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  • Késaco ? L'économie circulaire

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    Je vous ai déjà dit que je travaille en post-doctorat sur l’économie circulaire et je me suis dis que ça serait bien de vous expliquer plus en détails ce concept d’économie circulaire. Je vous présente à la fin un livre tout récent sur le sujet et accessible au grand public si jamais ça vous intéresse (#optimiste)

    En quelques mots

    L’économie circulaire s’oppose à notre système économique actuel, dit linéaire : on extrait massivement des matières premières, on produit, on consomme et on jette. Les déchets finissent dans ce système majoritairement en décharge.

    Or, plusieurs auteurs ont mis en lumière les limites de ce système à partir des années 70. Notre monde a évolué mais pas notre système économique.

    Fondé sur une forte consommation des ressources naturelles, il n’a pas pris en compte leur épuisement désormais connu, l’impact environnemental de l’extraction, du transport ou de la consommation (gaz à effet de serre, pollution aux particules…). Et l’ensemble du système est organisé pour une production et une consommation qui favorise le moindre coût immédiat et non à long terme. On sait désormais que l’impact de la production sur l’environnement ou encore les traitements des déchets augmenterait considérablement le coût d’un produit s’il était pris en compte. Dépolluer, traiter les déchets et même recycler est extrêmement coûteux pour la société.

    Le modèle de l’économie circulaire propose alors de s’inspirer du fonctionnement de la Nature : en un mot, c’est le fameux « rien ne se crée, tout se transforme ». Alors que nous produisons quantité de déchets non seulement inutiles économiquement mais très polluants, dans la Nature, le fonctionnement est cyclique. Un déchet sera réintroduit dans le processus naturel : il deviendra compost pour alimenter le sol, nourriture pour une autre espèce, etc. Tout est pensé et conçu pour avoir une utilité et ainsi, optimiser l’ensemble du processus. Non seulement, rien se perd mais tout est utilisé parfois plusieurs fois et par plusieurs espèces : c’est un cercle positif.

    Notre système économique pourrait alors s’en inspirer :

                    - extraire raisonnablement les matières premières et favoriser les énergies renouvelables

                    - concevoir des produits pour qu’ils durent plus longtemps, qu’ils soient plus facilement réparables ou recyclables.

                    - privilégier l’usage plutôt que la surconsommation via la propriété (BlaBlaCar, le Vélib, ...tout ça fait partie du concept d’économie circulaire)

                    - consommer responsable : savoir l’impact environnemental de ce qu’on consomme et produit (grâce aux labels par exemple), réduire ses déchets

                    - recycler mais aussi valoriser énergétiquement les déchets (transformer les déchets en énergie).

    C'est la fameuse boucle de valeur positive de l'économie circulaire. Et si je vous ai perdu, voilà un schéma pour les enfants qui devrait vous parler :

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    Source : blog Au four et au moulin

    Ainsi, le système est créateur d’emplois et d’innovation mais minimise les impacts sur l’environnement afin d’éviter l’effondrement de notre système économique : on dépensera moins en dépollution ou en traitement des déchets, mais même plus loin que ça on améliore la qualité de vie des citoyens grâce à une meilleure qualité de l’eau et de l’air par exemple.

    Pour quelques exemples, je vous ai déjà mis BlablaCar ou Vélib mais il y a quantité d’entreprises qui innovent grâce au concept d’économie circulaire : Michelin, Philips, La Poste, H&M, les grandes entreprises d’énergies (Engie, ect…). Ou encore des marques qui développent des concepts zéro déchets (Lamazuna par exemple ou les épiceries vrac) ou des produits plus sains dont tout le processus de production est pensé pour minimiser les impacts (Rainett par exemple). Des collectivités mettent aussi en place des processus d’économie circulaire, notamment en matière de déchets : favoriser le compost et le tri, inciter à la valorisation énergétique, éviter le gaspillage alimentaire…

    J’espère ne pas vous avoir perdu avec ces explications, je trouve le concept tellement passionnant que je m’emballe souvent ! Ce n’est pas un changement simple, il implique de faire travailler ensemble des secteurs économiques qui ne sont pas habitués, à réfléchir à chaque étape de vie d'un produit et surtout, à opérer un changement chez le consommateur.

    Avis sur "Activer l'économie circulaire"

    Si jamais, ça vous intéresse, je vous fais un petit compte-rendu du dernier livre sur l’économie circulaire que j’ai lu : « Activer l’économie circulaire », de Nicolas Buttin et Brieuc Saffré aux éditions Eyrolles.

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    Le livre est conçu comme un guide pour mettre en pratique une logique d’économie circulaire : explication du concept, enjeux mais aussi application du principe par les acteurs économiques et surtout présentation d’exemples d’initiatives en matière d’économie circulaire.

    Le but est de montrer le chemin (les chemins en fait) pour une économie plus juste, plus performante et plus écologique.

    Le livre est organisé en trois parties : Le monde change / Comment agir / Cas pratiques.

    Ici l’économie circulaire est définie comme « une économie du bon sens qui cherche constamment à optimiser le processus de production et l’énergie nécessaire pour l’activer, afin de faire beaucoup plus et beaucoup mieux avec le minimum de moyens possibles ».

    J'ai trouvé la première partie très pédagogique. Tout est présenté très simplement, on comprend rapidement le fonctionnement du système économique, de la Nature, les problèmes environnementaux actuels. Le style est court, avec des schémas ou illustrations, pas besoin d'être un économiste pour comprendre !

    On aborde facilement le problème de l’épuisement des ressources naturelles et l’impact sur notre modèle de croissance économique, le fonctionnement cyclique des écosystèmes et la difficulté pour l’humain de s’en inspirer.

    Cette première partie s’intéresse aussi particulièrement au design, ce que j’ai trouvé plus innovant car rarement abordé. En effet, repenser notre mode de production et de consommation pour diminuer nos impacts environnementaux nécessite de se pencher sur le design. Il est nécessaire d’allier l’innovation, le beau, l’utile, etc…tout en intégrant la donnée environnementale. Les auteurs rassemblent les 10 règles pour un bon design : être innovateur, utile, esthétique, compréhensible, discret, honnête, utile à long terme, pensé dans les moindres détails, respectueux de l’environnement et minimaliste.

    Je ne suis absolument pas spécialiste du design donc je ne saurais dire l’utilité de ces règles mais je trouve l’idée intéressante de ne pas se pencher uniquement sur la production ou la consommation mais aussi, en amont, sur le design de nos produits (au sens large).

    La suite est plus classique : explorer des énergies propres, repenser l’utilité de l’eau, des déchets, etc…

    La deuxième partie est à mon sens la plus originale. Au lieu de terminer sur les belles ambitions de l’économie circulaire, les auteurs s’intéressent à sa mise en pratique au sens d’une entreprise. Grâce à un planning, à des objectifs et à un business plan adapté, l’économie circulaire devient extrêmement concrète.

    Et si jamais on doute, la troisième partie vous présente de nombreuses innovations en matière d’économie circulaire, pas toujours connue du grand public mais qui permettent de rendre le concept plus concret.

    C’est un livre très utile, assez innovant et très pédagogique. Pour moi, il devrait être envoyé à tous les industriels, les responsables de la politique de développement dans les entreprises, les entrepreneurs…

    L’économie circulaire, ce n’est pas un fonctionnement utopique pour l’avenir et uniquement fondé sur la protection de l’environnement. C’est un modèle économique qui permet d’assurer de la croissance, de l’emploi, de l’innovation et donc de faire aussi des bénéfices. Seulement, il prône que cela n’est possible qu’en intégrant une forte composante écologique dans l’ensemble de notre société. Et en réalité, c'est une voie que l'on a déjà commencé à emprunter !

    Un grand merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout ! Alors, l'économie circulaire ça vous parle ?

     

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  • La magie du rangement #1

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    Je viens de terminer La Magie du rangement de Marie Kondo et j'ai beaucoup aimé.

    Le mot de l'éditeur :

    Mettre de l'ordre dans votre intérieur afin d'améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s'agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde. Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l'on a fait du tri. Dans cet essai pratique déjà best-seller, l'auteur nous explique simplement, mais fermement, d'oublier nos bonnes vieilles habitudes : passer une journée par an à tout jeter ne sert à rien ! S'attaquer à chaque pièce l'une après l'autre non plus... En procédant ainsi, dans quelques jours, vous nagerez de nouveau en plein désordre. Le rangement doit être un moment privilégié. Et chaque objet qui nous entoure doit nous procurer de la joie. Vraiment. Si ce n'est pas le cas, alors il faut s'en débarrasser. Tout de suite. Vous voulez en savoir plus? Entrez dans le monde magique du rangement, et attendez-vous à quelques surprises, car lorsqu'on y voit clair, notre regard sur la vie change...
     
    Formellement, le livre est très agréable à lire. Beaucoup de chapitres, un déroulement logique de sa méthode et des anecdotes illustrant sa mise en pratique.
     
    Sur le fond, je le rapprocherai de Zéro Déchets de Béa Johnson. De très bonnes astuces, une réflexion qui fait écho en moi mais un changement assez radical et une approche pas toujours adapté à notre mode de vie.
     
    Le concept de sa méthode de rangement KonMari : trier et ranger.
     
    Pour le tri, il faut agir par catégorie, du plus simple au plus sentimental : vêtements, livres, objets, photos. Vous pouvez procéder par sous-catégories si vous avez beaucoup d'affaires : les hauts, les bas, les manteaux...
     
    Pour chaque catégorie à trier, il faut tout sortir et tout rassembler par terre. Ensuite, chaque vêtement ou chaque objet doit passer entre vos mains (très important) et vous devez vous poser qu'une seule question : est-ce qu'il me ressentir du plaisir ?
     
    J'ai beaucoup apprécié ses réflexions à ce stade. J'ai toujours eu l'habitude de trier petit à petit et en me demandant si je l'avais utilisé dans l'année généralement. Marie Kondo explique pourquoi cette méthode ne peut fonctionner à long terme. Il est alors important de vraiment tout sortir et tout trier d'un seul coup en touchant chaque objet. L'avantage est qu'on se rend mieux compte de la quantité de choses que l'on a et que l'on apprécie mieux les choses que l'on décide de garder.
     
    Un fois que l'on a décidé quoi garder, il faut trouver une place et appliquer une méthode de rangement particulière. Mais je garde cette deuxième étape pour un autre article.
     
    J'aime : la simplicité de sa démarche et la réalité qu'elle prône sur nos problèmes de rangement. Sa réflexion m'a frappé de justesse : on aura beau trier et ranger différemment, le désordre reviendra toujours si on est incapables de savoir quoi garder et quoi jeter. On a beaucoup trop de choses dans nos intérieur, que l'on garde sans nécessité ni plaisir. C'est une perte de temps et d'espace considérables et un catalyseur de bazar !
    Et j'ai adoré son critère pour le tri : le plaisir. Pour l'avoir déjà tester, il est beaucoup plus efficace que ceux qui consistent à ne garder que ce qu'on a utilisé dans l'année ou autre. Il faut un petit temps d'adaptation pour cerner en quoi il consiste mais je le trouve très juste.
     
    J'aime moins : la radicalité de sa méthode qui nécessite beaucoup de temps et une liberté que l'on a peu en famille. Elle estime la durée de la première phase à 6 mois donc il ne s'agit pas de tout faire en un weekend. Mais il faut quand même trier chaque catégorie d'objets en une seule fois et c'est assez contraignant. Son rapport aux vêtements est assez perturbant aussi même si j'avoue être sensible au respect qu'elle montre pour ses affaires. Je lui reprocherais surtout d'être écrit pour la société japonaise qui ne connaît ni nos habitudes ni nos obligations sur les papiers à conserver. Enfin, je regrette qu'elle utilise tant le terme "jeter" et non trier qui laisse penser qu'il faut vraiment jeter ses affaires. Par pitié, donner aux œuvres caritatives, à votre voisin dans le besoin ou autre! 
     
    Résultat : en bonne psychopathe du rangement, je vais tester sa méthode ! Et je vous ferais un rapport à chaque étape. J'ai bien conscience des efforts qu'il va falloir faire et des possibilités d'échec.
     
    Alors pourquoi je tente ? Déjà, parce que j'aime trier et ranger. Mais, je m'épuise souvent à le faire constamment, sans comprendre pourquoi le bazar revient. Je suis maintenant convaincue que j'ai juste trop de choses et que beaucoup de choses n'ont pas de places attitrées.
     
    Je vous renvoie à mes articles Home minimalize ou Résoudre le "au cas où" qui finalement ne m'ont pas permis de résoudre mon désordre sur le long terme! Je me suis même arrêtée en plein Mins Game, tellement je n'arrivais pas à gérer le temps. Finalement, je ne me posais pas les bonnes questions...
     
    Ensuite, comme elle le dit au début, il faut se demander quelles raisons nous pousse à ranger. Pour cela, sa méthode est simple. Demandez vous pourquoi vous voulez vous lancer dans un tel rangement. Par exemple pour passer moins de temps à ranger et faire le ménage ensuite ? Ne vous arrêtez pas là et continuez à vous demander pourquoi : parce que je préfère passer plus de temps avec ma famille. Pourquoi ? Parce que je travaille beaucoup et qu'ils me manquent. Pourquoi ? Et ainsi de suite !

    Pour moi ça donne ça :

    • Je veux me lancer dans un tel rangement car j'en ai marre de m'épuiser à ranger.
    • Pourquoi ?
    • Parce que le désordre me rend anxieuse et me prends trop de temps.
    • Pourquoi ?
    • Parce que j'ai l'impression d'être en guerre contre ma maison et de ne rien faire d'autres
    • Pourquoi ?
    • Parce que j'aimerais avoir un intérieur apaisant et une place pour chaque chose. J'aimerais que ma maison me ressemble davantage et me permette de me détendre autrement qu'en rangeant.

    En procédant ainsi, on saisit mieux pourquoi on veut ranger mais surtout à quoi on veut arriver. Chaque maison est différente et le nombre d'objets à garder sera variable en fonction des personnes. Il faut donc trouver ce qui VOUS convient et pourquoi cela vous convient.

    Un exemple pour moi : les vêtements. Je vous en ai parlé pour ma période de no-shopping. J'ai un vrai problème de dépense en vêtements et je n'arrive pas à le résoudre. En commençant à appliquer sa méthode, je me suis déjà aperçue de deux choses : 1/3 de mes vêtements ne me procurent aucun plaisir. Non pas qu'ils sont moches ou pas à ma taille mais je ne ressens pas de plaisir en les manipulant. Un problème de couleur, de coupe ou juste le sentiment qu'ils ne me plaisent pas vraiment. Pourtant je les porte et je n'aurais donc jamais eu le courage de m'en séparer avant. Ensuite, je n'ai aucune conscience de ce que j'ai et de ce qui me manque. Ce qui fait que j'achète souvent des choses inutiles.

    Première étape : le tri des vêtements. J'ai déjà commencé mais je n'ai pas encore terminé. Comme je le dis plus haut, le côté radical de sa méthode fait que je ne pourrais jamais tout trier d'un coup vu mon emploi du temps. Donc, j'essaye de m'occuper du maximum en une fois et de faire par sous-catégorie. En une fois, j'ai trié 13 sacs !!

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    Ca fait peur hein ? 

    Mon ressenti : la majorité de mon tri n'était pas difficile. Entre les vêtements trop grands ou abîmés, je ne ressentais aucun plaisir et aucun remord à m'en séparer. Je me suis aussi déjà intéressée au tri depuis 1 an environ donc j'ai déjà évacué pas mal de choses.

    Je dirais que deux sacs ont été plus compliqués. Typiquement, des vêtements que je mets encore, voir même achetés récemment. En appliquant son critère du plaisir, j'ai dû me rendre à l'évidence que je devais m'en séparer. Alors, oui, j'ai déjà l'impression de ne plus rien avoir à me mettre et j'ai un peu honte de la quantité d'affaires dont je me sépare. Néanmoins, je suis aussi soulagée quand je vois les vêtements que j'ai gardé et le plaisir que je ressens à les toucher ou à les porter.

    Il ne faut pas prendre à la légère cette première étape du "tri". Ce n'est jamais simple de se débarrasser d'affaires que l'on a acheté consciemment. Mais je crois beaucoup que la simplicité m'aidera à mieux voir ce que j'ai et ce dont j'ai besoin.

    Il me reste encore quelques sous-catégories de vêtements à trier avant de pouvoir vraiment réaliser l'impact sur ma garde-robe.

    En attendant, j'ai décidé de me freiner sur les achats jusqu'aux soldes de juillet pour éviter de remplir inutilement ma penderie. Je suis encore trop fragile niveau "shopping" ! Et puis, je me dis que son critère du plaisir doit pouvoir me servir pour le shopping aussi, quand j'aurais mieux cerner ce que j'aime vraiment. Ne rien acheter en vêtements va vraiment être difficile mais rien que de se le dire, c'est déjà un problème non ? 

    Et vous, vous gérez comment le désordre et le rangement ? Vous avez lu La Magie du rangement ? 

  • {Hair} Favoris

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    Source : pinterest

     

    Cela fait quelques temps que je n'ai pas mis à jour ma routine capillaire. Je vous renvoie à mon article pour commencer dans une routine capillaire bio et à mon premier test de certains shampoings naturels.

    Depuis ma routine s'est relativement simplifiée. Non seulement, j'ai désormais les cheveux plus courts donc je ressens moins le besoin de passer des heures à les soigner mais globalement, toute ma démarche dans la salle de bain va vers plus de simplicité.

    Mon profil capillaire : je lave mes cheveux tous les 3 ou 4 jours en général, ils sont frisés et colorés. Je les laisse généralement frisés mais il arrive parfois que je redessine quelques boucles au liseur certains jours. Et sinon, je les attache en hauteur ou fais des tresses entre 2 shampoings si besoin.

    Shampoing

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    J'utilise depuis quelques temps maintenant uniquement un shampoing solide. Pour l'instant, le mien est de la marque Secrets de Provence pour cheveux secs (disponible en épicerie bio ou chez Doux Good par exemple) mais je compte tester celui de Lamazuna une fois terminé.

    Les premières utilisations sont déroutantes, on ne sait pas trop comment l'appliquer, on trouve le rendu plus sec... Mais sincèrement, j'ai rapidement adopté le geste que je trouve vraiment pratique au quotidien. Mes cheveux sont propres, ça limite les déchets et c'est économique. 

    Pour le stocker, il faut par contre faire attention à le mettre hors d'eau pour éviter qu'il ne s'use trop vite. J'ai opté pour une éponge naturelle trouvé chez Truffaut qui absorbe l'eau et le maintien au sec. Mais vous pouvez aussi le mettre dans un porte savon hors d'atteinte de l'eau ou dans une boite hermétique.

    En shampoing liquide, si besoin, j'opte en général pour les marques Coslys, Weleda ou Douce Nature. Voir même mon gel douche Douce nature qui convient parfaitement pour laver les cheveux!

    Soins

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    Je n'utilise plus qu'un soin après-shampoing ou démêlant et plus aucun masque.

    Après de nombreux essais, mes deux préférés sont ceux de Douce Nature pour cheveux normaux et de Santé au bouleau, avec une préférence pour ce dernier. Ils sont très efficaces pour démêler et laisse les cheveux tout doux ! Je les utilise même sur ma fille.

    Si je ressens le besoin de faire un masque, soit je fais un bain d'huile de coco avant mon shampoing (2 shampoings en fait pour venir à bout de l'huile!) soit je fais ma recette de masque hydratant dont je vous ai déjà parlé.

    Coiffage

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    J'utilise quasi-exclusive du gel d'aloé vera pour dompter les boucles, lisser ou autre. Sinon, je termine ma crème hydratante Denovo que j'aime d'amour mais j'économise un peu le produit pour attendre avant de le racheter. Mais il m'aura duré 1 an, c'est dingue ! Si vraiment ils sont secs ou que j'ai un peu abusé du lisseur, je met quelques gouttes d'huile végétale sur les pointes et c'est tout !

    Et voilà !

    En gros, less is more. J'essaye de laisser mes cheveux tranquilles, de ne pas changer constamment de produits et de faire attention à ceux que j'utilise. Peut-être que cet été j'ajouterai un masque ou un soin plus costaud, avec le soleil, la mer ou la piscine, ils endurent beaucoup.

    Et si jamais vous vous posez la question, pour ma fille, j'utilise son gel douche pour laver les cheveux (le Cattier en mousse en ce moment) et parfois mon après-shampoing Santé. Je lui lave les cheveux 3 fois max par semaine généralement. Et comme on a eu une attaque de poux, j'utilise de temps en temps un shampoing préventif, le Kit & Coco "Mousse protectrice".

    Si vous voulez commencer dans une routine capillaire, je vous conseille de vous tourner vers des marques reconnues comme weleda, douce nature ou coslys. Et pourquoi pas de vous lancer dans le shampoing solide, si pratique quand on ose !

  • Les complexes

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    Dimanche, je vous parlais de l'article "le complexe de la femme parfaite" du blog The French life.

    La deuxième partie de la vidéo traite d'un sujet tellement sensible, tellement vrai et si difficile à accepter que j'ai voulu vous en parler un peu plus longuement.

    A vrai dire, ça fait longtemps que je veux partager avec vous mes pensées sur le sujet des complexes et de l'image de "femme parfaite" (ou "d'homme parfait" d'ailleurs). Mais c'est toujours délicat d'aborder ce type de sujet sans froisser personne, sans avoir l'air de vivre mieux que les autres son rapport au corps et de se moquer de ce que certaines personnes endurent. Cet article est en réalité en attente depuis de longues semaines sans arriver à trouver l'angle d'attaque, ni le courage de le publier.

    Alors j'espère sincèrement ne heurter personne, ce ne sont que des pensées, non abouties de quelqu'un qui se demande pourquoi on passe notre temps à complexer et qui s'interroge sur l'étrange rapport que l'on a avec son corps.

    Tout d'abord, tout le monde complexe. Ça semble évident et pourtant on dénigre souvent les complexes des autres à partir du moment où on estime qu'ils sont plus proches de notre "idéal" que nous. Nos complexes sont toujours plus grands que ceux des autres et on pense souvent que les autres sont fous de complexer. Une femme mince et belle à nos yeux n'a donc aucune raison de complexer. Sauf, que c'est 1- un avis très subjectif 2- oublier que d'autres doivent penser la même chose de nous. 

    C'est essentiellement pour cette raison que je n'ai pas publié cet article avant. Je suis considérée comme "mince" et "jolie" donc étaler mes complexes seraient insultants par rapport à d'autres qui auraient plus de raisons de complexer... Mais qui a raison de complexer ? Quel est la limite à franchir pour avoir le droit de complexer ? Je pèse 54kg donc je ne dois me plaindre de rien ? Mais les complexes ne viennent pas forcément avec les kilos et ne disparaissent pas avec eux non plus.

    En y réfléchissant un peu, et comme la vidéo de The French Life l'explique très bien, les complexes sont irrationnels. Et c'est pourquoi ils touchent tout le monde, que ce soit "justifié" ou non. Ils sont le fruit de notre représentation de ce "à quoi je devrais ressembler" pour être jolie/épanouie/amoureuse/etc... Ils ont évolué avec le temps et les changements des standards de beauté, faisant que la peau très blanche d'auparavant peut très bien être un complexe pour celles qui veulent désormais avoir le hâle doré des surfeuses. Ou que les formes marquées ne sont plus valorisées aujourd'hui par rapport aux corps extrêmement minces de nos magazines.

    Bref, je complexe car je ne suis pas comme l'image parfaite de ce que la société me renvoie. Et souvent, parce qu'on m'a fait sentir un jour que je ne correspond pas à cette image.

    Voilà, c'est là où le complexe atteint sa limite. L'image parfaite renvoyée par la société n'est qu'une image. Comme sur instagram, facebook ou les blogs, les images sont travaillées, le maquillage est étudié, la lumière améliorée, les défauts masqués... Ce qui fait que même la fille qui s'en approche le plus au naturel complexera de ne pas y arriver entièrement. Les mannequins sont souvent des filles complexées, aussi étrange que cela nous semble !

    A cela s'ajoute le fait que notre cerveau ne voit jamais notre corps comme il est perçu par les autres et vous avez mille raisons de complexer. On est habitué à se détailler, une partie du corps après l'autre et à lister mentalement tout ce qui pourrait être amélioré : pas d'espace entre le haut des cuisses ou le fameux thigh gap ? des fesses trop plates ? des doigts de pieds boudinés ? un tache de naissance ? des cils trop courts ? Tout y passe et rien ne va jamais (ou presque).

    C'est donc un cercle vicieux et on n'est jamais en paix avec soi-même. Les images dont nous sommes inondées ne font qu'accentuer le phénomène et entraînent  hommes et femmes à comparer l'incomparable.

    En vrai, le corps humain est variable. En fonction de votre alimentation, de votre cycle menstruel, de votre sommeil, de la lumière...votre corps n'a jamais le même aspect et cette "versatilité" n'est jamais représenté dans l'image de la femme parfaite. La peau est faite de tâches, d'irrégularités et le corps subit les variations qu'on lui impose et que notre morphologie supporte. Certaines filles ne pourront jamais atteindre la taille 36, d'autres auront toujours une forte poitrine. On a un nez, des yeux, une bouche et pleins d'autres choses que l'on pourra difficilement changer sans passer par des méthodes radicales.

    Alors pourquoi on complexe pour atteindre une image de perfection qui est de toute façon erronée dès le départ ? 

    J'y ai beaucoup réfléchi et je ne suis toujours pas sûre qu'il y ait une seule réponse. Mais je pense quand même qu'elles peuvent toutes se regrouper sous le "pour être plus heureuse" avec toutes les déclinaisons possibles. Dans l'imaginaire, celle qui atteindra l'image de la femme parfaite ou en tout cas réunira le plus de caractéristiques de cette image, sera forcément plus heureuse. Parce qu'elle plaira, parce qu'elle ne luttera pas contre son corps, etc... On aimerait être "parfaite" pour ne plus avoir à se soucier de notre enveloppe corporelle ou à l'inverse pour pouvoir s'assurer de notre capacité à plaire et à jouer de notre corps.

    Or, si c'était le cas, il y aurait un sacré nombre de filles à ne plus complexer !

    Non, les complexes ne s'arrêtent pas, malgré la perte de poids, la taille de vêtements ou les compliments.

    Ce qui m'a touché dans la vidéo de The French Life et ce pourquoi j'ai décidé de publier cet article, c'est qu'on oublie une dernière donnée sur les complexes.

    On complexe parce qu'on croit être moins bien et valoir moins bien qu'une autre plus "jolie/mince/grande/brune/blonde/pulpeuse...". Parce qu'on croit être seule. Ou du moins seule avec ses semblables qui ont raison de complexer (toutes les grosses/petites/maigres...). On ne parle jamais de ses complexes, comme s'ils allaient devenir encore plus grands en les verbalisant. Comme si les autres ne verraient plus que ça, alors qu'on est déjà persuadé qu'ils nous voient comme ça.

    On a tort. J'ai eu tort. De ne pas partager mes complexes. De ne pas lutter davantage pour comprendre que je ne serais pas plus heureuse sans eux. Qu'on peut essayer d'en changer, certains avec des régimes, du sport ou de la chirurgie mais que d'autres naîtront. Non, être heureuse dépend d'autres choses, même ça c'est un autre (vaste) sujet !

    Tout le monde complexe. Même votre copine canon qui choppe tout ce qui bouge ;)

    Je veux que ma fille sache qu'il est normal de complexer car tout le monde complexe, même celles qu'on estime mieux que soi. Qu'il est dur de vivre dans un monde mitraillé d'images de femmes parfaites et que les complexes sont alors presque inévitables. Mais que si tout le monde complexe, alors qui est cette "femme parfaite" à qui on veut ressembler ? Celle qui est tellement parfaite qu'elle ne complexe jamais ?

    Le complexe a moins de force s'il est partagé. Parce qu'il devient moins grave à partir du moment où tout le monde éprouve ce sentiment. Et surtout, qu'on pourra enfin le déconnecter du bonheur et comprendre qu'aucune amélioration de l'extérieur ne rendra plus heureux que des changements intérieurs.

    Je partage alors certains de mes complexes et je serais ravie de me sentir moins seule en lisant les vôtres (#froussarde) ! Des petits complexes ou des plus gros, peu importe, ils sont tous dans le même sac!

    1- le number One de mes complexes et sans doute pour toujours : mes grains de beauté ! J'en ai des tonnes (un jour, j'ai commencé à les compter, j'ai arrêté à 200!), des petits et des gros en relief (beurk) et surtout, je n'ai absolument aucune zone de mon corps sans eux. Sur mon visage, je suis toujours hyper gênée de me voir autant "constellé" sur les photos... Sans compter le fait que j'en ai un au coin de l'oeil qui m'empêche de mettre du liner facilement. J'ai tellement eu de moqueries (hello chocapic) et on voit si peu de filles couvertes de grains de beauté dans les magazines que j'ai détesté mes grains de beauté depuis toujours. Ma mère a bien essayé de me dire que c'était parce que j'étais belle mais les filles belles ont, pour moi en tout cas, toujours la peau d'une perfection absolument. Si j'ajoute à ça que c'est potentiellement dangereux, nécessite un suivi médical et une bonne protection solaire, c'est vraiment la chose dont je me passerai volontiers si je pouvais !

    2- mon ventre. Je pense n'avoir jamais eu le ventre plat, même avant ma grossesse. J'ai beau être plutôt mince, je ne fais pas vraiment beaucoup de sport (ceci explique cela) et j'attends encore patiemment que mes abdos poussent tous seuls ! Aujourd'hui, j'ai appris à faire avec mon petit ventre rebondi et surtout à me dire que le jour où je me mettrais au sport ça ira mieux. Mais, j'ai beaucoup complexé sur ça, je choisissais généralement mes hauts et mes robes en fonction de l'effet "anti-femme enceinte". Je connais toutes les techniques pour cacher le ventre sur les photos ou dans la vie ! J'ai particulièrement aimé être enceinte, seul moment où on a le droit d'avoir "du ventre".

    3- mes bras tout maigres. Là encore, vu que je fais pas de sport, vous me direz que c'est ma faute ! Mais bon, il reste que je déteste mes bras, souvent taxé "d'anorexiques" (#lesgenssontmauvais). Je pourrais y ajouter mon haut du corps (omoplates et clavicule) qui fait que je suis très "osseuse" et que ce n'est pas très joli en bustier par exemple. Ce complexe et celui de mon ventre expliquent en grande partie pourquoi je ne suis pas à l'aise dans des vêtements très "féminins" et près du corps. Même si je le vis mieux aujourd'hui, je continue à fuir ce type de vêtements.

    4- mes yeux. Non seulement, je n'aime pas tellement qu'ils soient verts (là encore #vertvipère pendant ma jeunesse) mais ils sont très petits et pas symétriques (comme tout dans le corps mais j'arrive pas à l'intégrer). Sur les photos, j'ai toujours un œil plus fermé que l'autre, au point de supprimer constamment mes photos et autres selfies en me traitant de Frankenstein (#amour toujours). 

    5. mes rides. C'est un "nouveau" complexe mais j'avoue avoir du mal à vivre avec mes rides. J'ai un visage très expressif donc forcément marqué et je n'ai plus 20ans. Face à l'image de la femme parfaite, il est difficile de s'assumer avec des rides. Pour l'instant, je lutte contre mais un jour je vais devoir apprendre à vivre avec plutôt. 

    Et bien sûr, comme 90% de la population féminine, j'aimerais être plus mince, avoir des jambes plus fines, une poitrine plus ferme, une peau sans imperfections, des cheveux soyeux...(100 balles et un mars?). Je dois avouer qu'avec l'âge (et le regard de l'amoureux), je vis mieux mes complexes, je les tolère sans essayer sans cesse de les combattre. Je suis peut-être sur la bonne voie?

    J'adorerais avoir votre avis et votre sentiment sur les complexes. Et si vous vouliez en partager un ou deux, ici ou ailleurs, peut-être qu'à force, on serait moins complexés d'être complexés ;)

    Edit : on est synchro avec Victoria de Mango and Salt, allez lire son joli article sur La beauté imparfaite !

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