographic sur l'huile de palme.

    Mais alors, si on veut éviter l'huile de palme, il faut absolument utiliser un savon de Marseille sans huile de palme ?

    Ben oui et non, je vous dirais. L'huile de palme est utilisée dans trois secteurs différents : 80% pour l'alimentaire, 19% en cosmétologie, 1% en énergétique (dans l'essence). Il est alors étrange de diaboliser les savons de Marseille pour l'ajout de l'huile de palme. Bien évidemment dans une logique pure, on devrait proscrire tout produit à base d'huile de palme. Néanmoins, comme on ne vit pas dans une logique pure, il me semble évident de commencer à éliminer l'huile de palme dans l'alimentaire. Et pour tenter de le faire, c'est loin de se limiter au Nutella !!

    Mais alors en cosmétologie, ça concerne aussi les savons non ? Il faut déjà comprendre que l'huile de palme se retrouve rarement sous sa forme originelle dans les cosmétiques mais elle est transformée. Présente dans la grande majorité des cosmétiques classiques, dans les crèmes, les démaquillants, etc., on la reconnaît grâce à différentes dénomination : tous les suffixes -capryl ou les préfixes -lauryl -cetear -palm...

    Pour plus d'infos, je vous recommande l'article de Oolution sur l'huile de palme en cosmétique. En gros, si vous évitez déjà la cosmétique classique ou que vous privilégiez des produits bruts, vous avez déjà une grande partie de la solution.  Et là encore, c'est loin d'être simple de reconnaître l'huile de palme dans toutes les compositions.

    On fait quoi alors pour le savon de Marseille ? 

    On privilégie au maximum les savons de Marseille qui ne contiennent que de l'huile de coprah et de l'huile d'olive (toujours le savon vert). Il ne s'agit pas de substituer l'huile de coco à l'huile de palme mais il semblerait que ce soit pour l'instant moins problématique d'un point de vue écologique. 

    Je continue personnellement à utiliser le savon de Marseille blanc, à l'huile de palme donc. Parce que la recette de la lessive maison a un bien meilleur résultat comme ça et que j'estime que mon impact reste meilleur à faire ma lessive maison qu'à utiliser les lessives conventionnelles (qui doivent en plus contenir aussi de l'huile de palme sous forme transformée).

    Pour l'instant, je traque l'huile de palme dans l'alimentation et la cosmétique classique. Et je ne culpabilise pas du tout de continuer à utiliser le savon de Marseille blanc pour ma lessive. J'estime que le fait de faire ma propre lessive est un geste important d'un point de vue écologique et un des rares gestes à faire en tant que consommatrice qui n'achète plus de lessive depuis 2 ans.

    Et surtout, je n'ai pas du tout envie d'entrer en guerre contre les quelques savonneries traditionnelles pour leur utilisation de l'huile de palme ! Je comprends les remarques des personnes qui veulent limiter l'huile de palme et sont déçues de sa présence dans le savon de Marseille. Pourtant, chez moi, ce savon, qu'il soit avec ou sans huile de palme, me permet de me passer de lessive industrielle, de détachant, de gel douche ou de liquide vaisselle parfois, de produits pour mes plantes malades, etc... Clairement, je préfère limiter tout ces produits même si cela signifie d'acheter encore un savon à base d'huile de palme. Et autour de moi, je suis déjà loin d'être dans la majorité à ne plus acheter ces produits (ni ceux de la cosmétiques traditionnelles). 

    Quand on fera pression sur les industriels qui utilisent à tout va l'huile de palme, je n'aurais plus d'états d'âmes à faire pression sur les savonneries traditionnelles pour qu'elles utilisent autre chose. En attendant, c'est un combat que je trouve un peu injuste : blâmer un savoir faire traditionnel qui offre tant de possibilités pour utiliser des produits moins polluants et moins dangereux pour la santé, c'est (encore une fois à mon sens) une hérésie.

    Allons déjà combattre l'industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique ainsi que les gouvernements des pays qui traînent à mettre en place une règlementation contre la déforestation et à appuyer un label durable d'exploitation des palmeraies...puis on passera en Provence discuter savon de Marseille et huile de palme ♥

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  • Pas de miracle le matin

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    Ah la tendance du Miracle morning... Livre à succès de Hal Erold, on voit depuis plusieurs mois des récits de nouveaux adeptes, d'articles qui tentent de décrire cette tendance, des avis sur les bienfaits de cette routine matinale. 

    Et ça fait plusieurs mois que j'ai envie de vous en parler sans trouver l'angle d'attaque. 

    En très bref, le miracle morning c'est quoi ? C'est se réveiller entre 30min-2h plus tôt que son réveil habituel pour effectuer une routine rien que pour soi : méditation, sport, lecture, petit déjeuner sain, préparer les objectifs de la journée, etc. 

    Entendons-nous bien. Si tu pratiques le miracle morning et que tu es satisfait, c'est tout à ton honneur et continue comme ça. Je trouve même que c'est une idée intéressante que d'arriver à dégager du temps pour soi, de commencer les journées au calme et de faire le plein d'énergie. 

    Mais comme pour toutes tendances "lifestyle", il y a une part de fantasmes et aussi une part de mauvaise interprétation de la méthode. On oublie trop que toutes ces "tendances" ou "modes de vie" ne sont que des témoignages de personnes pour qui cela a fonctionné. Ce n'est pas une science exacte qui va résoudre tous vos problèmes.

    Et dans le cas du miracle morning, je trouve ça même un peu radical : l'idée qu'un réveil (très) matinal pourrait nous permettre de rallonger notre journée afin de pouvoir prendre du temps pour soi me dérange profondément !

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    1- Le sommeil c'est précieux

    Le sommeil reste bien trop précieux pour s'en priver. En 2017, on perds encore chaque année des minutes de sommeil, notamment les femmes, et surtout, on perds du sommeil de qualité. Difficultés à s'endormir tôt, insomnies, réveils matinaux, nuits blanches... Clairement, on manque tous de sommeil. 

    Et vous savez quoi ? Le sommeil, c'est drôlement utile pour nous ! C'est une fonction biologique essentielle qui nous permet de récupérer nos forces physiques et psychiques. Pendant votre sommeil, votre corps s'active à réparer la fatigue de la journée, à libérer des hormones essentielles (genre celle qui fait grandir, ceci explique la taille de ma fille/marmotte^^), augmente la fabrication de certaines protéines (et donc régule votre appétit, si vous n'arrivez pas à maigrir, commencez par dormir!), régule votre fonctionnement cérébral...Et encore tellement de choses se joue avec votre sommeil comme votre mémoire, votre vigilance, votre patience, etc.

    L'idée que "dormir est une perte de temps" est bien le mal du siècle où un tiers de la population en Occident est en "manque" de sommeil quand une grande majorité des personnes estiment avoir régulièrement des difficultés à s'endormir ou des insomnies. On estime qu'on rate des choses, des moments...et donc en envisage même de se lever plus tôt pour "profiter". Et paradoxalement, on s'inquiète d'être toujours fatigués, énervés, sans patience, de ne pas arriver à perdre 2kg et d'oublier pleins de choses. 

    Le sommeil, c'est un des rares moment où l'on ne peut pas faire semblant : vos rêves, votre qualité de sommeil, traduisent bien plus de choses que vos journées. 

    2- Se coucher plus tôt, c'est pas toujours facile

    Alors vous me direz "oui mais le Miracle Morning, c'est aussi se coucher plus tôt". Ok, évidemment puisqu'il faut quand même arriver à ses 6/7/8h de sommeil par nuit. Je suis de la team #mamie, je n'ai aucun problème à me coucher tôt et pour moi, dormir doit primer sur tout le reste (tellement je suis chiante quand je manque de sommeil).

    Mais, le monde n'est pas parfait, nos vies non plus. On travaille beaucoup et tard, les enfants ne se couchent pas tous à 19H30 et on aimerait bien ne pas rater l'épisode de Game of Thrones de ce soir. Bref, s'endormir à 21h/22h tous les soirs, c'est quand même un sacré challenge ! Je rajouterais même que certaines personnes ont besoin de ces quelques heures pour passer du temps avec l'amoureux, pour écrire, pour lire, travailler... On est pas tous fait sur le même rythme et je crois qu'il ne sert à rien de se forcer à prendre un autre rythme. 

    Donc si on se couche plus tard mais qu'on continue à se réveiller plus tôt, on diminue les heures de sommeil....(et là je te renvoie au paragraphe précédent!). 

    3- N'attendez pas un miracle uniquement à 6h du mat

    Ensuite, cette tendance à l'accomplissement de soi, au "temps pour soi", etc., à 6h du mat...je suis pas du tout convaincue et même franchement inquiète que l'on y réfléchisse pas autrement !

    Déjà, saches-le, dans la vraie vie, peu de personnes se lève à 5h30 pour enchaîner 30min de yoga-chien-tête-en-bas, puis une petite méditation en sirotant son thé vert avant de lire quelques pages d'un livre. En vrai, on est tous là, à snoozer notre réveil toutes les 2 min, à avaler un café en essayant d'enfiler les chaussettes à nos enfants avant de partir déjà en retard. 

    Bon je caricature. Perso, je suis une vrai calme, même le matin. Mais si j'adore avoir 10min avant tout le monde pour boire mon café, j'ai pas besoin de 2h pour moi, mon oeuvre et mon subconscient ! Et je trouve ça tellement triste de dire aux gens qu'il leur manque ça, pile à 5h du mat, chaque jour ! 

    Cette tendance-là me rappelle trop le prisme des "entrepreneurs"/start-up/freelance and co" ! C'est chouette hein mais dans la vie, il y a aussi des professeurs, des infirmiers, des techniciens, des assistants, des vendeurs... Bref, tout le monde ne vit pas dans une conférence de motivation de Google sur le "comment organiser sa journée d'entrepreneurs et trouver l'inspiration" ! 

    Les moments de calme, les questionnements, le yoga, la méditation ou la lecture, tout ça on devrait pouvoir le faire à d'autres moments, sans limiter ses heures de sommeil. Et sans vouloir le faire nécessairement tous les jours ! On ne vit pas dans les pages d'un compte instagram, la vie de tous les jours, elle est parfois speed, stressante, surprenante ou épuisante. Et c'est pas grave. Ce qui compte, c'est d'arriver à s'écouter pour ne pas rater le moment où vous avez besoin de ce calme, ce temps pour soi. Et là vous pourrez partir courir, faire du yoga, mettre un dessin animé à vos enfants (#badmum) pour aller prendre un bain, vous coucher un peu plus tôt pour lire ce livre prenant. Mais vous pouvez aussi ouvrir une bouteille de vin avec votre amoureux (#badparents) ou aller boire un café avec votre meilleure amie. 

    Ce que j'essaye de dire de façon un peu brouillon, c'est qu'on a pas tous besoin de calme, d'être avec soi, de pratique le yoga et la méditation. J'adore ces moments-là mais pas tous les jours et sûrement pas à 6h du matin !

    Et surtout, qu'il faudrait éviter de voir ça comme la solution miracle. Si vous ressentez le manque de temps pour vous, il est peut-être bon de commencer par s'interroger sur vos rythmes en journées avant d'empiéter sur vos nuits. Vous êtes sûr que vous devez rester tous les jours au bureau jusqu'à 19h parce que sinon c'est mal vu ? Vous ne trouvez pas que le stress du ménage quotidien pourrait s'alléger en prévoyant un rangement plus précis aux objets et un partage des tâches plus équitables en famille ? Vous n'avez personne pour vous garder les enfants une soirée même s'ils vous manquent ? 

    Bref, bref, bref. 

    J'aime les tendances qui incitent à prendre le temps, à ralentir et à regarder autour de nous. Mais j'aimerais aussi qu'on soit plus indulgent face à ses injonctions de "conscience", "accomplissement". Il y a sans doute mille choses à modifier dans nos journées trop speed mais chacun doit pouvoir trouver ce qui lui manque et pourquoi on a parfois la sensation de ne pas avoir assez de temps. 

    4- La recherche du temps pour soi...et les autres alors ? 

    J'aime les nouvelles tendances "slow" : la méditation, le yoga, l'écriture d'un journal intime... Mais je ne peux m'empêcher de trouver un peu dommage qu'aujourd'hui, on n'envisage que des techniques pour se réorienter vers soi-même. 

    Ne vous méprenez pas, c'est très important d'être en paix avec soi, de trouver sa voie, de chercher son propre bonheur. 

    Mais - et ce n'est qu'un avis personnel - ça n'a de valeur qu'en interaction avec les autres. On est humain, on est un "animal social", on a besoin de contact, de débats, du regard des autres. Une grande part de notre bonheur, de notre "accomplissement", de notre "paix intérieur" vient des autres. 

    Il est donc tout aussi essentiel de trouver du temps dans notre vie pour soi ET pour les autres. Si vous avez la désagréable impression que votre vie va trop vite, vous avez aussi besoin de prendre du temps pour les autres : votre famille, vos enfants, vos amis, les voisins que vous ne connaissez pas, l'association que vous aimeriez rejoindre depuis longtemps, etc. 

    Si je trouve chouette l'idée de se lever un peu plus tôt pour commencer dans le calme, avec quelques activités pour soi, je trouve tout aussi important de réorienter notre agenda pour les autres. Lâchez votre ménage le soir pour jouer réellement avec vos enfants. Organiser une soirée pour vos amis. Appelez un ami dont vous n'avez pas eu de nouvelles depuis longtemps. Prenez le temps de discuter, d'échanger, de demander des avis et de solliciter de l'aide ! Il faut arrêter d'avoir peur du mouvement, de contacts, de liens humains, du travail... Tout ça aussi participe à votre bonheur et à définir qui vous êtes. 

    On a pas tous besoin de se lever plus tôt pour se recentrer sur soi mais on a tous besoin de tisser des liens avec d'autres humains non ?

  • Démaquillage à l'huile

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    De retour des vacances sans wifi, j'ai beaucoup de retard de publications ! N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur instragram (banana_blog), en général, je suis plus active dans ces moments un peu compliqués où je ne peux pas publier ici.

    Pour la reprise, je voudrais aborder le sujet du démaquillage à l'huile. Je vous en ai déjà parlé dans ma routine démaquillage et vous trouverez beaucoup d'articles à ce sujet sur les blogs.

    Je voulais juste reprendre les basics du démaquillage à l'huile et surtout aborder la question de l'huile de coco. 

    Se démaquiller à l'huile a l'avantage d'utiliser du "gras" pour dissoudre du "gras" et donc le maquillage, même waterproof. L'huile permet aussi de ne pas décaper la peau et donc de ne pas la fragiliser. 

    En règle générale, on hésite à utiliser l'huile quand on a la peau mixte, grasse ou à imperfections, craignant de se rajouter encore plus de problème. C'est un peu une idée reçue, l'huile ne viendra pas graisser votre peau ni vous rajouter des boutons. 

    Mais cela ne veut pas dire que vous pouvez vous démaquiller n'importe comment, ni avec n'importe quelle huile !

    Règle n°1 - L'huile tu enlèveras avec un coton/gant/serviette

    Pour se démaquiller à l'huile rien de plus simple : pas besoin d'humidifier la peau, il suffit d'appliquer une grosse noix d'huile dans le creux de la main, de la répartir sur vos deux et on masse son visage. Pas besoin de frotter comme une dingue, le massage doit être agréable ! Pour bien enlever le mascara, on frotte les cils entre deux doigts en les faisant rouler. 

    Pour rincer, il ne suffit pas d'asperger le visage d'eau, si vous avez déjà fait une vinaigrette, vous voyez bien que l'huile ne se mélange pas à l'eau ! Il vaut mieux prendre un coton lavable, un gant de toilette ou une petite serviette, de la passer sous l'eau tiède avant d'enlever l'huile (et le maquillage avec) de votre visage. Là encore, ne frottez pas comme une acharnée, on passe d-é-l-i-c-a-t-e-m-e-n-t le coton sur le visage ! Vous pouvez la repasser plusieurs fois sous l'eau pour vous assurer que tout le maquillage part bien ! 

    Règle n°2 - Nettoyer ta peau après, tu feras

    Et oui, le démaquillage à l'huile seul est un peu une hérésie, surtout si vous avez une peau à imperfections. Le coton lavable et l'eau vous permettront d'enlever tout le maquillage et la plus grosse partie de l'huile MAIS il reste toujours des traces d'huile mélangée à votre maquillage. S'arrêter là, c'est prendre le risque de boucher vos pores et de voir apparaître boutons, teint terne ou rougeurs. 

    Du coup, on passe toujours par l'étape nettoyage après le démaquillage à l'huile : un gel nettoyant, un savon, etc. à vous de trouver ce qui convient à votre peau. Sachez que le plus doux restera évidemment un savon saponifié à froid, spécialement conçu pour votre type de peau (le Macadamia/Aloé Vera du Moly est parfait pour les peaux mixtes!). Et petit conseil, n'hésitez pas à varier en fonction de l'état de votre peau : parfois il lui faudra un savon très doux, parfois un savon plus nourrissant ou permettant de traiter les imperfections. 

    Et là encore, pas besoin d'insister ou de frotter, on passe seulement un peu de savon et d'eau sur le visage et on rince. 

    Si vous avez la peau sensible ou si vous habitez une région où l'eau est très calcaire, n'oubliez de passer un peu d'eau florale ou de lotion pour enlever le calcaire de l'eau et ainsi éviter la peau qui tire. 

    Règle n°3 - Ton huile, avec soin tu choisiras

    On en vient au nerf de la guerre : avec quelle huile se démaquiller ? 

    Déjà, vous avez le choix entre une huile démaquillante du commerce ou une huile végétale brute.

    Les deux sont très bien mais faites bien attention à la composition des huiles démaquillantes sur le marché. En règle générale, ça vous coûtera moins chère une huile toute faite et elle se rincera plus facilement. C'est un bon premier pas si vous commencez dans le démaquillage à l'huile. 

    Ma préférée : l'huile lactée démaquillante de Melvita

    Si vous préférez utiliser une huile végétale brute, attention à votre choix et à la texture de l'huile. Certaines sont très épaisses (huile de ricin par exemple), d'autres trop liquides.

    Et c'est là que je veux en venir avec cet article : attention à l'huile de coco ! Une grande majorité des articles que je vois passer vantent les mérites de cette huile pour le démaquillage. Si j'aime beaucoup l'huile de coco pour hydrater ma peau, mes cheveux ou pour la cuisine, elle ne passe pas par mon visage ! Pourquoi donc ? Elle est comédogène mon ptit poulet ! Ca signifie qu'elle aura tendance à favoriser l'apparition de "comédons" donc de points noirs, voir de petits boutons sous la peau. 

    C'est donc, pour moi, l'erreur classique que l'on fait. Penser que l'aspect "multifacette" de l'huile de coco l'a rend parfaite pour le démaquillage. Clairement si vous avez une peau mixte, grasse ou sujette aux imperfections, ce n'est pas le cas ! Si vous y tenez vraiment, il faudra être nickel sur le nettoyage de votre peau pour s'assurer qu'il n'en reste plus sur votre peau. 

    Mais si vous voulez faire plus simple, troquez l'huile de coco pour l'huile de jojoba, d'avocat, de noisette...

    Et le must du must ? Faire votre propre mélange d'huile pour le démaquillage. A force d'utiliser des huiles végétales, vous apprendrez à connaître celles qui réussissent à votre peau, que vous tolérez bien et que vous aimez utiliser. Rien ne vous empêche de faire votre propre mélange !

    Un mélange que j'aime : 1/3 d'huile de jojoba, 1/3 d'huile de ricin, 1/3 d'huile d'avocat. Mais c'est déclinable à l'infini, suivant votre type de peau et vos besoins.

    On récapitule...

    On choisit une huile végétale en fonction de sa peau (pour voir les indices de comédogénécité), on la masse doucement sur le visage, on rince plusieurs fois avec un coton ou une serviette humidifiée et on nettoie avec un savon doux ! La peau est démaquillée, propre et prête à recevoir un soin ou respirer un peu toute nue ♥